LA CRUE DE 1910 A PARIS...... 1910 FLOODING OF PARIS

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    13-Jul-2015

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<ul><li><p>La crue de1910</p><p>Du 20 janvier au 15 mars 1910, Paris a les pieds dans l'eau.</p></li><li><p>quai de la Confrence</p></li><li><p>centre de Paris,</p></li><li><p>rue de Monttessuy </p></li><li><p>La circulation des Parisiens assure par les voitures d'artillerie </p></li><li><p>La Grande Crue de 1910 : bilan d'un hiver tourment</p><p>En 1910, Paris fait face la plus grande crue de son histoire. Les pluies, qui tout au long du mois de janvier s'intensifient, culminent entre le 17 et le 20 janvier 1910 et affectent les affluents de la Seine en amont de Paris. Pourtant pour les scientifiques de la Belle Epoque, la Seine ne prsentait aucun danger. Bilan de ces prvisions : transports immobiliss, caves et rez-de-chausse inonds, rues affaisses, lectricit et gaz coups, plus de 200000 Parisiens directement lss et services de secours dbords. L'imprvoyance des pouvoirs publics cote cher la ville. . Ironie du sort, l'vnement se produisit au moment o la ville s'tait engage dans des chantiers colossaux, notamment celui du mtropolitain et des gouts municipaux. Quelques mois avant la catastrophe, personne n'avait imagin les habitants des quartiers aiss de l'Ouest Parisien se rendre en barque au pied de leurs immeubles pour pntrer par la fentre dans leurs appartements La banlieue n'est pas pargne non plus. Si la capitale n'a qu'une seule victime dplorer, il y a en revanche plusieurs noys en banlieue parisienne, et plus de 30000 maisons sont assaillies par les eaux de la Seine, tandis que 150000 habitants voient leurs logements srieusement sinistrs. </p></li><li><p>Le 18fvrier 1910, alors que l'eau disparait lentement des rues, le gouvernement forme une Commission des inondations. Celle-ci fera le bilan de la catastrophe qui a dur plus de 45jours dans la capitale (3, 80m le 20janvier, 8,50m le 28 janvier, 5,18m le 14fvrier, retour la normale en mars). Elle lancera surtout de grands projets de contrle des flux en amont pour viter qu'elle se reproduise. Des travaux, dont la mise en uvre sera souvent retarde en raison de la Guerre 1914-1918, sont lancs. De grands lacs sont ns de cette commission pour retenir le dbit du fleuve: le lac de Pannecire sur l'Yonne (1949), le lac de la fort d'Orient (1966), le lac du Der-Chantecoq (1974) et ceux du Temple et d'Amance (1990). Ces mesure font oublier progressivement le risque d'inondations, pourtant rgulires par le pass (1658, 1740, 1802). Mais, selon les experts, comme Pascale Dugat, DE l'association La Seine en partage, le risque n'est cependant pas totalement cart. Le nom mme de la crue de 1910, baptise "crue centennale" (la crue de rfrence sur un sicle), implique qu'une autre puisse survenir un sicle plus tard. Et elle ferait beaucoup plus de dgts qu'en 1910, la rgion tant beaucoup plus urbanise, peuple et quipe.</p></li><li><p>Des mesures de prvention pour Paris Face aux prvisions pessimistes des scientifiques, la Mairie de Paris prend aujourd'hui ses prcautions : un plan de prvention des risques d'inondation (PPRI), valable pour l'ensemble du dpartement de Paris, a enfin vu le jour le 17 octobre 2006, aprs plusieurs tentatives. Pour l'aile cologiste du Conseil de Paris, ce dernier n'est pas suffisant. Il permet encore de densifier les constructions de 20% dans les zones inondables, limitation qui va jusqu' tre abolie dans les secteurs dits "stratgiques pour le dveloppement conomique et social", pourtant situs dans des zones constructibilit limite. Priorit aux monumentsDe nombreux tablissements ont cependant t mis sous haute surveillance. C'est le cas du Louvre, de la galerie nationale du Jeu de Paume, du muse de l'Orangerie, de l'htel de Sully, du muse Notre-Dame de Paris, de l'Ecole Nationale des Beaux Arts, du muse d'Orsay ou encore du muse du Quai Branly. On a galement pris soin de dplacer les rserves souterraines du muse d'Orsay et du Louvre. Enfin certaines ouvertures du RER C ont t obtures et des bateaux fond plat patientent pour acheminer en cas de ncessit les fonctionnaires indispensables au bon fonctionnement de la ville. Sans oublier les barrages-rservoirs construits en amont de Paris dans les annes 70 et 80. Le tout pour parer l'inquitante ralit selon laquelle si le scnario de 1910 se reproduisait, seul un quart de l'eau ferait l'objet d'une rtention causant entre 4,5 et 12 milliards d'euros de dommages conomiques la ville, soit 7 8 fois plus qu'en 1910. Qu'on ne s'y trompe pas nanmoins: personne n'est tenu d'enfiler demain une boue de sauvetage. Le risque pour les personnes est aisment contrlable. Mais il serait insouciant de considrer toute crue comme un scnario rocambolesque. Mieux vaut prvenir que gurir la crue de 1910, et les 8m62 d'eau atteints au niveau du pont d'Austerlitz, auront servi de leon.</p></li></ul>