Сборник текстов и упражнений по французскому языку (для студентов исторического факультета)

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    08-Dec-2016

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    ISBN 5-7779-0564-1 , 2005

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    Prface

    La France ou ce qui deviendrait la France sclaire lintrieur du monde celte, de lEmpire romain, de la Chrtient, de lEurope de la Renaissance et de lhumanisme o elle est confronte aux nouveaux mondes quelle vient de dcouvrir. Puis la France sest elle-mme rpandue par les hommes ou par ses ides en Europe et dans le monde, par la part quelle a prise aux grandes dcouvertes, par le rayonnement de sa langue et de sa littrature lpoque classique, de ses ides au sicle des Lumires, par le retentissement de la Rvolution franaise et des principes de libert, dgalit et de fraternit, par ltendue dune colonisation faite dombres et de clarts, par linfluence de ses savants, de ses crivains, de ses artistes. A ces mmes poques, elle accueillait elle-mme des apports trangers de plus en plus largement internationaux. Il ne peut y avoir dhistoire nationale qui ne soit ouverte sur ltranger, sur les autres.

    Il faut comprendre son temps. Il me parat important darriver jusqu aujourdhui pour essayer de voir prcisment comment le prsent devient pass et comment peut en faire de lhistoire. Mais le vrai raisonnement historique, cest celui qui permet de voir comment le prsent sort du pass, en est nourri, clair. Cest en connaissant ce pass que nous comprenons mieux le prsent et que nous sommes mieux capables de dominer lhistoire.

    Daprs Jacques Le Goff Histoire de France

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    La Rvolution franaise (17891799)

    1. Lisez et traduisez le texte.

    La Rvolution qui clate en France la fin du XVIIIe sicle et qui bouleverse la structure sociale et politique traditionnelle un point tel qu'elle marque le dbut de la priode contemporaine, s'est prpare lentement tout au long d'un sicle. Le XVIIIe sicle a vu se creuser de plus en plus le foss qui sparait les classes privilgies, puissances du pass intresses au maintien de l'ancien rgime,et les forces sociales nouvelles qui tendaient le dtruire. Alors qu'apparaissait et se dveloppait l'conomie moderne fonde sur l'organisation capitaliste et industrielle de la production, la socit d'ancien rgime reposait toujours sur le systme fodal de la proprit foncire et sur les corporations pour la production artisanale. Alors que la masse des productions de qui dpendait la socit tout entire, dtenait la plus grande partie de la richesse du pays et accroissait sans cesse sa prpondrance conomique, le travail tait toujours jug dshonorant et l'inutilit apparaissait comme le trait distinctif des classes privilgies. La structure traditionnelle de la nation ne correspondait plus au rapport des forces conomiques et sociales.

    Dans le mme temps que le dveloppement de l'conomie aug-mentait e dsquilibre, la philosophie des lumires donnait la bourgeoisie conscience de sa puissance et de reprsenter dans la nation l'lment de progrs. La propagande philosophique avait rpandu parmi les couches suprieures de la socit, surtout depuis le milieu du sicle, les ides de libert, d'galit, de souverainet nationale; et cela tandis que la monarchie franaise s'appuyait sur des institutions archaques, et s'affirmait toujours de droit divin et absolutiste.

    Les lois et les institutions ne correspondaient plus l'idologie nouvelle.

    C'est de ce dsquilibre fondamental, conomique, social et politique, de cet antagonisme des classes, de ces contradictions multiples, que jaillit la Rvolution de 1789.

    A. Soboul, La Rvolution franaise 17891799 (1950)

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    2. Rpondez aux questions.

    1) Quest-ce qui clate en France la fin du XVIIIe sicle? 2) Que marque la Rvolution? 3) Quest-ce que le XVIIIe sicle a vu? 4) Sur quel systme reposait toujours la socit dAncien rgime? 5) Quest-ce qui ne correspondait plus au rapport des forces conomiques et sociales? 6) La philosophie des lumires donnait-elle la bourgeoisie conscience de la puissance? 7) Quelles ides avait rpandu la propagande philosophique parmi les couches suprieures de la socit? 8) Sur quelles institutions sappuyait la monarchie franaise? 9) A quoi ne correspondaient plus les lois et les institutions? 10) De quoi jaillit la Rvolution de 1789?

    3. A vous de complter:

    1) La Rvolution ghjet la structure sociale et politique traditionnelle. 2) Les forces sociales nouvelles tendaient dtruire ghjkl qui les sparait des classes privilgies. 3) La socit dancien rgime reposait toujours sur ghjkl de la proprit foncire et sur les corporations pour la production artisanale. 4) La philosophie des lumires donnait la bourgeoisie conscience de sa puissance et de reprsenter dans la nation ghjkl . 5) La propagande philosophique avait rpandu parmi ghjkl de la socit les ides de la libert, dgalit, de souverainet nationale. 6) La monarchie franaise ghjkl sur des institutions archaques et saffirmait toujours de droit divin et absolutiste. 7) Cest de cet antagonisme des classes, de ces ghjkl multiples que jaillit la Rvolution de 1789.

    a) sappuyait b) contradictions c) llment de progrs d) le systme fodal e) les couches suprieures f) boulverse g) le foss

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    4. Traduisez en choisissant un quivalent russe du mot mis en relief.

    1) La Rvolution clate en France la fin du XVIII siecle. a) b) c) 2) La Rvolution de 1789 marque le dbut de la priode

    contemporaine . a) b) c) 3) Cette priode sest prpare lentement au long du sicle. a) b) c) 4) Lconomie moderne apparaissait et se dveloppait,

    lconomie moderne fonde sur lorganisation capitaliste et industrielle de la production.

    a) b) c) 5) Le travail tait toujours jug dshonorant. a) b) c) 6) Les philosophes avaient rpandu surtout depuis le milieu du

    sicle les ides de libert, dgalit, de souverainet nationale. a) b) c) 7) Les lois et les institutions ne correspondaient plus

    lidologie nouvelle. a) b) c) 5. A vous de traduire les sries suivantes et de faire

    les entrer dans des phrases:

    1) la Grande Rvolution bourgeoise franaise 2) le dbut du XIXe sicle 3) marquer le dbut 4) sparer les classes privilgies 5) la priode contemporaine 6) lconomie moderne 7) lorganisation capitaliste et industrielle 8) le systme fodal 9) la structure traditionnelle

    10) la propagande philosophique 11) la monarchie franaise 12) lantagonisme des classes

    6. Parlez des causes de la Grande Rvolution

    bourgeoise de 1789.

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    La prise de la Bastille

    1. Lisez et traduisez le texte.

    Louis XVI navait cd quen apparence devant le tiers tat. La veille mme du jour o il ordonnait la minorit du clerg et la ma-jorit de la noblesse de se fondre au sein de lAssemble nationale, il dcidait dappeler autour de Paris 20.000 hommes de troupe. Les princes le poussent dans cette voie; la cour de Versailles entend jeter par les fentres tous ces dputs; certains conseillent la dissolution; dautres parlent de convoquer une nouvelle assemble, ailleurs qu Paris ou Versailles.

    Ces bruits courent Paris, amplifis par la rumeur populaire [].

    De la bourgeoisie, lagitation gagne les masses populaires. La classe dirigeante mobilise ses fins politiques, les artisans et les bou-tiquiers si nombreux Paris; les compagnons et les ouvriers suivent leur tour. La convocation des tats gnraux a soulev dans le peuple un immense espoir de rgnration nationale: une re nouvelle semble souvrir. Et voici que les aristocrates sopposent ce renouveau; lopposition de la noblesse au doublement du tiers, puis au vote par tte, a enracin cette ide que les nobles dfendront opinitrement leurs privilges. Ainsi se forme lide dun complot aristocratique. Le peuple entend agir contre les ennemis de la Nation et de son bon-heur, avant que les aristocrates aient attaqu.

    La crise conomique contribue cette mobilisation des masses. Elle rsulte dune srie de rcoltes mdiocres ou dficitaires; la moisson de 1788 a t particulirement mauvaise; ds aot 1788, le prix du pain augmente. Les troubles dus la disette et la chert, dj nombreux au printemps de 1789, se multiplient en juillet lorsque la crise, la veille de la moisson, est son comble.

    Complot aristocratique et crise conomique se lient dans l'esprit populaire: les aristocrates sont accuss d'accaparer les grains pour accabler le tiers. Les passions s'exaltent au plus haut point. Le peuple ne doute plus que le roi veut disperser par la force cette Assemble nationale qui porte tous ses espoirs. Les patriotes accusent le gouvernement de vouloir provoquer les Parisiens, afin de pouvoir

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    faire marcher les nombreuses troupes qu'il a concentres autour de la capitale, surtout des rgiments trangers.

    Marat, le 1e r juillet, lance un pamphlet, Avis au peuple ou les ministres dvoils; il met le peuple en garde contre toute provocation gouvernementale:

    O mes concitoyens ! Observez toujours la conduite des ministres pour rgler la vtre. Leur objet est la dissolution de notre Assemble nationale, leur unique moyen est la guerre civile. Les ministres soufflent la sdition! Eh bien! gardez-vous de vous livrer la sdition et vous dconcerterez leurs perfides manuvres. Ils vous environnent de l'appareil formidable des soldats, des baonnettes! Pntrez leurs projets inflammatoires.

    La gravit de la situation n'chappa pas l'Assemble nationale. Le 8 juillet, sur le rapport de Mirabeau, elle dcide l'envoi d'une adresse au roi pour demander l'loignement des troupes.

    Le 11 jui l le t , le roi fait rpondre par son garde des sceaux que les troupes ne sont destines qu' rprimer, ou plutt prvenir de nouveaux dsordres, maintenir le bon ordre et l'exercice des lois, assurer et protger mme la libert qui doit rgner dans les dli-brations des Etats gnraux.

    Puis, brusquant les choses, Louis XVI, le jour mme, renvoie Necker et appelle au ministre un contre-rvolutionnaire dclar, le baron de Breteuil, avec le marchal de Broglie la guerre.

    La nouvelle est connue Paris l'aprs-midi du dimanche 12 juillet. Elle y fait l'effet d'une catastrophe. Le peuple pressent que ce n'est l qu'une premire dmarche dans la voie de la raction. Aux rentiers et aux financiers, le renvoi de Necker apparat comme la menace d'une prochaine banqueroute [...] Aux patriotes, le renvoi du ministre fait prsager la dissolution de l'Assemble. Les spectacles se ferment; des runions, des manifestations s'improvisent, au Palais-Royal en particulier o Camille Desmoulins harangue la foule.

    On sonne le tocsin, on pille les boutiques des armuriers; l'arme-ment du peuple commence.

    Dans la journe du 13 des groupes parcourent Paris, cherchant des armes, menaant de fouiller les htels des aristocrates; on ouvre des tranches, on lve des barricades. Depuis l'aube les

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    ouvriers en fer forgent des piques. Mais c'taient des armes feu qu'il fallait. La foule en demande au prvt des marchands; en vain. Dans l'apps-midi, les gardes franaises, qui ont reu l'ordre d'vacuer Paris, refusent d'obir et se mettent la disposition de l'htel de ville.

    Ce fut dans le but de se procurer des armes que la foule se porta, le 14 juillet, au matin, l'htel des Invalides, puis la Bastille. En quelques heures, la forteresse, symbole de l'absolutisme et de l'arbitraire, tait enleve par le peuple parisien.

    De Versailles, l'Assemble nationale a suivi les vnements pa-risiens avec anxit. Dans la journe du 14, deux dputations ont t envoyes au roi, pour solliciter quelques concessions. Bientt arrive la nouvelle de la prise de la Bastille.

    A quel parti va se ranger le roi? La soumission de Paris exige-rait une pnible guerre de rues; et de grands seigneurs libraux, entre autres le duc de Liancourt, engagent le monarque, dans l'intrt mme de la royaut, loigner les troupes. Louis XVI dcide donc de temporiser, de cder une nouvelle fois et d'attendre le moment favorable pour recouvrer sa pleine souverainet. Le 15 juillet, il se rend l'Assemble nationale pour y annoncer le renvoi des troupes.

    Le peuple parisien comprit l'importance de la victoire qu'il venait de remporter sur la royaut, et donna libre cours sa joie dans les rues de la capitale. Les journalistes patriotes clbrrent de leur ct les vnements du 14 juillet.

    Mais c'est la bourgeoisie parisienne qui profita de la victoire populaire, en s'emparant de l'administration de la capitale.

    Le Comit permanent de l'Htel de ville devient la Commune de Paris, dont le dput Bailly fut lu maire, tandis que Lafayette tait nomm commandant de la milice bourgeoise, qui prenait bientt le nom de garde nationale.

    Si la royaut sort singulirement dchue de ces journes de juillet 1789, la bourgeoisie parisienne apparat triomphante. Profitant de la victoire populaire du 14 juillet, elle a russi instaurer son pouvoir dans la capitale, faire reconnatre sa souverainet par le roi lui-mme. Bientt, sa victoire sera sentie comme la victoire de la bourgeoisie tout entire.

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    Victoire relle de la bourgeoisie, le 14 juillet devient vite le symbole de la libert. Car si cette journe consacre l'arrive au pouvoir d'une nouvelle classe, elle signifie aussi l'effondrement de l'ancien rgime, dans la mesure o il s'incarnait en la Bastille; et, en ce sens, elle ouvre tous les opprims d'immenses esprances.

    D'aprs A. S b o u l. 1789 l'An Un de la Libert (1950). 2. Rpondez aux questions.

    1) Quest-ce que Louis XVI dcidait de faire? 2) Qui le pousse dans cette voie? 3) Que conseillent certains? De qoui parlent dautres? 4) Quest-ce qui gagne les masses populaires? 5) Qui mobilise la classe dirigeante? 6) Quest-ce que la convocation des Etats gnreux a soulev dans le peuple? 7) Les aristocrates sopposent-ils ce renouveau? 8) Comment le peuple entend-il agir? 9) Quest-ce qui contribue cette mobilisation des masses? 10) De quoi rsulte la crise conomique? 11) Quand se multiplent des troubles dus la disette et la chert? 12) Quest-ce qui se lie dans lesprit populaire? 13) Que fait Marat le 1er juillet? 14) Quest-ce que lAssemble nationale dcide? 15) Que rpond le roi lAssemble? 16) Qui renvoie le roi? Qui appelle-t-il au ministre? 17) Que pressent le peuple? Que fait prsager le renvoi de Necker aux patriotes? 18) Quest-ce qui se ferme et simprovise? Quest-ce qui commence? 19) Pourquoi des groupes parcourent-ils Paris dans la journe du 13 juillet? 20) Dans quel but la foule se porta-t-elle lhtel des Invalides, puis la Bastille? 21) Do lAssemble nationale a-t-elle suivi les vnements parisiens? 22) Qui a t envoy au roi dans la journe du 14? 23) Quelle nouvelle arrive-t-elle bientt? 24) Que dcide de faire Louis XVI? 25) Pourquoi se rend-il lAssemble nationale le 15 juillet? 26) Que comprit le peuple parisien? 27) Qui profita de la victoire populaire? 28) Est-ce que la royaut sort dchue de ces journes de juillet 1789? 29) Et la bourgeoisie parisienne apparat-elle triomphante? 30) Quest-ce quelle a russi faire dans la capitale? 31) Quest-ce qui devient le symbole de la libert? 32...

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