Alphonse de Lamartine

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    30-Jun-2015

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<ul><li> 1. Alphonse deLamartine(1790 1869)</li></ul> <p> 2. Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)QUI SUIS- JE ?Pote, crivain et homme politique franais, je suis n Macon en 1790 et mourus Paris en 1869. Je fus un des prcurseurs du mouvement romantique.Mes uvres principales : -Les mditations potiques -Les recueillements -Les confidences-Le voyage en orient 3. LAMARTINELes fleurons du romantisme 4. LE LACLe Lac est considr, aujourdhui encore, comme le fleuron de la posie romantique. Ce pome fut inspir Lamartine par la liaison amoureuse quil eut en 1816-1817 avec Julie Charles, une femme marie atteintedun mal incurable qui lemporta en 1817. Lamartine revient seul revoir les lieux quil a visits autrefois avecelle. Le Lac de Lamartine est devenu le pome immortel de linquitude devant le destin, de llan vers lebonheur et de lamour phmre qui aspire Lternit. Dans la nuit ternelle emporte sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur loc des ges Une grande mer Jeter lancre un seul jour ? O lac ! Lanne peine a fi.. sa carrire,Termin Et prs des flots chris quelle devait revoir, Regarde ! je viens seul masseoir sur cette pie Un gros caillou O tu la vis sasseoir ! Tu mug ainsi sous ces roches profondes,Soufflais fortement Ainsi tu te brisais sur leurs flancs dchirs, Ainsi le vent jetait lcde tes ondesUne mousse blanchtre Sur ses pieds adors. 5. Le lac Un soir ten souvient-il ? nous vog.. en silence ;Nous naviguions On nentendait au loin, sur londe et sous les cieux, Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots har. .Mlodieux Tout coup des accents inconnus la terre Du riv. charm frapprent les chosLe bord de leau Le flot fut attentif, et la voix qui mest chre Laissa tomber ces mots : 6. Le lac O temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours : Laissez-nous sav.. les rapides dlices dguster Des plus beaux de nos jours ! Assez de malheureux ici-bas vous imp ,Supplient Coulez, coulez pour eux ; Prenez avec leurs jours les soins qui les dvorent, Oubliez les heureux. Mais je demande en vain quelques moments encore, Le temps mchappe et fuit ; Je dis cette nuit : Sois plus lente, et lau. laube Va dissiper la nuit. 7. Le lac Aimons donc, aimons donc ! de lheure fugitive, Htons-nous, jou !Prenons du plaisir Lhomme na point de port, le temps na point de rive ; Il coule et nous passons ! Temps jaloux, se peut-il que ces moments div..,Solographie O lamour longs flots nous verse le bonheur, Senvolent loin de nous de la mme vitesse Que les jours de malheur ? Eh quoi ! nen pourrons-nous fixer au moins la trace ? Quoi ! passs pour ja. ! quoi ! tout entiers perdus ! Pour toujours Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface, Ne nous les rendra plus ! 8. L AUTOMNE Salut ! bois couronns dun reste de ver. !La vgtationFeuillages jaunissants sur les gazons pars !Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la natureConvient la dou. et plat mes regards ! La souffranceJe suis dun pas rveur le sentier solitaire,Jaime revoir encor, pour la dernire fois,Ce soleil plissant, dont la faible lum.La clartPerce peine mes pieds lobscurit des bois !Oui, dans ces jours dautomne o la nature exp MeurtA ses regards voils, je trouve plus dattraits,Cest laddun ami, cest le dernier sourireUn au revoirDes lvres que la mort va fermer pour jamais ! 9. L automne Ainsi, prt quitter lhorizon de la vie,Pleurant de mes longs jours lespoir vanoui,Je me retourne encore, et dun regard denvieJe cont.. ses biens dont je nai pas joui !RegardeTerre, soleil, vallons, belle et douce nature,Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;Lair est si parfum ! la lumire est si pure !Aux reg. dun mourant le soleil est si beau !Aux yeux 10. MILLY OU LA TERRE NATALE La vie a disp. , comme lpi sur laire, parpillLoin du champ paternel les enfants et la mre,Et ce fo chri ressemble aux nids dserts le logisDo lhirondelle a fui pendant de longs hivers !Dj lherbe qui cr sur les dalles antiquespousseEfface autour des murs les sentiers domestiquesEt le lierre, flottant comme un manteau de deuil,Couvre demi la porte et rampe sur le se ; devant de la porteBientt peut-tre... ! carte, mon Dieu ! ce prsage !Bientt un tranger, inconnu du village,Viendra, lor la main, semparer de ces lie.. des espacesQuhabite encor pour nous lombre de nos ae.. , les anctresEt do nos souvenirs des berceaux et des tombesSenfuiront sa voix, comme un nid de colo.des pigeonsDont la hache a fauch larbre dans les forts,Et qui ne savent plus o se poser aprs ! ... 11. HYMNE AU SOLEIL Dieu! que les airs sont doux! que la lum. est pure! La clartTu rgnes en vainqueur sur toute la nature,O soleil! et des cie, o ton char est port,les nuesTu lui verses la vie et la fcondit!Le jour o, sparant la nuit de la lumire,Lternel te lana dans ta vas.. carrire, immenseLunivers tout entier te reconnut pour roi;Et lhomme, en tadorant, sincl devant toi!Se prosternaDe ce jour, poursuivant ta carrire enflamme,Tu dcris sans repos ta rou.. accoutume;ton cheminLclat de tes rayons ne sest point affaibli,Et sous la main des temps ton front na point pli! Quand la voix du matin vient rveiller laur ,laubeLIndien, prostern, te bnit et tadore!Et moi, quand le midi de ses feux bienfaisantsRanime par degrs mes mem. languissants,les bras et les jambesIl me semble quun Dieu, dans tes rayons de flamme,En chauffant mon sein, pn dans mon me!entreEt je sens de ses fers mon esprit dtach,Comme si du Trs-Haut le bras mavait touch!Mais ton sub. auteur dfend-il de le croire?magnifiqueNes-tu point, soleil! un rayon de sa gloire?Quand tu vas mesurant limmensit des cieux,O soleil! nes-tu point un regard de ses yeux? 12. Chant damourUn de ses bras flchit sous son cou qui le presse,Lautre sur son beau front retombe avec mollesse,Et le couvre de.. :moitiTelle, pour sommeiller, la blanche tourterelleCourbe son cou dalb et ramne son aileblancSur son il endormi !Le doux gmi. de son sein qui respireune plainteSe mle au bruit plaintif de londe qui soupire flots harm ;mlodieuxEt lombre de ses cils, que le zphyr soulve,Flotte lgrement comme lombre dun r..Un songeQui passe sur ses yeux ! 13. Chant damourQue ton sommeil est doux, vierge ! ma colombe !Comme dun cours gal ton sein monte et retombeAvec un long sou ! Un souffleDeux vagues que blanchit le rayon de la lune,Dun mouvement moins doux viennent lune aprs luneMur.. et mourir ! chuchoterLaisse-moi respirer sur ces lvres ver.rougesCe souffle parfum !...Quai-je fait ? Tu tveilles :Lazur voil des cieuxVient chercher doucement ta timide paupire ;Mais toi, ton doux regard, en voyant la lu.. ,la clartNa cherch que mes yeux ! 14. A chaque vers, son mot! 1/ Salut! Bois dun reste de verdure a/ couvertsb/ habillsc/ couronns2/ Le . de la nature convient la douleur a/ bonheur b/ deuil c/ chagrin3/ Je . ses biens dont je nai pas joui! a/ contemple b/ regarde c/ mesure4/ Je suis dun pas rveur le sentier .. a/ magnifiqueb/ splendide c/ solitaire5/ Dans ces jours dautomne o la nature a/ embellitb/ expirec/ sveille 15. A chaque vers, son mot 6/ Un soir ten souvient-il? Nous . en silence a/ marchionsb/ cheminions c/ voguions 7/ Le bruit des rameurs qui frappaient en cadence tes flots . a/ mlodieuxb/ harmonieux c/ tumultueux 8/ O temps suspends ton . a/ coursb/ volc/ horloge9/ Lhomme na point de .., le temps na point de rive. a/ rve b/ port c/ salut10/ Aimons donc! De lheure .. , htons-nous, jouissons! a/ vasiveb/ fatidiquec/ fugitive 16. Alphonse de LAMARTINE</p>