Béatifications récentes - nrt.be ?atifications+récentes... · venait d'un séminaire diocésain.…

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    14-Sep-2018

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<ul><li><p>Batifications rcentes(18 fvrier 1951 - 5 dcembre 1954)</p><p>La procdure canonique de la batification, telle qu'elle est applique de nosjours, date de 1634. La premire personne batifie formellement suivant cetteprocdure est Franois de Sales, dont la batification date du 8 janvier 1662.Il y a donc peu prs trois sicles que la Congrgation des Rites instruit desprocs de batification selon une procdure inchange pour l'essentiel,</p><p>Onze cent quatre-vingt-quatorze personnes ont t batifies de cette mani-re, mais le rythme des batifications s'est prodigieusement acclr, au pointque la plupart des bienheureux sont monts sur les autels tout rcemment Ona batifi beaucoup plus de personnes entre 1951 et 1960 qu'entre 1662 et 1850,donc beaucoup plus en dix ans -qu'en deux sicles. Qu'on veuille tre attentif aufait gu 93% des batifications ont t promulgues depuis un sicle.</p><p>Depuis la dernire chronique parue dans cette revue cent dix-neuf personnesont t batifies; ce sont celles qui ont t proclames bienheureuses entre 1951et I960.</p><p>Void quelques indications biographiques et bibliographiques sur chacune d'en-tre elles. Ces indications sont brves non seulement cause du grand nombredes bienheureux passer en revue, mais aussi cause de l'obscurit de la viede beaucoup d'entre eux, qui se sont signals seulement par leur mort. C'estencore une caractristique des batifications rcentes que de promouvoir surtoutdes causes de martyrs. Sur les cent dix-neuf personnes, dont il va tre question,cent et une sont mortes martyres ; c'est quatre fois plus en dix ans que pendantles deux sicles qui ont suivi 1662.</p><p>18 f vier 1951 : B i e n h e u r e u x A l b r c C r e s c i t e l l , prtre et martyr.</p><p>A propos des canonisations, dans un article prcdent, j'ai fait remarquer queles Italiens fournissaient le plus fort contingent de saints; ils fournissent relative-ment beaucoup moins de bienheureux, parce qu'il y a trs peu de martyrs italiens.Il y a notamment quinze fois plus de martyrs franais que de martyrs italiens.Il y en a pourtant quelques-uns, tel Albric CrescitelU. Il naquit le 30 juin 1863 Altavilla Irpina, quatrime de onze enfants. Il entra quinze ans au smi-naire de l'Institut Pontifical des Saints-Pierre-et-Paul et des Saints-Ambroise-et-Charles pour les missions trangres. Ordonn prtre le 4 juin 1887, il eutun dbut de ministre mouvement : peine arriv dans sa bourgade natale, unepidmie de cholra se dclare, qui le voit plusieurs mois au chevet des malades,II arrivera en Chine le 18 aot de l'anne suivante, pour y mener la vie d'un bonmissionnaire. Il aurait pass inaperu, s'il n'tait tomb entre les mains des Bo-xers. Ces nergumnes xnophobes le maltraitrent honteusement avant de luitrancher la tte prs de Yen-Ts-Pien, le 21 juillet 1900.</p><p>Bibliographie : AA.S., t. XXXXIII, 1951, pp. 45-46, 159-163, 165-168; Doc.cath., t. XL VIII, n. 1091 (25 mars 1951), col. 321-324. G. MencagHa , I Iservo ai Dio padre Alberw Crestelli, martire dlia Cina, Milan, 1930; L. M.Ba lcon i , // beato Alberico Crescitel de P.I.M.E. rnwftre dlia fede m Cma,Milan, 1950; J. Simon, Sous le sabfe des Boxers, Lille, 1955.</p></li><li><p>BATIFICATIONS RCENTES 853</p><p>3 juin 1951 : B i e n h e u r e u x P i e X ( J o s e p h S a r f c o ) .</p><p>On trouvera quelques indications sur Pie X, parmi les notices des saints canoni-ss- Cette canonisation date du 29 mai 1954 (voir N.R.Th., 1960, pp. 721-722).</p><p>' Bibliographie ; A.A.S., t. XXXXIII, 1951. pp. 462-476; Doc. cath., t. XL VIII,n. 1097 (17 juin 1951), col. 705-720.</p><p>15 .avril 1951: B i e n h e u r e u x F r a n o i s - A n t o i n e F a s a n i , O.F.M.Conv.</p><p>Il ne faudrait pas croire qu'on a batifi tant de personnes depuis un sicleparce qu'il y aurait plus de vertu de nos Jours que jadis. Beaucoup de bien-heureux ont attendu un sicle ou davantage les honneurs des autels. C'est ainsique Donat Fasani naquit Lucera le 6 aot 1681 dans une famille trs modeste,qu'il quitta ds quatorze ans pour entrer dans l'ordre'des Mineurs Conventuels.C'tait un homme remarquable : ordonn prlre Assise le 11 novembre 1705,il devenait ensuite lecteur en philosophie, puis matre en thologie, Comme sup-rieur local et provincial, il rforma nergiquement les abus de ses confrres;mais il n'tait pas connu que pour sa svrit : il se dvouait aussi aux pauvreset aux prisonniers, payant de sa personne. Il est mort dans ' sa ville natale, le 29novembre 1742.</p><p>Bibliographie : A.A.S., t. XXXXIII, 1951, pp. 226-228, 270-274, 280-282, 291-293; Doc. cath; t. XLVIII, n. 1097 (17 juin 1951),'col. 725-726. L. M. B e-r a r d i n i , // bealo Francesco Antonio Fasani dei Frati Mwori Conveniuai,Rome, 1951,</p><p>29 avril 1951 : B i e n h e u r e u x M a r t y r s du Tonki 'n .</p><p>1) J o s e p h - M a r i e D i a z S a n j u r j o , O.P. Le premier des vingt-cinqmartyrs du Tonkin, morts sur le territoire de l'actuelle rpublique populaire duVietnam, est Joseph Diaz Sanjurjo, Espagnol, n prs de Lugo en 1818. Entrchez les Frres Prcheurs en 1842, il fut ordonn prtre ds 1844, parce qu'ilvenait d'un sminaire diocsain. Aprs quelques mois aux Philippines, il dbar-que au Tonkin, o il est rapidement sacr vque pour tre coadjuteur du vicaireapostolique Mgr Marti, auquel il succde en 1852. La nomination d'un nouveaumandarin, soucieux de faire du zle, mit fin sa carrire le 30 juillet 1857 : aprsdeux mois de prison il est dcapit.</p><p>2) M e l c h i o r G a r c i a S a m p e d r o , O.P., successeur de Mgr Sanjurjo,eut une existence presque pareille. Espagnol galement, il est n prs de Cienfu-gos en 1821 ; il passe aussi par le clerg diocsain, qu'il quitte pour l'ordre desFrres Prcheurs. Bref sjour aux Philippines, bientt vicaire provincial au Ton-kin, il est sacr vque en 1855, comme coadjuteur de Mgr Sanjurjo. Il est arrten 1858; vingt jours de prison et le 28 juillet, il meurt dcapit aprs avoir tecartel.</p><p>3) D o m i n i q u e Mu, prtre dominicain indigne dcapit le 5 novembre1858.</p><p>4) D o m i n i q u e A n - K h a m , chef de village, pre de famille, dcapitaprs quatre mois de prison, le 13 janvier 1859.</p><p>5) L u c C a i - T h i n , fils du prcdent, pre de famille, arrt, emprisonnet excut avec son pre.</p><p>6) J o s e p h Ca i -T , pre de famille, riche notable, arrt, emprisonn etexcut avec les deux prcdents.</p><p>7) D o m i n i q u e Cm, prtre diocsain indigne, dcapit le 11 mars 1859.8) T h o m a s K h u n g, prtre diocsain indigne, dcapit le 30 janrer 1860.</p></li><li><p>854 P. DLOOZ, S .J ,</p><p>9) J o s e p h T u a, n, prtre dominicain indigne, dcapit l'ge de cinquante-ans dans le courant d'avril 1861.</p><p>10) J o s e p h Tuan , lac mari, excut trente-six ans le 7 janvier 1862.11) L a u r e n t Ngn, pre de famille, emprisonn deux fois, excut le-22"</p><p>mai 1862.12) J o s e p h Tue, dix-neuf ans, dcapit le 1'" juin 1862.13) D o m i n i q u e N i n h, vingt et un ans, dcapit le 2 juin 1862.14) P a u l Doung, lac, arrt, battu, affam, dcapit le 3 juin 1862,15) D o m i n i q u e Toi , pre de famille, brl vif le 5 juin 1862.16) D o m i n i q u e H u y n , pre de famille, brl vif en mme temps que</p><p>le prcdent.17) P i e r r e Dng, lac mari, brl vif le 6 juin 1862.8) P i e r r e T h u n , lac mari, brl vif en mme temps que le prcdent.19) V i n c e n t Du on g, lac, brl vif en mme temps que les deux prc-</p><p>dents. '20-24) D o m i n i q u e N g u y n , D o m i n i q u e Nh i , D o m i n i q u e Mao,</p><p>V i n c e n t T u n g , A n d r T u n g , riches lacs maris, arrts, emprison-ns et dcapits ensemble le 16 juin 1862.</p><p>23) P i e r r e D a, soixante ans, laie brl vif le 17 juin 1862.</p><p>Ces vingt-cinq martyrs ont t slectionns parmi les mille trois cent quinzevictimes du rgne de Tu-Duc. Ils appartenaient aux missions dominicaines (ons'en aperoit aisment au prnom le plus donn...). On remarquera qu'aucunefemme n'a t retenue dans la liste, bien qu'on y trouve plusieurs lacs maris.Les motifs de la perscution sont inextricablement mls de politique et de reli-gion, mais les causes finalement retenues sont de celles o l'lment religieux estsuffisamment apparent. Ainsi, lorsqu'on arrta Joseph Tuan, on voulut te fairepitiner une croix ; cet humble paysan s'agenouilla devant elle et dit : Tu es maforce . On ne le lui pardonna pas.</p><p>Bibliographie : A.A.S., t. XXXXIII, 1951, pp. 140-142, 229-230, 305-310, 379-381; Doc. cath., t. XLVIII, n. 1096 (3 Juin 1951), col. 700.</p><p>o mai 1951 : B i e n h e u r e u s e P l a c i d e Viel .</p><p>Placide est le nom de religion d'une petite paysanne, Eulalie Viel, ne Quet-tehou prs de Coutances le 26 septembre 1815, qui entra, dix-huit ans chez lesSurs des Ecoles Chrtiennes de la Misricorde en leur maison-mre de Saint-Sauveur-Ie-Vicomte. La fondatrice, sainte Marie-Madeleine Postel, vivait tou-jours; elle pressentit rapidement le savoir-faire de la nouvelle recrue et lui fitcomplter son instruction. Lorsqu'elle eut rsolu d'en faire une matresse des.novices, les surs de la premire gnration s'offusqurent, se sentant sans dou-te plus de droits et de capacits que la nouvelle venue. La fondatrice tint bon,mais loigna momentanment la sur Placide, en lui confiant la charge de trou-ver de l'argent pour la congrgation... Lorsque sainte Marie-Madeleine Postemourut, elle devint donc suprieure gnrale sa place, comme prvu; mais lavieille garde ne dsarma pas, soutenue par l'aumnier. La Mre Placide avaitpour elle l'avenir (elle avait trente et un ans), mais il lui fallut attendre onzeans avant de pouvoir se dbarrasser des intrigues qui paralysaient son gouverne-ment. C'est dire sa patience et sa grandeur d'me. Mais quelque chose malheurest bon : empche d'agir son poste de gnrale, elle s'habitua courir lesgrand'routes. C'est ainsi que les trente-sept maisons de sa congrgation voyaientleur nombre crotre jusqu' cent et cinq. Les religieuses qui chercheraient une pa-tronne entreprenante peuvent s'adresser la bienheureuse Placide Viel, dont la&lt; dconcertante simplicit et l'aisance modeste et dsinvolte (ce sont les mots</p></li><li><p>BATIFICATIONS RCENTES , 855</p><p>de Pie XII) tournaient tous les obstacles. Elle mourut Saint-Sauveur-le-Vicomte le 4 mars 1877.</p><p>Bibliographie : A.A.S-, t. XXXXIII, 1951, pp. 287-289, 297-298, 364-369, 435-437; DUC. cafh., t. XL VIII, n. 1097 (17,Juin 1951), col- 719-722. L. C a n u e t ,Bonne Mre Placide. 1925; P. de C r i s e n o y , La vnrable Placide Vie, Cou-tances, 1942.</p><p>20 mai 1951 : B i e n h e u r e u x J u l i e n M a u n o i r , S.J.Beaucoup de saints ont vcu surmens, mais le bienheureux Julien Maunoir</p><p>est un des recordmen du genre; mais quel remune-mnage spirituel l o il estpass! C'est un Breton, n le 1er octobre 1606 Saint-Georges-de-Reintembault(Ile-et-Vilaine). Elve des Jsuites de Rennes, il entre dans a Compagnie deJsus. Rgent Qumper, il fait la connaissance de son confrre le P. Bernardet de dom Le Nobletz, qui l'aiguillent vers l'apostolat des missions bretonnes. Ilhsitera entre la Bretagne et le Canada jusqu' la maladie qui' suivit son ordina-tion sacerdotale. Rentr Quimper en 16-10, il commence un apostolat mission-naire, d'abord contrari par les autorits ecclsiastiques et les Jsuites de soncollge qui n'apprcient que modrment, les innovations. Son succs sera tel, qu'part quelques obstins, il ralliera tout le clerg breton, qui fut d'ailleurs le pre-mier bnficiaire de son ministre. Pendant plus de quarante ans le Pre Mau-noir, entour d'innombrables collaborateurs, va sillonner la Bretagne. Il faut ima-giner le Pre s'installant dans une bourgade avec une trentaine de prtres, orga-nisant des crmonies liturgiques et paraliturgiques gantes, apprenant les canti-ques qu'il a composs, commentant ses taolevmou., tableaux nigmariques figuranttes mystres de la foi, processionnant, restaurant les chapelles et les calvaireset finalement tablissant dans la ferveur des populations entires ; ses mises enscne pittoresques ne doivent pas donner le change : prtres et lacs taient dura-blement transforms. Il mourut la tche, Plvin prs de Carhaix, le 28 jan-vier 1683. Les vnements qui suivirent sa mort ont quelque chose de mdival.Les Jsuites voulurent ramener son corps Quimper. La population de Plvinrefusa. L'vque la menaa d'excommunication; elle rsista. L'vque dut cder.</p><p>Bibliographie : A.A.S., t. XLIII, 1951, pp. 178-183, 225-226, 428-431, 437-440;Doc. cath.. t. XLVIII, n. 1097 (17 juin 1951), col. 721-726. R. P. Boschet,Le parfait missionnaire ou. la vie ardente du R. P. Julien Maunoir, Paris, 1697 ;G. L e R o u x, Recueil des vertus et miracles du R. P. Julien Maiww, Saint-Brieux, 1848; A. Sjourn, Histoire du vnrable serviteur de Dieu JulienMawwir, 2 vols, Poitiers, 1895 ; M. Qu e s t e 1, Un aptre de la Bretagne, le vn-rable P. Jtdien Mawwir, Paris, 1921 ; M. Le Berre, Un grand missionnairebreton, le vnrable Pre Maun-oir, Rennes, 1931 ; P. d'Hrouville, Unevocation d'apfre, la jeunesse du vnrable Julien Maunoir, Saint-Brieuc, 1931 ;P. d'Hrouville, Le Vincent Perrer du XVII* sicle, le vnrable P. Ju-lien Mastnoir, Paris, 1932 ; adapt en italien par A- M. L a n z, Rome, 1951 ;L,. Kerbiriou, Les missions bretonnes, Brest, 1934; R. de la Chevasne-rie, Le &lt; Tad Mad, Vie du Bienheureux Julien Mawwir, S.J., Dinard, 1952;F. Renaud, Michel Le Nobletz, Paris, 1955. Ajoutons quelques articles derevue, parus l'occasion de sa batification : H. Pinard de la Boullaye,Julien Mawnoir et Nicolas de Beawregard. Leur vu de tendre la, perfection,dans la Revue d'Asctique et de mystique, t. XXVII, 1951, p. 260-267; L, DeConinck, Les mthodes pastorales du Bienheureux Julien Mawoir, assis laN.R.Th., 1951, p. 1060-1070; J. Rouanet, Le Bienheureux Julien Maaenoir etles quipes sacerdotales au XVIIe sicle, dans la N.R.Th., 1951, pi 603-614;A. M. L a n z, L'o-postolo dlie retagna, l Beao Giuliano Mawnoir, S. J., dansla Civit Cattolica. 1931, D. 475-463; F. Seeura . Un aposto de Breana, El</p></li><li><p>856 P, DEI.OOZ, S. J.</p><p>P. Julien Maitnoir, dans Rason y Pe, 1951, p. 643-651; R. R o u q u e t t e , LesDeux Etendards* en Basse Bretagne. Le Bx Julien Maunor, 1606-1683, dansles Etudes, 1951, p. 40-59.</p><p>4 novembre 951 : B i e n h e u r e u s e T h r s e C o u d e r c.</p><p>A Sablires en Ardche naquit le 1'"' fvrier 1805 Marie-Victoire Couderc. Al'ge de vingt et un ans, elle rencontra un pieux abb, qui avait fond la congr-gation des Surs institutrices d'Aps, o elle entra et prit le nom de Sur Th-rse. Elle fut envoye bientt La Louvesc pour y tenir une maison sui generiso l'on donnait la classe en hiver et uue l'on transformait en centre d'accueilpour femmes en t. Cela risquait trop de tourner la pagaille pour que la SurCouderc ne cherche une solution de type religieux : elle se proposa de ne plusrecevoir que les femmes qui accepteraient de faire une retraite sous son toit.C'tait donner la congrgation une toute nouvelle orientation. Le fondateurtant mort, la Mre Couderc se tourna vers les Jsuites pour obtenir une direc-tion. Saint Ignace de Loyola tait peu favorable l'immixtion de' ses fils dans lesaffaires des religieuses et la suite de cette histoire ne lui donne pas tort. LesJsuites acceptrent- La Louvesc est en quelque sorte leur fief depuis la mortde saint Franois Rgis... Ils commencrent par diviser la c...</p></li></ul>

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