Bouillon de poulet pour l'âme

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    26-Oct-2015

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<ul><li><p>Un 3ime Bol de </p><p>Bouillon de poulet Pour l me </p><p>Un autre recueil dhistoires qui rchauffent le cur et </p><p>remontent le moral </p></li><li><p> Ddicace </p><p>Les histoires sont vivantes. </p><p>Elles viennent vous habiter et, si vous les accueillez bien, elles vous </p><p>instruisent. </p><p>Lorsqu'elles sont prtes circuler, </p><p>elles vous le font savoir. </p><p>Et vous pouvez ds lors les transmettre quelqu'un d'autre. Un conteur Cree </p></li><li><p>Introduction Dieu a cr l'homme parce qu'il adore les histoires. </p><p>Elie Wiesel </p><p>C'est du fond du cur que nous vous offrons ce 3me bol de Bouillon </p><p>de poulet pour l'me. Nous sommes convaincus que les dizaines d'histoires </p><p>contenues dans ce livre vous inspireront et vous inciteront aimer encore </p><p>plus inconditionnellement, vivre encore plus passionnment et </p><p>poursuivre encore plus ardemment vos rves les plus chers. Ce livre vous </p><p>soutiendra dans les moments de difficult, de dception et de dfaite, et </p><p>vous rconfortera dans les moments de confusion, de souffrance et de </p><p>perte. Il deviendra un vritable compagnon de route en vous aidant </p><p>grandir en comprhension et en sagesse dans tous les aspects de votre vie. </p><p>Nous croyons que ce livre vous fera vivre une exprience vraiment </p><p>extraordinaire. Les deux premiers volumes, Un 1er bol de Bouillon de </p><p>poulet pour l'me et Un 2eme bol de Bouillon de poulet pour l'me, ont </p><p>profondment marqu la vie de plus de huit millions de lecteurs travers </p><p>le monde. Les centaines de lettres que nous recevons chaque semaine </p><p>tmoignent des transformations miraculeuses qui se sont produites chez </p><p>des individus et des organisations qui ont lu et utilis ces livres. Tous ces </p><p>gens nous disent que l'amour, l'espoir, le soutien et l'inspiration qu'ils ont </p><p>trouvs dans nos histoires ont chang leur existence. </p><p>Une histoire peut clairer notre relation avec autrui, susciter la </p><p>compassion, faire naitre le sens de lmerveillement ou confirmer que </p><p>nous sommes tous solidaires dans la grande aventure de la vie. Une </p></li><li><p>histoire peut nous pousser rflchir notre prsence sur cette terre... </p><p>Une histoire peut nous forcer admettre une nouvelle vrit, nous donner </p><p>une nouvelle perspective, une nouvelle faon de percevoir l'univers. </p><p>Ruth Stotter </p><p>Forts de tous les tmoignages que nous avons reus au sujet de </p><p>l'influence de notre premier volume sur l'existence d'un si grand nombre de </p><p>personnes, nous sommes plus que jamais convaincus que les histoires </p><p>constituent un des moyens les plus efficaces de transformer nos vies. Les </p><p>histoires s'adressent directement au subconscient. Elles donnent des </p><p>conseils sur la vie. Elles offrent des solutions aux problmes quotidiens et </p><p>prsentent des modles de comportement efficaces. Elles font ressortir la </p><p>grandeur de la nature humaine et ses possibilits infinies. Elles permettent </p><p>de prendre du recul, invitent au rve et encouragent donner sa pleine </p><p>mesure, souvent sous-estime. Elles rappellent l'essentiel et mettent en </p><p>lumire nos plus grands idaux. </p></li><li><p>Comment lire ce livre </p><p>On peut lire ce livre d'un seul trait beaucoup l'ont fait et en ont </p><p>prouv une grande satisfaction. Cependant, nous vous recommandons de </p><p>prendre votre temps et de savourer chaque histoire tel un bon vin. Vous </p><p>serez mieux en mesure de rflchir au sens du rcit et son incidence sur </p><p>votre vie. Si vous prenez votre temps, vous dcouvrirez que chaque </p><p>histoire nourrit pleinement votre cur, votre esprit et votre me d'une </p><p>faon diffrente. </p><p>Un vieil indien zunien demanda un jour un anthropologue qui notait </p><p>soigneusement une histoire: Lorsque je te raconte ces histoires, est-ce </p><p>que tu les comprends ou est-ce que tu te contentes de les recopier? </p><p>Dennis Tedlock </p><p>L'quivalent anglais du mot histoire, story, vient du mot </p><p>storehouse, ou magasin. Donc, une histoire est comme un magasin. </p><p>Dans un magasin, on entrepose des choses; dans une histoire, les choses </p><p>qu'on entrepose sont souvent celles qui rvlent la signification de </p><p>l'histoire. </p><p>Michael Meade </p><p>Dans toutes les histoires de ce livre, sans exception, vous pouvez </p><p>tablir des liens avec votre existence. Prenez le temps de mditer sur </p><p>chaque histoire afin de dcouvrir le lien intime qui la rattache votre </p></li><li><p>propre vie. </p><p>L'exprience elle seule ne nous apprend rien si nous ne prenons pas </p><p>le temps d'y rflchir. </p><p>Robert Sinclair </p><p>Parmi les histoires que nous avons trouves ou qui nous ont t </p><p>soumises, plusieurs se terminaient sur une morale et des conseils dj tout </p><p>rflchis. Dans la plupart des cas, nous avons limin les passages </p><p>moralisateurs et le prchi-prcha, de faon laisser les histoires parler </p><p>d'elles-mmes et vous laisser tirer vos propres conclusions. </p><p>Un jour, un lve se plaignit son matre: tu nous racontes de </p><p>belles histoires, mais sans jamais en rvler le sens. </p><p>Le matre rpondit: Qu'en penserais-tu si quelqu'un t'offrait un fruit </p><p>mais qu'il le mastiquait avant de te le donner? </p><p>Auteur inconnu </p></li><li><p>Faites lire ces histoires aux autres </p><p>Les histoires peuvent instruire, corriger des erreurs, rconforter et </p><p>clairer, donner lme un refuge, acclrer le changement et apaiser la </p><p>souffrance. </p><p>Clarissa Pinkola Estes </p><p>Une histoire est le plus beau des cadeaux! </p><p>Diane Maclnnes </p><p>Parfois, vous lirez une histoire qui vous mouvra et vous aurez alors </p><p>envie de la faire lire un tre cher ou un ami. Lorsqu'une histoire vous </p><p>touche au plus profond de votre tre, fermez les yeux, ne serait-ce qu'un </p><p>instant, et posez-vous cette question: Qui aurait besoin d'entendre cette </p><p>histoire en ce moment? Si une personne en particulier vous vient </p><p>l'esprit, prenez le temps d'aller la voir ou de lui tlphoner, et faites-lui lire </p><p>l'histoire ou lisez-la-lui. Vous serez ainsi encore plus imprgn de la </p><p>signification profonde de cette histoire. </p><p>Les histoires sont des repres lumineux qui guident le cheminement </p><p>spirituel. </p><p>Ruth Stotter </p><p>Lorsque vous aurez fait connaitre une autre personne une histoire </p><p>qui vous a touch, dites-lui pourquoi cette histoire vous a mu et pourquoi </p></li><li><p>vous avez eu envie de la lui faire lire. Et, plus important encore, profitez </p><p>des histoires que vous lisez pour donner libre cours vos propres histoires. </p><p>Lorsqu'on lit les histoires des autres, qu'on se les raconte ou qu'on se </p><p>les fait raconter, on ouvre la voie sa propre mtamorphose. Les histoires </p><p>font circuler l'nergie de notre inconscient et permettent de gurir, </p><p>d'intrioriser, d'exprimer et de progresser. Des centaines de lecteurs nous </p><p>ont racont comment les histoires des deux premiers volumes de la srie </p><p>Bouillon de poulet avaient provoqu en eux un dluge d'motions et </p><p>comment elles avaient donn lieu une intense communication dans leur </p><p>famille ou avec d'autres. Des familles entires se sont mises se rappeler </p><p>d'importantes expriences de vie et en discuter table, dans des runions </p><p>familiales, en classe, dans des groupes de soutien, l'glise et mme au </p><p>travail. </p><p>Pour un Navajos, la valeur d'une personne dpend des histoires et des </p><p>chants qu'elle connait, car cest ce bagage qui la relie l'histoire de toute </p><p>la communaut. </p><p>Luci Tapahonso </p><p>Des ministres du culte, des rabbins, des psychologues, des conseillers, </p><p>des formateurs, des animateurs de groupes d'entraide ont commenc ou </p><p>conclu leurs sermons, leurs rencontres et leurs sessions par des histoires </p><p>tires de notre srie de livres. Nous vous encourageons faire de mme. </p><p>Les gens ont faim de cette nourriture pour l'me. Une histoire prend </p><p>seulement quelques minutes raconter, mais elle peut marquer pour </p><p>toujours. </p></li><li><p>Nous vous encourageons galement raconter vos histoires aux gens </p><p>qui vous entourent. Ces gens ont peut- tre besoin de les entendre. Et </p><p>comme le rvlent plusieurs histoires dans ce livre, votre histoire peut </p><p>mme sauver une vie. </p><p> Raconter une histoire, c'est donner de Lamour. </p><p>Lewis Carroll </p><p>Au fil des ans, beaucoup de gens nous ont inspirs en nous faisant </p><p>connaitre leurs histoires. Nous les en remercions. Nous esprons pouvoir </p><p>notre tour vous inciter aimer et vivre plus intensment. Si nous y </p><p>parvenons, nous aurons russi. </p><p>Les histoires sont comme une poudre magique. Plus on en donne, plus </p><p>on en reoit. </p><p>Polly McGuire </p><p>En terminant, souhaitons que vous aurez autant de plaisir lire ce 3me </p><p>bol de Bouillon de poulet pour l'me que nous en avons eu le prparer. </p><p>JACK CANFIELD ET MARK VICTOR HANSEN </p></li><li><p>L'AMOUR </p></li><li><p>L'amour triomphe de tout. </p><p>Virgile </p></li><li><p>Redevable au centuple Le rendez-vous auquel je me rendais tait trs important. J'tais trs en </p><p>retard et totalement perdu. Laissant mon amour-propre de ct, je me mis </p><p>chercher un endroit o on m'indiquerait mon chemin, de prfrence une </p><p>station-service. </p><p>J'avais sillonn toute la ville, et j'allais bientt manquer d'essence et de </p><p>temps. </p><p>J'aperus la lueur ambre qui clairait la faade de la caserne de </p><p>pompiers. N'tait-ce pas l'endroit tout indiqu pour demander mon </p><p>chemin? </p><p>Je descendis rapidement de ma voiture et me dirigeai vers la caserne </p><p>de l'autre ct de la rue. Les trois portes basculantes taient ouvertes et je </p><p>pouvais voir les camions de pompiers carlates aux portires entre- </p><p>billes, aux chromes reluisants, qui attendaient la sonnette d'alarme. </p><p>Lorsque j'entrai dans la caserne, son arme m'enveloppa. Les tuyaux </p><p>qui schaient sur la tour d'exercice, les grosses bottes de caoutchouc, les </p><p>vestes et les casques dgageaient une odeur qui, mle celle des </p><p>planchers et des camions fraichement lavs et polis, exhalait ce mystrieux </p><p>parfum qui embaume toutes les casernes de pompiers. Je m'arrtai un </p><p>instant pour inspirer longuement, les yeux ferms, et je me sentis </p><p>transport l'poque de mon enfance, dans la caserne o mon pre avait </p><p>travaill pendant 35 ans comme chef de pompiers. </p><p>Je regardai au fond de la caserne. Il tait l, d'un or tincelant, pointant </p><p>vers le ciel: le mt. Un jour, papa nous avait laisss, mon frre Jay et moi, </p><p>le descendre deux fois en glissant. Dans le coin de la caserne, il y avait le </p></li><li><p>sommier roulant qui servait glisser sous les camions de pompiers pour </p><p>les rparer. Papa disait Tiens-toi bien et il me faisait tourner jusqu' ce </p><p>que je sois tourdi comme un matelot ivre. Je prfrais ce jeu tous les </p><p>manges que j'avais essays. </p><p> ct du sommier roulant trnait un vieux distributeur de boissons </p><p>gazeuses qui portait le trs classique logo de Coca-Cola. Il distribuait </p><p>encore les anciennes bouteilles vertes de 150 ml, qui coutaient maintenant </p><p>35 cents et non 10 cents comme l'poque. Le distributeur automatique </p><p>tait l'attraction principale chaque fois que papa m'emmenait faire un tour </p><p> la caserne. Imaginez: une bouteille de soda pour moi tout seul ! </p><p>Lorsque j'avais 10 ans, j'invitai deux de mes amis la caserne, histoire </p><p>de faire valoir mon pre et de voir si nous pourrions lui soutirer quelques </p><p>bouteilles de soda. Aprs avoir fait visiter la caserne mes amis, je </p><p>demandais mon pre si nous pouvions avoir chacun un soda avant d'aller </p><p>diner la maison. </p><p>Je dcelai une hsitation presque imperceptible dans la voix de mon </p><p>pre, ce jour-l, mais il rpondit Bien sr et nous donna chacun une </p><p>pice de 10 cents. Nous fonmes sur le distributeur, impatients de voir si </p><p>nous aurions une bouteille dont la capsule portait l'toile tant convoite. </p><p>Jour de chance ! Il y avait une toile dans ma capsule. Encore deux </p><p>capsules, et je pourrais me faire envoyer mon propre chapeau Davy </p><p>Crockett. </p><p>Nous remercimes mon pre et retournmes chacun la maison, o </p><p>nous attendaient un repas et un aprs- midi de baignade estivale. </p><p>Ce jour-l, je revins plus tt que prvu du lac. Lorsque je traversai le </p><p>vestibule la maison, je surpris une discussion entre mes parents. Maman </p></li><li><p>semblait fche contre papa et je l'entendis prononcer mon nom : Tu </p><p>aurais d dire, tout simplement, que tu n'avais pas d'argent pour acheter </p><p>des sodas. Brian aurait compris. C'tait l'argent de ton diner. Les enfants </p><p>doivent comprendre que nous n'avons pas d'argent gaspiller et que tu </p><p>dois manger. </p><p>Mon pre se tut en haussant les paules, comme l'accoutume. </p><p>Avant que ma mre s'aperoive de ma prsence, je montai l'escalier en </p><p>courant jusqu' la chambre coucher que je partageais avec mes quatre </p><p>frres. </p><p>Lorsque je vidai mes poches, la capsule de bouteille qui avait caus </p><p>tant de problmes tomba par terre. En la ramassant pour aller la mettre </p><p>avec les sept autres, je me rendis compte du sacrifice que mon pre avait </p><p>consenti pour cette capsule. </p><p>Le soir mme, je me fis la promesse de m'acquitter de cette dette. Un </p><p>de ces jours, pensai-je, je dirais mon pre que je savais le sacrifice qu'il </p><p>avait fait cet aprs-midi-l et bien d'autres fois encore, et que je </p><p>n'oublierais jamais son geste. </p><p>Mon pre n'avait que 47 ans lorsqu'il eut sa premire crise cardiaque. </p><p>J'imagine que toutes ces annes occuper trois emplois pour subvenir aux </p><p>besoins d'une famille de neuf personnes eurent finalement raison de sa </p><p>sant. Le soir de son 25e anniversaire de mariage, entour de tous les </p><p>siens, le plus fort et le plus grand de nous tous montra la premire flure </p><p>d'une cuirasse que nos yeux d'enfants avaient toujours cru invincible. </p><p>Au cours des huit annes qui suivirent, mon pre lutta sans cesse pour </p><p>sa sant et eut trois autres crises, avant de finalement se retrouver avec un </p></li><li><p>stimulateur cardiaque. </p><p>Un aprs-midi, sa vieille auto bleue tant tombe en panne, mon pre </p><p>me tlphona pour me demander de le conduire son examen mdical </p><p>annuel. Lorsque j'arrivai la caserne, je vis mon pre et tous les autres </p><p>pompiers attroups autour d'une camionnette flambant neuve. </p><p>C'tait une Ford d'un bleu profond, une vritable merveille. Je dis </p><p>mon pre que cette camionnette tait vraiment belle, et il rpondit qu'un </p><p>jour il en aurait une pareille. </p><p>Nous clatmes de rire. Possder une camionnette de ce genre avait </p><p>toujours t son rve, un rve qui avait toujours sembl inaccessible. </p><p>A cette poque de ma vie, mes affaires allaient plutt bien, comme </p><p>celles de tous mes frres d'ailleurs. Nous avions dj offert mon pre de </p><p>lui acheter une camionnette, mais il avait rpliqu avec l'-propos qu'on lui </p><p>connaissait: Si ce n'est pas moi qui l'achte, je n'aurai pas l'impression </p><p>qu'elle m'appartient. </p><p>Lorsque mon pre sortit du bureau du mdecin, j'attribuai son regard </p><p>livide aux multiples dsagrments de l'examen mdical. </p><p>Allons-y furent ses seuls mots. </p><p>En montant dans la voiture, je compris que a n'allait pas. Je dmarrai </p><p>en silence, sachant que papa finirait par me dire ce qui n'allait pas, sa </p><p>faon. </p><p>Je pris le plus long chemin pour retourner la caserne. En passant </p><p>devant notre vieille maison, le terrain de jeu, le lac et l'picerie du coin, </p><p>mon pre se mit parler du pass et des souvenirs que ces lieux lui rappe- </p><p>laient. </p><p>C'est ce moment que je sus qu'il allait mourir. Il me regarda et hocha </p></li><li><p>la tte. </p><p>Je compris. </p><p>Nous nous arrtmes au bar laitier et nous mangemes une glace </p><p>ensemble pour la premire fois depuis 15 ans. Ce jour-l, nous parlmes </p><p>pour de vrai. Il me dit qu'il tait trs fier de nous tous et qu'il n'avait pas </p><p>peur de mourir. Il craignait seulement de ne plus tre auprs de ma mre. </p><p>Je lui souris, car jam...</p></li></ul>

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