Comment russir avec ITIL ?

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  • ITLA RFRENCE TECHNIQUE ON-LINE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE

    n84

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    010

    Une entreprise peut-elle survivre sans qualit de donnes globale ? PAGE 6

    Anatomie de trois ESB Open Source :

    PAGE 34

    Comment russir avec ITIL ?PAGE 16

    ALM et agilit au cur des processus mtiersPAGE 28

    Le respect des licences libres : les juridictions veillent PAGE 46

  • ZOOM OUTSOURCING

    Lavis des directions informatiques

    Ministre des FinancesDirection Gnrale des ImptsNadine ChauvireSous-Directrice des SI de la DGI

    Les solutions dApplication Intelligence CAST nous aident obtenir une meilleure visibilit de notre parc applicatif au travers de tableaux de bord composs dindicateurs techniques objectifs afin de faciliter le dialogue avec les quipes et avec nos matrises douvrage.

    Groupe SFR CegetelEric EteveDirecteur InformatiqueCentre Ingnierie Mobilit

    La solution CAST de gestion de la sous-traitance est un lment cl dans le systme de pilotage mis en place par SFR-Cegetel sur ses TMA. Nous avons constat une attention plus particulire apporte par les SSII la qualit des livrables et la fiabilit des chiffrages depuis quils savent que nous pouvons facilement les auditer.

    Framatome - Groupe AREVAMichel FondevioleDSI de Framatome-ANP

    CAST fournit des critres objectifs dapprciation dans le dialogue parfois difficile avec le sous-traitant ainsi que des indicateurs ncessaires au suivi de lvolution des applications et constitue au sein de Framatome un outil de progrs partag.

    en savoir pLus

    demandez le Livre Blanc rdig par le Gartner Group et cast sur ce thme : information series on application management :www.castsoftware.com/outsourcing

    dcouvrez lexprience de plusieurs socits utilisatrices de solutionsdapplication intelligence :www.castsoftware.com/customers

  • de la valeur ajoute de lapplicationintelligence pour piloter efficacementun parc applicatif sous-trait

    La matrise des applications et des prestataires dansune opration doutsourcing

    Les entreprises, devenues plus mres vis--vis de loutsourcing, sont dsormais capables doprer des externalisations plus stratgiques. on la rcemment observ dans lautomobile avec renault ou dans la grande distribution avec carrefour.

    dans lexternalisation des applications mtier, cest surtout la volont daccrotre lefficacit oprationnelle de linformatique qui est motrice : pouvoir fournir plus rapidement un service valeur ajoute aux utilisateurs et aux clients dans un contexte en perptuelle volution.

    comme dans nimporte quelle opration doutsourcing, le contrat l iant le fournisseur est capital, en particulier les sLas. nanmoins, les applications mtier tant par nature soumises de frquents changements en cours de contrat, les seuls sLas se rvlent vite insuffisants pour garantir la qualit de service et viter les drives de cots.

    cest l que le bt blesse : lexternalisation des applications mtier occasionne un risque de perte rapide de savoir-faire technologique et par consquent critique. vigilance et suivi sont de mise pour garder le contrle de la qualit de service et viter les dpendances par nature dangereuses.

    Lexternalisation russie dapplications mtier est donc le fruit dune vision anticipatrice partage avec le prestataire. sont ainsi apparues des solutions dites dapplication intelligence, bases sur

    une technologie avance danalyse de code source.en fournissant des indicateurs techniques aux donneurs dordre, ces solutions permettent de piloter un parc applicatif sous-trait en temps rel, tant en terme de qualit, que de maintenabilit et de cot. rsultat : le donneur dordre conserve la matrise intellectuelle de ses applications mtier et le contrle de la relation avec son sous-traitant.

    La valeur ajoute de ce type de solutions dapplication intelligence est visible chaque tape dune opration doutsourcing, comme dcrit ci-aprs.

    audit de lexistant et prparation des appels doffres Dterminer les caractristiques

    techniques du portefeuille applicatif existant avant de le sous-traiter

    Disposerdinformationsderfrencepour valuer les propositions des sous-traitants

    Obteniruneimagelinstanttdesapplications pour permettre un suivi dans le temps

    transfert vers le prestataire Rduirelaphasedacquisitiondela

    connaissance pour entreprendre plus vite des tches productives

    Diminuerlecotlilaproductiondune documentation exploitable et maintenable par le prestataire

    contrle de la qualit et des cots en cours de projet Suivrelvolutiondelamaintenabilitet

    de la qualit pour viter toute drive Etrecapabledevaliderlaquantitet

    la qualit du travail factur Etre en mesure de challenger le

    sous-traitant lors des ngociations davenants

    Industrialiserlesrecettestechniques

    renouvellement de contrat, transfert ou r-internalisation Dtermineretqualifierlescartsentre

    la prestation prvue et les livrables recetts

    Disposerdesinformationstechniquescaractristiques du portefeuille applicatif en fin de prestation

    Le leader mondial de ce type de solutions est dailleurs un diteur franais, cast. reconnu par les analystes informatiques comme prcurseur du march, cast compte plus 500 comptes utilisateurs de sa plate-forme dapplication intelligence dans le monde.

    Cycle de vied'une opration d'Outsourcing

    Suivi de

    projet Contrle des cots

    Transfert de connaissances

    Fin de

    contrat

    Appels d'offres

    Rece

    tte te

    chni

    que

    Publi-Reportage

    www.castsoftware.com

  • Editeurpress & communication franceune filiale du groupe cast3, rue marcel allgot92190 meudon - francetl. : 01 46 90 21 21fax. : 01 46 90 21 20http://www.it-expertise.comemail : redaction@it-expertise.com

    Rdacteur en chefJos dizemail : j.diz@it-expertise.com

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    ITLA RFRENCE TECHNIQUE ON-LINE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUELa vague Cloud ou le nimporte-quoi-tenant

    voil donc le cloud port aux nues !aprs avoir t railles, les salesforce, amazon, Google et autres peuvent sourire. et comment ! tout devient cloud, mme et surtout ce qui ne lest pas ! chez lun le cloud priv (aberration smantique) a remplac le datacenter, ou lapplication hberge sans rien changer, si ce nest ltiquette chez cet autre, le marketing, dsol de ne pas rpondre

    au critre multitenant, invente le cloud mega-tenant , tout comme on pourrait voquer un lac sans eau et sans profondeur

    Bref : la nbuleuse prend des formes plus que fantaisiste : sans cloud point de salut ! pourtant, le datacenter, linfogrance, lhbergement et mme les applications traditionnelles (on-premise) restent des solutions pertinentes. et cette situation risque de perdurer pendant quelques longues annes.

    Le peuple aime dtruire ses idoles. Les systmes ouverts devaient anantir les mainframes, qui se sont moderniss marche force. Le Web 2.0 incarnerait le futur des applications alors que la virtualisation Bref, les technologies les plus porteuses seraient senses prendre la place de solutions en place. pourtant dans un monde htrogne, les informaticiens savent quaujourdhui mieux vaut miser sur une cohabitation bien orchestrer que sur des ruptures. Lexemple des services Web nest-il pas l pour en tmoigner ?

    Jos Dizrdacteur en chef

    dito

    4 IT-expert n84 - mars/avril 2010

  • 5IT-expert n84 - mars/avril 2010

    IT-expert n84 - mars/avril 2010

    6 DossierUne entreprise peut-elle survivre sans qualit de donnes globale ?La multiplication des risques et des rglementations oblige se poser la question de la

    qualit de donnes. directeur technique chez informatica, Bruno Labidoire expose une

    dmarche complte permettant dimplmenter une telle politique. dense et utile.

    16 TechniqueComment russir avec ITIL ?itiL par-ci, itiL par-l de quoi parle-t-on ? sur un ton pdagogique et avec des

    explications dtailles, ce dossier montre ce quest itiL et ce quil nest pas, pourquoi

    il peut amener des impasses, mais aussi comment il peut apporter beaucoup

    lentreprise. a lire sans modration.

    22 Actualits InternationalesLes informations marquantes dditeurs, de marchs, dorganisme de standardisation, de dbats en cours et de tendances.

    28 Quoi de neuf docteur ?ALM et agilit au cur des processus mtiersce dossier apporte un clairage de lvolution de la gestion du cycle de vie des

    applications (aLm pour application Lifecycle management) : des tches sparant it

    et utilisateurs, aux ide ajoutant tests et architecture, jusquau collaboratif qui posent

    sur le mme pont utilisateurs et it.

    34 Comment a marche ?Anatomie de trois ESB Open Source : JBoss ESB, serviceMix et OpenESBvoyage au cur du middleware, avec un expos complet et sans concession sur

    les esB open source, et leurs versions commerciales. schmas, explications un

    panorama trs dtaill.

    45 LivresConduite de projets informatiques par Brice-arnaud Gurin et Le management de

    la performance par les processus par dominique thiault.

    46 Rubrique brac Le respect des licences libres : les juridictions veillentun avocat spcialis fait un point sur des dcisions juridiques lies au logiciel libre,

    qui ne ddouane pas les prestataires de leurs responsabilits. ce spcialiste revient

    sur des ides reues : distinguer commercial et open source, vide juridique, etc. trs

    instructif.

    Sommaire

  • 6 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Dans le climat conomique actuel, disposer des donnes de bonne qualit est une condition de survie pour les

    entreprises. Pourtant, dans tous les secteurs, nombre dorganisations considrent encore le manque de qualit des

    donnes comme un problme mineur quelles traitent au coup par coup, et souvent dans lurgence. Pour compenser

    les dfauts de leurs donnes, ces organisations inventent des moyens de contournement simples ou complexes.

    Rsultat : elles fondent la plupart de leurs dcisions sur des informations peu fiables et incohrentes. Si lon ajoute

    cela la multiplication des obligations de conformit rglementaire, les donnes apparaissent plus que jamais comme

    un actif majeur de lentreprise et la question de la qualit de donnes ne peut tout simplement plus tre carte.

    Une entreprise peut-elle survivre sans qualit de donnes globale ?

  • Dossier

    7IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Le risque rde tous les tagesen effet, il y existe un lien direct entre la qualit des donnes de lentreprise et ses performances. des donnes de bonne qualit permettent lentreprise de rester comptitive et de continuer avancer dans un contexte conomique perturb. pour oprer au maximum de son efficacit, tre en conformit avec le nombre croissant de rglementations, mieux grer le risque, lentreprise a besoin de donnes de bonne qualit. et ce, pas uniquement dans un dpartement, mais partout et tous les niveaux de lorganisation, lintrieur et lextrieur des firewalls. dans un tel contexte, la mise en uvre dune vritable politique de qualit des donnes savre tre un lment dterminant pour lentreprise. La direction gnrale et ses directions mtiers pourront ainsi disposer dune vision unifie et exploitable des informations, afin de prendre les bonnes dcisions au moment opportun.

    Les dangers de lutilisation de donnes incorrectes

    dans le domaine des technologies de linformation, lintgration et la rconciliation de donnes comptent parmi les projets les plus inquitants. en fait, il faut reformuler ce constat : ces projets deviennent vraiment critiques lorsque lintgration de donnes se passe mal. parfois les donnes sont fausses ds le dpart, cause derreurs faites par les utilisateurs ds la saisie, de faon accidentelle ou dlibre. il arrive aussi que les donnes soient bonnes au dpart, mais quensuite, dplaces dune base de donnes ou dun systme vers un autre, elles drivent, quelles soient tronques ou encore altres. Les donnes peuvent devenir obsoltes, ou encore faire lobjet de conflits internes, au sein dune organisation chacun se cramponnant aux donnes le concernant, personne ne voulant partager, sans parler des risques de fraude encourus lorsque lon perd la visibilit sur ces donnes. de plus, le volume phnomnal de donnes que lentreprise produit chaque jour narrange rien. Les projets concernant les donnes peuvent mal tourner de bien des faons.

    Les dirigeants se mfient de leurs donnes

    une tude mene par pricewaterhousecoopers (interviews ralises auprs de dirigeants de grands groupes internationaux pour le baromtre de gestion pricewaterhousecoopers en 2008) rvle un dcalage important entre la comprhension claire de la valeur des donnes et lutilisation relle de celle-ci pour gnrer de la valeur. plus de 70 % des cadres interrogs estiment que les donnes constituent lun des actifs les plus prcieux, mais seuls 40 % dentre eux estiment les utiliser efficacement. cela peut laisser penser quil existe un dcalage entre la valeur perue des donnes et la valeur obtenue par lutilisation de ces dernires. Lentreprise na pas confiance dans les donnes au moment de leur utilisation. en comblant le foss entre perception de la valeur et valeur relle des donnes, les entreprises peuvent gnrer davantage de valeur partir des donnes et remplir leurs objectifs en matire de gouvernance, de risque et de conformit.

    Multiplication des risques et des rglementations

    La complexit du march et des enjeux actuels ajoute de nouveaux risques que les entreprises doivent identifier. par exemple, lui seul, le gouvernement amricain a introduit 114 000 nouvelles rgles et rglementations pour les entreprises depuis 1981. cette croissance exponentielle du risque et des rglementations a atteint un point de rupture qui ncessite la mise en place de rapports rglementaires sappuyant sur des donnes fiables, pertinentes et de qualit.

    De lurgence dune harmonisation globale

    au cours de leur analyse de la gestion des risques et de la conformit, les cadres dirigeants sont confronts des incohrences et des silos organisationnels en termes dinformations et de processus. cela est d labsence dune stratgie de gestion des donnes et un manque dinformation dans lentreprise. il en rsulte une duplication des technologies, une fragmentation des rgles et des normes de qualit, ainsi quun manque de cohrence pour accder et fournir les donnes aux dcideurs responsables.

  • 8 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Avez-vous les moyens de la non-qualit ?

    depuis de nombreuses annes, les dsi reconnaissent limportance de la qualit des donnes comme un lment fondamental de leur stratgie de gestion de linformation. toutefois, il leur est difficile de mettre en place les procdures et les programmes adquats. une tude (accenture cio survey 2007) montre qu ce jour seulement 16 % des entreprises ont mis en place un programme de qualit des donnes. cette dernire reprsente pourtant un enjeu critique pour lentreprise dans les trois tapes du cycle de vie des informations : lors de la saisie, au cours de transformations et des agrgations et pendant lanalyse et la prsentation des rsultats. une qualit de donnes insuffisante cote trs cher lentreprise. en outre, elle conduit une altration de la relation client, des ruptures dans la chaine logistique, des dcisions mtiers moins pertinentes, voire pnalisantes. des donnes dfectueuses invalident aussi les efforts de lentreprise en matire de conformit rglementaire. autant de handicaps lourds de consquences !

    Cap sur la gestion de la qualit des donnes globale

    pour exploiter au mieux son capital de donnes, lentreprise doit lancer une initiative de qualit des donnes . stratgique pour lentreprise, ce programme doit tre permanent et ne pas rester une mesure isole dans le temps. La qualit des donnes concerne de nombreuses fonctions mtiers et informatiques au sein de toute lorganisation. elle ncessite de dfinir des processus formels de qualit des donnes appliqus par la direction, qui permettent dagir sur lensemble des projets : de la standardisation des donnes, au profilage, en passant par le nettoyage, jusqu lenrichissement. il faut dfinir des rgles de gestion des donnes de lentreprise, dictes pour garantir la compltude, la conformit, la cohrence, lexactitude, la non-duplication et lintgrit des donnes. Bref : un programme de gouvernance des donnes. pour garantir son efficacit, ce programme doit inclure un comit, un ensemble de procdures et leur plan dexcution. autour des donnes, le programme doit mettre en pratique les contrles de qualit des donnes et diffuser les bonnes pratiques. il est articul autour de deux approches : Une approche proactive incluant les bonnes pratiques appliquer. quand de nouvelles donnes

    sont gnres, de nouveaux projets affectant les donnes sont lancs ou des actions de qualit sont effectues.

    Une approche ractive incluant les actions de correction de non-qualit, les actions de mise en conformit suite des nouveaux rglements, les actions dintgration suite la mise en uvre des nouvelles architectures orientes-services (soa).

    Les cinq tapes dimplmentation

    La mise en uvre dune initiative de qualit de donnes fait intervenir des personnes, des processus et des technologies. en sappuyant sur une plate-forme de qualit de donnes et sur une mthodologie dimplmentation, les entreprises peuvent construire des solutions de qualit de donnes de bout en bout conformes aux rglementations en vigueur, rduire les ruptures de chane dapprovisionnement et amliorer la pertinence des dcisions prises par les quipes mtiers. en mettant en place ds le dbut des processus de gestion de la qualit de donnes bien dfinis, les entreprises exploitent dautant plus efficacement la solution de qualit de donnes que les divers services chargs de limplmentation et du contrle de cette qualit le font dans le cadre des rgles et des procdures dfinis pour lensemble de lentreprise.

  • Dossier

    9IT-expert n84 - mars/avril 2010

    La figure ci-dessous prsente les cinq tapes considrer lors du lancement dune initiative de gestion de la qualit de donnes :

    Les entreprises ont besoin de produits et de pratiques optimiss pour soutenir un processus de qualit des donnes de bout en bout

    Identification et mesure de la qualit des donnes - premire tape dcisive, car la comprhension du niveau initial de qualit des donnes constitue la base des rgles et des processus que vous mettrez en place. Le cadre des dimensions de la qualit de donnes est utilis pour gnrer les paramtres de mesure et les objectifs. sans valuation pralable, la capacit mettre en uvre une stratgie de qualit de donnes efficace est srieusement compromise. plus long terme, lvaluation permet lentreprise de mesurer combien ces procdures amliorer les informations et les rsultats. Les mesures et audits de qualit de donnes peuvent tre appliqus tous les domaines (donnes clients, fournisseurs, produits, actifs, donnes financires, etc.), tant sur un champ particulier que sur la totalit des bases utilises dans lentreprise et pour les changes inter-entreprises.

    Dfinition des rgles mtiers et des objectifs de qualit des donnes - La mesure de la qualit de donnes repose essentiellement sur des rgles mtiers et sur des normes de donnes internes ou externes. La phase suivante consiste donc pour lentreprise spcifier des rgles mtiers bases sur les normes et les donnes de rfrence pralablement arrtes. Le cadre des dimensions de la qualit de donnes est utilis pour gnrer les mesures et les objectifs des critres de russite.

    Conception de processus damlioration de la qualit - cette phase concerne la configuration des processus de nettoyage et damlioration des donnes (cest--dire les processus danalyse, de nettoyage, de normalisation, de rapprochement, de dduplication et de contrle). Les plans damlioration de la qualit de donnes sont le plus souvent crs par les quipes mtiers, dans la mesure o ce sont elles qui connaissent et comprennent le mieux ces informations.

    Implmentation des processus damlioration de la qualit - une fois les rgles mtiers de qualit de donnes configures, elles sont gnralement dployes dans le cadre dune stratgie dintgration de donnes plus large. ces rgles de qualit peuvent tre actives au moment o les donnes entrent dans une application ou lorsquelles sont dplaces entre des applications. Le dploiement et loptimisation des processus incombent aux quipes informatiques.

    Analyser

    Amliorer

    2. Dnir des rgles et des objectifs de qualit des donnes

    3. Concevoir des processus d'amlioration de la qualit

    5. Contrler la qualit des donnes par rapports aux objectifs

    1. Identier et mesurer la qualit des donnes

  • 10 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Surveillance de la qualit des donnes par rapport aux objectifs - sinscrivant dans le long terme, cette phase implique la production et la diffusion de tableaux de bord et de rapports de tendances. Les rapports permettent souvent aux utilisateurs dexplorer en dtail les enregistrements de qualit insuffisante. chaque gestionnaire de donnes doit priodiquement examiner les enregistrements de qualit insuffisante et lancer les actions correctives appropries, celles-ci pouvant tre manuelles ou automatises. La prsence conjointe doutils de reporting et de traitement des exceptions est indispensable dans une solution globale destine supporter des programmes de conformit et de gouvernance de donnes.

    Cadre de la dimension de la qualit des donnes

    Vers une gouvernance des donnes

    dans linitiative de qualit des donnes, lentreprise dfinit son modle de gouvernance, cest--dire son modle de pilotage formalis des personnes, processus et techniques pour faciliter la capacit sappuyer sur les donnes comme un atout majeur de lentreprise.

    Implication de la direction gnrale et des directions oprationnelles pour lancer cette dmarche, deux garanties de succs doivent tre runies : le sponsoring de la direction gnrale, et limplication de tous les acteurs. il faut, pour convaincre la direction gnrale, prendre le temps de mesurer limpact de la non-qualit et surtout dmontrer que la qualit est source de comptitivit pour lentreprise. reste ensuite faire preuve de pdagogie auprs des directions oprationnelles. Le directeur gnral ou le directeur des oprations, propritaire des donnes, ne simplique pas au quotidien dans la qualit des donnes. cependant, il doit sassurer que linitiative est lance, et crer un comit de qualit des donnes .

    Exhaustivit Quelles sont les donnes manquantes ou inutilisables ?

    Conformit Quelles sont les donnes enregistres sous un format non standard ?

    Cohrence Quelles sont les valeurs de donnes qui donnent des informations conflictuelles ?

    Exactitude Quelles sont les donnes incorrectes ou obsoltes ?

    Duplication Quels sont les enregistrements ou les attributs de donnes qui se rptent ?

    Intgrit Quelles sont les donnes manquantes ou non rfrences ?

  • Dossier

    11IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Le comit de qualit des donnes Le modle de gouvernance doit comprendre une structure organisationnelle charge de lamlioration de la qualit des donnes dans lentreprise. Le comit de qualit des donnes est sous la responsabilit dun sponsor, gnralement nomm par un membre de la direction gnrale qui gre linitiative. Le sponsor doit avoir une influence sur lensemble des directions mtiers, et ce comit a la responsabilit de la qualit des donnes de toute lentreprise. il dfinit objectifs et priorits, et sassure que tous les projets incorporent la gestion de la qualit des donnes dans leurs processus de saisie, de transformation ou de restitution. il sassure galement de la disponibilit des financements ncessaires linitiative. il se runit rgulirement pour assurer le suivi sur la qualit, faire le point sur les actions damlioration, et dcider des nouvelles priorits.

    Comit Qualit des Donnes

    ce comit est constitu dexperts issus des principales directions de lentreprise, les data stewards. ils sont responsables de la dfinition et de la surveillance des mesures et des indicateurs de qualit des donnes de leur domaine, et coordonnent les plans daction damlioration des indicateurs. Lanalyste qualit des donnes est un professionnel de la dsi. il met en application les rgles mtiers dfinies par les stewards dans les outils de profiling et de nettoyage.

    Le socle technologique le plus adapt

    aprs avoir convaincu la direction gnrale et les directions mtiers de limportance de la qualit des donnes et mis en place la structure organisationnelle pour supporter linitiative, il est temps dvaluer les solutions technologiques. Le choix de la plate-forme seffectuera selon plusieurs critres comme la puissance des fonctionnalits de profiling, de nettoyage, de rapprochement et de contrle de la qualit de donnes. une plate-forme complte, ouverte, unifie et conomique, permettra daccder, de dcouvrir, de nettoyer et dintgrer des donnes de tous types. en outre, elle saura distribuer, dans lensemble de lorganisation, des donnes fiables et pertinentes, partout et tout moment. tendre la qualit de donnes au-del dun seul dpartement, et lensemble de lentreprise, amliorera lefficacit oprationnelle ainsi que les performances de toute lorganisation.

    Synchroniser les quipes mtiers et informatiques

    malgr des investissements croissants dans les technologies de linformation, un nombre significatif de projets informatiques napportent pas la valeur ajoute attendue faute de fournir aux utilisateurs les donnes les plus pertinentes.

    SponsorQualit

    des Donnes

    StewardDonnesVentes

    StewardDonnes

    Marketing

    AnalysteQualit

    des Donnes

    OprationsQualit

    des Donnes

  • 12 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Jusquici, trois problmes compromettaient souvent la valeur des dpartements informatiques et faisaient obstacle la mise en uvre dinitiatives pourtant critiques pour lentreprise : desutilisateursmtiersdpendantsdesquipesinformatiquespourobtenirlesinformationspertinentes

    ncessaires leur travail ; desutilisateursmtiersjugeantquelesdonnesquonleurfournitnesontpasdignesdeconfiance

    pour ce quils souhaitent en faire ; desutilisateursmtiersnayantpasaccsauxdonnesentempsvouluetsouslaformeapproprie.

    Un grand zeste de SOA et de rfrentielor, certaines solutions facilitent lalignement entre les quipes mtiers et informatiques en procurant aux utilisateurs mtiers les moyens de simpliquer directement dans le processus de dveloppement informatique. des plates-formes dintgration et de qualit des donnes avances aident les entreprises dpasser ces trois dfis grce la collaboration entre linformatique et les mtiers, la prise en compte continue de la qualit de donnes et des services de donnes bass sur une architecture oriente-services (soa).par exemple, certaines solutions du march proposent des outils bass sur un navigateur pour les analystes pour grer la qualit des donnes partir de linterface familire dun navigateur Web. Les analystes peuvent ainsi directement spcifier leurs besoins mtiers. La production automatique des dtails dimplmentation en gnrant automatiquement les rgles et consignes dimplmentation partir des spcifications mtiers permettent ensuite dviter les carts rsultant dune mauvaise traduction technique des besoins mtiers. en implmentant un rfrentiel de mtadonnes commun sur lequel on sappuie pour toutes les spcifications et objets, les analystes mtiers et les dveloppeurs informatiques peuvent plus facilement communiquer et partager leurs travaux.

    Des rgles pour prendre les bonnes mesuresil est dsormais possible de spcifier des rgles de qualit pour pratiquement toutes les donnes clients, produits, actifs et donnes financires. une fois dfinies, ces rgles peuvent tre rutilises autant que ncessaire, ce qui garantit la cohrence des informations entre les diffrentes applications. des outils unifis base de rles des diffrentes parties prenantes attribuent chacun la prise en charge de la qualit des donnes quil connat le mieux. Les tableaux de bord de qualit de donnes, les outils simples destins aux analystes et les outils de productivit mis disposition des dveloppeurs permettent aux utilisateurs et analystes mtiers, aux gestionnaires de donnes et aux dveloppeurs dtre directement impliqus dans la mesure et lamlioration de la qualit de donnes. une gouvernance base de rgles rduit considrablement les cots dadministration de systmes en permettant une gestion centralise de toutes les rgles de donnes.

    Une collaboration en bonne intelligenceau lieu de relever exclusivement de la comptence des dpartements informatiques, la qualit de donnes peut ainsi tre gre conjointement avec les dpartements mtiers. Les entreprises privilgieront des solutions de qualit de donnes bnficiant dun socle technologique et dune mthodologie qui permettent aux quipes it et mtiers de travailler efficacement ensemble, de grer les processus de qualit de donnes dans toute lentreprise et, ainsi, de garantir aux utilisateurs que toutes les donnes sont compltes, cohrentes, exactes et actualises, o quelles se trouvent dans lentreprise.

    Enjeu dun centre de comptences en intgration de donnes

    sans la technologie approprie, le cot prohibitif de la production de donnes pertinentes et fiables peut avoir une incidence notable sur la capacit dune organisation atteindre ses objectifs. en adoptant une approche de centre de comptences en intgration, les entreprises peuvent rduire davantage leurs cots dacquisition, dintgration et de nettoyage des donnes. ce dernier (faisant parfois rfrence au centre dexcellence en intgration) est un service partag dune entreprise, qui permet de raliser une intgration mthodique de donnes parmi les applications et les systmes.

  • GfK : 1 700 fichiers sur 80 pays traits chaque mois

    n 1 mondial du suivi et de lanalyse des biens techniques et technologiques, GfK retail and technology sappuie sur les informations de milliers de points de vente de dtaillants, de revendeurs et de distributeurs rpartis dans plus de 80 pays, pour proposer des tudes de march et un suivi des ventes de biens durables et culturels. Lexactitude des donnes est une priorit. intgrant seulement 50 fichiers par mois il y a presque dix ans, GfK retail and technology france en traite aujourdhui 1 700. avec laugmentation des donnes complexes, lanalyse de la cohrence dun fichier et de son contenu deviennent un challenge. en dployant une solution dintgration et de qualit des donnes, cette socit peut consulter, nettoyer, intgrer et distribuer rapidement des donnes fiables la fois en interne (dans les bases de donnes et applications de lentreprise utilises par environ 3 000 employs) et vers les systmes des clients. des donnes de tous fichiers, documents ou messages (quels que soient leur format, leur complexit et leurs tailles) peuvent tres extraits, puis transforms dans un format exploitable. Le tout, en rduisant les dlais dagrgation de lensemble des donnes de faon spectaculaire.

    Les bnfices sont multiples avec le lancement acclr de nouveaux services dtude de march, laugmentation du chiffre daffaires, lacclration des dlais dagrgation de donnes (+ 400 %), la rduction de 75 % des ressources de dveloppement, la rduction de 80 % du nombre derreurs et lamlioration continue de la qualit des donnes globale. Lautomatisation de la rsolution dincidents a rduit considrablement les erreurs devenues rares. Les gains de productivit sont considrables. Grce la simplicit de lenvironnement fourni par la plate-forme dintgration et de qualit de donnes et ses fonctions de profiling de donnes, les dlais dintgration ont en moyenne t diviss par deux chaque anne. ce qui prenait auparavant 8 heures est dsormais ralis en seulement 20 minutes. La plate-forme dintgration et de qualit des donnes permet de traiter des donnes particulirement difficiles catgoriser et comparer. en consolidant plus rapidement un volume croissant de sources de donnes plus complexes, GfK retail and technology france est ainsi en mesure dacclrer le lancement de nouveaux services et donc daccrotre ses revenus.

    Printemps

    afin de mieux contrler sa chane dapprovisionnement, sa relation avec les fournisseurs et la gestion de ses magasins, le groupe printemps a choisi de standardiser son erp. de nombreuses solutions propritaires et htrognes coexistaient ce qui entranait des difficults pour le pilotage de ses activits. Les magasins rencontraient galement des difficults pour assurer la bonne intgrit des donnes entre les diffrents systmes. une simple erreur de codes-barres ean, par exemple, a un impact direct sur la reconnaissance des produits en entrept et donc sur les dlais de rapprovisionnement et la qualit des services pour ses clients. La chane de grands magasins a donc choisi de profiter dun projet de migration de donnes pour amliorer la qualit des donnes relatives ses 3,5 millions de rfrences. La migration seffectuera de son erp maison ssames vers lerp de sap dune manire progressive afin de nettoyer systmatiquement les donnes qui seront injectes dans sap.

    ds le dbut du projet de migration, une solution amliorant la qualit des donnes est implmente. Lune des fonctionnalits a suscit un vif intrt : un module facilitant limplication des quipes mtiers. premire phase : la reprise des donnes pour la migration sap. seconde phase : le maintien dune cellule de qualit des donnes, afin de prenniser leffort pour maintenir une qualit de haut niveau. un jeu dindicateurs trs concrets progressivement enrichis a t dfini demble, afin dvaluer la performance en termes de qualit des donnes.

    en automatisant autant que possible la rsolution dincidents avec des interfaces web de rsolution gnres en cas de rejet de donnes pour non-conformit ou ambigut, le groupe printemps rduit les risques lis ce type de projets. effet immdiat : lacclration de la standardisation des processus. avec un erp et une plate-forme dintgration et de qualit de donnes standards, printemps pourra dsormais mieux contrler sa chane dapprovisionnement et sera en mesure dassurer une meilleure traabilit des produits commercialiss. au final, printemps offre un meilleur service ses clients, atout fondamental dans le secteur de la distribution.

    Dossier

    13IT-expert n84 - mars/avril 2010

    un centre de comptences en intgration optimise les ressources rares, en combinant dans un mme groupe lintgration de donnes, les comptences en qualit de donnes, les ressources et les processus. cela contribue rduire les dlais de livraison, ainsi que les cots de maintenance et de dveloppement, tout en amliorant le retour sur investissement par la rutilisation de sources, dinterfaces dapplications et de rgles mtiers codifies. Les centres de comptences en intgration aident galement rduire le nombre doprations redondantes au cours de lintgration de donnes et du contrle de la qualit des donnes, en sappuyant sur les russites passes, plutt que de recommencer intgralement chaque nouveau projet.

  • 14 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Le problme de qualit des donnes peut devenir un atout

    Le monde des affaires se caractrise par des changements continuels et par des tendances fortes telles que la mondialisation, les fusions et acquisitions et lexternalisation des processus mtiers. alors que le temps ne joue pas en faveur de lentreprise, ces facteurs compliquent davantage la gestion des risques. certains aspects de la gestion des risques, tels que la dtection des fraudes et les mesures contre le blanchiment dargent, ne tolrent aucun retard dans lextraction des donnes ni de sappuyer sur des donnes obsoltes. pour y faire face, les personnes charges de prendre de mesures immdiates doivent pouvoir accder et diffuser plus rapidement les donnes mtiers critiques, afin de protger les employs et les actionnaires. Les entreprises peuvent disposer aujourdhui de donnes fiables grce lomniprsence des services de qualit de donnes. Jusquici, les initiatives de qualit de donnes relevaient de la seule responsabilit des dpartements informatiques. dsormais, toutes les parties prenantes ont les moyens de grer la qualit des donnes en fonction de leurs propres besoins mtiers. ainsi, en sappuyant sur des avances technologiques et des mthodologies prouves, les entreprises peuvent gagner en efficacit oprationnelle et rduire les risques.

    Une fois mise place, lopration doit devenir un rflexe continu

    Lamlioration de la qualit des donnes de lentreprise passe par la mise en place dune initiative continue et globale. cet article a voqu les concepts de qualit des donnes ainsi que son importance dans les entreprises. une mauvaise qualit des donnes cote cher et conduit des ruptures dans les processus, des dcisions mtiers moins pertinentes et une gestion mdiocre de la relation client. de plus, elle peut invalider les efforts de lentreprise en matire de conformit rglementaire. il est recommand de sadosser un grand projet stratgique dans lentreprise pour lancer une initiative autour de la qualit des donnes. mais cette initiative peut galement tre mene de faon indpendante. Lide de dmarche de prennit est essentielle et caractristique de lapproche qualit. elle va lencontre dune opration unique et isole qui ne permet de nettoyer et damliorer les donnes que ponctuellement. cela signifie que les objectifs, mesures et indicateurs associs doivent tre ports par lensemble des acteurs concerns dpartement informatique et directions mtiers, doubls dune implication forte de la hirarchie. La qualit des donnes concerne tout autant les mtiers que linformatique. La russite passe dsormais par une approche de qualit de donnes globale. plus elle sera incorpore aux habitudes et la culture de lentreprise, plus la dmarche qualit progressera. paradoxalement, son succs rsidera dans sa banalisation. n

    Bruno Labidoire directeur technique

    Bruno Labidoire est Directeur Technique chez Informatica pour lEurope du Sud. Avant de rejoindre Informatica en 2002, il occupait

    auparavant le poste de Directeur Avant-Vente pour lEurope du Sud de loffre CRM de Clarify. Il tait charg dune quipe avant-vente

    rpartie sur la France, lEspagne, et lItalie. Avant de rejoindre Clarify, Bruno Labidoire a occup diffrentes responsabilits dans les

    domaines des serveurs Multimdia, CRM, et centres dappels et, entre autres, responsable de projets chez Cap Gemini Telecom. Bruno

    Labidoire est diplm de lEcole Commerciale de la Chambre de Commerce et dindustrie de Paris.

    Informatica Corporation (NASDAQ : INFA) est le leader mondial des fournisseurs indpendants de logiciels dintgration de donnes.

    La plate-forme Informatica constitue une offre complte, unifie et ouverte pour les organisations. En intgrant toutes leurs sources

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    5e dition

    En parallle : Avec :

  • 16 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    On assiste depuis 10 ans une monte en puissance dITIL. En 2004, moins de 30 % des DSI interroges avaient

    entendu parler dITIL, en 2007 la notorit tait de 87 % dans les DSI, et aujourdhui toutes les DSI en ont entendu

    parler, sans que cette notorit ait toujours dbouch sur des actions concrtes de mise en uvre. De multiples

    opinions se font entendre propos dITIL, on entend parler dchecs coteux o des dmarches ITIL se sont enlises,

    o des projets se sont avrs lourds, complexes, mal accepts dans les DSI, et finalement inefficaces.

    Cet article tentera de montrer comment des incomprhensions propos de la vritable nature dITIL peuvent amener

    des utilisations inappropries, des actions infructueuses, ressenties comme des checs, quand elles contrarient la

    qualit et la richesse dITIL par un usage inadquat. Avant tout, il savre indispensable dexpliquer concrtement ce

    quest ITIL, et surtout ce quITIL nest pas. Quelques recommandations seront dtailles pour favoriser des mises en

    uvre russies.

    Comment russir avec ITIL ?

  • Technique

    17IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Ce quest ITIL et ce quil nest pas

    au-del dune prsentation de ce quest itiL, il est galement important de prciser, en quelque sorte en creux , ce quitiL na jamais prtendu tre.

    ITIL sappuie sur les processus

    itiL traite les questions dorganisation par langle des processus. points communs aux approches processus, elles recherchent traditionnellement identifier les clients de chaque processus (qui dit client , dit quil a des objectifs, des attentes, des besoins), ces approches raisonnent en processus et sous-processus, activits et tches (avec des vocabulaires variables selon les diffrentes approches).

    en consquence, itiL ne traite pas les questions dorganisation par langle des structures organisationnelles (services, dpartements, organigrammes). itiL ne traite pas non plus (jamais, nulle part dans la bibliothque itiL) la question de trancher quel acteur doit tre en charge de telles activits ou oprations ou tches. comme toutes les approches processus, itiL est transverse aux organisations. il ne faut pas sattendre une aide ditiL sur la question de dcider sur ces points. La rponse ces questions doit tre prise en charge par lentreprise elle-mme. en effet, les rponses ne tomberont pas toutes faites de la lecture de cette bibliothque itiL des bonnes pratiques. un des intrts majeurs du raisonnement par processus (plutt que par organisations) tient dans la possibilit daller au-del des problmes lis lorganisation en place, et de donner envie aux oprationnels de travailler ensemble la russite dun processus pour lequel chacun trouvera une motivation son bon fonctionnement. en consquence, dans le cours de toute mthodologie de mise en place ditiL, il savre indispensable de disposer des points dappui, des structures et des espaces ncessaires (comits pour validation des dcisions) pour progresser sur le traitement de ces questions, dont itiL fait le choix (pertinent) que la rponse ne soit pas toute faite.

    Un recueil des meilleures pratiques, pas une norme

    itiL recense et dcrit de faon dtaille la compilation des meilleures pratiques, afin quelles soient rutilisables, pour viter de rinventer les lments qui sont prsents dans la bibliothque. a contrario, itiL ne prtend pas normaliser des fonctionnements, interdire de procder dune manire ou dune autre. itiL ne fixe pas de fonctionnement fig, il se cantonne au rle de collection (bibliothque) dlments. ces lments dcoulent de lexprience accumule et refltent des pratiques collgialement juges bonnes par des promoteurs ditiL. et quil est donc bon de partager pour ne pas les rinventer, surtout lorsquils sont prouvs depuis des annes dans de nombreux organismes.

    ITIL, kesako ?

    itiL signifie information technology infrastructure Library , il sagit dune bibliothque des mtiers de linfrastructure it. Bibliothque sentend au sens de conservation de la documentation sur les mtiers de linfrastructure . Les objectifs ditiL visent documenter certaines des meilleures pratiques en matire de gestion des services informatiques, afin de constituer un standard de fait. itiL concerne les activits lies au support, la production et la maintenance. il permet aux dsi de contractualiser avec les mtiers sur le bon service (efficace, rentable, align sur les objectifs business) et de le raliser. itiL a pour ambition dapporter une forte valeur ajoute la dsi et lentreprise.

    Historique et acteurs autour dITIL

    itiL a t cr dans les annes 80, en Grande-Bretagne, par la central computer & telecommunications agency, une agence du gouvernement britannique, avec pour objectif de recenser les bonnes pratiques en matire de gestion des infrastructures it. aujourdhui, itiL est devenu la proprit de loGc (office Government of commerce). dans les annes 90, itiL sest rpandu et consolid, principalement en Grande-Bretagne, avec constitution du forum utilisateur itsmf (it service management forum), dveloppements sous limpulsion de la mise en concurrence systmatique des services internes de ladministration britannique. en 2007, des mises jour ont amen la sortie de la v3 ditiL.

    Les principaux acteurs sont : loGc (office Government of commerce), loffice public britannique du commerce, qui vise travailler avec le secteur public comme catalyseur pour amliorer lefficacit dans la livraison des programmes et des projets. itiL et it infrastructure Library sont des marques dposes de loGc.

    itsmf est un groupe dutilisateurs, indpendant, et but non lucratif. itsmf est le seul forum reconnu autour ditiL. il appartient et est anim par ses membres.

    eXin aux pays-Bas, et iseB (information systems examination Board) en Grande-Bretagne sont des contributeurs officiels, en charge de travaux de certification itiL, organismes accrdits pour dlivrer, aprs examen, les certifications.

    des acteurs privs (diteurs, ssii, socits de conseil) fournissent des logiciels, des services de conseil, et de formation.

  • 18 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    dans lentreprise. et, pendant certaines phases de rflexion ou durant au cours de la transformation, lentreprise adoptera les concepts induits par le vocabulaire, et parfois le vocabulaire induit par itiL. Ce vocabulaire commun est un facteur facilitant lintgration de contributeurs qui proviennent de diffrents horizons. itiL induit des concepts prcis, pas toujours en phase avec le vocabulaire employ au jour le jour dans une entreprise. par exemple, itiL distingue clairement la notion dincident de la notion de problme. dans certains cas, il faut faire rejoindre les concepts ditiL et les concepts de lentreprise. Les concepts ditiL rsultent dune manire de voir les processus de service, vision partage de faon consensuelle par de multiples organisations, et dans laquelle la vision du service est fermement implante. Les concepts employs dans une entreprise proviennent souvent de processus rsultant de lempilement au fil des annes de modes de fonctionnement. cela peut aider se poser plusieurs questions. par exemple aujourdhui une entreprise a utilise 3 notions, celles de dossiers client , dossiers back-office et dossiers correctifs . alors, laquelle correspond rellement la notion dincident, ou la notion de problme ? Laquelle est cheval entre les deux ? quelles modifications trouvera lentreprise a pour clarifier et fluidifier sa manire de prendre en charge les incidents et problmes ? etc.

    Pas une dmarche uniforme, ni une mthodologie toute faite

    il ne suffit pas de dcrter que lon va mettre en uvre itiL, pour se doter dune mthode ou une dmarche. avant de mettre en uvre itiL dans une organisation, il lui faut dfinir proprement quels objectifs concrets elle cherche atteindre (cela peut tre de rparer un processus qui semble cass , damliorer tel niveau de service, de mobiliser les quipes autour de la rsolution de difficults lies un processus, de gagner en efficacit sur un sujet). ensuite, il convient de dterminer les meilleures dmarches mettre en place (ampleur des moyens, dlais) pour atteindre ces objectifs. certains passages ditiL abordent ces questions, mais on observe souvent que les oprationnels survolent ces passages ditiL qui ne leur sont pas forcment destins, mais intressent plutt les dcideurs. malgr leur pertinence, les lignes gnrales de ces chapitres ne sont pas toujours applicables. elles mlangent du bon sens (fixer des objectifs, mettre en place les moyens de mesurer leur atteinte) des notions un peu abstraites (crer une vision...), et des lments qui rsultent de leffet collection ou bibliothque (Business case, mtriques, Balanced score card, techniques pour la conduite du changement). Bien quintressants, ces lments ne sont pas toujours pertinents. inutile donc de drouler un rouleau compresseur itiL . comment russir limplmentation ditiL ? en prenant du temps et du recul pour dcrire ses propres objectifs, atteignables compte tenu de sa situation de dpart, et den dduire le meilleur chemin. Le facteur cl de succs pour un dcideur rside dans cette prparation.

    itiL nest pas exhaustif, loin de l ! dans des expriences russies de mise en place de principes itiL on observe frquemment des actions qui vont au-del de ce que la bibliothque commune propose. cela ne retire aucun mrite cette bibliothque qui na pas pour vocation dimposer son contenu , mais dviter de rinventer de multiples lments qui y sont dj prsents.

    Fournir des services en soulignant les relations avec les clients

    La bibliothque itiL est dcompose selon des processus. La philosophie de la prsentation consiste toujours repartir des notions de service au client, daligner les processus par rapport aux rsultats attendus, aux attentes, aux besoins et objectifs des clients du processus. titre dillustration, dans chaque chapitre itiL on trouve des listes dindicateurs cls de performance (Key performance indicators Kpi), dont la liste savre souvent prcieuse. parmi la liste de Kpi dans la bibliothque, plusieurs indicateurs sont dj identifis lintrieur de lentreprise. souvent, ils sont dj mesurs ou bien dj identifis comme importants calculer (par ex. pour une entreprise X le pourcentage dincidents rsolus dans les temps contractuels), les voir dans la liste des Kpi itiL conforte lentreprise X sur la ralit de leur importance pour de nombreuses entreprises de tous les pays. pour dautres indicateurs, lentreprise X navait pas imagin les calculer : pour un indicateur qui ne semble pas avoir dintrt (par ex. cot moyen de traitement dun incident), lentreprise X en trouve un autre qui rsulte dun angle de vue particulier, auquel elle navait pas pens auparavant (par ex. pourcentage dincidents ferms par le centre de services sans support extrieur), et dont la mesure va lui permettre de mieux perfectionner son service rendu.

    ITIL contribue une dmarche qualit

    itiL est en phase avec les dmarches qualit, avec les reprsentations processus telles quon les trouve dans six sigma (par exemple, la bibliothque itiL reprend son compte un schma trs proche de celui du sipoc de six sigma pour supplier-input-processus-output-client). comme ces dmarches qualit en gnral, itiL contient galement les processus damlioration continue. loppos dautres dmarches qualit et damlioration continue, qui sont volontairement conues pour tre adaptables dans de trs nombreux cas de figure et qui hritent demble, par construction, dun fort niveau dabstraction. itiL est centr sur les services de linfrastructure de lit, et la bibliothque fourmille dexemples dont lapplication concrte se rvle pragmatique et immdiate.

    Mieux communiquer avec un langage commun

    itiL apporte de nombreux lments concrets dans sa bibliothque et les nomme, ce qui induit un vocabulaire cohrent pour tous

  • Technique

    19IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Comment se prsente ITIL ?

    itiL v2 tait constitu de 8 ouvrages pour dcrire les processus alignant les services fournis avec le besoin du business. depuis la v3 des modifications ont t apportes et concernent : la structure gnrale, lintroduction de nouveaux outils pour aider limplmentation et la mesure des gains, et lintroduction de nouveaux outils au niveau stratgique pour aider promouvoir itiL auprs des responsables mtiers en terme dapport la chane de valeur.

    Les 5 ouvrages cur du noyau itiL v3 sont : stratgie des services (service strategy), conception des services (service design); transition des services (service transition); exploitation des services (service operation); amlioration continue des services (continual service improvement). ces cinq manuels de rfrence prsentant les constituants de base de litsm, selon lapproche du cycle de vie des services. une documentation complmentaire propose des cas particuliers ou des exemples, des produits valeur ajoute, tels que des modles et des schmas de flux de production.

    objectif : inscrire itiL v3 dans la dynamique damlioration continue et surtout noncer des conseils pertinents pour des cas bien particuliers. de plus, lefficacit oprationnelle se trouve au cur de cette nouvelle version. dans ce sens, itiL v3 fournit nombre dlments aviss : des conseils pour tre en conformit avec les diverses normes et rglementations en vigueur, des directives par secteur dactivit et rubrique, de nouvelles rubriques concernant les stratgies de gestion des services (services partags, cosourcing et externalisation), un systme de connaissance trs dvelopp favorisant la gestion proactive des services.

    ITIL contient 23 processus (dont 3 sont en cours de description) dans ITIL V3 : Stratgiedesservices:Gestiondelademande,Gestionfinancire,Gestionduportefeuilledes

    services Conceptiondesservices:Gestionducatalogue,Gestiondesniveauxdeservices,Gestiondes

    fournisseurs, Gestion de la disponibilit, Gestion de la continuit, Gestion de la capacit, Gestion de la scurit de linformation

    Transitiondesservices:Gestiondesactifsetdesconfigurations,Gestiondeschangements,Gestiondes mises en production et des dploiements, Gestion de la connaissance, Gestion de lvaluation (non dcrit) , Gestion des tests et validations (non dcrit)

    Exploitationdesservices:Gestiondesvnements,Gestiondesincidents,Gestiondesproblmes,Gestion de lexcution des requtes, Gestion des accs

    Amliorationcontinuedesservices:Gestiondelamliorationcontinuedesservices,Gestiondureporting.

    Le sommaire type des donnes rassembles propos dun processus, lintrieur de la bibliothque itiL, rassemble les lments suivants : objectifs ; primtre ; concepts de base ; Bnfices/difficults, cots ; activits ; rle/responsabilits ; mtrologie, indicateurs et tableaux de bord ; outils ; synthse et prconisations.

    Les objectifs du processus permettent de cadrer le processus, le cadrage est prcis avec laide du primtre. Le paragraphe sur le primtre fixe les limites du processus tels que vu par itiL, et prcise les concepts, et fait la correspondance entre itiL et la manire de sy prendre au jour le jour dans telle ou telle organisation. Les concepts de base permettent de clarifier des notions et du vocabulaire. Les Bnfices / difficults cots servent fournir une liste trs oprationnelle daxes de rflexion sur les enjeux objectifs et rsultats du processus tel quil a t cern, et peuvent donner lieu implantation concrte parmi les indicateurs. Les activits permettent de suivre une dcomposition logique (plutt que normative ou organisationnelle), telle que vue par la bibliothque itiL, des diffrentes activits exercer lintrieur du processus. Les rles et responsabilits sont identifis de manire gnrique, sans jamais quitiL se mle de normaliser et de fixer quel acteur au sein de lentreprise devrait revenir telle ou telle responsabilit. Le paragraphe sur la mtrologie, les indicateurs et les tableaux de bord est rempli doutils dans lesquels lentreprise peut piocher pour sa propre utilisation ; les outils sont un catalogue dides doutils dont limplantation de certains peut se rvler astucieuse ; la synthse et les prconisations permettent de redonner plus de sens la lecture des diffrents lments pars du chapitre.

    itiL indique : les bnfices et les problmes possibles, le comment faire en cible, mais pas le comment implmenter.

  • 20 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Les quick wins autour dITIL

    itiL permet des quick wins. des exemples de gains rapides sont nombreux, lis de faon trs directe ou indirecte itiL. toutefois, ces gains rapides napparaissent souvent quaprs une mise en place de quelques semaines dans une grande organisation. en effet, lorganisation doit gnralement amender un outil informatique existant (validation de spcifications, mise en production) ou modifier ses processus oprationnels (planifier, communiquer sur le changement).

    parmi des gains rapides constats sur le terrain : travaillersurlattributionautomatisedesincidents.Une

    matrice dassignation peut tre mise au point, de faon plus ou moins automatise. certaines entreprises ont pouss trs loin cette automatisation, au risque de rpartir certains incidents de faon errone. pour dautres, la matrice a un rle dappui, dindicateur. avancer dans cette voie est utile dans le cas o lanalyse des processus rvle des difficults lies ltape dassignation ;

    mettreenplaceunematricedepriorisationdesincidents.cette matrice peut dterminer la priorit en combinant limpact attendu, lurgence ;

    simplifieretregrouperlesprocessusdeGestiondeConfi-guration et de Gestion des mises en production (Gmep) ;

    souleversystmatiquementcertainesquestionsavantchaque mise en production, comme clarifier la nature de lindisponibilit, clarifier la procdure de retour arrire, identifier les jalons dans le cours de la mep pour dcider des retours-arrire... ;

    sparerplusnettementlesmodalitsdegestiondesincidentset des problmes (Gi et Gp) et octroyer du temps sur des tches de rsolution des problmes ;

    allgertouteslesgestionsdedemandestrsrgulires(rinitialisation des mots de passe, changements dhabilitations) et le cas chant les sortir des circuits de gestion des incidents ;

    avisersystmatiquementlesquipesdelahotlinedechacunedes mises en production venir ;

    dautres quick wins ont t identifis dans diffrentes situations daide la mise en uvre ditiL. ceux voqus ci-dessus ne rsultent pas tous de la simple lecture et application des informations qui se trouvent dans la bibliothque itiL. et ne sont pas forcment pertinents pour toutes les situations. il est important dimpliquer les oprationnels pour identifier ces actions de modifications. mettre en avant les quick wins ne doit pas faire perdre de vue des actions de fond, mais dont la mise en uvre est galement parfois la seule de nature apporter de profondes modifications indispensables.

    cueils frquents dans la mise en uvre dITIL

    La mise en place ditiL nest pas toujours aise. contrairement aux opinions parfois entendues, il ne suffit pas de sen remettre des experts itiL pour rsoudre les problmes de lentreprise : itiL nimpose ni dmarche claire, ni objectifs, ni phasage, ni instances dtude et de dcision. au mieux, il rappelle des recommandations, comme cadrer, phaser, tudier Lentreprise qui utilise itiL ne doit pas attendre quil prenne des dcisions sa place. il lui reste tre au clair sur les objectifs quelle attache la mise en uvre ditiL, identifier les structures qui vont devoir travailler sur la mise en uvre, et prendre les dcisions appropries. itiL reste un instrument, propose des lments pour viter de tout rinventer et fournit de la matire pour aider lentreprise rsoudre ses problmes. cependant, cette bibliothque nidentifie pas les problmes, et ne les rsout pas.

    Conclusion

    itL prsente de nombreux apports bnfiques : il sagit dun vivier de bonnes pratiques avec des concepts de bon sens, il prsente une organisation claire des processus de production et des relations entre ces processus, il facilite le dialogue en tablissant un langage commun (interne dsi, mtier, fournisseurs, diteurs doutils pour la dsi), cest une source damliorations la fois court terme et long terme.

    Les diteurs et le march des outils ITIL

    De nombreux outils progiciels sont prsents sur le march ITIL. Ces outils se sont btis pour apporter des solutions dinformatisation de diffrents processus de lentreprise, sur le domaine fonctionnel des services de la gestion des infrastructures : gestion du patrimoine informatique et des inventaires, gestion des incidents et problmes, gestion actions (interventions) etc. Ces outils font tat dune conformit avec ITIL. Celle-ci apporte une certaine garantie que des grands concepts issus du consensus sur la manire de voir et la manire de faire sont pris en compte, et aussi une certaine garantie que les lments prsents dans la bibliothque initialement gnre par ITIL sont prsents.

    En revanche, lentreprise qui sen remet au choix dun outil informatique dit ITIL ne doit pas oublier que, comme dans tout projet, mme progiciel, ladoption dun outil mme ITIL compliant ne rsout pas lui seul des questions dorganisation. Lentreprise doit participer activement aux spcifications de paramtrage, qui lobligent rpondre des questions quil faut avoir clarifies, et comme pour tout projet informatique, loutil est au service du processus et non le contraire. Lentreprise doit apporter sa participation la recette de loutil paramtr, et vrifier que les donnes inventories sont accessibles, que les processus peuvent tre suivis comme prvu

  • Technique

    21IT-expert n84 - mars/avril 2010

    itiL prsente aussi quelques limites, qui dcoulent pour partie de la construction de lapproche : son contenu relativement dense et dtaill est plutt destin aux oprationnels. nanmoins, un apprentissage est ncessaire pour entrer dans cette documentation. Les prconisations ne sont pas toujours trs claires, et restent souvent dcliner par lentreprise qui dfinira ses priorits de mise en uvre.

    il est utile de passer par des quick wins adapts de manire fine et pertinente lentreprise, dcouverts et adopts par les oprationnels eux-mmes. Les quick wins peuvent dcouler demprunts directs la bibliothque itiL dans le texte, ou en dcouler plus ou moins indirectement. dans les deux cas, lentreprise tchera de les relier itiL. La dmarche mne au succs lorsque les quick wins mis en uvre sont associs itiL, et lorsquon en attribue la paternit aux oprationnels de la production. cela favorise leur intrt et leur appropriation du contenu. une manire aussi de convaincre les oprationnels du bon usage et du caractre pragmatique, concret, et utilisable ditiL. par la suite, ils seront alors disposs poursuivre sur dautres chantiers dvolution ou dautres procdures de fonctionnement, dans le mme tat desprit

    parmi les recommandations concrtes pour une mthode de mise en place, il faut veiller rester pragmatique, procder par tapes, avec des objectifs damlioration bien dfinis et bien dlimits, partir des problmes rellement poss sur le terrain et rsoudre. Lentreprise doit agir en priorit l o a fait mal , l o il y aura des gains, pour assurer le succs par ladhsion des oprationnels. enfin, mieux vaut dployer un savoir-faire soutenu par un outil. sans pour autant attendre que loutil soit seul porteur du savoir-faire de lentreprise. un projet itiL russi est port et men par les oprationnels.

    pour viter dconvenues et dceptions, mieux vaut viter dutiliser itiL comme une norme. au contraire, les dcisions de management appartiennent aux oprateurs de lentreprise, elles ne seront pas dictes par une norme plaque de lextrieur.

    mieux vaut aussi viter dappliquer la totalit ditiL comme un rouleau compresseur, et -au contraire- dlimiter des objectifs et un primtre atteignables, et piocher dans la bibliothque ce qui est applicable et pertinent.

    itiL est un outil qui ne dicte pas les objectifs, ni les choix dorganisation cible, et qui nimpose pas strictement la dmarche dimplmentation. il ncessite de mobiliser les acteurs ncessaires, internes ou externes, qui ont suffisamment de connaissances sur itiL pour savoir en exploiter sa matire avec un bon tat desprit pour russir. n

    Hugues Dieuzeide directeur associ

    Hugues DIEUZEIDE intervient notamment auprs de DSI pour aider mettre en

    uvre des transformations. Il sest appuy plusieurs reprises sur la bibliothque

    ITIL lors de ces oprations de transformation de processus de la DSI.

    ORESYS est une socit de conseil en organisation et en S.I., de 250 consultants,

    Paris, Lyon et Bruxelles, spcialise dans les projets de transformation. ORESYS

    aide ses clients piloter leurs activits, amliorer leur performance et mettre en

    uvre leurs projets de transformation. ORESYS intervient sur toutes les dimensions :

    mtiers, organisation, processus, systme dinformation, accompagnement du

    changement. ORESYS intervient de manire soutenue pour aider les DSI transformer

    leur organisation et leurs processus, ou transformer lentreprise.

    Site web : www.oresys.eu

  • 22 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Actualitsinternationales

    Google prpare une version entreprise de Chrome OS

    loccasion de la dernire rsa conference en mars 2010, Google a prsent les fonctionnalits de scurit implmentes dans chrome os et les netbooks vendus avec los. et une version entreprise de netbook chrome os serait planifie pour 2011, selon le site networkworld.com. Les premiers netbooks quips du nouvel os devraient arriver au second semestre 2010. mais Google envisagerait une version plus muscle en fonctions dadministration pour les entreprises.

    au-del de lutilisation de technologies de type sandbox et de mise jour automatique, Google proposera chrome os sur des modles dots de puces

    tpm (trusted platform module), cryptographie pour chiffrer les cls secrtes, mais aussi pour contrler le comportement des applications sur le systme. Bien que des

    dmonstrations aient t ralises pour en rvler certaines failles, les puces tpm restent efficaces et trs complexes attaquer. par ailleurs, un mode programmeur serait accessible sur simple pression dun bouton des netbooks quips de chrome os. une facilit qui ncessiterait encore quelques mesures de scurit complmentaires de laveu mme des spcialistes de Google.

    quoi quil en soit, lintrt semble vident pour ce futur et encore mystrieux os. cela suffira-t-il ? n

    IBM lance et relance des solutions de tests, soi-disant Cloud

    iBm ne veut pas se faire semer sur la route du cloud. mi-mars, Big Blue a donc prsent une srie doutils et de ressources estampills cloud de test et de dveloppement . destines ses partenaires et ses clients, ces solutions en ligne devraient aider rduire les dpenses des entreprises consacres aux tests et dveloppements, qui reprsenteraient une grande partie des ressources matrielles, utilises seulement 10-15 % de leurs capacits. une rduction value 50 % par iBm.

    cette offre smart Business development & test on the iBm cloud , sense complter les datacenters des entreprises et partenaires, aurait dj sduit quelques clients comme paypal, et de multiples partenaires. en outre, on retrouve des extensions de type rational software delivery services for cloud computing , un espace ddi cloud computing sur iBm developperWorks (8 millions de dveloppeurs, informaticiens et tudiants), etc. Loffre prsente se dcompose en trois volets : IBMSmartBusinessDevelopment&TestCloudfonctionnecommeuncloudprivderrirelepare-feuetrepose

    sur rational software delivery services for cloud computing . Bref, on cherche encore le cloud IBMSmartBusinessDevelopment&TestontheIBMCloudincarneraitunerelleoffre,modeCloud. IBMCloudBurst,lapplianceprexistanteregroupantmatriel,logicielsetapplicationsvientcomplterletriopour

    donner limpression dune suite cohrente .

    chaque offre peut effectivement prsenter des intrts spcifiques. pourquoi absolument tenter de teinter en cloud ? Bientt, on ne dira plus surfer sur le Web, mais vagabonder sur le cloud global . Le marketing amne parfois des postures bien ridicules n

    IBM

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  • 23IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Lex-dirigeant de Sun rgle quelques comptes avec Apple et Microsoft

    aprs rachat par oracle, le dirigeant de sun Jonathan schwartz a logiquement t remerci. il profite donc de son temps libre pour sactiver sur son blog personnel avec un post intitul ce que je ne pouvais pas dire. il dfend Google indirectement vis par apple dans son attaque contre le tlphone nexus one dHtc sous Google android (http://jonathanischwartz.wordpress.com/2010/03/09/good-artists-copy-great-artists-steal/ : les bons artistes copient, les grands artistes volent ).

    il dvoile au passage que steve Jobs lavait menac de poursuites judiciaires pour utilisation de brevets apple dans une interface graphique que dveloppait sun. finalement, ce type dargument a t abandonn lorsque Jonathan schwartz lui fait remarquer que son produit ressemblait fort un logiciel acquis par sun lors du rachat de la socit Lighthouse design. et surtout, Jobs abandonne quand schwartz met en avant des brevets sur unix dtenus par sun, et menace dattaquer mac os si apple dcide de poursuivre sun !

    avec scott mc neally (ex-dirigeant de sun), il rencontre Bill Gates et steve Ballmer propos dopen office. toujours selon lui, Gates attaque bille en tte : microsoft dtient le march des suites bureautiques, et nos brevets sont partout dans openoffice. objectif : faire payer sun pour chaque tlchargement dopen office ! intressant rpondant au duo que .net reprenait bien des choses de Java, microsoft devrait alors reverser des royalties pour chaque copie de Windows

    une lecture trs enrichissante. n

    123people rejoint le groupe Pages Jaunes

    selon le groupe franais pagesJaunes, la recherche de renseignements sur des individus reprsenterait 30% du volume total des recherches sur internet. do son intrt pour la socit 123people. en effet, ce moteur de recherche rassemble en une seule page toutes les informations quil glane sur dautres sites Web comme Google, myspace, Youtube, Wikipedia, pagesjaunes, facebook, Bing, Linkedin, etc.

    en rachetant 123people pour un montant non rvl, le groupe pagesJaunes enrichit ses services pagesjaunes.fr. outre son annuaire, et lapplication iphone, 123people rejoint un service de cartographie et de golocalisation (ex-mappy) et un service de petites annonces.

    si pagesjaunes.fr na pas rougir de sa frquentation avec plus de 80 millions de visites par mois, il se muscle dans la course la page affiche. Les multiples sites (11 pays, dont la france et les tats-unis) totalisaient environ 43 millions de visiteurs uniques dbut 2010. n

    Actualits internationales

  • 24 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Plus de 30 000 applications Android, majoritairement gratuites

    courant mars, Google pouvait se vanter de comptabiliser 30 000 applications pour sa plate-forme mobile android, selon le site mobilecrunch, qui prcisait que 61 % de ces logiciels seraient gratuits. une belle prouesse pour ce systme dexploitation g seulement de quelques mois ! et les nouveaux outils de conception dapplications 3d devraient stimuler encore ces dveloppements.

    si liphone peut pavaner avec ses quelques 140 000 applications, le dsamour entre apple et les dveloppeurs pourrait bien profiter Google. La socit la pomme a tout de mme une fcheuse tendance cadenasser ses modles conomiques. Lavnement dandroid est donc forcment une excellente nouvelle, et une rponse tranquille une arrogance de plus en plus vidente.

    en effet, nokia tente bien, lui aussi, un retour. cependant, le fleuron europen des annes 90 et 2000 saura-t-il redevenir attractif avec son environnement symbian ? en tout tat de cause, symbian reste la plate-forme la plus installe des trois

    Lors du mobile World congress il y a quelques semaines, ric schmitt (dirigeant de Google) dvoilait que ses partenaires coulaient 60 000 terminaux android par jour ! n

    Deux brevets cotent prs de 400 millions Microsoft

    Le 17 mars, un tribunal texan a confirm la condamnation de microsoft pour violation de brevets en faveur de la socit canadienne i4i, laquelle lditeur doffice devra verser 290 millions de dollars.

    en mai 2009, cet diteur spcialis qui portait plainte contre microsoft pour avoir utilis son procd dencodage

    XmL dans Word 2003 et 2007 avait dj emport une victoire avec une amende de 200 millions de dollars inflige lditeur de

    redmond, avec suspension de la vente de Word au 10 janvier. aprs plusieurs recours, une suspension de la vente est annule, et la fonction XmL lie au litige est retire des logiciels Word aux tats-unis. mais lamende est porte 290 millions en janvier 2010. un appel fait suite cette dcision. L encore, un tribunal vient confirmer la dcision dinfliger une amende de 290 millions de dollars.

    autre affaire judiciaire dutilisation illgale de brevets, la socit amricaine virnetX (spcialiste de la scurisation des communications ip) accuse microsoft dutiliser ses technologies de cration et de gestion de vpn (virtual private network, ou rseau virtuel priv) dans office communications server et dans Windows. Le 18 mars, une cour fdrale du texas condamnait le gant de redmond verser 105,8 millions de dollars de dommages et intrts virnetX. cependant, microsoft devrait interjeter appel de la dcision.

    dcidment, le texas ne russit pas microsoft ! n

  • 25IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Actualits internationales

    Une distribution Linux signe Core du Nord

    La rpublique populaire dmocratique de core opte pour le Libre ! en effet, ses dirigeants ont dcid de dvelopper leur propre Linux. des dtails ont t fournis par un jeune tudiant russe de luniversit de Kim il-sung qui a post son article depuis lambassade de russie. en 2009, pyongyang a pris la dcision de concevoir ce systme dexploitation Linux baptis red star. deux versions seraient disponibles : red star classique et server. des distributions qui incluent les logiciels traditionnels : firefox rebaptis naenara, open office et un gestionnaire de-mails. peu gourmand, red star se contente dun pentium iii 800 mHz, 256 mo de mmoire vive et 3 Go despace disque.

    en revanche, tandis que les distributions Linux sont gnralement gratuites, red star os est commercialis pour environ 5 dollars, et seul le coren est disponible pour linstallation. Ltudiant russe confie que les corens ont encore du travail pour parvenir concurrencer Windows (Xp, vista/7). objectif dclar par les autorits au dpart du projet.

    on peut lgitimement se demander si les dveloppeurs nont pas install quelques backdoors ou autres espions dans los gouvernemental. cest pourquoi microsoft continue enregistrer un succs sans quivalent ! n

    Firefox 3.6 : 200 millions de tlchargements et une grosse faille colmate !

    deux mois aprs sa sortie le 21 janvier 2010, firefox 3.6 dpassait les 208 000 tlchargements. en outre, il a fallu attendre ce dlai pour quune faille de scurit soit corrige.

    Les rsultats de statcounter Global stats crditent firefox de 30,96 % de part de march contre 57.94 % pour internet explorer, des chiffres qui passent respectivement

    39,25 % et 46,43 % en europe (sur un chantillon de millions de sites Web, au 10 mars 2010). toutefois, la france reste un peu plus en retrait avec 33,97 % pour firefox et 55,84 % pour

    internet explorer. toutefois, si lon examine les rsultats en dtail pour la france, on constate lavance dinternet explorer 7 32,55 % contre devant ie 8 16,86 %, talonn par firefox 3.0 15,8 % et la version 3.5 13,56 %... mais trs loin devant firefox 3.6 2.92 %.

    La faille de scurit critique concernant le support du format Woff a monopolis lattention de la fondation mozilla (Web open font format) qui a trs vite publi une mise jour. certes, la possibilit de prise en main distance dun ordinateur par un pirate nest pas de nature favoriser ladoption dun navigateur

    tlchargez donc la version 3.6.2 qui au passage apporte dautres petites corrections mineures ! n

  • 26 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Free table sur 5 millions dabonns en 2011

    Le 23 mars, le groupe iliad (maison mre de free) annonait ses rsultats 2009 : un chiffre daffaires de 1,995 milliard deuros en hausse de 25 % (contre +29,1 % lan pass), et 389 000 nouveaux abonns pour un total de 4,456 millions fin 2009. iliad se montre optimiste et annonce un objectif de 5 millions dabonns en haut dbit en 2011 ! ct mobilit, loprateur utilisera sa licence pour lancer son offre en 2012, avec une couverture de 27 % de la population en janvier 2012.

    plus surprenant, le trublion dinternet, qui sest fait connatre sur la guerre des prix, a expliqu quil pourrait bien faire passer son abonnement tout-compris (internet-tlphone-tv) de 30 35 euros par mois Le co fondateur Xavier niel a clairement montr du doigt les coupables de cet tat de fait : lufc/que choisir qui, au travers dun travail dlibr, cherche faire monter les prix de ce march et les pouvoirs

    publics qui cumulent sans cesse les taxes sur les revenus des oprateurs. Lufc dnonce en effet le non-respect de loi chatel par loprateur qui utilise un chemin dtourn afin de facturer sa hotline ses abonns. ne serait-ce pas plutt pour financer la nouvelle politique dintervention de proximit par des techniciens proches de ses abonns dans la journe ? dans ce cas, les abonns ne seraient-ils pas prts payer pour ce confort relle valeur ajoute ? n

    Un plafond bloquant pour les factures dInternet mobile

    Les trop nombreuses mauvaises surprises, et factures dlirantes, provoques par linternet mobile ont apparemment mu la commission europenne. cette dernire a mis une directive obligeant depuis le 1er mars 2010 les oprateurs de tlphonie mobile plafonner les factures mobiles dans le cadre du roaming, cest--dire dans le cadre de la surfacturation dun abonn par un oprateur mobile tranger.

    un peu brutale, la mesure prvoit de couper laccs internet mobile aux utilisateurs qui dpasseraient le seuil, aprs avertissement ( 80 % du maximum). Le plafond par dfaut sera fix 50 euros.

    certes, la mesure semble radicale. toutefois, de nombreux abonns europens avaient port plainte aprs avoir reu des factures de plusieurs dizaines de milliers deuros, malgr des forfaits illimits .

    de mme, le volume de donnes changes est lui plafonn 1 euro le mgaoctet. ces mesures restent dans la logique de ce qui existe pour la tlphonie vocale et les sms dans lespace europen.

    apparemment ces tarifs devraient encore tre revus la baisse. on souhaiterait que des accords au-del de leurope permettent dutiliser plus franchement la tlphonie mobile lors de dplacements ou de vacances. encore que pour les vacances n

  • CONFRENCE BUS INESS INTELL IGENCE

    Linformatique dcisionnelle dans un contexte de reprise et dincertitude

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    Exploiter plus efficacement linformation dentreprise pour dgager le potentiel dintelligence des donnes

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  • 28 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    10 annes ! Cest ce quil aura fallu pour faire entrer dans le vocabulaire commun de linformatique lacronyme ALM

    pour Application Lifecycle Management, ou gestion du cycle de vie des applications. Les annes 1999 et 2000 ayant

    consomm une bonne partie des ressources et moyens informatiques pour pallier les ventuels bugs de lan 2000 ,

    cest partir de 2000/2001 que le monde du dveloppement logiciel a pris en compte de nombreux chantiers senss

    innover ou amliorer les techniques de dveloppement traditionnelles. Et ce, une chelle industrielle.

    ALM et agilit au cur des processus mtiers

  • Quoi de neuf Docteur ?

    29IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Stratgies mtier et IT : de limportance dtre diffrent

    Lun des premiers objectifs de la stratgie mtier de lentreprise vise crer puis valoriser un avantage comptitif sur le march : lentreprise cherche tre diffrente. dautre part, toutes les stratgies mtiers embarquent virtuellement une composante it qui sappuie gnralement sur des applications et dveloppements spcifiques. on comprend donc aisment que disposer dune informatique supportant les vises stratgiques savre primordial pour toute entreprise dsirant innover. elle cherche alors se doter dune informatique stratgique, mme de comprendre les enjeux mtiers, mais aussi capable danticiper les tendances venir du march.

    IT stratgique et avantage comptitif

    La fentre de diffrenciation durant laquelle lentreprise dispose dun avantage comptitif est courte et trs en amont du cycle de vie de ses produits ou services. do la ncessit de disposer dune informatique stratgique, mme daccompagner et mme danticiper les innovations que va proposer lentreprise. dvelopper rapidement et efficacement des logiciels ou services rpondants ces besoins et sassurer quils seront aisment grables et modifiables, voil les principaux challenges du dveloppement des applications. toujours cette mme qute de lagilit

    De la stratgie mtier lALM

    La stratgie mtier impose dtre diffrent de ses concurrents. cela se traduit par des investissements it stratgiques, et souvent par des dveloppements spcifiques. et cest prcisment ici que laLm entre en jeu. disposer dune vraie filire aLm est essentiel pour crer de la valeur stratgique.

    Les diffrentes plateformes applicatives du march et leurs offres respectives en outils de dveloppement stoffent dsormais de concepts ou principes assez clairement dfinis, visant couvrir des thmes tels que : productivit, qualit, collaboration, intgration, cots, flexibilit cette liste non exhaustive prouve combien la notion daLm se positionne un niveau lev dans les fondamentaux de lentreprise, et combien la frontire dpasse largement les seuls critres de dveloppement des applications. tout projet informatique (ou autre) nait dune ide sense rpondre un besoin. Le cycle de vie des applications couvre toute la priode durant laquelle une entreprise ou organisation

    2000-2010 : vers lALM collaboratif

    Le monde informatique vit donc depuis un rythme soutenu, ponctu davances technologiques, aussi bien du ct infrastructures que du ct solutions de dveloppement : 2002 marque la perce des mthodologies de dveloppement, 2004 impose les principes de gouvernance du s.i. en 2005, les principes de laLm sont plus largement accepts par le march. la fin de cette mme anne, un changement durable sinstalle dans les entreprises : le mtier sapproprie lit, propulsant sur le devant de la scne des mtiers moins connus jusqualors tels que celui darchitecte. mme si les avances technologiques continuent (la virtualisation par exemple), le point le plus marquant des annes 2008 et 2009 aura t le grand changement de lit, sa modification en profondeur pour se mettre enfin au service des mtiers de lentreprise.

    2010 marque lentre de lit dans une phase collaborative, dans des entreprises maitrisant de mieux en mieux leurs processus mtiers et pour lesquelles les logiciels pilotent de plus en plus le business . pressions mtiers et pressions technologiques : le systme dinformation est mis rude preuve et impose donc lindustrie du dveloppement logiciel de constantes mutations et amliorations.

    Collaboration mtier & IT : lALM au cur des processus

    LaLm est-il pour autant un processus mtier fondamental de lentreprise ? quelles connexions existe-t-il entre aLm et stratgie mtier ?

  • 30 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    engage des moyens et des ressources, que ces moyens soient financiers ou humains, de cette ide de dpart jusqu la fin de vie de lapplication associe.

    Les 3 piliers de lALM

    on distingue trois grands piliers dans laLm: laGouvernance qui couvre lensemble de la priode ; leSDLC ou software Development LifeCycle (cycle de vie

    du dveloppement de logiciel), qui commence en gnral un peu aprs la priode prcdente, et se rpte au cours du temps, lors des mises jour (nouvelle version, correctifs, etc.) ;

    etlexploitation , qui dbute en gnral avant la fin du cycle sdLc, avec le dploiement, et qui couvre toute la priode de vie de lapplication dans le s.i.

    La partie sdLc est la mieux identifie ce jour : elle regroupe toutes les phases qui ponctuent le dveloppement du logiciel (gestion de projet, gestion des tests et plan de test, modlisation, gestion des exigences, intgration continue, etc.). son objectif consistant optimiser le processus de bout en bout (on parle souvent dindustrialisation du dveloppement). par ailleurs, lvolution des outils de dveloppement a aussi subi de profondes mutations. Lindustrie est passe des compilateurs et diteurs des annes 70/80, aux ide (integrated development environment) des annes 80/90, pour arriver aux plateformes de dveloppement en quipes contemporaines.

    en fait, laLm est elle-mme un processus mtier critique de lentreprise, un de ceux qui supporte les nombreux autres processus mtiers. toute organisation dveloppant des logiciels devrait considrer laLm comme un processus mtier aussi important que ses autres processus mtiers critiques. en effet, tre meilleur dans son processus de cration logiciel procure forcment un avantage comptitif.

    Le succs de vos projets de dveloppement

    La mise en place dune dmarche aLm au sein des quipes doit se faire de faon pragmatique et mesure. pragmatique, car la dmarche en elle-mme implique trois composantes essentielles :1. Lhumain (les quipes) sur lequel repose la gestion du projet

    au quotidien, mais auquel il faut aussi poser des contraintes de productivit. Les objectifs travers le pilotage et la transparence des projets, sont simples : favoriser lexcellence, responsabiliser, mesurer et amliorer la qualit.

    2. Un ensemble de technologies, auxquelles on demandera dtre performantes, outilles, interoprables, scurises et administrables. Lobjectif de qualit logicielle sera atteint en utilisant des outils productifs, trs intgrs, mais aussi extensible et possdant une courbe dapprentissage rduite.

    3. Des processus, souvent assimils aux mthodologies de dveloppement, impliquant la mise en place de guides, de procdures de gestion des risques et des exigences. Les objectifs ici sont la mise en place dun accompagnement mthodologique, personnalisable et non intrusif, et ce, dans un souci de collaboration.

    ces trois composantes sont intimement lies et condamnes vivre et voluer ensemble. rien ne sert de faire de la mthode pour la mthode si cette dernire nest pas aisment accepte par les quipes, et si elle nest pas facilement injectable dans lenvironnement de dveloppement.

    Lhistoire des outils et environnements de dveloppement est encore une fois riche denseignement sur lvolution de ce triptyque humains-technologies-mthodes . elle se dcoupe en trois grandes tapes places sous le signe de la convergence :

  • Quoi de neuf Docteur ?

    31IT-expert n84 - mars/avril 2010

    1re tape (annes 90) : convergence des dveloppeurs qui utilisent un diteur de code source et un compilateur adapt leur langage de dveloppement. Lobjectif consiste alors briser les murs sparant les dveloppeurs pour les embarquer tous sur un mme pont. La convergence se fera travers des outils tels que les rfrentiels de code source, les moteurs de builds ou les premiers outils de tests unitaires (des outils orients tche pour lessentiel).

    Annes 90 : des outils orients tche

    2me tape (annes 2000) : convergence des quipes projets, incluant toutes les personnes techniques travaillant sur un mme projet (chef de projet, architectes, administrateur de bases de donnes, etc.). cette fois, lobjectif vise runir sur le pont lensemble de ces personnes en favorisant la transparence et la communication entre les membres de lquipe. La convergence se fait cette poque au travers dide ou environnement de dveloppement intgr, regroupant tous les outils utiles aux profils techniques dans une mme solution.

    Annes 2000 : lessor des IDE

    3me tape (2010), que nous sommes en train de vivre et qui illustre bien les principes fondamentaux de laLm : lensemble des quipes impliques dans un projet embarque sur un mme pont, les quipes techniques, mais aussi mtiers. qualit et agilit sont au cur des processus de dveloppement, la convergence seffectuant via des environnements de dveloppement collaboratifs (sorte de HuB) associs des serveurs de dveloppements.

    2010 : lALM collaboratif

    ces serveurs permettent chacun des acteurs du projet de se connecter avec leurs outils familiers. en retour, ils permettent de centraliser et consolider tous les lments et vnements qui rythment la vie du projet. alors, il devient plus simple et rapide dutiliser ces donnes pour piloter les projets en temps rel, tout en analysant et en anticipant grce aux indicateurs cls davancement.

    Lagilit au cur des projets

    un des points cls de lagilit rside dans lide damlioration continue, qui sapplique tout type de projet, et toute dmarche itrative. dans le processus agile, gnralement dcoup en tape de courte dure, la premire action entreprendre la fin dun cycle (que lon appelle sprint ) consiste dresser un tat sur le droulement du sprint qui vient de se terminer et danalyser simplement et rapidement lensemble, afin damliorer le fonctionnement de lquipe, des outils et de lorganisation pour la prochaine tape.

    Lagilit a pour vocation lamlioration continue et lefficacit, en passant par de petites tapes successives, de faon pragmatique et adapte aux quipes et ressources en place. ce dernier point est trs important : il ne sert rien de chercher atteindre un niveau dagilit sur une grille de mesure quelconque, ou par rapport un niveau de maturit global. en revanche, il est pertinent, une fois identifie votre situation vis--vis de lagilit, de dterminer quels leviers activer, et quelles solutions mettre en place pour progresser et -in fine- franchir une tape. si cela se traduit par une progression sur un niveau de maturit, tant mieux, mais l nest pas lessentiel.

  • 32 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Lagilit incarne en fait une nouvelle approche du dveloppement, base sur un modle itratif, en constante volution, mais aussi sur une approche empirique au niveau processus, communication et documentation. ce qui est bien loign de lapproche classique, inspire par les processus industriels en cascade, avec des exigences figes ds le dbut du projet, avec une planification inscrite dans le marbre et des tapes prdfinies pour, au final, ne pas tre suivie ni respecte

    loppos, les quipes agiles font un peu de tout, tout le temps, vitant ainsi leffet tunnel :

    cette approche permet de dcouvrir le ou les rsultats du projet de faon permanente, et elle autorise donc une trs grande souplesse en termes de raction et de correction. La mise en place dun processus de livraisons itratives (en lieu et place des livraisons incrmentales) permet de ragir de faon plus souple, danticiper les modifications apporter, sans pour autant tout remettre en cause.

    Dcider le plus tard possible

    Les mthodes agiles bousculent de nombreuses pratiques tablies : Figerlesbonnespratiquesestdangereux:mieuxvautadapter

    ces pratiques en fonction des objectifs de la prochaine itration, de la composition de lquipe, des contraintes de lenvironnement.

    Dfiniretmettreenplaceunprocessusprvisibleetplanifi:tentant, mais au final risqu. il est prfrable de se concentrer sur les tches raliser. on vite ainsi la perte de vue globale.

    La solution : mettre en place une quipe autoorganise, qui dfinit elle-mme ses pratiques pour chaque itration. Les critres de succs sen trouvent radicalement modifis. en effet, les changements, invitables dans la vie dun projet, doivent tre considrs comme naturels. Les quipes de petite taille nont pas de leader et surtout pas de relation hirarchique affiche : on cherchera dsigner des facilitateurs ou supporteurs plutt que des experts ou des autorits.

    attention toutefois ne pas confondre agilit et bazar organis ! cette simplicit apparente, cette absence de hirarchie stricte, impose une rigueur quotidienne de tous les acteurs. de mme, la documentation et la gestion des exigences doivent tre extrmement bien dfinies et suivies.

    La dmarche, souple, nen reste pas moins rigoureuse. il existe sur le march de nombreuses offres disponibles, lexemple de visual studio 2010 et team foundation server de microsoft, ainsi que des comptences rompues ce type de mise en uvre chez de nombreux partenaires. n

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    CFF10S_AV1_ITexpert_A4.indd 1 10/03/2010 16:48:25

  • 34 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Anatomie de trois ESB Open SourceJBoss ESB, serviceMix et OpenESB

    Historiquement, les outils dintgrations (EAI) ont t les premiers

    permettant de crer un bus dentreprise, ou du moins de crer

    un passage oblig dinterconnexion entre diffrents systmes.

  • Comment a marche ?

    35IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Se librer des chanes du tout propritaire

    Les avantages de cette architecture sont assez vidents : dcouplage des applications entre elles, cration de formats pivots dans lentreprise en outre, changer une application impacte uniquement la modification des connecteurs eai.

    Intgration dun EAI

    une question se pose alors : quelles sont les principales diffrences entre les esB (enterprise service Bus) et les eai ? LesEAIonteninterneuneapprochequiobligelepassageparunpointcentralis.Lintgrationpoint

    point se retrouve entirement dans leai lui-mme. au contraire, les esB ont une architecture dite distribue : le bus est implment dans diffrents systmes et sur diffrentes machines.

    LesEAInutilisentpasoupeudestandardsouverts.ChaqueEAIfaituneimplmentationpropritairede la gestion des messages. ce qui limite les possibilits dvolutions et pnalise la flexibilit dans des systmes htrognes. au contraire, les esB sont conus partir de standards tels que la gestion des messages en java (Jms), XmL, Jca (architecture de composant standard J2ee), etc.

    cette approche de standards ouverts (open-standard) est une rponse de lindustrie du logiciel une double contrainte : celledesclientsnapprciantpaslasensationdenfermementdansunesolutionpropritaire,etqui

    refusait de ladopter. celledumondedulogiciellibrequiapoussverscetypedapprochepourdesraisonsphilosophiques,

    lies au choix des standards ouverts favorisant linteroprabilit.

    Lopen source fait jaillir lESB

    pour permettre doptimiser et de mettre en commun les meilleures pratiques (design pattern), des initiatives ont t prises autour de modles : les eip ou enterprise integation pattern (1). Le projet apache camel est lun des premiers projets open source avoir intgr des composants standards (2).en raction lvolution du march et lmergence doffres bases sur des solutions open source, tous les acteurs historiques de lintgration disposent dsormais de leurs offres esB .

    Ltude de trois solutions open source destines aux entreprises (avec des offres de service et de support) permet de comprendre les fonctions-cls dun esB. cet article va donc dtailler : lasolutionOpenESB(JCAPS6)deSun/Oracle, lasolutionServiceMix(FuseESB)deProgressSoftware, lasolutionJBossESBdeJBoss/Redhat.

    Application A

    Application B

    Application C

    Application DApplication E

    Application A

    Application B

    EAI :Processus

    mtier

    Application C

    Application DApplication E

    1) http://www.eaipatterns.com 2) http://camel.apache.org/

  • 36 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Au cur dun ESB

    Dcouplage des applications

    Les applications du systme dinformations ne doivent pas avoir connaissance les unes des autres. de ce fait, lorsquune application appelle un service mtier du type passer une commande , cela passe par lesB qui dirige lappel vers la bonne application.

    Conversion de protocole

    toutes les applications ne disposent pas dune technologie qui leur permet aisment dutiliser tous les types de protocole de communication. par ailleurs, le programmeur peut souhaiter utiliser le service mtier tel quil existe. Justement, lesB fournit une liste riche en protocoles supports : webservice, ftp, fichier, soap, Jms, edi, HL7, edifact, swift, etc.

    Transformation du message

    Entreprise Service Bus

    Registry(LDAP)Basede donnes

    CRM

    Comptabilit

    ApplicationHot-line Fichierconfiguration

    XML

    Entreprise Service Bus

    Application LegacyApplication

    Adapteurjms

    Adepteurfichier

    Entreprise Service Bus

    ApplicationLegacy

    Application

    Transformation Message

  • Comment a marche ?

    37IT-expert n84 - mars/avril 2010

    chaque application possde son format de donnes. pour interconnecter plusieurs applications, lesB effectue des transformations de format de message. Lune des bonnes pratiques consiste dvelopper un format pivot travers toute lentreprise et crer des transformations pour chaque application vers et depuis ce format pivot. ceci vite de transporter un format propritaire travers tout le systme dinformation.

    Routage des messages

    suivant le contenu dun message, le systme destinataire peut changer. cest pourquoi lesB propose des composants de routage bas uniquement sur le contenu du message ou suite lappel dune application tierce pour identifier le destinataire. ceci permet de faire voluer le systme dinformation (suivant le rythme des fusions/acquisitions des entreprises, par exemple) sans impacter toutes les interfaces des diffrentes applications.

    Enrichissement des messages

    dans de nombreux si, linformation autour dune mme donne est souvent prsente dans plusieurs applications. sur un appel de service, lesB peut puiser des informations dans divers systmes afin denrichir la donne dont lapplication cible besoin.

    ainsi (voir plus loin), dans openesB, associer un mdm (master data management) permet de faciliter le rapprochement des donnes en provenance de plusieurs systmes.

    Entreprise Service Bus

    ApplicationInternet

    ComptabilitGrand Compte

    ComptabilitStandard

    Routage bassur du contenu

    Entreprise Service Bus

    CRM

    Lecture dinformation sur le client

    Marketing directApplicationCommande

    Commande client Commande clientAvec le dtailsur le client

    Enrichissement Message

  • 38 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Ouverture en toute scurit

    Lorsque le systme dinformation est connect des systmes externes, des authentifications/cryptages de donnes sont ncessaires ainsi que de la transmission didentification (type sso). Les esB permettent nativement dintgrer tous ces mcanismes dans toutes les tapes dun flux.

    Surveillance et supervision

    pour combler cette fonctionnalit, qui incarne une de leurs faiblesses, les esB open source offrent tous les outils ncessaires pour se connecter des solutions externes.

    Sun claire le chemin avec OpenESB

    version open source de lesB de sun, openesB 2.2 utilise un serveur glassfish 2.2 et la technologie netbeans 6.7.1.il succde au produit ican 5, acquis par sun lors du rachat de la socit seeBeyond. du fait du rachat de sun par oracle, openesB se trouve de facto concurrenc par loffre soa-esB de ce dernier. par ailleurs, oracle travaille galement la convergence de ses outils internes et de ceux de la suite soa de Bea, aprs son rachat.

    openesB est compos de plusieurs briques: unESBtelquenouslavonsdcritprcdemment, unoutildorchestrationdeservice(BPEL), unoutildIEP(IntelligentEventProcessing),quipermetdagrger,dordonnancerdesmessages

    dans le temps, unoutildeMDM,quiestunoutilcourammentutilisdanslessuiteslogiciellesdcisionnelles.Ilest

    ici utilis pour grer des donnes de rfrence autour de linterconnexion de briques du systme dinformation,

    unoutildadministration(ditconsoleESB)quinestprsentquesiOpenESBestdploysurleserveur dapplication Glassfish (car il est un composant dextension de la console dadministration Glassfish).

    Portail

    MDM

    Business Process ManagementOrchestration BPEL

    Entreprise Service busMediation - Adapters - Routing - Transformation

    Administration

    Console ESB

    Open ESB

    Message Server - Application ServerDirectory Server - SSO

    IEPComplex Event Processing

    BAMBusiness Dashboards

  • Comment a marche ?

    39IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Un IDE central pour dployer simplement

    au cur de la solution : le nmr (normalized message router), bnficie de lapproche JBi (Java Business integration) avec sa notion de composant pour les outils dintgration. La spcification standardise JBi est implmente par plusieurs esB dont servicemix et openesB.

    comme lindique le schma, ce bus permet dinterconnecter tous les composants JBi, quils soient fournisseurs ou consommateurs de messages. une description type WsdL (Web service description Language) est utilise pour dcrire linterface du composant JBi.

    une des particularits de loffre autour dopenesB tient dans la richesse des outils de dveloppement et de supervision.

    ct dveloppement, les principaux composants graphiques nont rien envier aux outils propritaires. de plus, tout se dploie depuis lide vers un serveur dapplication J2ee : local pour tous les serveurs, et sur un serveur distance sil sagit de Glassfish esB (qui est un serveur Glassfish standard contenant tous les composants dexcution esB). lditeurBPELtrsrichepermetdedfinirgraphiquementlestapesainsiquelesmappings

    daffectation simple unditeurdetransformationXSLT(nongraphique). unditeurIEP(graphique) unditeurdapplicationcompositeCASA

    Un ESB trs abouti

    La solution GlassfishesB (openesB dploy sur un serveur dapplication Glassfish) est la plus aboutie dans le monde open-source, autant pour sa robustesse et sa fiabilit que pour ses fonctions dadministration.openesB profite de toutes les fonctionnalits dentreprise de glassfish : performance:nserveurJ2EEtrsperformantetpeugourmandenmmoire; fiabilitetrobustesse:enmodehaute-disponibilit(HA),Glassfishgrelui-mmelesrplications

    de sessions et parmi celles-ci, il gre nativement la reprise sur incident (sur un cluster) ; enadministration,laconsoleditegwt-consoleesttenduepardescomposantsdelESBpour

    ajouter des capacits dadministration et de supervision spcifiques aux composants dploys. par exemple, en mode console, le BpeL a le mme mode de visualisation que sous netbeans. il permet ainsi facilement de faire communiquer les quipes de production avec les quipes de dveloppement sur les mmes visuels.

    Orchestration(BPEL)WSDL

    WSDL

    WS-I BasicSOAP

    AS2

    JBICore

    Services

    J2EE Platform

    Normalized Message Router

    Syst

    em M

    anag

    emen

    t

    JMS

    WSDL WSDL

    WSDL WSDL

    Transformation(XSLT)

    J2EE Platform

    Protocole Bindings

    Service EngineComponents register

    the service they provide

  • 40 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    plutt pour les projets complexes

    openesB met en avant une approche base de service dorchestration BpeL. tous les exemples sont bass dessus et la communication faite par sun/oracle porte principalement sur cette approche. certes, cette approche se justifie pour des processus dorchestration complexes qui peuvent ventuellement dboucher sur des interactions humaines. toutefois, pour des flux plus simples avec des patterns standards, il nexiste pas dans loffre de solution concurrente apache camel. on trouve bien un composant JBi camel avec son diteur sous netbeans, mais il nest pas graphique et il faut coder en fichier XmL les flux raliss avec apache camel.

    Le futur dopenesB sappelle fuji. celui-ci reposera sur des composants osGi - open services Gateway initiatives (comme la version 3 de Glassfish) et sur maven pour la partie dveloppement. il sera possible de crer et de dployer des composants fuji partir de commandes maven. cela permettra dutiliser dautres outils de dveloppement que netbeans.

    De nombreux composants de qualit ingale

    openesB est un bon esB, bas sur une architecture solide (JBi-nmr, Glassfish, gwt-console) et sur un environnement de dveloppement convivial (netbeans) pour quelques composants standards (BpeL, iep). malheureusement, les nombreux composants naffichent pas tous le mme niveau de qualit et de fonctionnalit. Les deux principaux qui distinguent cette solution sont le composant de transformation XsLt et le composant apache camel.

    malheureusement, sun na jamais t trs laise avec les communauts open-source et peu apte rellement les animer. de nombreux composants existent, mais la communaut nest pas trs active en dehors des salaris de sun.

    ServiceMix : lESB qui fuse avec Progress

    projet open source de la fondation apache, servicemix bnficie de plusieurs sponsors dont lun des principaux est la socit progress software. cette socit propose un packaging (support) autour des projets esB de la fondation apache : FuseESBpourserviceMix; FuseMessageBrokerpourActiveMQ,leserveurJMS; FuseSevicesFrameworkpourApacheCXF(webserviceetSOAP); FuseMediationRouterpourApacheCamel.

    Un complment Progress apprciable

    Les principaux contributeurs (dveloppeurs) de ces projets open source sont salaris de progress software. dans la version supporte, progress software a ajout deux autres produits : leplug-inEclipseFuseIntegrationDesignerpourdfinirgraphiquementdfinirdesfluxpourApache

    camel etFuseHQquipermetdajouterdesfonctionsdesupervisionetdadministrationauserveurHyperic

    Hq enterprise.

  • Comment a marche ?

    41IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Encore plus loin vers les standards

    une dmarche a t initie afin dtendre les normes osGi (open services Gateway initiatives), qui viennent de lindustrie, au monde des serveurs J2ee. Limplmentation de rfrence de ces normes est le serveur dmserver dit par la socit springsource (il est noter que cette dernire salarie galement une grande partie des contributeurs au projet apache tomcat). dmserver vient dtre cd la fondation eclipse sous le nom virgo . Le projet apache Karaf est une autre implmentation de ces normes osGi pour J2ee.

    dans sa version 4, servicemix repose sur lapproche composant osGi. il se dploie donc sur un serveur osGi type apache Karaf.

    dans cette illustration, chaque lment de la configuration est un composant osGi et lordre dempilement reprsente leur interdpendance.

    ainsi, vous dveloppez un flux bas : surCameldansuneversiondonne; desinterfacesHTTPversdiffrentesapplications(dansuneversiondonnechaquefois); desprotocoles(JBI)selonleurversion

    Simplifier le dveloppement et les migrations

    un des grands avantages de cette approche base de composants osGi tient dans la capacit dployer deux versions dun mme composant dans un mme serveur. il nest ainsi plus ncessaire de raliser des migrations massives ou de lancer une instance de serveurs dapplication pour chaque version de composants.

    de plus, lapproche de fuse esB diffre radicalement de celle retenue pour openesB. en effet, les outils de dveloppement sont bass sur apache camel, donc sur les patterns dintgration dentreprise. approche opportune puisque la plupart des flux dintgration ne ncessitent pas de processus dorchestration comme BpeL, moins performant, car ils mettent en uvre des mcanismes techniques complexes comme la persistance. il est toujours possible dintgrer un moteur dexcution BpeL de la fondation apache comme apache ode.

    Loutillage de dveloppement est bas sur loffre autour declipse (pour la partie BpeL, Webservice, etc.) et sur loffre fuse intgration designer. cette panoplie correspond bien loutillage de tout dveloppeur java/J2ee.

    Votrecomposant JBI

    ServiceMixComponents

    JBICompatibility layer

    CXFNMR

    CamelNMR

    NMR

    Apache Felix Karaf

    web ActiveMQ

  • 42 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Un succs destime, mais peut mieux faire !

    Loffre autour des outils de la fondation apache est trs active et est de plus en plus plbiscite par les entreprises, autant pour sa pertinence technique et fonctionnelle que pour ses performances : leschoixtechniquesautourdescomposantsOSGIetJBI; leschoixdoutillagededveloppementbassuruneapprocheEIPetnontoutsurleBPEL; performance:ProgressSoftwareaffichequelquesrfrencestrsimpressionnantesauprs

    dentreprises qui grent plus de 20 000 transactions mtiers par seconde avec la suite fuse.

    Le seul manque de cette offre est labsence totale dun moteur iep/cep. de son ct, la fondation eclipse dveloppe un projet nomm swordfish (don de la socit sopera) qui se base sur servicemix. ce projet vise proposer amliorer et simplifier les possibilits de dploiement, de supervision, etc. un projet malheureusement peu actif ce jour

    JBoss ESB : encore du travail, mais

    pour se pencher sur loffre JBoss autour de JBoss esB 4.7, il convient dy ajouter JBoss JBpm 4 et JBoss soa (portefeuille JBoss/redhat).

    Riche en vnements

    JBoss esB permet de raliser toutes les transformations dcrites pour les deux prcdents esB : transformation de protocole et de message, scurit

    Lapproche de JBoss esB est assez proche de celle dapache camel. il sagit dune suite dactions qui sont dclenches suite la rception dun vnement. La richesse des vnements fournis en standard est satisfaisante, et il est trs simple de ltendre. de plus, avec JBoss JBpm, il est possible de dployer une lorchestration de service ainsi que la gestion des corbeilles utilisateurs.

  • Comment a marche ?

    43IT-expert n84 - mars/avril 2010

    en couplant JBoss esB et JBoss JBpm, il est possible dorchestrer des processus mtiers complexes. JBoss JBpm gre la logique mtier tandis que JBoss esB fournit toute la pile technique pour se connecter facilement en entre ou en sortie aux applications externes.

    Hormis lditeur JBpm trs pratique, le dveloppement seffectue via fichier de paramtrage, et il nexiste pas de designer graphique. ce qui ne favorise pas la prise en main.

    mais pauvre en interface

    une des lacunes importantes JBoss esB est son manque dintgration avec JBoss rules. actuellement, lintgration se fait uniquement sur lappel du moteur de rgles pour raliser des choix. or, JBoss rules dispose de trois autres composantes qui pourraient tre exploites : LemoteurfullBPMN2avecsondesignergraphiquesousEclipse.Etil

    sagit de la seule offre open source (ou presque) sur ce sujet. ceci permet davoir des processus mtiers trs complexes avec des interactions nombreuses, et dans un langage de description mtier (Bpmn2 fait partie de la normalisation de lomG qui normalise galement umL). de plus, excut dans le moteur de rgles, un processus peut-tre interrompu tout moment. cela permet une gestion lgante des exceptions mtiers.

    UnmoteurIEP/CEPquipermetdemlangerdesrglesmtiersdunemanire temporelle. cette fonctionnalit iep/cep est aussi prsente dans openesB. Lutilisation de JBoss rules permet dobtenir les mmes fonctionnalits, mais plus volues, car elles bnficient de la richesse dun moteur de rgles.

    Unoutildegouvernanceetderfrentieldesrgles:Guvnor.Ilpermetdestocker lensemble des artefacts (rgles, iep/cep et processus Bpmn2) et ceci dune manire versionne. il serait alors galement possible de stocker les autres artefacts de JBoss esB et JBoss JBpm pour disposer dun rel rfrentiel dentreprise.

    dans ltat actuel, JBoss esB est une offre classique qui ne se distingue pas. une bonne solution dont lapproche trop classique ne favorise pas ladoption. en revanche, lajout cette offre de JBoss rules permet de concevoir une offre unique sur le march.

  • 44 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Autant de projets, autant daventures

    dans le monde du logiciel libre dentreprise, il existe deux grands types de projets : Ceuxentirementpilotsparlaoulessocitslorigineduprojet,commeOpenESB,leframework

    spring, maven, etc. Ceuxpilotsparlacommunautetdontlaoulessocitsproposentdesoffresdesupportdisposition

    quelques core dveloppeurs et dun project leader . ceux qui payent le support sont traits en priorit, et le reste doit tre dvelopp par des personnes externes, soit comme contributeur (avec des droits dcritures sur le code source) soit sous la forme de patch (modification) quun contributeur doit appliquer au code source. mme si limpulsion reste du domaine des project leader , la vitesse dimplmentation dpend alors en grande partie de la communaut. or, les ressources des entreprises ne suffisent gnralement pas.

    openesB fait partie de la premire catgorie et servicemix/JBoss esB de la seconde. cest pourquoi openesB bnficie dune belle plate-forme qui se rapproche dune offre commerciale classique avec la maturit attendue dun tel outil. Les deux autres sont limage de leurs communauts et de leur niveau de maturit sur le sujet de lesB. servicemix comme JBoss esB sont trs utiliss dans leurs versions communautaires, mais beaucoup moins dans leurs versions supportes, en france. ces projets attendent des contributions pour grandir.

    Une varit de choix selon ses attentes

    il convient de choisir loutil le plus adapt son approche du si, sa dmarche et aux outils attendus : Lesoutilsrestentdesoutils.Lesfonctionnalitssontplusimportantes.Ilimportedeprivilgierune

    solution qui saura voluer dans le temps. openesB se trouve dans cette catgorie : bons choix technologiques, et fonctionnalits trs correctes.

    Lesoutilsdoiventrpondreauxbesoinssurdessujetsextrmescommelavolumtrie,lvolutionpermanente des flux (ce qui va imposer de dployer plusieurs versions dun mme flux), etc. en un mot, lapproche par composant comme osGi est la solution la modularit ncessaire. servicemix avec tous les autres composants de la fondation apache correspond alors parfaitement. Bien que plus complexe mettre en uvre, la solution apporte la flexibilit indispensable.

    Pourunegrandemodularitdanslesfluxsansncessitdelapprocheparcomposantetpeudintrt pour les standards, JBoss esB incarne une bonne solution.

    Quel avenir pour ces 3 solutions ?

    LESBdelafondationApacheaunavenirclairementtracversdespratiquesfidleslavenirdelinformatique.

    OpenESBsuitlespasdeServiceMix.Dailleurs,lesmmeschoixdespcificationsontteffectuslesdeux outils : JBi, osGi et nmr ne sont que quelques exemples. openesB va rencontrer le problme de stratgie quoracle voudra adopter sur cet esB. il est probable quoracle maintiendra une quipe core developpeur. une communaut sera crer pour permettre cet outil dvoluer.

    LESBdeJBoss/Redhataccusecertainementleplusderetardsurlimplmentationdecesspcifications. cela va mme plus loin, car JBoss ne souhaite pas passer par les standards JBi et nmr (osGi sera implment dans la version 6 du serveur dapplication JBoss). en revanche, JBoss profite de la forte culture de ses communauts et possde quelques outils autour de son esB qui peuvent lui permettre dinnover vers des fonctions dont les autres solutions open source ne disposent pas, comme le rfrentiel dentreprise (avec Guvnor de JBoss rules). cela passera tout de mme par le respect de standard dimplmentation comme JBi et nmr pour faciliter lcriture de composant portable dun esB lautre. n

    Nicolas Hron architecte J2ee, soa et moteur de rgle au sein du groupe ado, contributeur au projet drools

  • Livres

    45IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Conduite de projets informatiques Dveloppement, analyse et pilotage

    Un livre de plus sur la conduite de projet ? Oui et non ! En effet, trs pratique, cet ouvrage se veut plutt

    un manuel daccompagnement complet et oprationnel. Les auteurs restent prcis et concrets et nous

    pargnent leurs opinions et rflexions, trop souvent exposes sans aucun intrt pour le lecteur dans

    ce type de manuel.

    Destin aux informaticiens et chefs de projets, le livre prsente de faon utile toutes les tapes dun

    projet en laissant chacun effectuer ses choix en connaissance de cause. Le lecteur apprciera lapproche

    pragmatique et la description des outils conus pour la conduite des projets. Assez logique lorsque lon

    sait que Brice-Arnaud Gurin est responsable des dveloppements logiciels chez LexisNexis.

    Schmas, tableaux dtaills, cas expliqu le ton didactique est renforc par la prsentation de mthodes

    de chiffrage, de planification, de gestion des risques, dorganisation fonctionnelle, etc. Les multiples outils

    proposs peuvent tre enrichis par des exemples tlcharger sur le site de lditeur. Dailleurs, louvrage

    est disponible au format lectronique sur le site dENI.

    Conduite de projets informatiquesBrice-arnaud Gurinditeur : eni collection datapro298 pages - environ 43 E ou 36 E en version numrique

    Le management de la performance par les processus

    En priode de crise, rductions budgtaires et augmentation de la productivit ramnent la performance sur

    le devant de la scne. Aprs lavnement de lERP, des services Web et de lapproche SOA, la sensibilisation

    autour de lamlioration des processus devient une proccupation majeure. Et justement, cet ouvrage

    apporte sa pierre ldifice. Ce guide pratique du pilotage de processus sadresse tous les acteurs de

    lentreprise et de son environnement, autour de trois thmes : le pilotage des processus, leur gouvernance

    et la mise en place dune dmarche processus.

    Le sous-titre donne le ton : du BPM la pratique du pilotage de processus . Sappuyant sur des exemples

    concrets, de nombreuses illustrations, des fiches pratiques et des recommandations de mise en uvre, le

    livre vite de tomber dans le pige de lintellectualisation qui rend souvent le propos inintelligible et peu

    oprationnel. Lauteur propose aussi des mthodes, des rgles, des modles et des supports pratiques

    facilement rutilisables et adaptables.

    Le management de la performance par les processus dominique thiaultditeur : Lavoisier298 pages - environ 59 E

  • 46 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Les logiciels libres constituent un mouvement structurant de lindustrie informatique et, bien qutant

    massivement utiliss, ils restent encore parfois mal connus, spcialement du point de vue juridique.

    De plus, leur mode de production, qui mle de manire composite des communauts bnvoles et des

    entreprises, est parfois mal compris.

    Le respect des licences libres : les juridictions veillent

  • Rubrique brac

    47IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Distinguer commercial et propritaire

    parmi les exemples les plus clbres, on cite souvent le navigateur web firefox de la fondation mozilla, la suite bureautique openoffice.org de lentreprise commerciale sun (maintenant oracle), et bien sr le systme dexploitation Gnu/Linux soutenu la fois par une large communaut bnvole et par les plus grandes entreprises du monde informatique.

    La particularit de tous ces logiciels est de prserver les liberts des utilisateurs. ces derniers bnficient de quatre liberts fondamentales, formalises par la free software foundation fonde en 1985 par richard stallman. ils doivent pouvoir excuter, tudier, redistribuer et amliorer le programme sous licence libre. or, le seul moyen informatique de garantir ces liberts revient assurer laccs au code source du programme et pas seulement son binaire, comme le font les diteurs de logiciels propritaires.

    il est fondamental de comprendre que les logiciels libres sopposent conceptuellement aux logiciels propritaires, qui restreignent les liberts de lutilisateur, et non pas aux logiciels commerciaux. dailleurs, de nombreux logiciels libres sont de fait des logiciels commerciaux.

    Lopen-source encadr par des licences

    il existe deux catgories principales de licences libres ou open source. dune part, les licences permissives telles que les licences Bsd ou X11 (aussi appele mit) qui nimposent pas ou peu dobligations aux utilisateurs. Les logiciels quelles rgissent peuvent notamment tre incorpors dans des logiciels propritaires. dautre part, les licences fondes sur la notion de copyleft exigent que toute redistribution du logiciel concern soit faite sous la mme licence ou une licence compatible, lexclusion de toute licence propritaire. La plus clbre des licences libres est la licence Gnu/GpL de la free software foundation, qui rgit par exemple le systme Gnu/Linux.

    cette notion de copyleft est centrale car cest cette construction juridique qui permet de garantir la prennit des quatre liberts prcites que lauteur initial a souhait accorder lensemble des utilisateurs.

    ainsi, un logiciel rgi par une licence copyleft ne peut pas devenir propritaire. il se cre alors un cercle vertueux de partage du code source informatique : si une personne profite du travail de tiers, la contrepartie est que son travail sera ensuite utilisable par tous.outre laccs au code source et au maintien de ce dernier sous une licence libre, il faut, pour respecter pleinement les termes de la licence, fournir une copie du texte complet et respecter les notices de copyright des auteurs prcdents. ces obligations sappliquent immdiatement ds la distribution du logiciel, et envers tout tiers, quel que soit son statut juridique ou conomique (entreprise, particulier, client payant, utilisateur titre gratuit, etc.).

    Les juridictions, gardiennes de ces liberts

    dans un arrt en date du 16 septembre 2009, la cour dappel de paris a justement fait respecter ces exigences de la licence Gnu/GpL. ce litige opposait la socit edu 4 lassociation nationale pour la formation professionnelle des adultes (afpa).

    sans rentrer dans chaque dtail de cette affaire, rappelons simplement que le 13 novembre 2000, la socit edu 4 tait dclare attributaire du march correspondant lappel doffre de lafpa portant sur le dploiement despaces ouverts de formation (eof) travers la france, intgrant un matriel informatique multimdia, un rseau informatique associ, des logiciels de communication, de tltutorat et de pilotage ainsi que les ressources de produits pdagogiques. au cours de lexcution de ce march, diverses difficults se sont rvles et lafpa, qui sestimait trompe, a sollicit la rsolution du march.

    aucun accord amiable nayant pu tre trouv entre les parties, lafpa a introduit une instance devant le tribunal de Grande instance de Bobigny afin de faire rsilier le contrat aux torts de la socit edu 4. Bien que le tribunal nait pas fait droit aux demandes de lafpa et nait pas prononc la rsiliation du march, il na pas accord la socit edu 4 lintgralit des dommages-intrts sollicits et cette dernire a, en consquence, interjet appel du jugement.

    contre toute attente, la cour dappel de paris a infirm le jugement dans son intgralit et prononc la rsolution du march aux torts de la socit edu 4.

    Lafpa sollicitait la rsolution du march au motif que le produit livr par la socit edu 4 ne faisait pas mention de la prsence du logiciel libre vnc, publi sous licence Gnu/GpLv2, lequel avait t modifi, que les mentions relatives aux droits des auteurs de vnc avaient t supprimes pour tre remplaces par celles dedu 4, que le texte de la licence Gnu/GpLv2 avait galement t supprim, et que le mcanisme de protection de vnc avait t modifi en introduisant un mot de passe connu uniquement de edu 4 et non modifiable.

    La socit edu 4 contestait les allgations de lafpa, notamment au motif que les corrections ncessaires devaient tre ralises dans la version dfinitive de la solution devant tre livre.

    La cour a prononc la rsolution du march au motif que la socit edu 4 avait manqu ses obligations contractuelles en livrant un produit dune part qui prsentait pour les utilisateurs des EOF des risques datteinte la vie prive, et dautre part qui ne satisfaisait pas aux termes de la licence GNU GPL puisque la socit EDU 4 avait fait disparatre les copyrights dorigine de VNC sur les proprits de deux fichiers en les remplaant par les siens et avait supprim le texte de la licence. La cour a galement relev que le code source ntait pas fourni, ce qui constitue une autre violation de la licence.

  • 48 IT-expert n84 - mars/avril 2010

    Pas de vide juridique franais sur les licences open source

    dune part, et contrairement ce que lon a pu lire sous la plume de certains juristes, les juridictions franaises peuvent et doivent faire sanctionner toute violation des licences libres dont elles sont saisies. dailleurs, aucun moment la socit edu 4 na contest devoir respecter les termes de la licence Gnu/GpLv2.

    dautre part, il est clair la lecture de larrt que la cour dappel a, juste titre, appliqu les obligations de la licence Gnu/GpLv2 comme elle laurait fait avec nimporte quelle licence, que celle-ci soit libre , open source , ou propritaire . ceci dmontre, si ncessaire, que les licences libres sintgrent parfaitement dans le droit positif franais.

    enfin, cet arrt est encore plus original, car la violation de la licence Gnu/GpLv2 a t constate par la cour dappel la demande de lafpa, qui na jamais contribu ce logiciel, aucun auteur du logiciel vnc ne stant constitu partie lors de linstance. en dautres termes, si les auteurs de logiciels libres peuvent exiger que toute personne respecte la licence sous laquelle ils ont publi leur logiciel, les utilisateurs de logiciels libres peuvent galement exiger le respect de ces licences par ceux qui diffusent des logiciels libres. Les utilisateurs de logiciels libres constituent des tiers bnficiaires qui doivent tre informs de leur utilisation de logiciels libres et doivent pouvoir exercer les quatre liberts.

    en effet, la cour dappel relve comme violation de la licence Gnu/GpLv2 le remplacement des mentions de droits dauteurs ainsi que la suppression du texte de la licence. en labsence de ces informations, il est impossible (sauf avec une expertise technique) davoir conscience que lon utilise des logiciels libres.

    il est vrai que lafpa tait un client de dveloppements infor-matiques de la socit edu 4 et non un simple utilisateur . cependant, cette distinction nest pas pertinente en lespce. dune part, juridiquement, la licence ne distingue pas selon la qualit de lutilisateur du logiciel, les obligations du distributeur sappliquent en tout tat de cause, et lextrme, mme en labsence totale dutilisateurs. dautre part, les licences libres garantissent que les liberts accordes par lauteur originel du logiciel perdurent avec chaque redistribution, au bnfice de lensemble de la communaut des utilisateurs. il est important de conserver lesprit que lauteur dun logiciel libre peut galement devenir un membre de la communaut dutilisateurs, et que toute violation dune licence libre le prjudicie galement pour cette raison.

    il convient de rappeler que conformment larticle 4 de la Gnu/GpLv2, toute distribution violant la licence entranera automatiquement la rsiliation de cette dernire. ainsi, toute personne ne respectant pas les obligations de la licence devra stopper immdiatement toute utilisation du logiciel concern, mais les tiers utilisant ce logiciel conformment sa licence pourront librement continuer de le faire. dans le cas contraire, elle pourra tre sanctionne judiciairement.

    Quelques prcautions prendre pour les entreprises

    toute entreprise est, ou sera court terme, confronte des problmatiques lies lutilisation de logiciels libres, tant ces derniers sont devenus invitables dans le paysage informatique. cest pourquoi une attention particulire doit tre porte une bonne comprhension des licences libres, qui bien que tout fait accessibles, contiennent quelques particularits juridiques quil faut prendre le temps dapprhender.

    compte tenu de larchitecture actuelle des services informa-tiques, et notamment du recours massif la sous-traitance, parfois sur plusieurs niveaux, il est ncessaire danticiper les problmes ventuels en ngociant des contrats adapts. titre dexemple, il conviendra dobtenir des garanties quant la prsence de logiciels libres dans la solution commande et dexiger du sous-traitant que lui-mme respecte les obligations de ces licences, notamment en fournissant le code et la licence associe. en outre, il conviendra de comprendre comment les diffrentes briques logicielles utilises interagissent entre elles et faire valider juridiquement leur compatibilit.

    ces quelques prcautions sont indispensables tant elles permettent au client de faire respecter ses propres droits garantis par les licences libres tout en lui donnant les moyens de ne pas, lui-mme, un jour porter atteinte aux droits des auteurs. n

    Olivier Hugot avocat

    HUGOTAVOCATS est un cabinet daffaires ractif ddi aux socits et aux personnes

    des secteurs de la communication, des mdias, de lart et des nouvelles technologies.

    Il conseille notamment des entreprises et des auteurs dans le cadre du respect

    des licences libres. www.hugot.fr