Dépression de lenfant, de ladolescent Suicide et tentative de suicide

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    04-Apr-2015

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<ul><li> Page 1 </li> <li> Dpression de lenfant, de ladolescent Suicide et tentative de suicide </li> <li> Page 2 </li> <li> Dpression de lenfant Longtemps mconnue Polymorphisme des symptmes Difficilement concevable par les adultes </li> <li> Page 3 </li> <li> Epidmiologie Prvalence plus faible que chez les adultes et les adolescents. </li> <li> Page 4 </li> <li> Symptomatologie Tristesse, douleur morale et ennui: retrait, repli sur soi Anhdonie: dsintrt, dsinvestissement des jeux Troubles moteurs: Ralentissement psycho-moteur: intermittent Sagesse excessive, indiffrence Difficult globale des apprentissages Echec scolaire Troubles du comportement Plus bruyants, souvent au 1er plan Masquent ou luttent contre les symptmes dpressif Culpabilit, anxit </li> <li> Page 5 </li> <li> A noter Plainte rare Notion dquivalent dpressif Accompagne ou masque la dpression Troubles du sommeil, TCA, nursie, encoprsie, Plus lenfant grandit, plus le tableau devient typique Trouble bipolaire discut </li> <li> Page 6 </li> <li> Facteurs favorisants Sparations prcoces et rptes Carences, incohrences affectives Difficult construire des reprsentations psychiques stables sur lesquelles sappuyer. Dpression maternelle Place du pre Attentes familiales trop de pression </li> <li> Page 7 </li> <li> Evolution Continuit avec lge adulte? Beaucoup de variables: Structure de lenfant, tayage, traitement, vnements de vie </li> <li> Page 8 </li> <li> Prvention Guider les parents qui ont des difficults relationnelles avec leurs enfants Eviter, si possible, les sparations prcoces et rptes et non prpares Formation des soignants </li> <li> Page 9 </li> <li> Traitement Avis pdopsychiatrique Psychothrapie Individuelle avec PEC des parents Acceptation des parents empathie reprise de la confiance en lui de lenfant travail psychique possible Si dni de la dpression, trop de dfenses Evaluer ncessit dune sparation avec placement Prise en charge institutionnelle, HDJ Si besoin Antidpresseur Symptmes svre, proches de ceux de ladulte, risque suicidaire lev </li> <li> Page 10 </li> <li> Dpression de ladolescent Normale ou pathologique? </li> <li> Page 11 </li> <li> Epidmiologie Selon les tudes, donc selon les critres diagnostiques: de 4 40%! Prdominance fminine 2 5 fois plus frquente que la dpression de lenfant </li> <li> Page 12 </li> <li> Symptomatologie Syndrome dpressif classique: Ralentissement psycho-moteur, bradypsychie Anhdonie, repli sur soi Humeur dpressive, irritabilit: douleur morale: tristesse, autodvalorisation vision ngative: de soi, du monde, de lavenir Symptmes physiques: anorexie, asthnie, troubles du sommeil, de la mmoire, de la concentration Ides suicidaires, anxit Dure suprieure 15 jours </li> <li> Page 13 </li> <li> A noter Plus souvent excitation que RPM ou leve transitoire de linhibition motrice Irritabilit plus frquente que lhumeur dpressive Fluctuation de la symptomatologie Lado dit rarement quil est triste ou dprim mais quil en a marre , quil sennuie , quil a la tte vide . </li> <li> Page 14 </li> <li> Symptomatologie Dpressivit, morosit des adolescents (30%) Ennui, qui saccompagne souvent dinhibition affective, motrice, intellectuelle. Fait cran aux conflits internes Absence dintrt Sentiment de vide Intermittence et fluctuation de ces tats +++ Maintient ladolescent sur une ligne de crte, dans un tat de dsinvestissement mais en mme temps prt investir quelque chose. Dans un tat dattente. Nappartient pas au pathologique mais peut y mener. </li> <li> Page 15 </li> <li> Symptomatologie Dpressions masques Plaintes somatiques: Asthnie, hypochondrie aigu Troubles du comportement: Violence, fugue, vol, TCA, clowneries,toxicomanie,TS, mises en danger rptes Inhibition Restriction des champs dintrts, calme, retrait </li> <li> Page 16 </li> <li> Symptomatologie Dpressions dans le cadre dautres affections: Pathologie organique aigu Entre dans la schizophrnie </li> <li> Page 17 </li> <li> Etiologies Gntique Construction personnelle: Discontinuit, deuil, dpression maternelle, sparation Fragilise la stabilit psychique donc favorise la dpendance Evnements, environnement Perte: dun parent, sparation, dpart frre/sur Dpression parentale, alcoolisme parental Difficults dans les liens familiaux </li> <li> Page 18 </li> <li> Comorbidits Trouble anxieux Trouble des conduites, toxicomanie, TCA Hyperactivit Tentatives de suicide </li> <li> Page 19 </li> <li> Psychopathologie Il ny a pas dadolescence normale sans dpression, ou plus correctement, sans moments dpressifs, lis aux sentiments de pertes. Ladame F., 1981 </li> <li> Page 20 </li> <li> Psychopathologie Ladolescent doit se sparer de ses parents tout en sappropriant un partie de ce qui vient deux. Adolescence: 2me tape du processus de sparation/individuation. Problmatique de dpendance/autonomie </li> <li> Page 21 </li> <li> Psychopathologie Aux prises avec une double menace: Sa fragilit : Mise lpreuve de son monde interne et de la qualit de ses premires relations et intriorisations. Risques souvrir au monde extrieur, remanier les relations aux parents. Se risquer dans la relation lautre, se risquer tre dpendant. </li> <li> Page 22 </li> <li> Psychopathologie Il est difficile pour ladolescent dtre massivement impliqu dans les bouleversements motionnels qui lagitent et de les penser simultanment. Souffrance souvent non reconnue qui sexprime par lagir, le retrait ou la plainte: Equivalents dpressifs ou Dfenses contre la dpression </li> <li> Page 23 </li> <li> Psychopathologie La dpression clinique napparat quen cas dchec dlaboration de cette double menace, et tmoigne encore dune capacit de dfense, celle de construire et de maintenir ce type de rponse et viter la dsorganisation psychotique. </li> <li> Page 24 </li> <li> Approche socioculturelle Avant, les adolescents voluaient dans un cadre plus rigide mais qui avait un effet de contenance. Actuellement, les adolescents ont une plus grande libert, sont moins encadrs. Cette plus grande libert nest pas forcment facile assumer et pourrait contribuer au dveloppement daffects dpressifs. </li> <li> Page 25 </li> <li> Traitement Consultations dvaluation : Souvent le premier espace pour parler de son monde intrieur sans tre pris dans une relation dautorit type parents-enfant. Mobilise les interactions familiales. Ces entretiens peuvent avoir un effet thrapeutique. Ils peuvent aboutir une proposition de prise en charge, souvent multifocale ( qui vite un mouvement transfrentiel trop massif en dployant les investissements sur plusieurs personnes). </li> <li> Page 26 </li> <li> Traitement de premire intention Psychothrapie (individuelle, de groupe, mdiation) Permet lado de retrouver un rle actif et de rutiliser sa pense. Permet une nouvelle figure didentification. Renforce son monde intrieur par la considration de celui-ci par le thrapeute. Motive ses dsirs vers lautre dans lesquels ladolescent peut se retrouver sans se perdre. Attention! Trouver la bonne distance relationnelle: Ni sduction/ Ni intrusion Anticiper sa demande sans lui retirer sa matrise </li> <li> Page 27 </li> <li> Traitement de premire intention Place de la famille: FONDAMENTALE Entretiens rguliers qui permettent dvaluer les relations familiales et de reprer la capacit des parents se mobiliser et aider leur adolescent souffrant. Ncessit dtablir un climat dacceptation thrapeutique Laide apporte aux parents sur un temps diffrenci (entretiens parentaux, groupe de parents) est trs importante mais pas toujours ralisable Attention! Le thrapeute ne doit pas se situer en meilleur parent face des parents rels </li> <li> Page 28 </li> <li> Traitement de deuxime intention Antidpresseurs En thorie, pas dAMM Mais parfois utiles en 2me intention ou si EDM svre avec abord relationnel entrav. ISRS aprs valuation+++ (donc sans urgence) et surveillance troite (risque dapparition dun comportement hostile ou suicidaire en dbut de traitement) </li> <li> Page 29 </li> <li> Hospitalisation? Rarement quand ladolescent est seulement dprim Mais peut tre ncessaire en fonction: Du contexte familial ou social Des risques de passage lacte htro- ou autoagressifs Des difficults prvisionnels e lobservance thrapeutique </li> <li> Page 30 </li> <li> Hospitalisation Si lhospitalisation est ncessaire: Lieu conu pour les ados, avec du personnel habitu recevoir cette population particulire. Si possible prpare en amont. Elle nest quune tape dans la prise en charge. Adapter la dure en fonction du contexte. Attention au risque de dsinsertion sociale, penser la rescolarisations, aux relations avec les parents. </li> <li> Page 31 </li> <li> Hospitalisation Le rles des soignants est dtre disponible, tolrant mais sans tre complaisant. Cest dans ce contexte quil est possible de crer un espace contenant et de restaurer les limites que les adolescents distinguent mal. Linstitution peut tre utilise comme un lieu de mdiation, en aidant instaurer un espace psychique pour les adolescents trop facilement dans lagir et la difficult de mentalisation. </li> <li> Page 32 </li> <li> Hospitalisation Un service soignant, et fortiori accueillant des adolescents, doit sefforcer dtre un lieu dchanges relationnels intenses: changes avec les soignants, avec les pairs et entre soignants. </li> <li> Page 33 </li> <li> Suicide et tentative de suicide </li> <li> Page 34 </li> <li> Epidmiologie Problmatique de lado plus que de lenfant. Pubert: attaque du corps 1995: 802 dcs par suicide chez les 15-24 ans imprcisions, sous-estimation+++ (TS) 2me cause de mortalit, derrire les AVP AVP: quivalents suicidaires? TS: Beaucoup plus de filles (x 2 4) Suicide: Beaucoup plus de garons : 1 DC pour 22 TS, : 1 DC pour 160 TS TS: &gt;90% mdicaments (50% de psychotropes) Responsabilit mdicale Suicide: pendaison, arme feux, intoxication, noyade Augmentation du nombre des gestes suicidaires ces 30 dernires annes alors que les conditions de vie samliorent. Paradoxe? </li> <li> Page 35 </li> <li> Facteurs de risque suicidaires Conditions de vie: entourage = tayage Familiales: msentente, isolement, indisponibilit psychique, ATCD psy (TS, OH) 2 types de famille: tout se joue dans lacte vitement de toute tension Scolaires, amicales: chec, sparation Traumatismes: ATCD de perte, sparation, discontinuit Violences physiques ou sexuelles Evnements de vie: souvent banals entrane rejet et humiliation Association la dpression, dpressivit, mais 85% dados suicidants indemnes de pathologie psychiatrique. </li> <li> Page 36 </li> <li> Psychopathologie Difficults dans la rsolution de ces problmes, rponses figes, non adaptes. Sentiment dimpuissance, donc de dpendance. Rduction des options dans la conscience la seule possibilit de mort. Seule solution ACTIVE pour chapper cette dpendance. </li> <li> Page 37 </li> <li> Traitement 1er temps: MEDICAL Puis, quand le patient est stable dur le plan mdical,valuer ncessit dune HOSPITALISATION en pdopsychiatrie ou pdiatrie. Mise lcart Traiter la crise, avec lentourage Orienter la prise en charge (individuelle, familiale,) Qualit du relais+++ </li> <li> Page 38 </li> <li> Prvention Un ado sadresse rarement directement au monde psy Formation dans les coles: Professeurs Elves: les aider transmettre leurs inquitudes Formations des professionnels de sant Mdecins gnralistes, spcialistes, infirmiers Un bon rseau entre les soignants = soutien psychique de qualit pour lado </li> <li> Page 39 </li> <li> Prvention Rduction de laccessibilit aux moyens du suicide Armes Mdicaments </li> <li> Page 40 </li> <li> Prvention Reconnatre un ado en souffrance Toute allusion au suicide doit tre releve Ce nest pas parce quils en parlent quils ne le feront pas +++ Changements dattitude: Isolement, chute des rsultats scolaires,toxicomanie, prise de risques, laisser aller dans lapparence, provocations, plaintes somatiques Ne pas hsiter poser la question sur la prsence dides suicidaires +++ </li> <li> Page 41 </li> <li> Prvention Un adolescent en souffrance demande que lon se proccupe de lui et cela reste vrai, mme sil dit le contraire. </li> </ul>