DIABLE - le catalogue collectif des bibliothèques et ... ?· DIABLE Michèle a trois ans et demi, ...…

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    12-Sep-2018

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  • Jules Berry, Josselyne Gael et leur petite fille Michle

    JULES BERRY EST UN BON DIABLE

    Michle a trois ans et demi, elle est blonde et Jolie comme sa maman, mais elle est enjoue et vive comme son papa...

    Toute la famille habite un grand immeuble blanc de la promenade situ en face de la mer.

    Tonte la famille 1 Mais c'est Michle qui en est le centre, puisque tout le monde est autour d'elle... C'est une petite fe.

    Nous avons jou en-semble... Nous avons parl cinma... Mais ouil Et puis nous avons fait quelques photos... Mi-chle soigne sa publicit, car elle sait bien que Mlle Pauflchet paratra un jour sur la scne et sur l'cran.,.

    Marcel "WOLP*.

    J ULES BERHY, le spcialiste des rles d'homme tar, de per-vers, le diable dernier modle des Vtsiteurs du Soir, Jules Berry est dans le priv un pre de famille qui ne laisse point d'autres le soin de cet tat, ni ses plaisirs.

    Les photos cl-contre en font fol. Voici tout d'abord la sou-riante famille de ce Mphisto moderne. Entre son papa, Jules Berry, et sa maman Josselyne Gal, la jeune hritire ne pourra qu'tre vedette de cinma. Pour l'instant cepen-dant, elle s'Intresse surtout aux cabots de peluche et n'est pas du tout cabotine.

    Et cependant, voici Papa ini-tiant dj sa petite illle aux jeux des marionnettes. La leon sem-ble plaire au professeur autant lu' l'lve... Quel dommage que ce papa soit occup si souvent.

    J'ai tlphon & Jules Berry... et j'ai fait la connaissance de Michle.

    All !... Bonjour, mon-sieur, tu vas bien ?... Attends, v'i mon papa

    C INE-MONDIAL te propose un film en vingt lignes, c'est--dire un simple thme, un schma, parfois mme seu-.

    lement un point de dpart partir" duquel chacun peut construire en imagination son film personnel.

    CONCERTO EN FA Des affiches... des- affiches...

    des affiches... Des pavs de publicit dans

    les journaux... Sur toutes les lvres, un nom :

    Frdric Altar, violonistef Salle Pleyel. Salle Gaveau.

    Foule en tenue de soire. Dans un tourbillon d'images en surim-pression : des affiches, des salles combles, Altar qui joue divinement' le concerto en fa.

    Visages extasis des specta-teurs, les yeux perdus dans le rve suscit par la musique.

    Altar, seul sur la scne, dans l'immensit de son art.

    Des mains qui applaudissent longuement, interminablement...

    Coulisses. Le violon du ma-tre dans son crin de soie.

    GABY WAGNER enfant de

    a balle

    U NE jeune femme souriante, un visage qu'on n'oublie pas. A sa naissance, les fes se sont penches

    sur son berceau et ont dit : Tu auras l'ardeur de l'Es-pagne, le charme de Vienne, la simplicit de Paris, la grce des Nordioues et l'en-train du Midi. Et tout cela, elle l'a cueilli au passage de capitale en. capitale, de ville en ville travers l'Europe, car, six mois, Oaby Wagner avait dj respir l'air de sept pays depuis l'Angleterre jus-qu' l'Autriche, en passant par la France, la Belgique, la Hol-lande, le DanemarK. la Nor-vge et l'Allemagne...

    Sa mre naquit dans un cir-que. Ecuyre, puis par la suite trapziste avec son mari dans la troupe des Lo-Tard, elle mit au monde, entre une ar-rive et un dnart, cette pe-tite fille oui devait ds lors tre aussi du voyage. Berce par les clowns, jouant avec les equilibristes, montant des che-vaux quand elle ne savait pas encore lire, Gaby Wagner aime la piste comme on aime sa maison natale, sans pourtant

    PIERRE BRASSEUR a des ennuis

    P IKRRE BRASSEUR est revenu Paris. On l'attendait Impatiemment. On crut mme qu'il n'arriverait ja-mais.

    En effet, Pierre Brasseur n'avait pas attendu son laissez-passer... On l'a re-tenu la ligne de dmarcation... Il eut beau montrer son contrat... supplier, t-lphoner Vichy... Vichy rpondit qu'il tait autoris franchir la ligne, mais au lieu de tlphoner Moulins ou tait Brasseur, tlgraphia Vlerzon,,,

    Cinq jours aprs, Pierre Brasseur put enfin passer, grce la complaisance des autorits allemandes.

    Quant aq laissez-passer, M le reut dix jours aprs son arrive au studio...

    Paul Pavaui, remet Pierre Brasseur, le passeport tant attendu.

    L ES priodes agites comme celle que nous vivons tont natre, en masse, des ides nouvelles. C'est, je le crois, une tare. 11 n'est' peu:-tre pas ncessaire de faire beaucoup de choses. Mais il faut les faire bien.

    Parmi les ides nouvelles qui semblent s'im-poser, il y a celle que l'auteur d'un scnario cinmatographique doit tre son propre d-coupeur . Son propre dialoguiste. Son propre metteur en scne. ,

    Cette conception nouvelle me parat, a moi, auteur, tout simplement absurde, et je crains que les producteurs ou les commanditaires as-sez lalbles pour se laisser entraner par son mirage n'aient le regretter amrement.

    Il y a une dizaine d'annes, j'entendais, au Comit de la Socit des Auteurs de films, affirmer quoja conception du mefleur en sane devait, dans la ralisation d'un fiim, dominer toutes les autres. Il revendiquait la priorit sur tout le monde, mme sur celui qui avait eu l'ide initiale au film, c'est--dire sur le scna-riste, dont il devait pouvoir modifier l'uvre, mme crite sous la forme d'un livre ou d'une pice de thtre, au gr de ses prfrences.

    Il y avait l. une exagration manifeste. Mais quand j'entends aujourd'hui proclamer que le metteur en scne ne sert plus rien, je pense qu'il y a l une exagration en sens inverse, qu'il convient de redresser.

    Ainsi que je l'ai expos dans un prcdent article, soutenir qu'un auteur doit s'exprimer par le film est une a erreur . Le cinma est un art essentiellement objectif, auquel le mouve-ment est ncessaire. 11 ne peut tre question, po'ir le public, de voir se drouler un film de p us de 2.000 mtres, dans lequel il ne se passe j peu prs rien. Mettre en relief l'volution des penses et des sentiments, ce n'est pas le rle de l'cran. C'est celui de la littrature. Et lorsque, pour servir de base une uvre cin-matographique, on va chercher un roman, une nouvelle, et mme une pice o ie drame est purement intrieur, on se trompa, parce que, par la sucaession d'images sensiblement iden-tiques, on n'arrive qu' semer l'ennui. le pour-rais citer comme exemple, un film tir d'une nouvelle d'un des plus iconds romanciers du 19* sicle, qu'on nous a prsent rcemment.

    Le mouvement, la vie, le changement de d-cors, la prsentation des personnages, l'labo-ration du scnario, tout cela es) de la comp-tence de l'auteur. Inventer une histoire, c est son mtier. Mais disposer des artistes ou des figurants sur le plateau, dcider de l'utilit d'un gros plan, enchaner sur un travelling , c'est le mtier d'un autre, qu'on a jusqu'ici appel le metteur en scne. Pour le bien pos-sder, ce mtier, il laut non seulement un sens inn de la prsentation spectaculaire, mais une longue pratique. Et je ne vois pas comment les qualits d'imagination ou d'observation de l'au-teur pourraient remplacer, la fois, cet instinct et cette technique.

    A mon avis, l'innovation de l'auteur-ralisa-teur ne sera pas un progrs mais un recul.

    Entre l'auteur et le metteur en scne, on a continu d'interposer deux autres techniciens, le dcoupeur et le dialoguiste qui, bien

    souvent, ne sont qu'une seule et mme per-sonne.

    Dans la conception moderne, dont je viens de prciser les bases, cette lonction satellite sera supprime. L'auteur dcoupera son uvre et iera les dialogues.

    Ne confondons pas. Le dcoupage est un tra-vail. La composition des dialogues en est un autre. Le premier ncessite une technique parti-culire, Le dcoupeur crit d'abord, sur le pa-pier, en se servant du scnario de l'auteur et cela, scne par scne le film qu'on rali-sera ensuite. C'est lui qui suggre, pour lq clart de l'action, l'enchanement de ces scnes et les trucs de technique.

    Quand son dcoupage est iait, ses dialogues crits, 11 montre son uvre au metteur en scne aui, avec l'autorit qu'il tient de son titra de ralisateur, ajoute, retranche, modifie et ar-rte le dcoupage dfinitif.

    Je ne vois pas d'inconvnient ce qu'on supprime le dcoupeur. Mais je ne vois pas non plus l'avantage de cette suppression. Si ce satellite n'existait plus, le metteur en scne fe-rait le dcoupage et l'auteur crirait les dia-logues. Contraint faire un travail, auquel il n'est pas accoutum celui d'crire ie metteur en scne s'en tirerait assez mal. Par contre, la plupart du temps, l'auteur crira dos dialogues un peu plus soigns que les dialo-guistes habituels.

    Et ce ne serait pas mauvaise chose. Jusqu'ici, en effet, on n'a gure compris le

    rle que peut jouer le dialogue dans le succs d'un li]m. On s'est, pour l'crire, adress des gens qui talent un peu, la littrature, ce que l'ancien bouillon Duval tait la Gastro-nomie, Ces gens ont rdig sans aucun soin d'ailleurs un texte, qui se bornait au rle de texte d'accompagnement, Taction de-vant tre, avant tout, explique par la succs sion d'images.

    Cette erreur a dur onze anc Ce n'est qu'au printemps de 1942 qu'un pro-

    ducteur artiste a invit un des crivains les plus considrables de notre poque composer les diqlogues du film tir de la nouvelle d'un gant de la littrature franaise. Il faut dire que ces dialoaues ont t crits avec une so-brit, une lvation de pense, et un got qui ne peuvent1 laisser le Bpectateur indilirenl.

    La qualit du dialogue a toujours t un acteur important de succs, pour une uvre dramatique.

    Lo d aJoguo du film doit avoir son impor-tance. C'est, en somme, de l'extrait d'me humaine. Et cet extrait, il faut avoir pour le composer, la fois une connaissance appro-fondie de nos contemporains et une technique sre. ,Ne s'agit-il pas d'exprimer, en peu de mots, la synthse de la pense des personna-ges, en ayant recours des Images qui doivent faire impression sur le public ? Ce n'est pas si commode, DanB tous les cas, c'est en dehors des moyens de quelques gens de plum