EHS, nouvelle susceptibilité biologique

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    30-Dec-2016

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<ul><li><p>98 // REVUE FRANCOPHONE DES LABORATOIRES - NOVEMBRE 2013 - N456 </p><p>bien que dj reconnus comme maladie dans certains pays mme si en France lANSES ait conclu labsence de risque sanitaire.</p><p>Conclusion que la rponse ministrielle reprend quoique lexpo-sition individuelle aux CEM mis par les tlphones mobiles, les tudes biologiques, cliniques et pidmiologiques montrent que lhypothse dun risque ne peut tre totalement exclue pour des utilisateurs excessifs de tlphone mobile qui les exposeraient des expositions suprieures celles des antennes-relais. Quant aux souffrances rapportes par les personnes rapportant tre hypersensibles aux CEM, elles ne peuvent tre ignores. Cest pourquoi une tude visant dfinir une prise en charge adapte a t lance en juillet 2012 par le Service de pathologie profession-nelle de lHpital Cochin Paris. Il sagit dune tude pilote dune dure de quatre ans finance par le Programme hospitalier de recherche clinique (PHRC). Les patients sont reus la consulta-tion de pathologie professionnelle et de lenvironnement de leur rgion. Le suivi des symptmes est effectu sur une anne.</p><p>Dserts mdicaux : tre coercitif ?Question du dput Olivier Marleix au ministre de la Sant sur le problme des dserts mdicaux. Il souhaite savoir si le gouverne-ment est favorable la mise en place de mesures contraignantes de garde, voire dinstallation, afin de lutter contre la dsertification mdicale.</p><p>Le ministre rappelle lannonce du Pacte territoire sant pour faire face ce problme rcurrent. Les difficults daccs aux soins, dus aux dlais de rendez-vous longs ou lloignement gogra-phique dun professionnel, accroissent le sentiment de dsertifica-tion mdicale, alors que, en matire de densit mdicale, la France vit un paradoxe : le nombre de mdecins na jamais t aussi lev (densit mdicale : +30 % en 20ans) alors que les ingalits ter-ritoriales par dficit dinstallation des professionnels demeurent importantes. En outre, les zones rurales ne sont pas seules concer-nes : on constate quil manque des professionnels de sant dans les banlieues et mme dans certaines villes qui enregistrent une baisse du nombre de mdecins [par non remplacement de ceux qui partent en retraite].</p><p>Le Pacte territoire sant vise faciliter linstallation des jeunes mdecins en les incitant faire un stage de formation lexercice en cabinet avant linternat. La cration dune garantie de revenu devrait permettre 200 praticiens territoriaux de mdecine gn-rale de simplanter partir de cette anne dans les territoires dfa-voriss o un rfrent-installation devrait les accompagner lors de leur installation. Le ministre souhaite acclrer le dveloppement du travail en quipes de professionnels de sant (mdicaux et paramdicaux), dj amorc et de lquipement en tlmdecine. Enfin des investissements spcifiques sont prvus dans les terri-toires-cibles, dont on na pas le dtail. Dans ce plan, il est prvu dici 2015, on sen souvient, de permettre aux patients de ntre jamais plus de 30 minutes dun service durgence. QQ</p><p>J.-M. M</p><p>Cest la saison dAedes albopictusRoland Courteau, snateur, signale au ministre de la Sant quA. albopictus est prsent depuis 2004 en mtropole et qu la diffrence de nos autres moustiques, il est vecteur de maladies graves tels </p><p>dengue et chikungunya. Or la priode laquelle il est le plus actif va de mai novembre. Implant dans le </p><p>sud de la France, il pourrait remonter au nord et louest. Quelles mesures de matrise du vecteur pour stopper sa propaga-tion et protger lHomme ?</p><p>A. albopictus est dot dune forte capacit invasive, note le minis-tre, prsent notamment dans les dpartements du pourtour mditerranen et en Italie depuis 1990. La surveillance entomo-logique a montr sa progression dans le sud de la France, Alpes-Maritimes (2004), Haute-Corse (2006), Var (2007), Corse-du-sud (2007), Bouches-du-Rhne (2009), Alpes-de-Haute-Provence, Gard, Hrault et Vaucluse (2010), en 2012 dans le sud-ouest (Lot-et-Garonne). Le Plan national anti-dissmination du chikungunya et de la dengue labor ds 2006 renforce la surveillance pid-mio-entomologique et value le risque de dissmination des virus dont il est vecteur pour dtecter au plus tt sa prsence et celle de patients virmiques.</p><p>Ce plan fait lobjet dun guide, sa dernire version est annexe la circulaire N DGS/RI1-3/2012/168 du 23/4/2012. Ds quA. albo-pictus est implant dans un dpartement, celui-ci est class par arrt comme dpartement o le moustique constitue une menace pour la population. Autorits et collectivits territoriales visent alors rduire au minimum la population de moustiques. Pour dtermi-ner les zones emmoustiques, la DGS finance les EID, Ententes interdpartementales pour la dmoustication charges de la sur-veillance entomologique et de la lutte antivecteur, celle-ci permet-tant de ralentir lexpansion du moustique vers dautres zones : en 2012 des dpartements non classs lont repr, Aude, Ardche et Drme, o la lutte antivecteur sera applique.</p><p>EHS, nouvelle susceptibilit biologiqueLEHS, cest llectro-hypersensibilit, une sensibilit exacerbe aux champs lectromagntiques (CEM), dont lintensit dans lenvironnement augmente avec le dveloppement du wifi, de la 4 G, la multiplication des tlphones portables et des antennes-relais. Ce problme de sant mergent est voqu par 5 dputs, qui rappellent au ministre de la Sant que des recherches sur les effets biologiques des CEM mis par les antennes-relais ont t menes par lINERIS (Institut national de lenvironnement indus-triel et des risques) et lUniversit Jules-Verne de Picardie et ont conclu que la rgulation thermique, le comportement alimentaire et le sommeil sont impacts par les radiofrquences chez lani-mal alors que ces effets sont encore mal connus chezlhumain, </p><p> O</p><p>xloc</p><p>k</p><p> Ig</p><p>natiu</p><p>s W</p><p>oost</p><p>er</p><p> mrfi za</p><p>EHS, nouvelle susceptibilit biologique</p></li></ul>