Évaluation en laboratoire de la toxicité pour Diaeretiella rapae [Hym.: Aphidiidae] des pesticides utilisés en traitement des parties aériennes des plantes

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    10-Jul-2016

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<ul><li><p>ENTOMOPHAGA, 21 (I), 1976, 19.29 </p><p>I~VALUATION EN LABORATOIRE DE LA TOXICITI~ POUR DIAERETIELLA RAPAE [HYM. : APHIDIIDAE] </p><p>DES PEST IC IDES UTILISI~S EN TRAITEMENT DES PART IES A I~RIENNES DES PLANTES </p><p>R. DELORME (1) </p><p>INRA, Laboratoire de Phytopharmacie, C.N.R.A. route de Saint-Cyr, 78000 Versailles, France </p><p>Une m6thode d'appr6ciation de la toxicit6 pour Diaeretiella rapae M'INTOSH des pesticides utilisds en serre, b~ l'aide de tests de laboratoire de longue duroc est d6crite. Elle comporte l'6tude de l'actiort sur les stades internes au pucerort du parasite et la mise en 6vidence de la toxicit6 initiale et de la persistance d'action des r6sidus pour les adultes. 9 pesticides ont 6t6 test6s parmi lesquels des insecti- c!des, des aphicides sp6cifiques, des acaricides sp6cifiques et des fongicides. Le B6nomyl, le Mancoz6be, le Dicofol r le T&amp;radifon ne montrent qu'une toxicit6 tr6s faible. Le Pirimicarbe, l'Isolane et la Phosalone montrent une toxicit6 moyenne, leur persistance &amp;action &amp;ant assez faible. Par contre le Vamidothion et le Fundal forte se r6v~lent extr~mement toxiques, surtout par leur tr~s longue persistance d'action. </p><p>Les Hym6nopt&amp;es parasites const i tuent un 616merit important du complexe des ennemis naturels des pucerons. Les Aphidiidae, en part icul ier par leur taux de reproduc- t ion et leur haut degr6 de sp6cificit6 semblent part icul i~rement int6ressants quant/~ leurs possibil it6s d 'ut i l i sat ion en lutte biologique. Des essais de fftchers de masse ont d6jb. 6t6 r6alis6s aux ]~tats-Unis avec des r6sultats tr~s encourageants. En France, la Stat ion de Zoologie de I ' I .N .R .A . ~t Ant ibes s'est pr6occup6e d 'explorer les possibil it6s d 'ut i - l isat ion des parasites pour la lutte contre les pucerons en serre, en part icul ier de Diaere- tiella rapae M'[NTOSH contre Myzus persicae SULZER et Brevicoryne brassicae L. (LYON, 1968, 1970, 1971, 1973). </p><p>Peu de travaux 5. l 'heure actuelle ont 6t6 r6alis6s concernant les effets des pest ic ides sur D. rapae et la famille des Aphidiidae. Nous pouvons citer les travaux de BONNE-~ MAISON (1962) WIACKOWSKI ~; HERMAN (1968), WIACKOWSKI &amp; DRONKA (1968) sur D. rapae en laboratoire, BARTLETT (1958) sur parasites de Therioaphis maculata BUCK. 6galement en laborato i re et ceux de TAMAKI, HALFHILL &amp; MAITLEN (1969) sur Aphidius smithi SHARMA &amp; SUBBA RAO en serre. </p><p>MATI~RIEL ET MI~THODE </p><p>D. rapae est un Hym6nopt~re Aphidiidae dont l 'hbte pr6f6rentiel dans la nature est Brevicoryne brassicae L.. Myzus persicae SULZER est 6galement mentionn6 comme </p><p>(1) Avec la collaboration technique de Mine A. GREDT. </p></li><li><p>20 R. DELORME </p><p>h6te par de nombreux auteurs (SMI1H, 1944; GEORGE, 1957; HAFEZ, 1961; SENGONCA, 1971). LYON (1968) constate que le parasite se maintiellt spontan6ment sur Myzus persicae sur des plantes hhtes telles que chou, betterave, primev6re. </p><p>D. rapae est un parasite interne de l'h6te. L'ceuf est d6pos6 dans la cavit6 g6n6rale; apr6s 6closion 4 stades larvaires se succ6dent. La larve primaire est attir6e par les ovaires du puceron et d6vore les ovocytes de son h6te qui est ainsi st6rilis6; au cours des stades larvaires 2 et 3, le parasite n'attaque aucun des organes essentiels; la larve 4 provoque rapidement la mort du puceron et tapisse la cavit6 de sole; la nymphose se produit et l'adulte 6merge par une ouverture circulaire el1 forme de clapet mobile, pratiqu6e ~t travers le cocon soud6 au t6gument momifi6 du puceron. La dur6e du cycle est 6videm- ment fonction de la temp6rature mais aussi du stade parasit6. En laboratoire elle peut aller de 11 jours h 25~ 5. 25 jours ~ 15~ A 20~ la dur6e est de 14 jours ou de 17 jours suivant le stade de l'h6te (BONNEMAISON, 1970). </p><p>La long6vit6 des adultes h 20~ est de l'ordre de 6 ~ 7 jours pour la plupart des auteurs, saul BROUSSAL (1966) qui indique 13 jours. La f6condit6 est de l 'ordre de 500 eeufs d'apr6s BROUSSAL (1966), d'autres auteurs donllent des chiffres variant de 200 ~t 300 eeufs. </p><p>Les femelles peuvent s'accoupler et pondre d6s l'6mergence. Lorsqu'une femelle n'est pas f6cond6e il y a parth6nog6n6se arrh6notoque. </p><p>MATERIEL </p><p>L'h6te choisi pour l'61evage de D. rapae est Myzus persicae. Ce dernier est 61ev6 sur un m61ange pois-f6ves 5. 20~ 1 ~ 70 %-4- 10 % d 'HR et sous une photop6riode de 16 heures, l'6clairage 6tant assur6 par des rampes de 4 tubes fluorescents de 40 W chacun situ6s ~t 20 cm environ au-dessus du sommet des cages. Dans ces conditions nous avons v6rifi6 que la dur6e de cycle de D. rapae est de 13 5. 17 jours suivant le stade de l'h6te (en accord avec BONNEMAISON, 1970). La long6vit6 des adultes du parasite est en moyenne de 6,1 jours. </p><p>M ETHODE </p><p>La m6thode propos6e ci-dessous a 6t6 6tudi6e en fonction de la biologie du parasite et el1 fonction des relations h6te-parasite existant. </p><p>Des tests pr61iminaires ont montr6 que les adultes de parasites, du fait de leur petite taille se montreat excessivement sensibles ~ de nombreux pesticides appliqu6s en pulv6- risation aussi bien par l'effet toxique de la mati6re active que par l'effet m6canique de la pulv6risation. </p><p>C'est pourquoi nous nous sommes orient,s vers des tests sur stades du parasite internes au puceron, et vers des essais de persistance d'action du pesticide sur parasites adultes 61iminant ainsi dans ce dernier cas l'effet m6canique du traitement. </p><p>Les essais sont conduits sur f6ves plant6es individuellement en pots sur un m61ange sable-terre, selon le montage indiqu6 figure 1. </p><p>Trois s6ries de tests ont 6t6 r6alis6es, les conditions de temp6rature, hygrom6trie et photop6riode 6tant identiques b. celles de l'61evage. </p><p>Stades internes aux pucerons. </p><p>Pour des raisons pratiques et m6thodologiques ce type d'action comporte deux s6ries de tests. </p></li><li><p>TOXICITI~ DES PESTICIDES POUR D. rapae 21 </p><p>Support plostique pour la housse~ </p><p>Ouverture carrie . ~ } ~ ferrule par du Velcro I - </p><p>~Housse de mousseline </p><p>.'bve </p><p>Systbme de boites plastiques laissant passer la tige </p><p>Plaque plastique circulaire recouvrant le sol </p><p>ues assurent h~it~ </p><p>Soucoupe pour arrosage </p><p>FIG. 1. Dispositif utilis6 pour les tests. </p><p>a) Pucerons parasit~Ss par des stades 6gds du parasite (pucerons momifi6s renfermant des larves 3, 4, des nymphes et adultes pr~ts b. 6clore). </p><p>De jeunes f~ves sorties de terre depuis environ 2 b. 3 jours sont contamin6es par une centaine de pucerons de tous stades pr61ev6s dans l'61evage. 5 jours plus tard et 12 jours avant traitement on introduit 5 femelles et 2 m~tles de parasites ~g6s de 0 ~t 24 heures. </p><p>Apr6s avoir retir6 les housses, le traitement se fait par pulv6risation d'une s6rie de 6 solutions dont les concentrations erl mati~re active forment une gamme g6om6trique de raison 2. (par exemple concentrations utilis6es pour un essai Vamidothion : 1,5625 - 3,125 - 6,25 - 12,5 - 25 - 50 g MA/hl). </p><p>Apr6s traitement les parasites vivants ou morts ayant 6clos des morales sont r6cup6r6s chaque jour ~t l'aide d'un aspirateur. </p><p>La p6riode d'6mergence commence g6n6ralement d~s le lendemain du traitement, se prolonge 10 ~t 12 jours pour la 1 re g6n6ration et d6s le 13 e ou 14 e jour apparaff la 2" g6n6ration qui 6merge pendant une p6riode de 15 ~t 20 jours en moyenne (dans le cas o~ il apparaR une 2 ~ g6n6ration). </p><p>A la fin des 6mergences on contr61e sur la plante momies 6closes et momies non ~closes. </p><p>L'appr6ciation de l'effet du pesticide envisag6 sur les stades ~g6s du parasite se fait par calcul du pourcentage de momies non 6closes par rapport hun t6moin trait6 </p></li><li><p>22 g. DELORME </p><p>~t l 'eau; les momies non 6closes appartenant b. la 2 e g6n6ration n'ayant subit aucun traitement sont consid6r6es comme repr6sentant un pourcentage identique h celui du t6moin. Connaissant le nombre de parasites appartenant b. la 2 e g6n6ration, on peut ainsi ealculer le nombre de momies non 6closes de la 2 e g6n6ration et par soustraction, celui de la I re g6n6ration. </p><p>b) Pucerons parasites par de jeunes stades du parasite (pucerons non momifi6s renfermant des 0eufs et larves 1 et 2 du parasite). </p><p>Cette s6rie est conduite de la m~me faqon que pr6c6demment sauf en ce qui concerne la date de traitement qui se situe seulement 5 jours apr6s infestation par les parasites adultes. </p><p>Les 6mergences sont suivies de la m~me fa~on. Elles d6butent en g6n6ral le 7 e ou 8 e jour apr6s traitement. Comme pr6c6demment la'l re g6n6ration s'6tale sur 10 ~t 12 jours, et la seconde, s'il y a lieu, en moyenne sur 15 h 20 jours. </p><p>La toxicit6 du pesticide sur les jeunes stades est 6valu6e par la r6duction des 6mer- gences de parasites adultes par rapport au t6moin, et par v6rification sur la plante des momies ~closes ou non ~closes. </p><p>La scission en deux s6ries du test r6alis6 sur les stades internes du parasite a 6t~ rendue n6cessaire pour plusieurs raisons : </p><p>- - la long6vit6 des parasites adultes (6 h 7 jours en moyenne) est trop courte pour permettre d'avoir tousles stades au moment du traitement (dur6e de la contamination I2 jours) ; </p><p>J cette scission permet d'6viter le chevauchement des I re et 2 e g6n6rations ; </p><p>- - elle permet 6ventuellement de mieux.comprendre le mode d'action du pesticide envisag6. </p><p>- - en faisant la moyenne des r6ductions de population observ6es dans les deux s6ries il est possible d'appr6cier I'effet global du pesticide sur une population de parasites comprenant tous les stades internes au puceron. </p><p>Cette 1 re s6rie permet doric de mettre en 6vidence la r6duction dupourcentage d'6mer- gence des parasites adultes, due au pesticide envisag6, par rapport au t6moin trait~ ~t l'eau. Elle permet 6galement de noter la pr6sence ou l'absence d'une 2 e g6ndration done une appr6ciation qualitative de la possibilit6 pour le parasite de se reproduire. </p><p>Dans le cas off la 2 ~ g~n6ration n'apparait pas, deux facteurs doivent ~tre envisag6s : </p><p>- - les parasites ont 6merg6, mais ont 6t~ tu6s par les r6sidus du pesticide sur la plante au moment de l'6mergence sans avoir eu la possibilit6 de se reproduire; </p><p>le pesticide a 61imin6 tousles pucerons non parasit6s et en supprimant les h6tes a supprim6 la possibilit6 de reproduction. </p><p>Ces facteurs, dont l ' importance est difficilement appr6ciable directement, font l 'objet d'&amp;udes compl6mentaires que nous rapportons ci-dessous. </p><p>Essai de persistance d'action du pesticide sur adultes du parasite Le traitement est effectu6 de la m~me faqon que dans la s6rie pr6c6dente mais sur </p><p>des plantes non infest6es. 50 parasites adultes par dose sont ensuite apport6s b, partir du jour de la pulv6risation puis apr6s 1, 2, 3, 7, 9, 15 jours et 6ventuellement chaque semaine ult6rieurement. Les parasites apport6s pr61ev6s dans l'61evage sont fig6s de 0 b. 1 jour; leurs mortalit6s sont relev6es apr6s 24 heures de contact, pour permettre, par les recontaminations successives mentionn6es ci-dessus, de suivre la persistance d'act ion des r6sidus. </p></li><li><p>TOXICITE DES PESTICIDES POUR D. rapae 23 </p><p>I1 est bien 6vident que la similitude entre Faction des r6sidus sur les parasites issus de pucerons trait~s et ceux apport6s apr~s traitement n'est pas parfaite, mais il est ainsi possible d'6tudier de mani6re assez pr6cise la persistance &amp;action du pesticide pendant une p6riode couvrant au moins la p6riode d'6mergence de la premiere g6n6ra- tion. Pour les produits 6tudi6s jusqu'ici nous n'avons d'ailleurs pas relev6 de contra- dictions entre les mortalit6s qualitatives observ6es darts la s~rie Aet celles relev6es par cette m&amp;hode. </p><p>Aucune comparaison des persistances &amp;action des pesticides en laboratoire et en serre ou en plein champ n'a pu ~tre effectu6e. Notons que pour les pesticides test6s aucune contradiction majeure n'a ~t~ relev6e entre les r6sultats observ6s et la rSmanence accord6e g6n6ralement 5. ces pesticides. </p><p>Essai sur population de pucerons non parasitds Comme nous l'avons indiqu6 pr6c~demment il nous a sembl~ int6ressant de connaRre </p><p>Faction du pesticide sur l'h6te Myzus persicae dars les m~mes conditions, d'une part, pour pouvoir comparer les actions sur l'h6te et le parasite et d'autre part, afin de mieux comprendre ou expliquer certaines actions du pesticide sur le parasite, en particulier sur les jeunes stades. </p><p>Le test est r6alis6 de la mani~re suivante : de jeunes f~ves sont contamin6es 5 5. 6jours avant traitement par une centaine de pucerons de tous stades et la population survivante est contr616e 7 jours apr+s traitement. La toxicit6 du produit est exprim~e par la r6duc- tion de population vivante par rapport au t6moin. </p><p>Les diff6rentes op6rations r6alis~es dans les divers types d'essais rapport6s ci-dessus sont r6sumdes dans la figure 2. </p><p>RI~SULTATS </p><p>MATIERES ACTIVES TESTI~ES ET CONCENTRATIONS UTILISI~ES </p><p>Les produits actifs soumis aux essais sont indiqu~s dars le tableau 1. Les substances sont dispers~es dans l'eau et utilis~es 5. 6 concentrations formant entre elles une gamme g6om6trique de raison 2; la concentration la plus ~lev~e est la concentration d'emploi recommandde dans la nature; darts le cas o~ plusieurs concentrations sont prdconisdes, nous avons choisi la plus 61ev~e, saul" dans le cas du Pirimicarbe o(1 la concentration choisie correspond 5. celle utilis~e en serre sur pucerons. </p><p>Chaque essai complet est r6pSt~ 2 lois. Lorsque le 1 er essai n'a montr6 qu'une toxicit~ faible aux doses test6es nous avons d~cal6 la gamme de doses de mani~re que la con en- tration d'emploi devienne la dose moyenne lors du 2 6 essai. </p><p>EXPRESSION DES RESULTATS </p><p>Nous indiquons dans le tableau 2 les diverses 6tapes de calcul dans un essai pris comme exemple. </p><p>Le calcul de la population restant vivante 24 heures apr6s l'6mergence (colonne III) s'effectue de la mani6re suivante : pour chaque concentration le pourcentage d'6mer- gence journalier est d6termin6 par rapport 5. l'6mergence totale de la 1 re g6n6ration (stades jeunes d'une part, stades ~g6s d'autre part) auquel on applique le pourcentage de mortalit6 correspondant, relev6 dans l'essai de persistance d'action. En faisant le total des nombres obtenus pour une concentration donn6e, on obtient pour celle-ci un nombre refl6tant 5. la lois la toxicit6 initiale du produit et sa persistance d'action. </p></li><li><p>24 R. DELORME </p><p>Echel le de dur~e en jours </p><p>O. 2 </p><p>10 </p><p>20 </p><p>30 </p><p>40 </p><p>50 </p><p>60 </p><p>70 </p><p>Semis _&gt; </p><p>Lev&amp;e des f~ves.._&gt; Contamination __&gt; por I00 pucerons </p><p>In t roduct ion 59 ,1_2o ~ l&gt; </p><p>(parasi tes) </p><p>Traitement </p><p>F4 </p><p>F2 </p><p>Contr~le des p lantes </p><p>S~r ie A </p><p>b ~ </p><p>S~rie B S~r ie C </p><p>Semis ._~. Semis ..~ </p><p>Levee -&gt;. </p><p>I00 .-~. pucerons </p><p>5~+2o ~ ._&gt;, </p><p>F4 </p><p>F2 </p><p>A ContrOle des "-&gt; p lontes </p><p>Semis .-~ </p><p>Contamination par - -~ </p><p>I00 pucerons </p><p>E-- E - </p><p>A </p><p>Controle des "--~ plantes </p><p>Reconta minot ions successJves par parasites adultes </p><p>FI6. 2. Sch6ma g6ngral de l'essai. </p></li><li><p>Noms, </p><p>TOXICITE DES PESTICIDES POUR D. rapae </p><p>TABLEAU 1 </p><p>concentrations et destination des pesticides testds </p><p>25 </p><p>Mati6re active Concentration d'emploi </p><p>en g M.A/hl Destination </p><p>Phosalone 60 Vamidothion 50 Pirimicarbe 25 Isolane 10 Tetradifon 16 Dicofol 50 Chlorphenamidine + formetanate 33,1 -t- 17,5 B6nomyl 50 Mancoz+be 280 </p><p>Insecticide,...</p></li></ul>

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