Guide technique pour la gestion des débris

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Lexprience hatienne 2010 - 2012

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  • LEXPRIENCE HATIENNE 2010 - 2012

    GUIDE TECHNIQUE POUR LA GESTION DES DBRIS

    Programme des Nations Unies pour le dveloppement

  • GUIDE TECHNIQUE POUR LA GESTION DES DBRISLEXPRIENCE HATIENNE 2010 - 2012

    Droits dauteur: UNDP 2013ISBN: 978-9962-688-16-7Publi par le Programme des Nations Unies pour le dveloppement1re dition 2013Conu par Rafael Eduardo Sanabria DuartePhoto en couverture: Andres Martinez CasaresPhoto gauche: David Klein (PNUD Hati)

    L Unit de relvement, moyens de subsistance et rduction de la pauvret du bureau de pays du Programme des Nations Unies pour le dveloppement (PNUD) Hati, a produit ce document dans le cadre de nos efforts pour partager les connaissances et lexprience pratique sur la gestion des dbris aprs le tremblement de terre de janvier 2010. Avec lappui financier du Fonds de Reconstruction dHati, les consultantes Natalia Gomez de Travesedo et Olga Robles ont t aides par les membres du personnel du PNUD suivants : Afke Bootsman, Paola Sold, Rita Sciarra, Jean-Marie Duval, James Gabriel Iralien, Bob Beauplan, Obenne Derisier, Sherbie Svre, Kerlande Eliacin Previna, Ahmad Kassem, Salim Loxley, Luckner Registre, Madeleine Joseph Oakes, Ugo Blanco et Laura Sheridan. Llaboration du document a galement compt sur la participation des collgues de lOIT, lONU-Habitat et lUNOPS. Cette publication est aussi le rsultat de la collaboration du Centre Rgional du PNUD pour lAmrique Latine et les Carabes travers ses units de gestion des connaissances et de prvention des crises et relvement, en particulier, de lappui de Pablo Ruiz, Graldine Becchi, Jairo Matallana et Paula Istriz. Avis de non-responsabilit : Les opinions exprimes dans cette publication ne reprsentent pas ncessairement celles des Nations Unies, y compris le PNUD, ni des tats Membres.

  • TABLE DES MATIRES

    Acronymes et Abrviations

    Introduction

    Conceptualisation et Planification de lIntervention en Hati

    1.1 Le Cycle de Gestion des Dbris1.2 La Collecte de Donnes1.3 Modalits dIntervention et Identification de

    Partenaires1.4 Structure Organisationnelle Interne 1.5 Mcanismes de Coordination1.6 Considrations Budgtaires 1.7 Stratgie de Communication et Visibilit1.8 Suivi, valuation et Retour de lInformation

    Dmolition et Enlvement des Dbris

    2.1 Contexte2.2 Principaux Acteurs2.3 Permis de Dmolition2.4 Modalits dIntervention et Types de

    Dmolition2.5 Mcanismes de Contrle et de Suivi

    Le Transport des Dbris

    3.1 Contexte3.2 Fournisseurs3.3 Estimation des Cots3.4 Suivi 3.5 Routes et Priodes de Transport

    Disposition, Rutilisation et Recyclage des Dbris

    4.1 Contexte4.2 Sites de Disposition des Dbris4.3 Rutilisation des Dbris4.4 Recyclage des Dbris

    4.4.1 Le Micro Recyclage des Dbris: Lexprience des Petits Ateliers dans les Quartiers

    4.4.2 Le Macro Recyclage des Dbris: Le site de Transformation Truman

    Rsultats

    3

    4

    7

    811

    141719222425

    29

    303336

    3843

    45

    4646474950

    53

    54545658

    59

    61

    65

    CFP Cash for Production - Argent contre Production

    CFW Cash for Work Argent contre Travail

    CIAT Comit Interministriel dAmnagement du Terri-

    toire

    CIRH Commission Intrimaire pour la Reconstruction

    dHati

    CNIGS Centre National dInformations Go-Spatiale

    FAU Fondation Architectes de lUrgence

    GT-GD Groupe de Travail Gestion des Dbris

    HIMO Haute Intensit de Main duvre

    IHSI Institut Hatien de Statistique et dInformatique

    MTPTC Ministre des Travaux Publics, Transports et

    Communications

    OIT Organisation Internationale du Travail

    ONG Organisation non Gouvernementale

    ONU Organisation des Nations Unies

    ONU- Habitat Programme des Nations Unies pour les Etabli-

    ssements Humains

    PARDN Plan dAction pour le Relvement et le Dve-

    loppement National dHati (PARDN)

    PNUD Programme des Nations Unies pour le Dve-

    loppement

    SNU Systme des Nations Unies

    UNOPS Bureau des Nations Unies pour les Services dappui

    aux Projets

    WFP Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies

    WG Working Group Groupe de Travail

  • dHati, dcida -par la suite- de lancer la mise en place dun programme de gestion de dbris sur une perspective de reconstruction et de dveloppement durable, via la mise en uvre de trois projets spcifiques, un premier projet Logne, picentre du sisme, et les deux autres Port-au-Prince (projets conjoints Dbris I et Dbris II). Ces projets avaient pour objectifs de contribuer la rhabilitation des zones urbaines les plus sinistres, par la mise en place dune stratgie de gestion, intgrant la planification, la dmolition, lenlvement, le transport, la rutilisation et le recyclage des dbris, ainsi que la rhabilitation des espaces publics partir des dbris recycls.

    Les projets Dbris I et Dbris II, ont bnfici dune intgration stratgique au niveau du Systme des Nations Unies, comptant sur limplication de plusieurs agences qui ont jou un rle spcifique: le Programme des Nations Unies pour les tablissements Humains (ONU-Habitat) tant le responsable de la mobilisation sociale, de la participation communautaire et de la prparation des plans de restructuration des quartiers, lOrganisation Internationale du Travail (OIT) tant responsable de la cration demploi via la rutilisation de dbris recyclables et de la ractivation de lconomie locale travers la cration et le soutien aux petites et micro-entreprises, et le PNUD responsable des actions de dmolition, denlvement des dbris, de rhabilitation des quartiers et de la coordination de lensemble de lintervention, incluant une approche participative et de partenariat avec lUNOPS, les gouvernements central et local, les ONG locales et internationales, le secteur priv et, surtout, la population hatienne.

    Ainsi la gestion de dbris sest constitue un point stratgique dentre dans les quartiers endommags travers des programmes de relance de lconomie locale et de la cration demplois, devenant le fondement du dveloppement durable.

    La chaotique situation de dpart et les rfrences documentaires existantes limites au niveau des programmes daide dans des contextes urbains, tels que la gestion des dbris, ont fait de la mise en place de ce programme une dfiante mais galement passionnante, exprience pour le PNUD.

    Cette exprience a permis, de tirer de significatives leons et de proposer des recommandations pour limplmentation de nouveaux programmes de gestion de dbris, tant au niveau du PNUD que de lensemble des acteurs humanitaires.

    Ce guide veut, sur la base de lexprience acquise par le PNUD en Hati, partager les principales considrations conceptuelles, programmatiques et oprationnelles pour limplmentation de programmes de gestion de dbris, dans une perspective pratique dapprentissage, base sur les russites et les checs de lexprience, en portant une attention particulire sur les actions places sous sa responsabilit.

    Sophie de CaenDirectrice Principale du PNUD

    Le tremblement de terre en chiffres :

    - Plus de 220 000 personnes dcdes.- Plus de 1 500 000 dplacs.- 400 000 btiments affects parmi lesquels

    105 000 devaient tre rpars et 80 000 restaient inhabitables.

    - 10 000 000 m3 de dbris.

    Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre dune magnitude de 7,0 sur lchelle de Richter a frapp Hati, dvastant la capitale Port-au-Prince, et les municipalits de sa priphrie, Delmas, Cit Soleil, Croix des Bouquets, Ptionville, Tabarre, Carrefour, les dpartements de lOuest et les villes de Logne, Grand Gove, Petit Gove, Ganthier, Gressier, le dpartement du Sud-Est et plus particulirement la ville de Jacmel. Le tremblement de terre a caus la mort de plus de 220 000 personnes et dplac plus de 1,5 millions de personnes.

    Lvaluation des dommages causs aux maisons, effectue entre mars 2010 et fvrier 2011 par le Gouvernement Hatien et le SNU, a montr que plus de 400 000 btiments avaient t endommags ou dtruits, parmi lesquels approximativement 218 000 pouvaient tre occups sans rparations (catgorie verte), 105 000 avaient subi des dommages mais pouvaient tre rpars (catgorie jaune), et 80 000 avaient t fortement endommags et restaient inhabitables (catgorie rouge).

    La destruction des btiments et des infrastructures a gnr une norme quantit de dbris, estime 10 millions de mtres cubes, bloquant les rues et terrains des zones sinistres; dans labsence dune stratgie nationale de gestion des dbris, les dbris risquaient, ainsi, dtre dblays puis dposs de manire incontrle, compliquant les actions en matire de secours, relvement et reconstruction.

    Suite au tremblement de terre, le cadre stratgique intgr de lONU (ISF, par ses sigles en anglais) a remplac le Plan Cadre des Nations Unies pour lAide au Dveloppement, dfinissant les priorits stratgiques dintervention dans le pays. Ce cadre a t adopt par toutes les agences des Nations Unies et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Hati (MINUSTAH), afin de contribuer au Plan dAction pour le Relvement et le Dveloppement National dHati (PARDN), labor par le Gouvernement Hatien, en consultation avec tous les secteurs du pays.

    Les priorits du Plan daction ont vis faire face lurgence immdiate, redmarrer les activits conomiques, gouvernementales et sociales, rduire la vulnrabilit du pays face aux catastrophes naturelles et relancer Hati sur la voie du dveloppement. Lenlvement des dbris, la dmolition des btiments qui reprsentaient un danger potentiel et la rparation des maisons endommages sont devenus, les principaux moyens visant encourager le retour et la rinstallation des personnes dplaces dans leurs quartiers dorigine, la reprise du cycle productif, la reconstruction du quotidien et la rcupration psychosociale des populations sinistres. Ce faisant, la gestion des dbris fut une des premires prmisses pour entamer la reconstruction du pays.

    Ayant cela pour objectif principal, le Programme des Nations Unies pour le dveloppement (PNUD) mit en place en fvrier 2010, un programme conjoint haute intensit de main duvre sous la modalit de Argent contre Travail (HIMO/CFW) en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (WFP, par ses sigles en anglais) et le Gouvernement Hatien, permettant dentamer les premires interventions en matire denlvement de dbris et de dchets, nettoyage des routes et places publiques, et curage de canaux de drainage.

    Le PNUD, en rponse aux priorits identifies par le Gouvernement Hatien travers la Commission Intrimaire pour la Reconstruction

  • En termes de relvement et de reconstruction, le retour en toute scurit des populations dans leurs quartiers dorigine, la rhabilitation des btiments endommags, la reprise de la vie quotidienne et le dveloppement du secteur priv sont au cur de lapproche du PNUD, la gestion des dbris tant un premier pas pour y parvenir et tablir les bases dun dveloppement durable.

    La conceptualisation et la planification dun programme de gestion de dbris doit prendre en compte cette approche ainsi que les besoins, les intrts, les ressources, les mandats et les capacits de mise en uvre permettant de rduire les cots dintervention, les temps de formulation du programme, la promotion des efforts de coordination et la clarification des responsabilits, procdures et ressources requises.

    La planification est une tape continue du programme, permettant de revoir et de radapter lintervention en fonction des changements rapides qui caractrisent un contexte de post-crise.

  • Identification des partenaires Intgration des autorits locales et

    nationaux Trs claires contrats, LoA et MoU

    avec claire budget Reporting

    1. Planification

    Mcanique/ Manuelle CfW/CfP Autorisation de dmolition /Mairie

    et les ministres Systme de permis entre linsti-

    tution et les propritaires Systme de tracking

    Different types de camions Sytme de suivi (ticketing) Vrification de la qualit des dbris Green Light

    2. Dmolition et enlvement

    3.Transport

    Micro/Macro recyclageTriage ManuelConcassageType de produit selon les marchsvaluation de qualit Rhabilitation des infrastructures

    communautaires

    4.Rutilisation, recyclage et disposition finale

    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    98

    La planification de lintervention sest base sur les spcifications et procdures du cycle de planification du PNUD.

    En Hati, le PNUD a combin une vision holistique et long terme des dbris, qui allait au-del de la suppression immdiate des dcombres et des programmes de nettoyage. Pour le PNUD, la gestion des dbris tait le point dentre pour entamer la rcupration durable des quartiers, favoriser le prompt retour et la rinstallation des personnes dplaces dans leur quartier dorigine et la reprise de leur vie quotidienne.

    Le cadre stratgique intgr du SNU contribua la dfinition et la mise en uvre dune stratgie de gestion globale des dbris,

    sur la base dapproches participatives et lengagement avec les communauts locales de considrer les dbris non comme un dchet mais plutt comme une ressource conomique et sociale.

    La stratgie du PNUD a t, par consquent, axe sur loptimisation des avantages qui pouvaient tre tirs des dbris travers leur rutilisation et leur recyclage, permettant den faire une matire premire pour la reconstruction, une ressource gnratrice demplois et une porte ouverte pour le dveloppement.

    Dans ce contexte, le PNUD a abord la gestion des dbris en Hati sur la base de leur cycle de vie, englobant les phases suivantes: Planification communautaire. Dmolition de maisons et enlvement des dbris. Tri, traitement et rutilisation des dbris dans les quartiers

    (rutilisation et micro recyclage) - cration dentreprises et

    capacits de micro et petits entrepreneurs. Classification et transport des dbris. Recyclage des dbris dans des sites de traitement (macro

    recyclage) et appui aux programmes de reconstruction/ramnagement.

    Dcharge des dbris non recyclables dans un site dcharge finale.

    NU Cycle de Programmation du Pays

    PNUD Cycle de Programmation du Pays

    PNUD Cycle de Projet

    Priorits nationales

    Analyse de la situation

    du pays

    Dfinition du cadre UN

    Mise en uvre du cadre NU

    valuation du cadre NU

    MYFF Dfinition du programmeLancement du

    programmeMise en uvre du programme

    valuation du programme

    Justification du projet

    Dfinition du projet

    Lancement du projet

    Mise en uvre du projet

    Clture du projet

    Causes structurelles Causes conjoncturelles

    Planification

    Mobilization

    Problme dmographique Construction anarchique Tremblement

    Shma 1. Cycle de planification du PNUD

    Schma 2. Le cycle de gestion des dbris

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    Dmolition des maisons et enlvement des dbris

    Revitalisation conomique

    Rutilisation et recyclage des dbris

    Contribution la reconstruction

    Renforcement des capacits locales

    Nombre de permis de dmolition signs et approuvsVolume de dbris enlev

    Nombre de personnes engages (emplois temporaires) Nombre de micro-entreprises de traitement et de recyclage de dbris cres

    Volume de dbris transports aux sites de recyclageVolume de dbris recycls ou rutiliss

    Nombre de plans de ramnagement des quartiers laborsQuantit de matriaux provenant du recyclage utiliss dans des projets de reconstruction

    Nombre de guides et politiques promues/laboresNombre de personnes formes aux techniques de recyclage des dbris, construction parasismique Nombre de personnes formes en gestion dentreprise

    Rsultats Indicateurs quantitatifs

    Tableau 1. Principaux rsultats et indicateurs quantitatifs

    Documents de Rfrence :- Document de Projet Dbris Logne- Document de Projet Dbris I- Document de Projet Dbris II- Rapports Annuels - Brochures- Fiches de projets- Dbris Management Guidance Note

    La gestion axe sur les rsultats a t lapproche globale du programme de gestion des dbris, visant principalement dfinir des rsultats mesurables, ainsi que des mthodologies et des outils utiliser pour obtenir les rsultats esprs. Ce mode de travail a contribu amliorer la performance et la responsabilit des diffrents acteurs grce la planification, la gestion et le suivi de lintervention en se concentrant sur les rsultats obtenir.

    La planification dun programme de gestion de dbris ncessite la recollection dinformations substantielles de base, parmi lesquelles:

    Au niveau stratgique :

    Un cadre stratgique de travail: Politique ou stratgie nationale de gestion des dbris et lgislation associe (PNUD Gouvernement), afin dassurer la pertinence de lintervention.

    Une valuation des dommages, afin de bien identifier et de dlimiter les sites et quartiers sinistrs, le nombre et la localisation des maisons et des btiments dtruits ou fortement endommags (facilitant llaboration de cartes de localisation avec des donnes GPS et caractrisation du niveau de destruction) (Ministre des Travaux Publics ou analogue/PNUD).

    Ltablissement du volume officiel des dbris dblayer et leur localisation (Gouvernement).

    Les options de recyclage et de rutilisation, tablissant les caractristiques physico-chimiques des dbris, leur degr de contamination et leur potentiel de recyclage (laboratoires techniques nationaux et internationaux ; Gouvernement).

    On estime que les dbris urbains sont recyclables dans une proportion de 30-40%, en moyenne, ce qui permet de concevoir des lignes et des volumes de recyclage prliminaires. Cependant, il est primordial dobtenir du gouvernement un agrment officiel validant lutilisation de produits recycls et ce, avant de conceptualiser les actions de recyclage. Par ailleurs, celles-ci peuvent tre surdimensionnes en termes de quantit

    et qualit, si les demandes de march nont pas fait lobjet danalyses critiques.

    Ltablissement et la caractrisation (localisation, accs et capacit) des sites de dcharge et de traitement (Gouvernement; entreprise prive).

    Laccessibilit physique aux dbris (Gouvernement/PNUD), afin de dterminer les besoin dune machinerie et dune main duvre adapte.

    Les actions de reconstruction et de dveloppement planifies (Gouvernement/PNUD), afin dassurer un lien, une continuit et une consistance aux actions du programme.

    Au niveau institutionnel:

    Lidentification de partenaires, permettant didentifier les capacits oprationnelles des organismes tatiques, des agences du SNU, des ONG nationales et internationales, du secteur priv, et de dfinir des procdures de coordination et de leadership (PNUD).

    Si au cours des premiers mois de lanne 2010 les estimations portant sur le volume de dbris gnrs par le sisme en Hati indiquaient 40 millions de m3, le Ministre des Travaux Publics, Transport Communications concluait, en avril 2011, un volume de 10 millions de mtres cubes aprs avoir valids les rsultats combins des tudes ralises par lUNOPS et Miyamoto.

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    Si bien des programmes de gestion des dbris savrent une excellente opportunit de travail conjoint pour les agences des Nations Unies, le gouvernement et les organisations humanitaires, il faut considrer leur participation active dans les diffrentes tapes de la gestion des dbris, par une analyse pralable de leurs capacits de gestion, de leur efficience et de leur savoir-faire.

    Les mcanismes de coordination, visant garantir une structure de coordination entre le Gouvernement et tous les partenaires de mise en uvre (recommande, dans le cadre du cluster de Relvement Immdiat).

    Ltablissement dun groupe de travail spcifique de gestion des dbris sous la responsabilit du cluster de relvement immdiat (PNUD Gouvernement) sera un instrument idal pour grer et partager les informations fluctuantes et facilitera une coordination effective, dans la conceptualisation et limplmentation des programmes de gestion des dbris.

    Ainsi, la mise en place dun programme de gestion des dbris peut prendre quelques mois avant de pouvoir tre adquatement dfinie. Par consquent, sa planification et sa formulation devront se raliser normalement sur la base dhypothses et de valeurs ou de donnes prliminaires, devant tre rvises et radaptes au fur et mesure de lvolution de linformation.

    Dans un tel contexte et ds les premiers moments de post-crise en Hati, le PNUD a entrepris de mettre en place un programme massif denlvement des dbris, avec une perspective pralable de nettoyage des rues et des principales voies des zones sinistres en promouvant des travaux haute intensit de main duvre sous la modalit de Cash for Work , ceci afin dinjecter rapidement des ressources financires permettant la relve conomique dans les quartiers.

    Postrieurement, la mise en place de projets pilotes a permis daborder -dune faon dynamique- les autres lments du programme (relance de lconomie locale par la mise en place de travaux haute intensit de main duvre sous la modalit Cash for Production et promotion de micro et petites entreprises, rutilisation et recyclage des dbris, rduction des risques de catastrophes, entre autres), au fur et mesure que linformation requise tait disponible et que la population et les autorits taient prtes faire face aux nouvelles exigences.

    Lexprience acquise, travers les projets initiaux, contribua significativement lamlioration de la conceptualisation et de limplmentation des nouveaux projets. Dans ce contexte, la flexibilit budgtaire et oprationnelle (rvision des zones dintervention, population cible et activits) sest avre tre un lment critique dans lvolution du programme.

    1.- Sorienter vers des personnes qui ont particip pralablement ce type de phnomne (Gaza, Liban, Algrie, Afghanistan, etc.) au sein du PNUD. Leur exprience est une source denseignements dune richesse incomparable pour baucher les premiers traits dun programme de gestion des dbris.

    2.- Constituer une quipe pluridisciplinaire et multi-agence pour englober les comptences techniques essentielles ainsi que les comprhensions contextuelles ncessaires. Laccent doit-tre mis principalement sur le dveloppement de programmes conjoints et de services communs, si possible.

    3.- Inclure des reprsentants techniques de ltat (Ministres comptents, Mairies, Autorits locales), des structures communautaires les plus reprsentatives et reconnues, du personnel local des Agences du SNU et des reprsentants de lentreprise prive (dmolition, recyclage, transport) ds les premires tapes de la conception du programme afin de compter sur leurs comptences techniques, leurs connaissances sur les dynamiques et spcificits locales, et favoriser la synergie des actions.

    4.- Les questions transversales, telles que linclusion, lquit, lenvironnement et la rduction de risques aux catastrophes, entre autres, doivent faire partie de la phase de diagnostic, afin dassurer leur intgration dans lensemble du programme de gestion des dbris.

    5.- La planification des actions ncessite une approche de quartier dlimite, non sur une base rigide de donnes gographiques mais, surtout, sur une dlimitation de collectivits et dynamiques territoriales. La consultation continue des habitants du quartier permet daffiner les analyses et dassurer des solutions communautaires pertinentes.

    6.- Garantir depuis les premiers stades de planification- lenchainement et la concordance du relvement immdiat rhabilitation/reconstruction-dveloppement, et lappropriation locale, qui se distingue comme une stratgie de sortie russie, impliquant -ds le dbut des oprations - lentreprise prive en tant qualternative valable et exprimente.

    7.- Raliser une profonde analyse des risques en matire de capacits, scurit, politique, finances, environnement, genre et dsastres.

    8.- Le diagnostic de dpart doit compter sur des instruments informatiques et de gestion de donnes (cartographie, SIG) pour faciliter la prise de dcisions et une meilleure planification des actions mettre en uvre.

    RECOMMANDATIONS

    Documents de Rfrence :- Plan dAction pour le Relvement et le Dveloppement National dHati- Carte de localisation des btiments svrement

    endommags, Logne- Carte de localisation des btiments svrement

    endommags, Port-au-Prince- Carte densit des btiments svrement

    endommags ou effondrs par hectare, Logne- Carte destimation des dbris issus des btiments

    svrement endommags ou effondrs par section communale

    - Rapports Techniques sur la qualit des dbris : DWR /Grace Construction Products / Ecosur- Analyse sur la qualit des dbris (MTPTC) - Myamoto Structural dbris Assesment - Dbris Management Guidance Note

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    Lnorme afflux de fonds et dorganisations internationales a fait de cette crise une des plus complexes grer, sachant quil tait primordial dassurer la coordination humanitaire et la direction des oprations. Dans ce contexte, le PNUD -partenaire privilgi et stratgique du gouvernement Hatien depuis 1973- sest avr lorganisation capable non seulement de crer des partenariats avec un ventail large et vari dacteurs mais aussi, de planifier et de mettre en uvre des oprations de gestion des dbris grande chelle, sur la base de son mandat, de son expertise, et de sa gestion transparente, axe sur les rsultats et sur loptimisation des ressources.

    Le PNUD a mis le partenariat au centre de tous les aspects du programme de gestion des dbris, parmi lesquels ont figur les autorits nationales et locales, dautres agences des Nations Unies, des institutions financires internationales, des donateurs, le secteur priv et la socit civile, faisant des actions de relvement immdiat et de reconstruction, une responsabilit collective.

    Pour la mise en place du programme, les partenaires devaient assurer un ensemble de capacits, indispensables pour garantir le bon droulement et la gestion des projets, notamment au niveau managrial, technique et administratif:

    - Capacit planifier, grer et coordonner les activits.- Capacit grer les aspects techniques du projet.- Capacit garantir les procdures du PNUD pour grer les

    ressources humaines, financires et les pratiques en matire de gestion de contrats de biens et achats.

    De cette faon, le PNUD sest associ avec les:

    - Institutions tatiques: Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), en tant que Ministre responsable de la gestion des dbris, et les autorits locales, afin dassurer une coopration dcentralise (spcialement avec les municipalits de Port-au-Prince, Ptionville et Logne, CASEC et ASEC) et de compter sur leurs lignes directrices pour la ralisation du programme, particulirement au niveau des critres de slection et procdures dintervention.

    - Organisations de la Socit Civile, notamment les ONG et les organisations communautaires, afin de compter sur leur expertise technique, leur connaissance du contexte hatien et leur implantation au niveau communal, permettant ainsi de travailler de concert sur des aspects tels que planification communautaire, la dmolition, le transport et le recyclage des dbris :

    * ONG en gestion des dbris: UJAPH, EPT, GTIH, FFH, FONHEDECO, CEPHAPE (projet Dbris I); CHF International, J/P Haitien Relief Organization, Viva Rio (projet Dbris II); CRWRC, IEDA, OJADCO, Fondation Anacaona, Tear Fund (Dbris Logne).

    * ONG en planification communautaire: Cordaid, Fondation Architectes de lUrgence, GOAL.

    - Agences du Systme des Nations Unies. La nature complexe et multidimensionnelle de la gestion des dbris, de mme

    que sa relation troite avec des stratgies plus long terme de rhabilitation/reconstruction et dveloppement, ont rendu particulirement souhaitable une forte coordination au sein du Systme des Nations Unies. De ce fait, le PNUD a collabor troitement avec ONU-Habitat et lOIT pour garantir une rponse intgre et efficace de la part des agences onusiennes, suivant une rpartition des responsabilits:

    ONU-Habitat: Mobilisation sociale. Organisation et planification communautaire, questions de cadastre.

    PNUD: dmolition des structures dangereuses, cration demplois court terme sous la modalit Argent contre Production (Cash for Production), gestion des dbris et coordination de lensemble du programme avec lappui technique de lUNOPS.

    OIT: Analyse des marchs, capacitation professionnelle, cration de micro-entreprises, recyclage des dbris en produits au but non-structurel.

    De mme, le PNUD a fait appel aux services de lUNOPS pour appuyer le MTPTC dans lvaluation technique des maisons et pour appuyer le programme de gestion des dbris au niveau des actions de dmolition, denlvement, de transport et de recyclage des dbris.

    - Entreprise prive. Le secteur priv pouvait apporter une contribution importante au programme en encourageant linnovation, et en finanant et promouvant le petit et micro entrepreneuriat dans les quartiers.

    Pour rendre possible la collaboration avec ses partenaires, le PNUD a considr les modalits contractuelles suivantes avec ses partenaires oprationnels :

    Lettre daccord: UNOPS (projet Dbris I), permettant dinitier le travail conjoint de faon immdiate sur la base des spcifications techniques et oprationnelles requises.

    Avantage: Il nest pas ncessaire de raliser un appel doffres, puisque le PNUD peut souscrire des lettres daccord directement avec les autres agences du SNU.

    Micro subventions de capital: ONG nationales et interna-tionales (projet Logne) et ONG locales (projet Dbris I), permettant aux petites organisations locales de jouer un rle significatif au niveau dun programme grande chelle, avec des partenaires internationaux, et de les impliquer activement dans le processus denlvement des dbris de leur quartier.

    Avantage: Cette modalit ne ncessite pas dun processus concurrentiel pour quune ONG locale puisse tre slectionne (maximum deux contrats de 150 000 USD par ONG). Cependant, le montant reste modeste au niveau des ONG nationales et internationales.

    Accord long terme (LTA): a).- Avec des ONG internationales et nationales (projet dbris II), permettant de fixer les zones dintervention, la quantit maximale de dbris enlever par zone (base des donnes du MTPTC), et le prix unitaire par m3 de dbris enlev, celui-ci tablit sur la base des quatre composantes suivantes: mobilisation communautaire, dmolition mcanique, dmolition manuelle

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    et transport. Des contrats pour services professionnels complmentaires, juridiquement contraignants, ont t signs avec les ONG afin de dfinir les quantits spcifiques enlever, le plan de travail et les indicateurs de performance.

    Avantage: Le PNUD a pay les ONG selon la quantit de dbris en-levs, faisant de cette modalit une sorte de cash for production un niveau de gestion suprieur. Le PNUD peut souscrire, ainsi, des contrats pour services professionnels jusqu ce que tous les dbris soient retirs.

    b).- Avec une entreprise locale de construction (projet Logne), choisie aprs une passation de march, afin dutiliser leur machinerie pour la dmolition mcanique des maisons juges trop dangereuses pour tre dmolies manuellement et lvacuation des dbris vers un site de dcharge prdfini par la Mairie.

    Avantage: Le LTA a t sign pour un montant maximum fixe, vitant ainsi tout changement de prix de la machinerie loue pendant la priode de temps dfinie.

    Contrat ponctuel : un contrat ponctuel a galement t sign avec cette mme entreprise afin de dfinir les responsabilits des deux parties (PNUD et entreprise adjudicatrice) sur le travail raliser et sur la base de la priode de temps tablie.

    Au niveau du programme conjoint de gestion des dbris (Dbris_I et Dbris II), si les documents de projet ont t conus sur la base de laction conjointe de lOIT, lONU-Habitat et le PNUD, il y a eu des diffrences au niveau des modalits dintervention,

    particulirement concernant ladministration des fonds:

    Projet Dbris I: Le PNUD a t dsign comme lagence administratrice des fonds (provenant du Fonds de Reconstruction dHati). Le PNUD a souscrit, ainsi, des lettres daccord avec lOIT et lONU-Habitat, celles-ci tant censes soumettre des rapports financiers certifis au PNUD.

    Projet Dbris II: Dans ce projet, les fonds ont t transfrs directement chaque agence, et il ny a pas eu souscription de lettres daccord entre les diffrentes agences.

    Ladministration des fonds de la part du PNUD et la souscription de lettres daccord avec les autres agences partenaires, se sont avres tre un modle prfrable, facilitant lintgration effective et la synergie des actions.

    1.- Il est impratif de bien analyser les capacits de gestion et dimplmentation des partenaires, aussi bien au niveau des Agences des Nations Unies que du gouvernement et des organisations humanitaires, avant de considrer leur participation active dans diffrents aspects de la gestion des dbris. Le manque dexprience, de savoir-faire ou de capacits dun des partenaires savre un obstacle difficilement surmontable pour la bonne dmarche conjointe du programme. Ce manque risque de bloquer la fluidit de ce type de programme conjoint.

    2.- La prsence de Missions de Paix des Nations Unies dans certains pays peut favoriser un partenariat au niveau du transport, machinerie, et personnel spcialis (techniciens, ingnieurs) et peut offrir de services de scurit dans des zones caractrises par une situation scuritaire prcaire.

    3.- Le SNU dispose de diffrentes modalits contractuelles et oprationnelles. Il est recommandable de bien valuer les diffrentes alternatives en fonction des partenaires et approches considres. Le PNUD se justifie, cependant, comme Agence leader et coordonnatrice pour lensemble du programme de gestion des dbris, suite son mandat, son exprience acquise, ses relations stratgiques au niveau des gouvernements et sa capacit de gestion.

    RECOMMANDATIONS

    Documents de Rfrence :- Lettre dAccord PNUD-UNOPS- Contrat de micro subvention de capital PNUD-ONG - Accord Long Terme PNUD-ONG- Contrat pour services professionnels PNUD-ONG

    Suite aux premiers stades de planification de lintervention, la projection de la structure de gestion requise doit tre tablie sur la base dactions identifies et de modalits dimplmentation convenues.

    De ce fait, lidentification des ressources humaines ncessaires au niveau interne du PNUD -en nombre, en comptence, en expertise et en complmentarit-, et lidentification des

    partenaires oprationnels sont des lments dterminants pour assurer que les actions du programme soient abordes et gres efficacement.

    En Hati, le PNUD a tabli une unit de gestion, dirige par un coordinateur de projet sous la direction dun Directeur de Programme et supporte par un personnel dappui technique, visant garantir linterdisciplinarit et la prise de dcisions.

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    Schma 3. Gestion des Dbris PNUD Hati

    Principaux bnficiairesSocit Civile

    ExcutifMTPTC et Mairies

    Directeur de ProgrammeAssesseur Senior

    Agent de LiaisonCommunautaire

    Analyste de Projet Dbris I

    Analyste de Projet Dbris II

    Assistant de Projet Dbris I

    Assistant de Projet Dbris II

    Personnel de Bureau (3) Chauffeur (5)

    Ingnieurs Civils(2)

    Assesseur Seniorresponsable du groupe

    de travail de Gestion des Dbris

    Fournisseur Principal Agences SNU

    La prsence de conseillers seniors ayant -dun ct- une forte connaissance des particularits culturelles, politiques et institutionnelles du pays et de lautre- lexprience dans des programmes de gestion des dbris, a dmontr tre un vrai atout pour garantir les actions de coordination toutes les chelles et niveaux dinterventions, ainsi qu la bonne conceptualisation et adaptation priodique du programme.

    De mme, lintgration de facilitateurs ou dagents de liaison, reconnus par les communauts et leurs leaders, sest confirme

    tre un excellent moyen dassurer la connexion et la synergie du programme et dtre un instrument efficace pour la prvention et la gestion de conflits lchelle des quartiers. Lagent de liaison, intgr dans les communauts, et assurant une prsence quasi permanente, est un investissement ncessaire en termes de contribution une gestion locale de meilleure qualit et de continuit de lexprience au-del de la dure du projet.

    1.- Une bonne gestion de programme requiert une quipe pluridisciplinaire, multi agence et durable de travail.

    2.- Le PNUD, en tant quagence leader du relvement immdiat, doit compter avec un responsable du groupe de travail de Gestion des Dbris au sein du cluster de relvement immdiat, pour assurer la coordination adquate du programme avec les autres intervenants et la cohrence avec la stratgie gouvernementale.

    3.- Le compromis, lengagement et la flexibilit de lquipe travailler en dehors des horaires du travail, permet daccomplir les rsultats dans un contexte de forte demande.

    4.- Lunit dadministration et des finances doit compter avec un logisticien afin de faciliter le travail administratif et financier, surtout pendant les priodes de paiement aux groupes de travail haute intensit de main duvre.

    5.- Il faut intgrer une personne charge de la communication dans lquipe de gestion des dbris, afin de simplifier le flux de communication, plus direct et rapide, et assurer une stratgie unique de communication de la part du SNU. De mme, la prsence dun expert SIG permettra de faciliter la ralisation de produits indispensables pour une planification adquate, telles que cartes, bases de donnes, etc.

    RECOMMANDATIONS

    Le tremblement de terre a provoqu un afflux sans prcdent daide internationale en Hati. Les gouvernements, les entits prives, les organisations non gouvernementales, les bailleurs de fonds et les agences multilatrales ont mobilis dimportantes quantits de ressources pour soutenir les oprations de secours et le relvement, parmi lesquelles la gestion des dbris.

    La coordination, externe et interne, pour la conceptualisation, planification et mise en uvre est devenue ainsi, un lment crucial

    de lintervention du SNU et, par consquent, du PNUD au niveau de la gestion des dbris.

    Au niveau externe:

    Au niveau national, lexcution des programmes appuys par le SNU sest fait en troit partenariat avec les institutions gouvernementales hatiennes, travers un ensemble de mcanismes de concertation auxquels ont particip des reprsentants du gouvernement, des

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    membres de la socit civile et des institutions onusiennes, telles que le PNUD.

    Afin damliorer la gouvernance des diffrents secteurs, des cadres de concertation ont t mis en place, par le biais de tables sectorielles, pour une meilleure coordination entre acteurs et institutions.

    En rponse la demande du gouvernement hatien en mars 2010, lAssociation internationale de dveloppement (International Development Association ou IDA), le Groupe des Nations Unies pour le dveloppement (GNUD) et la Banque Interamricaine de Dveloppement (BID) en tant quentits partenaires, ainsi que les bailleurs de fonds, ont cr un fonds fiduciaire multi donateur appel Fonds de Reconstruction dHati (FRH), dont le rle principal tait de soutenir le plan daction post-sisme du gouvernement hatien le Plan daction pour le relvement et le dveloppement dHati (PARDH, 2010). Le Fonds de Reconstruction dHati du Groupe des Nations Unies pour le dveloppement (GNUD FRH) a fait partie intgrante du FRH.

    la suite du tremblement de terre de 2010, le gouvernement hatien a cr la Commission Intrimaire pour la Reconstruction dHati (CIRH), un organe stratgique runissant le gouvernement hatien et les partenaires internationaux pour coordonner et superviser les efforts de relvement et de reconstruction. Les fonctions cls de la CIHR ont inclus le partage des informations, la planification et la coordination des efforts de reconstruction, la dfinition des priorits de relvement, llaboration et lapprobation des programmes et projets, le soutien leur mise en uvre, lvaluation de leur impact et la communication des rsultats obtenus aux intervenants. Cest galement la CIRH quincombait la responsabilit de valider tous les projets ou programmes de reconstruction post-sisme, y compris ceux financs par le FRH, en troite collaboration avec le Ministre de la Planification et de la Coopration Externe (MPCE) et les ministres sectoriels comptents.

    Avec pour objectif principal de soutenir les efforts nationaux pour la reconstruction, le cluster de relvement immdiat a t la plateforme qui a vis contribuer la coordination stratgique de tous les efforts de Relvement. Le PNUD a facilit le travail du cluster qui a regroup plus de 120 organisations, notamment des institutions nationales, des agences onusiennes, des ONG nationales et internationales, et des reprsentants du secteur priv.

    tant donn limportance et la spcificit des diffrentes composantes du Cluster de Relvement Immdiat, diffrents Groupes de Travail ont t mis sur pied, tels que moyens de subsistance, communauts daccueil et logement-quartier.

    Afin de faciliter le dialogue, la coordination et linteraction des organisations intervenantes dans la gestion des dbris, le PNUD activa-en partenariat avec le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)- le Groupe de Travail Gestion des Dbris (GT-GD) au sein du Cluster de Relvement Immdiat, regroupant plus de 50 organisations nationales et internationales, ayant comme objectifs principaux :

    Didentifier les acteurs impliqus dans la gestion des dbris et contribuer une coordination efficace des initiatives.

    Dassurer lchange et mise jour des informations multiples. De partager les progrs stratgiques et techniques dans les

    domaines des dbris, du recyclage et de la rutilisation. De maintenir jour les bases de donnes tabulaires et

    gographiques des partenaires du groupe. De soutenir les autorits nationales et de renforcer leurs capacits

    pour structurer et amliorer la chaine de gestion des dbris. De soutenir le plaidoyer pour une meilleure politique et

    planification stratgique dans le secteur de la gestion des dbris. De diffuser les leons-apprises et les pratiques exemplaires au

    niveau de la gestion des dbris.

    Le partenariat avec les autorits, au niveau dconcentr (dpartement, commune et section communale), sest montr un lment cl de la planification et la mise en uvre du programme, permettant lappropriation de la part des communes et populations et, savrant une solide stratgie de sortie.

    Pour assurer le travail dans les quartiers, le PNUD sest appuy sur des organisations de base et ONG qui avaient dj prouves leur exprience et leur prsence de travail dans les quartiers identifis, ce qui sest montr un vrai atout, surtout dans les quartiers forts indices dinscurit, tels que Bel Air et Fort National.

    Au niveau interne:

    Lquipe Pays du SNU en Hati a adopt les principes de programmation conjointe. Pour assurer une approche cohrente de la mobilisation des ressources, lquipe a approuv un mcanisme de coordination pour la soumission des projets la CIRH. En particulier, le Groupe inter-agences, prsid par le PNUD et comprenant les coordonnateurs de programmes des divers organismes onusiens, a t dsign par lquipe de pays comme lorgane principal en charge de lidentification et de lexamen approfondi des projets prioritaires soumettre la CIRH par le DSRSG/RC/HC.

    Le Coordonnateur Rsident du Systme des Nations Unies a dirig les changes et a facilit les synergies au sein de lquipe de Pays. Cela fut possible grce, premirement, la mise en uvre des activits du Cadre Stratgique Intgr de lONU, puis, en remplaant les projets par des programmes, et enfin, grce la promotion de programmes conjoints entre les diffrentes agences du SNU et ses partenaires. De mme, le bureau du Coordinateur Rsident a garanti les procdures de rapports et dchanges dinformations avec le bureau des fonds daffectation spciale (Multi Partnership Trust Funds- MPTF), assurant la coordination des activits et une plus grande efficacit de laction du SNU.

    La planification du programme de gestion des dbris a mis laccent sur lexigence davoir un impact significatif travers une rponse coordonne, focalise et cohrente des parties prenantes, tablissant des structures, des mcanismes et des outils de coordination pour promouvoir le travail dquipe et btir la cohsion et la complmentarit des actions.

    Le PNUD, lONU-Habitat et lOIT ont travaill ensemble pour appuyer le gouvernement Hatien, notamment le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications et les municipalits, dans leur effort pour planifier et mettre en uvre des actions en matire de dmolition, de dblayage, du retour des personnes, de la revitalisation conomique des quartiers et des rhabilitations des zones urbaines de Port-au-Prince et Logne. Lapproche concerte, coordonne et complmentaire au niveau des agences du Systme des Nations Unies a pris en compte les spcificits des mandats, les expriences et les avantages comparatifs de chacune pour fournir une rponse efficace et intgrale.

    Le programme conjoint de gestion des dbris a contribu aussi dune faon directe la stratgie globale du gouvernement hatien pour la gestion des dbris, avec lappui du Groupe de travail Gestion des dbris (GT-GD) et le Cluster de relvement immdiat.

    Documents de Rfrence :- Structure du Cluster de Relvement Immdiat- Factsheets du Groupe de travail de Gestion des

    Dbris

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    Externes1.- La coordination des acteurs humanitaires aprs une catastrophe doit tre mise prioritairement en place sous la forme, prescrite par

    la rforme humanitaire des Nations Unies, des clusters ou des tables sectorielles, et sous la direction du gouvernement.

    2.- Ltablissement dun groupe de travail spcifique de gestion des dbris au sein du cluster de relvement immdiat (PNUD Gouvernement) savre tre un instrument adapt pour un partage effectif dinformations et une coordination efficace, aussi bien dans la conceptualisation que limplmentation de programmes de gestion des dbris.

    Internes1.- Le coordinateur rsident doit veiller garantir larticulation et la coordination du programme conjoint parmi les Agences du SNU,

    lesquelles peuvent se vrifier dlicates et difficiles, chaque agence rpondant une vision particulire des actions de mise en place dun programme conjoint.

    2.- La coordination du programme doit tre assure par la mise en place dun comit de pilotage compos des diffrentes agences excutantes, donneurs, partenaires oprationnels, autorits nationales et locales, incluant leaders communautaires et autorits communales.

    1.- Du fait du manque de rfrences sur les cots spcifiques de certaines activits, il est recommand de raliser un exercice de planification budgtaire de concertation entre les diffrents intervenants (SNU, gouvernements central et dcentraliss, ONGs, entreprise prive), dans le but de rduire les probabilits de surplus ou carence budgtaire.

    2.- Le budget dun programme post-crise doit tre suffisamment flexible pour permettre les rajustements ncessaires mesure que linformation est disponible, que le contexte daction se modifie et que dautres dsastres ont lieu, causant un retard dans limplmentation.

    3.- Le budget doit considrer un montant suffisant pour la mise en place dune stratgie de communication, et pour garantir des actions de suivi, dvaluation et de gestion des connaissances.

    RECOMMANDATIONS

    RECOMMANDATIONS

    Dans un contexte dincertitude, la planification du cot budgtaire du programme exigeait dtablir -ds le dpart- les grandes lignes de base de la conception du programme, en dfinissant le contenu technique et les mcanismes daction envisags dans les diffrents projets, permettant cette esquisse initiale budgtaire, de fournir une premire estimation des ressources prvoir.

    En Hati, les lments critiques au niveau budgtaire -requrant le plus grand pourcentage des ressources financires- ont t lenlvement et le transport des dbris (sur la base de machinerie et de programmes haute intensit de main duvre) et la cration

    ou la gestion des sites de traitement des dbris. La formulation du budget doit, ainsi, y accorder une attention particulire.

    Afin de rduire les normes cots associs ces activits, le PNUD en Hati a identifi et mit en uvre des stratgies envisageant une meilleure performance cot-effectivit :

    - Du ct des schmas haute intensit de main duvre, le PNUD dcida de substituer le traditionnel systme de Cash for Work ou Argent contre Travail - mis en place en rponse immdiate au tremblement de terre, permettant dinjecter rapidement

    des fonds dans lconomie hatienne-, par la modalit Cash for Production. Selon cette approche innovante de Argent contre Production (CFP par ses sigles en anglais), les membres de la communaut taient pays selon la quantit de dbris quils enlevaient et non plus la journe, gnrant ainsi une main-duvre axe sur les rsultats, et permettant de multiplier le rendement productif (jusqu 5 fois plus lev).

    - Cette mme approche a t mise en place avec les organisations partenaires engages, lesquelles taient payes sur la base des m3 de dbris enlevs et non sur la base dun montant fixe pour la ralisation de leurs services.

    - Les cots associs au transport ont fait partie des montants les plus levs du programme de gestion des dbris; leur rduction a galement t promue sur la base dtudes de march concernant les alternatives de transport, ainsi que

    sur la base dalliances et partenariats avec des entreprises ou organisations pour la location de camions.

    - Pareillement les actions visant la rutilisation et le recyclage in situ des dbris ont permis de diminuer les volumes de dbris transporter et dposer dans des sites et de faire des dbris une matire premire utilisable dans des projets de rhabilitation et de reconstruction.

    Documents de Rfrence :- Budget projet Logne- Budget projet dbris I- Budget projet dbris II

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    Le programme de gestion des dbris en Hati a considr une stratgie de communication afin de faciliter la diffusion, la comprhension et la divulgation de messages diffrencis au niveau des :

    - Bnficiaires (comment, o et quand les journes de planification communautaire, la dmolition de maisons et le dblaiement des dbris auront lieu).

    - Gouvernement et autorits locales (progrs raliss, problmes rencontrs).

    - Media et donneurs (dploiement de laide, nouveaux besoins identifis, visites sur place).

    - Public en gnral (droulement de la situation)- Partenaires (progrs raliss, problmes rencontrs).

    Le dveloppement dune stratgie de communication et lutilisation des capacits locales de publicit et de diffusion sont un moyen efficace pour une communication effective envers la population.

    Une attention spciale a t prte la considration des lments de visibilit du programme, tels que les panneaux daffichage, les bannires, les vhicules, le matriel et les quipements des travailleurs.

    Dans lexprience hatienne, la planification du suivi de lexcution et de lvaluation a dbut ds la phase de formulation du programme, ayant t revue mesure que linformation et le programme se concrtisaient, identifiant ainsi les lments du programme tre suivis, et le moment propice pour le faire.

    Le suivi ax sur les rsultats a permis didentifier les points faibles au niveau de lintervention, den faire des recommandations pour amliorer la situation, et de leur donner suite en prenant des dcisions et des mesures appropries.

    Internes1.- Malgr les efforts, les agences tendent communiquer dune faon individuelle ou partielle au lieu de partager la vision de travail

    conjointe et de partenariat. Au niveau du programme, on doit compter ds la phase de planification sur un expert en communication afin dlaborer une stratgie de communication conjointe et long terme, au niveau des agences et partenaires du programme de gestion des dbris.

    2.- La stratgie de communication du programme de gestion des dbris doit tre mise en place ds les premiers moments de lintervention et dmarrer avec une identit graphique du projet (logo, slogan).

    3.- Assurer un budget pour couvrir la ralisation de vidos, spots radiaux, flyers, dveloppement de websites, entre autres.

    4.- Assurer la prsence dun cartographe et spcialiste en SIG pour la tabulation de donnes et llaboration de cartes, indispensables pour la planification constante et la prise de dcisions.

    Externes1.- Focaliser linformation sur des messages simples, faciles comprendre, et sur le concept Dbris: la porte ouverte au dveloppement

    2.- Porter une attention spciale la relation avec les medias et les bailleurs, suivant leurs besoins progressifs dinformation spcifiques (dmolition, enlvement, rhabilitation, etc.), et en les encouragent visiter les lieux de travail pour les permettre de se confronter une vision plus claire de la ralit.

    3.- Garantir une communication fluide au niveau des communauts, condition sine qua non pour le bon droulement des projets et des activits au sein des quartiers.

    4.- Promouvoir lutilisation des rseaux sociaux, comme twitter ou facebook.

    RECOMMANDATIONS

    Le suivi et lvaluation amliorent lefficacit des programmes du PNUD en tablissant des liens bien dfinis entre les interventions et les rsultats, et en permettant de mesurer et dvaluer la progression vers la ralisation de rsultats ou performance. Linformation qui se dgage du suivi et de lvaluation permet damliorer les stratgies, les programmes et les activits envisages, favorisant, galement une culture de gestion des connaissances et dapprentissage.

  • Les mcanismes de suivi et dvaluation mis en place par le programme de gestion des dbris en Hati ont vis les modalits suivantes :

    Rapports et analyses

    Rapport de projet annuel Rapports trimestriels pour le bailleur (HRF) Rapports mensuels de la part des partenaires Plans de travail (hebdomadaires de la part des partenaires,

    pour chaque contrat ponctuel plan de travail annuel du PNUD) Rapports sur lexcution du projet/programme et rapports

    combins de la part des organisations partenaires Suivi mensuel technique (trackers): maisons dmolies,

    personnes engages, dbris enlevs

    Mcanismes de Validation

    Visites continues sur le terrain Vrifications ponctuelles valuations et suivis externes Enqutes auprs de la population en collaboration avec les

    leaders communautaires valuations techniques Vrification des zones dintervention sur Google Earth

    Mcanismes de Participation

    Groupes de discussion Comits de pilotage Runions priodiques informatives (bailleurs) Runions de planification avec les communauts et ONG

    locales (micro-projets de rhabilitation)

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATICHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITII - CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HATI

    De cette faon, le programme a tabli des mcanismes de contrle participatifs pour assurer lengagement, lappropriation, le suivi, le retour et la diffusion de linformation, contribuant amliorer lefficacit de lintervention et servant de base la prise de dcisions et la promotion de lapprentissage dans lorganisation, dont ce guide fait partie intgrante.

    Le retour dinformation est une opration sinscrivant dans le cadre du suivi et de lvaluation par laquelle des informations et des connaissances sont diffuses et utilises pour valuer les progrs sur la voie de la ralisation des rsultats ou pour confirmer la ralisation des rsultats. Il peut sagir de constatations, de conclusions, de recommandations et denseignements tirs de lexprience.

    1.- Prparer, ds le dpart, les modalits, lobjet et le moment du suivi et de lvaluation.

    2.- Dfinir des indicateurs clairs et des points de repre appropris.

    3.- Analyser la situation, observer les changements et suivre leurs incidences.

    4.- Intgrer les partenaires extrieurs dans le processus.

    5.- Dans les rapports et runions, proposer et discuter les mesures prendre pour minimiser les erreurs et amliorer lintervention.

    6.- Assurer des suivis priodiques, de faon ce que les changements puissent tre perus.

    7.- Tirer systmatiquement des leons et promouvoir une gestion des connaissances.

    8.- Utiliser les donnes de suivi et dvaluation pour communiquer les rsultats du projet.

    RECOMMANDATIONS

  • Les millions de tonnes de dbris quoccupent les rues et les terrains des zones sinistres empchent dramatiquement les programmes daide et de secours et le retour des populations dans leur quartier dorigine. Dans ce contexte, les premires actions au niveau de la gestion de dbris doivent se focaliser sur la mise en place d oprations massives de nettoyage et de dblaiement, afin douvrir des voies daccs, de faciliter les dplacements et dassister les actions de secours; des actions postrieures en matire de dmolition de maisons et btiments haut risque et denlvement des dbris, contribueront encourager le retour et la rinstallation des personnes dplaces et la reprise progressive de leur vie quotidienne.

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRIS

    La dmolition de maisons et btiments -privs et publics- et les postrieures actions denlvement doivent accompagner les grandes oprations de dblaiement des voies, selon un ordre de priorits :

    1. Dmolition et enlvement des dbris pour faciliter les oprations de secours - Recherche et Sauvetage.

    2. Dmolition des btiments haut risque deffondrement Protection Publique.

    3. Enlvement des dbris susceptibles de provoquer des problmes de sant Sant Publique.

    4. Dmolition et enlvement des dbris pour faciliter les tapes de rhabilitation/reconstruction.

    Les oprations de dmolition de maisons et btiments requirent dtre planifies et excutes sur la base de diagnostics et dvaluations techniques, et de la disposition de directives de la part des autorits nationales et locales pour assurer le cadre lgal et oprationnel pertinent.

    En Hati, suite aux importants dgts causs sur les btiments dans toutes les zones affectes par le sisme, la ncessit dun diagnostic sest vite impose dans une perspective de reconstruction. Le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) a tout de suite cre une structure, dnomme Bureau Technique dvaluation des Btiments (BTEB), rattache la Direction des Travaux Publics, ayant pour mission dvaluer les btiments et de crer les conditions et dispositifs pour la rparation et la reconstruction.

    En Hati, le SNU fournit un soutien technique au Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications afin dvaluer les dommages structuraux de plus de 400 000 btiments.

    Lvaluation -effectue entre mars 2010 et fvrier 2011-, a tabli que 403 176 btiments avaient t endommags ou dtruits, parmi lesquels 104 572 avaient subi des dommages mais pouvaient tre rpars (catgorie jaune), 80 609 avaient subi des dommages importants et devraient probablement tre dmolis (catgorie rouge) et le reste ne prsentait aucun dommage structurel et pouvait tre rintgr (catgorie verte).

    Les acteurs internationaux et nationaux ont compt, galement, sur des directives de la part du Gouvernement Hatien concernant le processus lgal pour obtenir le permis de dmolition des maisons prives, des btiments enregistrs lISPAN (Institut de Sauvegarde du Patrimoine National), et sur les options de rutilisation et recyclage des dbris.

    Lvaluation des dommages structuraux subis par les btiments, tant privs que publics, a ainsi t le point de dpart pour la mise en place des programmes de dmolition et enlvement des dbris. Dans ce but, des ingnieurs locaux ont parcouru les zones affectes, rue par rue, pour dterminer le niveau de scurit des

    diffrentes constructions sur la base de techniques dvaluation rapide. Ils ont t prcds de travailleurs sociaux dont la fonction a t dexpliquer le but de lvaluation et sassurer du soutien de la population.

    Une fois examins, les btiments ont t marqus en diffrentes couleurs suivant ltat de dgt structurel et la classification tablie par le MTPTC, facilitant ainsi lidentification visuelle des maisons et btiments en bon tat (couleur verte), rhabiliter (couleur jaune) et dmolir (couleur rouge).

    Toutes les informations recueillies par les ingnieurs lors des valuations, incluant les donnes GPS des btiments, ont t enregistres dans une base de donnes, qui est devenue une source cruciale dinformations, permettant llaboration de cartes et tudes statistiques et, par consquent, se rvlant un outil de planification essentiel dans le cadre des processus de relvement, de rhabilitation et de reconstruction.

    Fort de son mandat en Hati, le PNUD a prioris la dmolition des maisons prives fortement endommages et appartenant aux populations ayant leprofil socio-conomique le plus bas. De cette faon, le PNUD a garanti son intervention au niveau des populations les plus dmunies et au niveau des zones les plus compliques, du fait des difficults daccs, des difficults techniques dintervention et des difficults lies au manque de scurit, facteurs qui ont restreint significativement la prsence dautres intervenants.

    Les zones dintervention du programme de gestion de dbris en Hati ont t identifies sur la base de discussions avec le Ministre comptent (MTPTC), les Municipalits, les agences partenaires (ONU-Habitat, OIT), les autres organisations engages dans les activits denlvement de dbris travers le Groupe de Travail sur la Gestion de Dbris et, fondamentalement, avec la population.

    La slection des zones dintervention a considr, nanmoins, les critres suivants:

    Leszoneshautniveaudedvastation,ayantunnombrelevde maisons endommages dun point de vue structurel (maisons rouges)

    Lesquartierspauvres Leszonesnayantpasbnficidesopratifsdedcombrement

    et de la prsence dautres intervenants Les zones forte difficult daccs, afin de favoriser la

    dmolition manuelle et linjection dargent directement dans les communauts

    Leszonesayantdesdynamiquesdeparticipationcommunautaire Les zonesde synergieavec lesprogrammesde rhabilitation

    et surtout de reconstruction, afin motiver les propritaires des maisons svrement endommages, daccorder le permis de dmolition.

    Documents de Rfrence :- Carte de localisation des btiments svrement

    endommags, Logne- Carte de localisation des btiments svrement

    endommags, Port-au-Prince- Carte de densit en btiments svrement

    endommags ou effondrs par hectare, Logne

    - Carte destimation des dbris issus des btiments svrement endommags ou effondrs par section communale

    - MTPTC Structural debris assesment Miyamoto- Conseils et astuces Google Earth IASC- Shelter

    Cluster Hati

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRIS

    1.- En ce qui concerne lvaluation structurelle des maisons, il est recommand de marquer les maisons non seulement avec une couleur pour les diffrencier et les classifier selon leur tat de dommage, mais aussi de les codifier pour faciliter leur localisation et leur identification.

    2.- Les besoins concernant la dmolition et lenlvement des dbris sont trs dynamiques et peuvent changer tout au long de limplmentation des programmes (prsence dautres intervenants, initiatives dauto-dmolition, entre autres). De ce fait, les interventions doivent-tre ralises sur la base dune forte flexibilit et saccommoder au droulement de la situation.

    3.- La dlimitation des zones dintervention doit tre ralise sur la base des dynamiques sociales et de quartier, et non sur la base de critres rigides de dlimitation gographique (polygones), lesquels peuvent entraner des contestations sociales de la part des communauts.

    4.- Le logiciel Google Earth savre un instrument adapt et extrmement utile pour lexploration et lidentification gographique des zones sinistres, permettant de lancer des recherches, de faciliter la prise des dcisions et la planification des actions de dmolition et denlvement sur la base de la visualisation de photos satellites, de cartes en relief et de btiments en 3D, et permet de mettre cette information en commun et online.

    RECOMMANDATIONS

    Le tremblement de terre dHati sest avr une tragdie dune ampleur sans prcdent dans le pays. Le gouvernement a perdu prs de 33 pour cent de ses fonctionnaires et 60 pour cent des btiments gouvernementaux et administratifs ont t dtruits, incluant le Palais Prsidentiel, le Parlement, le Palais de Justice et la majorit des btiments des Ministres et de ladministration publique, entrainant la perte dinnombrables documents et dossiers.

    Le niveau des pertes subies par les fonctionnaires et les dommages causs aux btiments et services publics ont considrablement rduit la capacit des autorits nationales conduire et coordonner la rponse, spcialement devant larrive subite de

    centaines dorganismes de coopration, ayant diffrents degrs dexpertise, de capacits et dintrts, faisant de cette crise, une parmi les plus compliques grer.

    Le systme Cluster a t activ afin de donner une rponse durgence en soutien au systme de coordination nationale; travers ce mcanisme, les Agences du SNU galement affect avec la perte de 102 employs- ont travaill ardument en appui aux diffrents ministres et directions pour faire face aux dfis humanitaires et de reconstruction.

    Le PNUD a jou un double rle au service de la communaut internationale, conduisant la coordination du SNU et de la

    communaut internationale et renforant son rle oprationnel au niveau de ses programmes thmatiques dvelopps en Hati. Plus de 50 organisations ont particip au Groupe de travail Gestion des Dbris (GT-GD), sous la coordination du PNUD en partenariat avec le MTPTC.

    La mise en place du GT-GD a permis de mettre jour les bases de donnes relatives aux activits lies aux dbris comprenant:

    - Les organisations impliques- La localisation gographique des activits

    - Les informations tabulaires sur les quantits de dbris gres par lensemble des partenaires

    - Les mcanismes de mise en uvre et technologies utilises

    Ces informations ont permis daffiner les oprations de gestion des dbris sur la base de la mise en commun de cartes et donnes statistiques, dviter la duplication dans les interventions, et de rduire, sur la base de lexprience acquise et du partage dinformations, les cots associs la dmolition et enlvement des dbris.

    Tableau 2. Principaux acteurs du programme conjoint de gestion des dbris en Hati

    Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)

    Laboratoire National du Btiment et des Travaux Publics dHati

    Municipalits Logane, Port-au-Prince, Ptionville, Delmas, Carrefour

    - Contrepartie Gouvernementale.- Support dans la planification et formulation du projet.- Partie intgrante du Comit de Pilotage du programme et des structures de suivi.- tablissement des lignes directrices oprationnelles et lgales pour la mise en uvre des

    oprations de dmolition et denlvement des dbris (permis de dmolition).

    - Essais et contrle des dbris; recherches appliques sur lutilisation des matriaux provenant des dbris; promotion de normes de construction et de cartes gotechniques.

    - Contreparties au niveau local.- Support dans la planification et formulation du projet identification des zones

    dintervention, de planification communautaire.- Parties intgrantes du Comit de Pilotage du programme et des structures de suivi.- tablissement des lignes directrices oprationnelles et lgales pour la mise en uvre des

    oprations de dmolition et enlvement des dbris (permis de dmolition).

    Organisme Fonction

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRIS

    Agences des Nations Unies

    Groupe de Travail Gestion des Dbris (GT-GD)

    - ONU-HABITAT : Mobilisation et planification communautaire. - OIT : Analyse des marchs, capacitation professionnelle, promotion de micro-entreprises.- PNUD : dmolition et enlvement des dbris, cration demplois court terme sous les

    modalits Argent contre Travail et Argent contre Production et coordination de lensemble du programme. Support au MTPTC dans llaboration dune Stratgie Nationale de Gestion des Dbris.

    - UNOPS : Support technique au MTPTC pour lvaluation structurelle des maisons. Partenaire du PNUD dans la dmolition, enlvement, transport et recyclage des dbris.

    - Soutien technique aux autorits nationales et renforcement de leurs capacits concernant la gestion des dbris.

    - Contribution une coordination efficace des initiatives de gestion des dbris.- Contribution la cartographie de lensemble des activits dbris dans les zones affectes. - Appui la promotion de politiques et instruments de planification stratgique dans le

    secteur de la gestion et du recyclage des dbris.

    Organisme Fonction

    ONGs internationales partenairesPNUD: CHF International, J/P HRO, Viva Rio,

    EDM, CRWRC, IEDA, Tear Fund ONU-Habitat: Cordaid / GOAL, FAU OIT: EDMONGs locales partenairesPNUD: UJAPH, FONHEDECO, EPT, FFH,

    CEPHAPE, CRAD, PEJEFE, OJADCO, Fondation Anacaona

    OIT: OPB, OPADEC, OJEIB, Awoyo pou Christ, OJAH, MOLEGHAF

    Associations de quartier

    Donateurs

    Secteur Priv

    - Parties intgrantes des structures de suivi.- Mobilisation et planification communautaires, dmolition et enlvement des dbris.- Capacitation professionnelle, cration de micro-entreprises.- Construction de maisons avec des dbris recycls.

    - Support dans la planification et formulation du projet.- Parties intgrantes des structures de suivi.- Capacitation professionnelle, cration de micro-entreprises.- Rhabilitations des quartiers.

    - Support dans la planification et formulation du projet.- Slection des bnficiaires; planification des interventions.

    - Support dans la planification et formulation du projet.- Partie intgrante des structures de suivi.

    - Dmolition et transport des dbris.- Promotion de petits et moyens entrepreneurs; capacitation.

    1.- Pour limplmentation de ses activits, le PNUD doit chercher travailler avec des ONG, locales ou internationales, officiellement inscrites, ayant de lexpertise dans la zone dintervention, et tant bien insres et reconnues au niveau des quartiers.

    Cette approche savre dautant plus importante dans le cas des quartiers ayant des problmes de violence ou dinscurit, souffrant la prsence des gangs, dans lesquels il est indispensable dassurer la mise en uvre du projet. Dans un tel contexte, les actions de communication au niveau de la communaut et des leaders savrent dcisives pour la rduction des risques de conflit.

    2.- Il est conseill de rpartir les activits de dmolition et de dblayage entre plusieurs partenaires dimplmentation, au lieu de compter seulement sur un partenaire. Cela permet de rpartir les zones dintervention et dassigner le partenaire le plus comptent dun point de vue technique, pour chaque zone.

    RECOMMANDATIONS

    Les conditions lgales doivent tre assures avant de commencer toute action de dmolition et de dblaiement, les dbris faisant partie de la proprit prive des individus.

    En Hati, la prolifration des constructions anarchiques, labsence de zonage, la perte des titres de proprit et des dossiers du registre foncier, le dcs ou labsence de milliers de propritaires, formels et informels, ont occasionn une situation extrmement dlicate et contraignante pour laction des organisations humanitaires et des autorits au niveau de la dmolition de maisons prives et de lenlvement des dbris.

    Dans ce contexte, le PNUD a soutenu les autorits locales et nationales dans la mise en place de procdures administratives

    et lgales pour assurer la validit des titres de proprit ou la lgitimit de loccupation des terrains, et ratifier des processus administratifs -si bien restant, en dfinitive, htrognes- pour obtenir le permis de dmolition et/ou denlvement des dbris.

    Dans le cas des maisons dclares comme abandonnes et reprsentant un danger public, un arrt communal pris par la Mairie de Port-au-Prince a octroy la capacit lgale au Maire de signer lautorisation de la dmolition la place des propritaires. Dans ce but, les listes des maisons considres comme abandonnes ont t publies pendant deux semaines dans les principaux journaux du pays afin de tenter une dernire fois lidentification du propritaire, et sassurer -de la part de la Mairie- dune non-objection lgale pour la dmolition.

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRIS

    Procdures pour la Dmolition des Maisons Prives - Programme Conjoint de Gestion des Dbris en Hati

    1. Des agents de projets contactent les propritaires des maisons dmolir, et vrifient ltat lgal du btiment.

    2.- En cas de perte de documentation, plusieurs modes de preuves sont utiliss pour dterminer le vrai propritaire : des quittances de llectricit dHati (EDH), des rcpisss de la Direction gnrale des impts (DGI) ou toute autre pice prouvant un quelconque lien entre le propritaire prsum et la proprit dmolir, et la reconnaissance du propritaire par des tmoins (gnralement des voisins) nayant aucun lien familial.

    Le permis de dmolition est ratifi la Mairie et par un juge de paix, qui dresse un acte de notorit au niveau du titre de proprit (projets Logne et Dbris I), ou du Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (projet Dbris II) en tant que Ministre comptent.

    3.- Lobtention du permis de dmolition saccompagne dune analyse technique de la part des ingnieurs, dterminant le type le plus convenable de dmolition effectuer (manuelle/mcanique/mixte) et des donnes gographiques (GPS), afin dviter des confusions et de bien dlimiter les proprits dmolir, et servant ainsi doutils pour lactualisation du cadastre.

    4.- Le propritaire obtient un document ratifiant que sa maison a t dmolie, dfinissant ladresse et repres GPS.

    Documents de Rfrence :- tapes pour la dmolition de btiments rouges PNUD

    (projets Dbris I -II) - Processus UNOPS pour obtenir le permis de dmolition dans les

    diffrents scenarios - Reprsentation systmique de dmolition et enlvement de dbris

    UNOPS- Permis de dmolition de la Mairie de Port-au-Prince

    En ce qui concerne la participation communautaire il convient de noter que toutes les organisations communautaires reconnues furent convoques, assurant leur participation volontaire. Dans cette phase, le programme na pas mis laccent en particulier sur la participation des femmes ce qui a provoqu naturellement une affluence majoritaire dhommes.

    Le personnel du projet, sur la base de mthodologies telles que larbre de problmes, la visualisation des rsultats et la priorisation des actions identifia un cadre de rsultats plausible, vitant la cration dattentes irralistes. De mme, la participation active de la communaut a t assure dans les diffrentes phases du projet: mobilisation communautaire, cartographie, prsentation de rsultats et runions avec les reprsentants gouvernementaux et potentiels donateurs. Quatorze ateliers furent dvelopps par ONU-Habitat et le Service de Planification Urbaine, dans le but de renforcer les capacits communautaires en matire de cartographie, plateformes communautaires, relevs de terrain, recueil de donnes, focus groupes, gestion des dbris, risques naturels, enqutes et diagnostics urbains, planification et reconstruction, inclusion sociale (handicaps, femmes, etc.), tenure foncire et cycle de vie des plans communautaires.

    Pourtant, le projet na pas t absent de difficults en ce qui concerne le travail avec les communauts. Les grands obstacles juridiques et administratifs (signature du propritaire, certificat du CASEC, approbation dun juge, paiement la municipalit, etc.) pour procder aux travaux de dmolition ont considrablement prolong le processus et ont caus, galement, un recul de lintrt et de la confiance de la part des communauts, lesquelles se demandaient pourquoi il tait ncessaire de dmolir si elles navaient jamais d solliciter un permis de construction ou de planification pour leurs maisons.

    Cette rflexion amne conclure que lon doit analyser consciencieusement toutes les dispositions lgales et administratives existantes ncessaires et assurer une stratgie de communication adquate pour viter les problmes mentionns prcdemment.

    De la mme faon, sil ny a pas une solution prvue pour le relogement, au moins temporaire, les personnes ne seront pas prtes quitter leur maison pour procder leur dmolition. La leon tirer dvoile que les programmes de dmolition doivent tre planifis conjointement avec ceux de relogement afin damliorer ladhsion communautaire et ne pas affecter leur efficacit.

    Participation Communautaire

    1.- La dmolition des maisons prives est un aspect profondment sensible pour les propritaires, surtout pour ceux ayant moins de ressources conomiques, qui voient un dfi insurmontable dans la perte de leur patrimoine, et une barrire psychologique pour avancer dans leur rtablissement.

    La dmolition et lenlvement des dbris ncessitent, ainsi, dtre prcds dune forte stratgie de communication et de sensibilisation communautaire, afin dexpliquer les actions mener et chercher la participation dcide et responsable de la part des communauts. La prsence des agents de liaison, reconnus soit au niveau des leaders, soit au niveau des autorits locales, se montre une prrogative essentielle pour rapprocher et mettre en confiance les communauts, coordonner et accorder les tapes suivre pour la dmolition, faciliter laccs aux proprits prives, et assurer la prvention et gestion de conflits.

    De mme, il est indispensable denchainer les actions de dmolition avec des programmes ou actions de reconstruction, afin dassurer une garantie dassistance financire et technique pour la reconstruction des maisons.

    RECOMMANDATIONS

    - Autorisation pour la dmolition et le dblaiement- UNOPS- Fiche dvaluation de dmolition- UNOPS- Fiche suivi des dmolitions- CHF- Rapport de dmolition sur btiments ISPAN (Institut de

    Sauvegarde du Patrimoine National)- Formulaire juge de paix / Arrt Communal Mairie de

    Port-au-Prince

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRIS

    En Hati, un lment cl de lapproche du PNUD concernant la dmolition et enlvement des dbris a t de prioriser lengagement massif des personnes sur la base des programmes haute intensit de main duvre, prtant une attention particulire lembauche des femmes, lesquelles ont reprsent environ 40% des travailleurs.

    Aprs une priode initiale prparatoire qui a port sur la scurisation des quipements et la mise en place de systmes de recrutement et de paiement, le PNUD a dbut son action de dmolition et denlvement des dbris sur la base de programmes de nettoyage des rues et grandes voies de communication sous la modalit dArgent contre Travail , afin de favoriser lembauche massive de la population, injecter rapidement des ressources conomiques vitales pour restaurer les moyens de subsistance des bnficiaires et promouvoir sa rcupration psycho-sociale, devenant des participants actifs au lieu de bnficiaires passifs.

    De ce fait, les bnficiaires, regroups en quipes, travaillaient durant deux quatre semaines, raison de six jours par semaine au tarif du salaire minimum, afin de ne pas altrer le cycle de loffre et la demande sur le march du travail local et dcourager les recrutements dans le secteur priv.

    Le PNUD a excut ces programmes en collaboration avec les comits de quartier, la Direction Nationale de lEau Potable et de lAssainissement (DINEPA), la Direction de la Protection Civile et les municipalits, de sorte de favoriser lappropriation de la part des institutions nationales et de garantir leur rponse au niveau des besoins et priorits des hatiens. Afin dassurer une plus efficace coordination, il fut convenu de rpartir la prise en charge des quartiers sinistrs entre le gouvernement (DINEPA, municipalits),

    les organisations non gouvernementales et le PNUD.

    Au cours de lanne 2011, une nouvelle formule, cette fois-ci sous la modalit d Argent contre Production , a t instaure dans le cadre du programme de gestion des dbris. Alors que lancienne formule prvoyait le versement dun salaire sur la base du nombre dheures travailles quotidiennement, celle-ci liait le salaire la quantit (m3) de dbris enlevs, permettant ainsi aux travailleurs daugmenter leurs revenus, parfois de faon significative, et de multiplier considrablement la productivit du programme.

    Pour son implmentation, des quipes locales mixtes, dune moyenne de 10-15 membres (mme si quelques organisations ont prfr travailler avec des quipes de 20-25 personnes pour des zones caractrises par un accs trs difficile), diriges par un chef dquipe, ont t employes pour raliser la dmolition et le dblaiement manuel des maisons. Ces quipes ont suivi des formations spcialises relatives aux techniques de dmolition, de mesures de scurit et de sant au travail, et ont compt sur lquipement de travail ncessaire et le suivi technique continu de la part des ingnieurs.

    Les associations et les autorits locales se sont galement mobilises pour identifier et mettre en uvre dautres projets prioritaires, tels que la construction de murs de contention et de digues, le nettoyage de canaux, lamlioration des routes daccs et des travaux de terrassements, entre autres, ce qui a donn aux Hatiens le leadership dans la reconstruction de leurs communauts.

    Le programme de gestion des dbris a favoris la rotation des quipes afin de donner des opportunits de travail un plus

    grand nombre de personnes, si bien que les travailleurs qui se sont distingus par leur travail ont pu superviser et diriger des quipes moindre exprience. Le salaire a t tabli sur une base productive (m3 de dbris) et a t accord par le gouvernement et des organisations oprantes, galement sur la base du salaire minimum.

    Concernant lUNOPS (projet Dbris I), dans le contrat tait stipul le montant payer par m3, selon le degr de difficult du travail excuter (facile, moyen et difficile), lequel tait dcid par les ingnieurs en prsence du chef dquipe lors de la dernire visite du chantier et avant le dbut des travaux de dmolition ou denlvement et sur la base des critres suivants:

    Accessibilitdusite Distancedulieudedmolitionparrapportaupointdestockage Difficultdedmolition

    Pour le paiement des travailleurs, des mesures simplifies ont t implantes, sur la base de coupons et lutilisation des services de transfert dargent (UNI transfer), ce qui a permis aux travailleurs dobtenir leur salaire dune faon sre et rapide, sans avoir besoin douvrir un compte bancaire, et de retirer leur argent au cours de leurs horaires de travail. En ce qui concerne les partenaires, cette modalit a permis de simplifier les mcanismes internes de paiement, et dviter davoir des grands montants dargent dans les bureaux, ce qui se rvlait un facteur de risque considrable.

    Le calcul du volume total de dbris enlev par quipe, a t ralis sur la base de diffrentes approches :

    Pour lUNOPS : sur la capacit du camion, dont le cubage tait dfinit pralablement par les ingnieurs en prsence du chef de lquipe.

    Le Programme conjoint de gestion des dbris a t en mesure datteindre le nombre cible de femmes, lesquelles ont contribu hauteur du 40% des activits de dmolition et denlvement Port-au-Prince, ce qui initialement- avait t considr comme manifestement improbable.

    A cause des forts strotypes locaux concernant les capacits des femmes pour assumer ce type de travail, leur participation dans les premiers stades du programme onusien a t considrablement rduite; nanmoins, grce un fort investissement en matire de sensibilisation communautaire travers leurs leaders, le programme parvint augmenter progressivement le nombre de femmes participantes dans les programmes haute intensit de main duvre, atteignant ou dpassant le 40% prvu dans plusieurs zones dintervention.

    Le programme russit, en consquence, inverser les clichs sociaux tout en prouvant la valeur ajoute de la participation des femmes dans les programmes de Argent contre Production (CFP), via laugmentation de la productivit des quipes par la mise en place de dynamiques de travail rnoves et les forts taux de production des femmes, parfois suprieurs ceux des hommes.

    La transition de la modalit Argent contre Travail (CFW) la modalit Argent contre Production (CFP) permit dassurer un partage quatif des revenus et des bonus de production au sein des quipes de travail, surtout au niveau des membres plus gs, handicaps ou physiquement plus faibles.

    En outre, en tant quanecdote, lexprience montra que les femmes au sein des quipes CFP ont t les membres de la communaut les plus capables non seulement conomiser largent reu mais surtout investir ces montants dans la cration de micro-entreprises, dans lducation de leurs enfants ou pour le bien-tre gnral du noyau familial, rendant ainsi possible un plus grand impact du programme sur lensemble de la communaut et un plus grand nombre de bnficiaires

    indirects.

    Genre

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRIS

    Pour le CHF : sur la base de la quantit de brouettes remplies. Pour Viva Rio : sur la base des containers remplis (14 m3/

    container). Pour le J/P HRO : sur la base dun calcul approximatif des m3

    contenus dans chaque maison, pour lesquels les quipes disposaient dun temps dfinit pour accomplir la dmolition. En cas de finalisation avant ou pendant la priode de temps accorde, lquipe obtenait un bonus, ce qui sest constat comme un important facteur de motivation pour les membres des quipes. En cas de retard, elles ont t payes sur la base de la modalit Argent contre Travail, diminuant considrablement ses revenus.

    En Hati, toute action de dmolition et denlvement de dbris lie au programme devait suivre une analyse de la part des ingnieurs concernant:

    - Le type de dmolition (manuelle, mcanique, mixte).- La main duvre ncessaire. - Lhoraire de travail et le temps ncessaire pour la dmolition

    (jours).- Les considrations spcifiques en matire de scurit

    (linterruption du trafic, le renforcement des maisons adjacentes, ltablissement dun primtre de scurit).

    Cette information tait inclue dans le dossier, annexe au permis de dmolition et tait transmise au propritaire, au voisinage et aux autorits locales. Des plans de dmolition taient, ainsi, raliss de faon hebdomadaire par des ingnieurs du programme.

    Mesures de Sant et Scurit tablies dans le Programme de Gestion des Dbris

    1. Disposer, diffuser et faire suivre les rglements sur la sant et la scurit au niveau de tous les travailleurs.

    2. Garantir les outils et le matriel de scurit ncessaires (bornes, cordes, gants, casques, masques, bottes -les chaussures fermes ont t acceptes comme alternative aux bottes-, maillots de visibilit, etc.).

    3. Dfinir des systmes de circulation diffrencis entre les vhicules, type machinerie lourde, et ceux des travailleurs (sens unique).

    4. Cordonner le site de travail et interdire la prsence de toute personne ne pas faisant partie de lquipe de travail (des exceptions ont t faites au niveau des propritaires afin de faciliter la rcupration de leurs biens).

    5. Assurer des trousses de premiers secours quipes sur place.

    6. Acqurir une assurance sanitaire pour tous les tra-vailleurs. Cette assurance est devenue un dispositif extrmement important pour faciliter des soins non seulement curatifs mais aussi prventifs au niveau des travailleurs et des membres de leur famille, assurant une couverture vaccinale et des dpistages pour lensemble de la cellule familiale.

    Localisation et accessibilit

    Espace de travail

    Grade de destruction du btiment

    Types de matriaux de construction

    Complexit de la dmolition

    Scurit

    Cots

    Critres danalyse pour dfinir le type de dmolition

    Manuelle

    Mixte

    Mcanique (bulldozers, excavateurs, pelles, etc.)

    Shma 4. Critres danalyse pour dfinir le type de dmolition

    En Hati le PNUD a favoris autant que possible la dmolition manuelle, prioritairement justifiable en termes de dynamisation de lconomie locale, de cration de nouveaux revenus individuels et familiers, et de promotion de flux financiers au niveau des quartiers, plutt que lapproche technologique, notamment plus rentable en termes de temps et de cots. De cette faon, la dimension humaine a t au centre de son intervention.

    Cette technique sest rvle tre galement une approche adapte du fait du relief accident de Port-au-Prince et des troites voies daccs au niveau des bidonvilles, qui rendaient

    Documents de Rfrence :- Contrat de dmolition UNOPS

    impraticable laccs de la machinerie lourde, et du fait de labondance dune main-duvre locale sous-employe et dans le besoin de revenus pour subsister.

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIII -DMOLITION ET ENLVEMENT DES DBRIS

    Des mcanismes de contrle ont t considrs afin dassurer un registre rgulier sur les actions ralises dans le programme, prioritairement au niveau du nombre de maisons dmolies, du volume de dbris enlev et des personnes engages.

    Lenregistrement des donnes a t ralis sur support informatique (logiciel Excel) afin de disposer des informations actualises de faon journalire, ce qui a permis dassurer la transparence, en tant que processus institutionnalis du PNUD, mais aussi en tant que mcanisme de gouvernance et outil de gestion des relations avec les parties prenantes, permettant:

    Dassurer la saisie de donnes au cours de la phasedimplmentation des projets.

    Devrifierlaperformancedesdiffrentspartenaires. Danalyserlesdonnessaisieslorsdesprocessusdesuivi. Defournirunebaseutiledinformationpourlesrapportsetles

    valuations.

    Documents de Rfrence :- CHF dbris workmandays tracker- CHF debris houses demolished tracker- CHF debris removal tracker- UNOPS debris removal tracker

    1.- Se rapprocher des leaders communautaires, autorits locales et de la communaut pour identifier les personnes du quartier engager prioritairement dans les programmes.

    2.- La prsence de femmes est un atout au niveau des quipes de travail, se montrant non seulement absolument capables dassumer les diffrents rles lintrieur des quipes de dmolition, mme ceux considrs les plus dfiants physiquement, mais aussi plus disciplines, responsables et engages travailler. Leur prsence, cependant, nest pas toujours vidente de faon instantane, ncessitant dun processus dacceptation individuel et social, surtout en ce qui concerne les hommes.

    3.-En cas demploi de machinerie lourde, la dmolition des maisons peut provoquer la disparition de nombreux signes physiques qui permettent la diffrentiation des proprits prives existantes face au manque dun cadastre et dune numration officielle. Il faut ainsi prter une attention spciale bien sauvegarder ces repres.

    4.- La mise en place des mesures de scurit au travail doit saccompagner dune stratgie nergique de communication et de mesures de supervision strictes, afin de garantir lutilisation des quipements de protection individuelle et des outils appropris pour raliser les travaux de la part des travailleurs et viter les risques daccident.

    5.- Suite la crise, la transition de lapproche Argent contre Travail , idoine pour injecter rapidement de largent au niveau des quartiers vers des programmes tels que Argent contre Production , plus convenables dans la mise en place de programmes moyen terme, nest pas facile apprhender et prsente souvent des contestations de la part de travailleurs, habitus recevoir un salaire sur la base dun travail journalier plutt que sur la base dun rendement productif. De ce fait, il est indispensable de bien expliquer et accorder avec les autorits locales, les leaders communautaires et les communauts, ds le dbut de lintervention, les diffrentes tapes et mcanismes de travail adopts. Cet exercice de sensibilisation communautaire doit tre un processus continu.

    6.- Assurer une information adquate et une participation au niveau des quartiers sur les plans de dmolition et denlvement prvus; tablir un programme de communication sur la base de spots ou programmes radios diffuss, et la mise en place de panneaux avec des numros de tlphone contacter en cas de besoin dinformations et de spcifications sur les travaux.

    7.- Assurer une visibilit adquate du programme au niveau des travailleurs (stickers sur les casques et matriels de travail et logos sur les vtements) et sites de travail (poteaux de signalisation).

    RECOMMANDATIONS

  • Le transport des dbris est un aspect essentiel considrer dans un programme de gestion de dbris, savrant une des principales entraves budgtaires et oprationnelles

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIII - LE TRANSPORT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIII - LE TRANSPORT DES DBRIS

    Suite un tremblement de terre, les premires oprations doivent se focaliser sur le nettoyage massif des principales routes et voies de communication de la ville ou des zones sinistres, reconduites postrieurement des actions en matire de dmolition de maisons et btiments et dgagement des terrains et des rues, ce qui ncessite des quipements lourds et du matriel spcialis (bulldozers, chargeurs, camions, grues, etc.) pour leur enlvement et transport aux sites de dcharge ou de recyclage.

    Dans les grandes oprations de dblaiement et de nettoyage, lexpertise et la capacit technique des grandes socits nationales et multinationales de transport et travaux publics, des agences spcialises pour limplmentation de travaux publics, telles que lUNOPS en ce qui concerne le SNU, des Missions de Paix des Nations

    Les alternatives de slection de fournisseurs de transport sont diverses et doivent tenir compte de plusieurs critres danalyse qui faciliteront la prise de dcisions par rapport aux besoins et caractristiques du transport requis.

    Unies, des transporteurs locaux, etc. savouent tre des partenaires indispensables, joignant leurs camions et engins lourds ceux du Ministre des Travaux Publics ou Ministre analogue, et permettant le nettoyage rapide et efficace des voies.

    La topographie du terrain et les constructions anarchiques peuvent limiter laccs aux gros engins dans de nombreuses zones sinistres, auquel cas il savre ncessaire de procder un enlvement et au transport manuel sur la base de CFP. Des chariots ou des seaux pour le transport des dbris seront utiliss jusquaux points de dversement collectifs o ils seront collects et transports par de petites ou moyennes compagnies de transport, et ce, jusquau site officiel de dcharge ou de recyclage, favorisant ainsi la relance de lconomie locale et le renforcement des entrepreneurs locaux.

    En Hati, le PNUD a engag des entreprises prives (projet Logne), lUNOPS et des ONG locales (projet Dbris I) et des ONG internationales (projet Dbris II) pour raliser les travaux de dmolition et de transport; ces dernires ont sous-employ des transporteurs, et ont t payes strictement sur la base des m3 de dbris enlevs et effectivement transports jusquaux sites de dcharge ou de recyclage. Aprs vrification des tickets de contrle de chargement et de dchargement et de la facture de paiement du transporteur, devenant ainsi une sorte de modalit de Cash for Production permettant de maximiser le rendement et dassurer le transport sr et responsable des dbris.

    Afin de favoriser lconomie locale et le renforcement des entre-

    Les cots du transport de dbris sont normalement des facteurs critiques considrer dans la budgtisation des oprations denlvement, en vue des diffrentes approches existantes et la forte fluctuation des prix. Des cots de transport rduits deviennent, ainsi, un facteur important de russite pour un programme de gestion des dbris.

    En Hati, le PNUD a dcompos le cot unitaire denlvement du m3 de dbris en quatre composantes principales: mobilisation

    Camions de lEtat / Municipalits (travaux publics) Volume de dbris transporter (m3)

    Acquisition propre de camions Disponibilit, tat et caractristiques de camions (capacit en m3, poids maximal du vhicule, container roll-on/roll-off, etc.).Engagement des entreprises prives de transport

    locales (grandes, moyennes, petites)Accs au point de collecte

    Engagement des grandes entreprises prives de transport internationales Accs au point de dversement

    Distance de transportEngagement dONG qui vont sous-contracter

    tat des routes

    Disponibilit de GPS dans les camions Fdration des entreprises de transport et logistique locale Prix

    Fournisseurs Elments dAnalyse

    preneurs locaux, le PNUD, a promu limplication des petites et moyennes compagnies de transport locales, ce qui a favoris, galement, la rduction progressive des prix associs au transport, du fait de laugmentation de la concurrence face aux grandes compagnies de transport.

    1.- Le Ministre des Travaux Publics ou son quivalent, les Municipalits et la Fdration des Entreprises de Transport et Logistique locales et nationales doivent tre consultes avant de toute prise de dcision concernant le contrat de services de transport, offrant des capacits qui en gnral, sont sous-estimes ou non considres dans les plans daction des acteurs non gouvernementaux.

    RECOMMANDATIONS

    Documents de Rfrence :UNOPS invitation to bid - transport

    communautaire, dmolition manuelle, dmolition mcanique et transport. De ce fait, le cot du transport sest rvl tre llment dterminant, reprsentant prs du 50% du cot total unitaire.

    Devant cette contraignante ralit, des alternatives pour diminuer les cots associs au transport des dbris sont devenus une priorit au niveau du programme, moyennant la promotion de la rutilisation et du recyclage des dbris in situ et la slection de modalits de transport plus efficaces (petites et moyennes entreprises, tracking).

    Schma 5. Elments danalyse pour la selection des fournisseurs

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIII - LE TRANSPORT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIII - LE TRANSPORT DES DBRIS

    Prix du Fuel

    Quantit de dbris transporter

    Distance parcourir

    Capacit du camion

    March

    camions gaz / biodiesel / mthanol

    Rutilisation / recyclage des dbris in situ

    Routes secondaires ou fluidit du trafic / diversification de sites

    Camions lourds (haut tonnage)

    Petites et moyennes entreprises (promotion de la comptitivit)

    Facteurs inhrents aux cots du transport

    Facteurs de rduction des cots du transport

    Dautres aspects considrer:

    Cotsdelocation/achatdescamions Accessibilitlazonedetravail Mcanismesdepaiement(parcargaison,pardcharge,ticketing) Mesuresdevisibilitetscurit:vhiculesapproprisetenbontat,protectiondelacargaisonafinderduiredesrisquesdaccident.

    En Hati, le PNUD a cherch rduire les couts associs au transport, via une collaboration avec la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de Hati (MINUSTAH), la mise en place dun grand site de concassage Onusien lAvenue Harry Truman, en collaboration avec lUNOPS, permettant le recyclage de 20-25% de dbris et lappro-bation dun site de stockage (Bizoton) Carrefour par le Maire de Carrefour et le MTPTC.

    Lutilisation de petits et moyens transporteurs locaux a permis, galement, de rduire notablement les cots du transport, favorisant la comptitivit et la diminution des prix du secteur.

    1.- Les cots associs au transport sont parmi les montants les plus levs dun programme de gestion de dbris; leur rduction doit-tre encourage sur la base dtudes de march (alternatives de transport), ainsi que sur la base dalliances et partenariats avec des entreprises ou des organisations pour lallocation de camions, et les actions visant la rutilisation et le recyclage.

    2.- Les oprations de gestion des dbris ncessitent lutilisation de machineries lourdes telles que des bulldozers ou des camions lourds qui ont souvent un impact ngatif sur les revtements des routes emprunter. Dans ce but, il est convenable de considrer des composantes de maintien et rparation de routes dans les programmes de gestion de dbris afin de minimiser ces impacts ngatifs.

    RECOMMANDATIONS

    Le suivi du transport des dbris travers un systme de ticketing sest avr tre une condition indispensable pour assurer que le transport de la cargaison totale, prvue arrive convenablement au site de dcharge final ou de recyclage. Lors de la dernire tape, un reprsentant du site de dcharge met un ticket de contrle relatif aux m3 dchargs; en Hati, cette 3me partie intervenante a remplac le besoin dun contrleur spcifique du PNUD sur le site.

    Signature du coupon de transport(Reprsentants ONG/PNUD +

    chauffeur camion)

    Vrification des tonnes ou m3 de dbris chargs

    Signature du coupon de livraison (Reprsentant du site +

    chauffeur camion)

    Vrification des tonnes ou m3 de dbris dchargs

    Point de cargaison du camion

    Point de cargaison du camion

    Conciliation des donnes (hebdomadaire/mensuelle)

    concernant le transport des dbris

    Site de dcharge du camion

    Site de dcharge du camion

    Transport des dbris suivi via GPS

    Schma 6. Systme de tracking

    Tableau 3. Analyse des cots du transport

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIII - LE TRANSPORT DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIII - LE TRANSPORT DES DBRIS

    1.- Le systme de tracking , de suivi via GPS et la prise de photographies des camions chargs constituent des lments positifs pour assurer le bon suivi du transport des dbris, la surveillance des dversements incontrls dans des endroits non autoriss ou sa soustraction pour la vente ou la rutilisation -ce qui est arriv en Hati spcialement aprs le sisme-, favorisant, galement, la relation de transparence entre le contractant et le transporteur.

    RECOMMANDATIONS

    1.- Les oprations de transport de dbris doivent considrer les contraintes de la circulation, les temps de transport, la distance au site de dcharge, la facilit daccs, et la situation de scurit des routes. Lutilisation de routes alternatives, les restrictions de circulation non essentielle, et les oprations nocturnes peuvent-tre envisages pour rduire le temps de transport (et par consquence des cots) et minimiser les incommodits pour la population.

    2.- Une attention particulire doit tre considre en cas de circulation des camions dans des zones forte inscurit, tant dconseille la mise en place des oprations nocturnes, et devant assurer des mesures de scurit supplmentaires.

    RECOMMANDATIONSLes normes quantits de dbris qui surgissent lors dun tremblement de terre en milieu urbain, comme ce fut le cas pour Hati, vont requrir dun flux constant de machinerie lourde et de camions haute capacit afin de permettre le dgagement conscutif des voies et terrains, et la disposition ultime des dbris dans les sites de dcharge finaux tablis par le Gouvernement.

    Distance

    Prix du Fuel

    Accessibilit

    Scurit

    Etat de maintenance

    Trafic

    Critres de slection des routes de transportEn Hati, le gouvernement tablit le principal site de dchets solides de la ville, Truitier, situ dans la commune de Cit Soleil, comme tant le site officiel pour la dcharge des dbris. Le site, cependant, ne rsultait accessible que par une seule route principale.

    La distance de Truitier avec les principaux points de collecte de dbris et les conditions de circulation sur la route 9, sest avre tre une condition amplement dsavantageuse pour faciliter un flux lger et soutenu de camions (en moyenne de 14Tm de capacit), le nombre de voyages pouvant arriver dpasser 900/jour. Dans ce but, les autorits ont tabli sur cette route, des fortes restrictions sur la circulation des vhicules privs pendant les heures de pointe de trafic des camions, les conditions dinscurit de Cit Soleil nayant pas favorises la mise en place dopratifs nocturnes.

    Dans ce but, la route ou les routes de transport des dbris emprunter devront respecter les dispositions gouvernementales, qui seront tablies sur la base de critres tels que:

    Tableau 4. Facteurs pour la slection des routes

  • Les dbris sont des matriaux ayant une valeur conomique et un fort potentiel de rutilisation pour divers secteurs conomiques. Une stratgie de gestion de dbris efficace et de longue dure doit viser assurer un impact environnemental minimal et un recyclage maximum des matriaux, accomplissant leur cycle de vie.

    Les dbris deviennent, ainsi, une ressource pour la reconstruction physique, conomique et sociale des zones sinistres, et une porte ouverte vers le dveloppement durable.

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRIS

    En Hati, il nexistait pas un espace capable de recevoir et de traiter les normes quantits de dbris, estimes plus de 10 millions de mtres cubes pour lensemble du pays. En labsence dune Stratgie Nationale de Gestion des Dbris, les dbris risquaient dtre dblays puis dposs de manire incontrle. Dans ce but, le gouvernement dsigna- aprs une analyse des diffrentes alternatives existantes- le site dcharge ouverte non tanche de Truitier, site habituel pour la dcharge des dchets solides de la ville de Port-au-Prince, comme site officiel pour la dcharge massive des dbris, afin de faciliter le nettoyage rapide de la ville, et dviter ou attnuer les impacts environnementaux et de sant public causs par une dcharge incontrle des dbris.

    Les dcombres de maisons et de btiments englobaient, nanmoins, toute une diversit de matriaux de construction susceptibles dtre rcuprs et rutiliss in situ par les

    propritaires, locataires ou habitants des quartiers, ou aptes subir un processus de transformation et recyclage, et devenir ainsi de nouveaux matriaux ayant une valeur de march ou une utilit demploi dans les programmes de reconstruction.

    En Hati, la stratgie du Programme des Nations Unies visant la gestion des dbris a t axe sur loptimisation des avantages qui pouvaient tre tirs des dbris. De ce fait, le PNUD a entam la gestion contrle des dbris en privilgiant, tout dabord, les options de rutilisation et de recyclage in situ , afin de rduire les volumes dposition finale, de promouvoir une activit conomique au sein des quartiers, et de favoriser la rutilisation des matriaux dans les programmes de ramnagement locaux. Simultanment, un volet de recyclage grande chelle a t mis en place dans le but de faire des dbris une matire premire pour soutenir les programmes de reconstruction.

    Lidentification de sites pour la dcharge des dbris sera principalement faite par les autorits, nationales et/ou municipales, soutenues par le secteur priv et organismes spcialiss, en raison de diffrents critres de slection.

    De ce fait, de petits et moyens sites complmentaires Truitier, furent galement tablis par les autorits municipales afin de contribuer un dgagement plus rapide des voies et terrains, de rduire les couts associs au transport des dbris Truitier, et favoriser la rcupration des matriaux au niveau des quartiers. A Logne, un grand site de dcharge de dbris fut galement tabli par les autorits municipales. Finalement, dans la Commune de Carrefour le PNUD a utilis un site de stockage (Bizoton), approuv par la Mairie et le MTPTC, pour stocker 30,000 m3 des dbris que la Mairie planifie dutiliser dans de futurs travaux damnagement de quartiers. Dans les grands sites de dcharge, tels que Truitier et Logne, des spcifications techniques et administratives ont t mises en place par les entits gestionnaires et les donnes techniques des dcharges (type, origine, volume, etc.) ont t minutieusement consignes afin de faciliter le suivi convenable et lenregistrement des donnes.

    Le programme onusien, cependant, a jou un rle de catalyseur et de facilitateur dans la mise en place de sites de traitement, spcialement au niveau du recyclage des dbris et de la production ainsi que des essais techniques des diffrents produits labors.

    - Type de dbris (non dangereux, dangereux, recyclables, non recyclables).

    - Volume de dbris.- Type de traitement souhait (dcharge finale, rutilisation,

    recyclage, mixte, etc.).- Type de site : provisoire / dfinitif.- Existence pralable de sites (est-il possible de ramnager?

    a-t-il la capacit ncessaire?).- Distance jusquaux principaux points de collecte.- Accessibilit (nombre et tat des routes, trafic, etc.).- Extension du terrain et capacit / possibilits

    damnagement.- Vie utile du site.- Scurit.- Distance jusquaux zones habites et mesures de sant

    publique (bruits, vibrations, trafic, pollution, impact visuel, odeurs).

    - Protection de lenvironnement (sol, eau, air)- Proprit (public/priv).- Cots damnagement et de gestion.

    Critres pour la slection dun site de disposition

    Tableau 5. Critres pour la slection dun site de disposition

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRIS

    Schma 7. Sites de dcharge - Programme Conjoint de Gestion des Dbris Schma 8. Alternatives de sparation et rcupration de matriaux in situ

    Dans un processus de rutilisation ou de prparation au remploi, les matriaux non altrs sont extraits des dbris en vue de leur rutilisation potentielle.

    En Hati, les propritaires, locataires et habitants des quartiers ont t les premiers chercher leurs objets personnels parmi les dcombres, ainsi qu rcuprer le matriel de construction rutilisable tel que bois, fer, dalles, etc., permettant une rcupration rapide dune partie des dcombres pour leur rutilisation directe

    ou pour leur vente des entrepreneurs locaux.

    Des mesures ont t prises afin dviter des problmes de scurit et des actes de vandalisme. Dans le cas de la rcupration de matriaux, lors de la dmolition des maisons et btiments privs, les ingnieurs en charge ont vrifi la possibilit de faciliter laccs aux propritaires pour rcuprer leur matriel, tout en assurant les mesures de scurit ncessaires.

    Le Programme onusien a, galement, promu lutilisation de matriel rcupr in situ tel que le sable et les graviers pour la mise en place de programmes de ramnagement dans les quartiers. De cette sorte, des trieuses et concasseurs ont t installs dans des petits ateliers afin de faciliter la rcupration des matriaux.

    Collecte des dbris

    Site de dcharge finale des dbris Truitier

    Site de transformation des dbris - Truman

    Micro ateliers

    Dbris contamins/dangereux

    Dbris propres (bonne qualit)

    Maison ou btiment endommag

    Sparation mixte

    Sparation mcaniqueConcasseurs, trieuses de dbris, etc.

    Sparation manuelle

    - Moins Chre (+)

    - Moins efficiente (-)- Accs restreint a certains matriaux (-)- Exposition des matires dangereuses (-)- Constrictions de temps (-)

    - Plus rapide (+)- Important potentiel de rutilisation (+)

    - Plus chre (-)- Constrictions despace (-)- Constrictions daccs (-)- Ncessite de mesures de scurit (-)

    - Slection et rcupration de matriaux plus minutieuse et diffrencie (+)

    - Constrictions despace (-)- Constrictions daccs (-)- Ncessite de mesures de scurit (-)

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRIS

    Le recyclage est une action de transformation qui cherche la production de matires premires secondaires partir de rsidus. Les dsastres urbains, produisant des millions de tonnes de dbris, savrent ainsi, une opportunit pour la mise en place de programmes de recyclage.

    Les alternatives de recyclage des dbris devront tre spcifies par le gouvernement sur la base dtudes de composition et de standards de qualit spcifiques de la part de laboratoires accrdits. En Hati, suite aux diverses tudes techniques de la part de laboratoires nationaux et internationaux (Ecosur, Grace et DWR), le gouvernement dcida dapprouver lutilisation des produits recycls uniquement pour la mise en place de travaux non structurels.

    Dans ce contexte, le Programme de Gestion des Dbris du SNU multiplia ses efforts afin de promouvoir la rutilisation des produits recycls dans les programmes de ramnagement et de reconstruction, sur la base de deux approches complmentaires, une premire visant un recyclage in situ de la part de petits ou moyens entrepreneurs locaux (micro recyclage), afin de redynamiser lconomie des quartiers et promouvoir des travaux long terme, et une deuxime visant un recyclage massif, afin de favoriser la rcupration de grands volumes de matriels de construction (macro recyclage) pour soutenir les programmes de reconstruction.

    Compte tenu de lampleur des dgts en milieu urbain, le march du travail de la construction et du recyclage sest avr tre une conjoncture importante pour la gnration demploi long terme en Hati.

    Dans le but de dblayer les quartiers, crer de lemploi et promouvoir une dynamique conomique long terme, lapproche du PNUD en Hati a vis utiliser la gestion des dbris comme un point dentre dans les quartiers, afin dencourager les personnes retourner vers leurs lieux dhabitation et dessayer de reprendre une vie normale. Il ne sagissait donc plus de crer seulement des emplois court terme mais, plutt de dvelopper de nouveaux savoir-faire au sein mme des communauts.

    Comprenant la ncessit dune gestion intgre des dbris, le PNUD, en troite collaboration avec lOIT et lONG Entrepreneurs du Monde, a promu un important programme de micro-recyclage des dbris dans les quartiers les plus touchs par le sisme Port-au-Prince, ayant pour objectif de nettoyer les quartiers des dbris, tout en renforant la vie conomique de la zone grce au dveloppement dentreprises et la cration demplois. Le programme a favoris la cration de micro-entreprises (petits ateliers) afin de faciliter la rcupration et rutilisation de matriaux faisant partie des dcombres dans la mise en uvre de travaux de reconstruction petite chelle, contribuant ainsi de manire significative la rduction du volume de dbris enlever, un processus plus rapide de rcupration urbaine, conomique et social, et a une plus forte cohsion sociale.

    De ce fait, trois types de dmarches ont t encourags pour la

    Schma 9. Principaux acteurs du recyclage des dbris - Programme Conjoint de Gestion des Dbris

    promotion de travail stable, li au recyclage de dbris :

    1. Des micros et petits entrepreneurs du secteur de la construction des quartiers, ayant reu une information pralable, sont invits participer en tant que producteurs de matriaux de recyclage. Pour la participation, lentrepreneur doit mettre contribution son local, son atelier et ses travailleurs. Le projet lui offre une formation en gestion et technique, ainsi que des quipements pour la production, en plus de lappui de la part de lorganisation pour la commercialisation des produits et la formulation dun plan daffaires. Une ventuelle participation financire de lentrepreneur est envisage.

    2. Des petits et moyens entrepreneurs, oprant dans le secteur des matriaux de construction hors des quartiers, interviennent et investissent dans la production de matriel recycl. Des espaces sont amnags pour linstallation dateliers o des entrepreneurs peuvent organiser la fabrication de produits de recyclage avec leurs quipements et recevoir de lassistance technique pour le projet. Les entrepreneurs utilisent la matire premire sortant des dmolitions ayant reu un traitement pralable. Les travailleurs sont forms par le projet.

    3. Des groupes de jeunes, forms en gestion dentreprise et sur les aspects techniques du recyclage, organisent des units de production de matriaux recycls. Suite au dveloppement du programme de formation continue, certains jeunes auront acquis des comptences techniques et de gestion, leur permettant de se lancer comme entrepreneurs dans le recyclage. Le projet soutien certains de ces jeunes pour organiser des groupes de

    Dbris non contamins

    Propritaire ou locataire Autorecyclage / vente

    ONG/programmes sociaux

    ONG, UN, gouvernement, entreprises prives de construction

    Micro ou petit entrepreneurs (Ateliers de rcupration/recyclage

    communautaire)

    Grand site de tri et Concassage MTPTC/UN

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRIS

    travail sous forme dunits de production pouvant devenir des micro-entreprises. Ces groupes sont accompagns dans leur dveloppement et consolidation, recevant une assistance technique, de lquipement et une orientation financire, afin quils puissent avoir lopportunit de devenir autonomes.

    Une attention spciale a t faite pour favoriser lincorporation des femmes dans le programme.

    Pour y parvenir, quatre volets complmentaires ont t considrs:

    1. Volet Etude : Identification des filires conomiques dvelopper lies au recyclage des dbris : Construction Amnagementurbain Voirie quipementdelamaisonetobjetsdedcoration.

    2. Volet Technique: Formations techniques et organisation de la production au sein des ateliers.

    3. Volet Formation: Formations conomiques et de gestion.4. Volet Mobilisation et Logistique: Diffusion du programme

    au sein des communauts et approvisionnement logistique (marchandises, transport, dplacements, livraisons).

    Diffrents types de produits ont ensuite t slectionns, tels que pavs, bordures de trottoir, latrines, buses, tuiles, tables, bancs, entre autres, puis des tests techniques ont t raliss pour les fabriquer en dbris recycls, vrifier leur faisabilit et leur fiabilit tout en rpondant aux rgulations tablies par le gouvernement, aux normes de scurit et en assurant des prix comptitifs par rapport ceux du march.

    Le programme a encourag la production de produits innovants, ayant une bonne demande marchande et un catalogue avec les

    diffrents produits fabriqus dans les ateliers a t labor afin de faciliter leur diffusion.

    Les artisans ont commenc produire et commercialiser leur production ds la phase de formation du programme, ce qui leur a permis de dvelopper, dune faon adapte, leur savoir-faire, leur clientle et leurs capacits de gestion. De faon complmentaire,, ceux qui ne disposaient pas dquipements propres ont bnfici de la location des quipements de latelier pour lancer leur propre production et rpondre aux commandes obtenues.

    Un accompagnement continu de la part des formateurs a t tabli pour assurer le bon dcollage de leurs activits.

    Afin de promouvoir et de faciliter un recyclage massif, sr, efficace, contrl et certifi au niveau de qualit de dbris, le PNUD, en partenariat avec le Ministre des Travaux Publics, Transport et Communications et lUNOPS, installa un macro-site de concassage et de transformation des dbris au centre-ville de Port-au-Prince, dnomm site Truman ou Centre de Concassage du Bicentenaire.

    Dans le cadre dune initiative pilote mene avec lONG Entrepreneurs du Monde, des modles de construction intgrant des produits issus du recyclage des dbris, ont t construits, sinspirant dune typologie architecturale locale partir de laquelle, il a t dvelopp un modle de maison contemporaine, parasismique, para-cyclonique, peu couteux et modulable.

    Au mois de mai 2012, le gouvernement hatien, travers le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), a valid le mode de construction labor par Entrepreneurs du Monde, soulignant ses qualits parasismiques, para-cycloniques et son respect de larchitecture traditionnelle hatienne, pour offrir aux habitants de Port-au-Prince un habitat durable, modulable et abordable.

    Cette validation a apport au PNUD, en tant que partenaire et agence en charge du programme onusien, une assurance sur ce mode de construction et a permis aux artisans dj forms ces nouvelles et innovantes techniques constructives de diffuser plus facilement cette alternative de construction auprs de leurs clients.

    Avec ce modle, Entrepreneurs du Monde a voulu galement favoriser laccs aux nergies renouvelables ou moins polluantes, lhygine et la scurit, en proposant des panneaux solaires, des rchauds gaz, des latrines, des rcuprateurs deau de pluie et des tuiles ciment.

    Modle de construction intgrant des produits issus du recyclage - Entrepreneurs du Monde

    Dans ce but, les dbris non contamins provenant, entre autres sources, de la dmolition des maisons prives et des btiments du programme onusien taient classifis et transforms en matires premires aptes pour la reconstruction.

    - tudes de faisabilit (caractristiques des matriaux, possibilits de recyclage, volume/quantit, viabilit technique de fabrication, march potentiel, capacit de production, standards de qualit, prix de vente).

    - Travail communautaire (sensibilisation et planification).- Slection des bnficiaires (micro entrepreneurs locaux,

    ramasseurs, trieurs, etc.).- Mise en place des ateliers - Identification des sites de

    transformation/formation.- Equipement des ateliers. - Formation de formateurs.- Formation technique et en gestion dentreprises. - Stratgie de march (marketing des produits).- Suivi et monitoring.

    Principales considrations pour la mise en place des micros-ateliers de recyclage

    Tableau 6. Elments pour la mise en place des micros-ateliers

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    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRISCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIIV - DISPOSITION, RUTILISATION ET RECYCLAGE DES DBRIS

    Le site de transformation onusien a favoris la rcupration de grands volumes de matriels de construction tels que du sable, des granulats et des blocs, -entre autres-, et la transformation des dbris en diffrents produits, tels que adoquins, avec une production suprieure 20 000 par semaine, encourageant la rutilisation des dbris de la part des organisations de coopration nationales et internationales, entreprises de construction et communauts, par leur mise disposition gratuite pour lexcution de travaux de ramnagement et reconstruction.

    Cette installation a facilit la rduction significative du volume de dbris destin la dcharge finale, estime environ 20-25% ; les dbris non qualifiables concernant les normes de qualit ont t remis directement au site de dcharge mtropolitain de Truitier.

    Le Programme des Nations Unies a multipli ses efforts afin de promouvoir la rutilisation des produits recycls dans les projets de mitigation des risques (remblais, murs de contention, etc.) et de rhabilitation des quartiers (notamment ladoquinage des petits couloirs) suivant les plans durbanisme dvelopps par les communauts, et en troite collaboration avec les petits ateliers communautaires. De cette faon, le cycle de gestion des dbris a t accompli.

    Les alternatives de rutilisation ont t tablies suivant les dispositions techniques officielles, et la consultation directe aux autorits locales et habitants des quartiers, favorisant une approche durbanisme participative.

    Afin doptimiser les processus de rutilisation et recyclage, le groupe Groupe de Travail Gestion des Dbris (GT-GD) lana linitiative La Bourse aux Dbris, visant :

    - Renforcer le lien entre acteurs, fournisseurs et les demandeurs/utilisateurs.

    - Soutenir les initiatives des projets denlvement dans la rduction du cot du transport au bnfice de laugmentation des quantits de dbris dblays.

    - Soutenir les sites de concassages dans lidentification des chaines dvacuation continues des dbris concasss (in-situ).

    - Prsenter lappui ncessaire aux utilisateurs intresss en dbris trouver un accs facile leurs demandes et le type de dbris appropris.

    1.- Si lestimation de cots dun programme seffectue normalement au niveau des aspects de retour conomique, un programme de gestion des dbris doit, plutt, se concentrer sur ses impacts, daprs une perspective sociale et environnementale, priorisant dautres bnfices collatraux tels que la rduction des volumes de dbris, les volumes de matriel rutilis, la revitalisation conomique des quartiers et le renforcement du tissu social.

    2.- Ltude technique raliser pour la dmolition de maisons doit tre une source importante dinformation au niveau des matriaux de construction du btiment dmolir, permettant de compter sur un inventaire pralable de produis susceptibles dtre rutiliss ou recycls. Les ingnieurs en charge de la dmolition doivent jouer un rle prpondrant dans la classification des dbris par rapport leur degr de contamination et leurs possibilits de rutilisation et de recyclage.

    3.- La qualit des dbris visant la rutilisation et le recyclage doit tre garantie au niveau des sites de dmolition

    4.- La production ou fabrication de matriel recycl, provenant des dbris doit viser une commercialisation fluide des produits. Dans ce contexte, tout produit tre intgr dans la chaine commerciale - normalement du secteur de construction- devra offrir une valeur ajoute pour faciliter son introduction, tant au niveau dune approche innovatrice, que sur la base de conditions de prix et de qualit favorables ceux disponibles sur le march.

    5.- Lintgration systmatique de la gestion des dbris avec dautres initiatives de rcupration et de dveloppement savre non seulement une approche indispensable pour assurer la dimension holistique de la gestion des dbris, mais aussi une stratgie effective pour lcoulement des produits rcuprs et recycls.

    6.- La mise en place dune Bourse aux Dbris , se rvle tre un espace effectif de rencontre entre les principaux producteurs de matriel recycl et les principaux utilisateurs, devenant ainsi une stratgie effective de marketing.

    7.- Lincorporation de recycleurs et petits ou moyens entrepreneurs du secteur des dchets solides et de la construction dans les programmes de rutilisation et de recyclage savrent tre de grands atouts, si bien quil est ncessaire de renforcer leurs capacits et leur formation dans les alternatives techniques spcifiques.

    8.- Les dchets dangereux doivent tre remis des liminateurs agrs (si existants) ou dposs dans des endroits rglements.

    RECOMMANDATIONS

    Documents de Rfrence :- Fiche doffres des dbris GT GD - UNOPS - Fiche de demande des dbris GT GD - UNOPS- Lettre daccord cession de matriels recycls- UNOPS- Catalogue de Produits Recycls Entrepreneurs du Monde

    - Achat ou location du terrain- Amnagement du terrain - Construction des ateliers de recyclage - Machinerie - quipement- Primtre de scurit- Amnagement routier externe (si ncessaire)- Cots administratifs (licences, permis, impts, etc.)

    Estimation des cots dinversionSites de macro recyclage

    Tableau 7. Cots dinversion

  • Le Programme de Gestion des Dbris en chiffres:

    Quantit de dbris releve: 1 163 931 m3Quantit de travailleurs (hommes): 22 003Quantit de travailleurs (femmes) : 14 498

    Grand total de travailleurs: 36 501Pourcentage de femmes: 39.7 %

  • 6766

    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIRSULTATSCHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIRSULTATS

    ESCALIERS / MURS DE CONTENTIONADOQUINAGE DES COULOIRS

  • 68

    CHAPITRE I CONCEPTUALISATION ET PLANIFICATION DE LINTERVENTION EN HAITIRSULTATS

    RHABILITATION DES PLACES PUBLIQUES

  • Programme des Nations Unies pour le dveloppementBureau du PNUD, MINUSTAH, Log Base (Zone 5)Blvd Toussaint Louverture & Claircine 18B.P. 557Port-au-Prince, Hati (W.I.)Tlphone : +509 36 09 86 12 / 37 64 35 80 / 34 84 58 51E-mail : communication.ht@undp.orgSite Internet : http://www.ht.undp.org

    Crdits photos: Andres Martinez Casares (photographe), Paola Sold, Afke Bootsma et Rita Sciarra (PNUD Hati), Antonio Gonzales (Viva Rio), Paula Istriz (PNUD CR ALC).

    Table des MatieresAcronymesIntroductionChapitre I1.11.21.31.41.51.61.71.8

    Chapitre II2.12.22.32.42.5

    Chapitre III3.13.23.33.43.5

    Chapitre IV4.14.24.34.44.4.14.4.2

    Rsultats

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