Habitat Vernaculaire

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    30-Oct-2015

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vernaculaire

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<ul><li><p>FuturopaFuturopaPaysage</p><p>Territoire</p><p>Nature</p><p>Culture</p><p>Patrimoine </p><p>tre humain</p><p>Socit </p><p>Dveloppement durable</p><p>thique </p><p>Esthtique</p><p>Habitant</p><p>Regard</p><p>Inspiration</p><p>Genius loci</p><p>Lhabitat rural vernaculaire, un patrimoine </p><p>dans notre paysage</p><p>no 1 / 2008 FranaisRevue du Conseil de lEurope </p><p>pour une nouvelle vision du paysage et du territoire</p><p>kg712953_Futuropa.indd 1 25/03/08 16:01:36</p></li><li><p>FuturopaFuturopaEditorialGabriella Battani-Dragoni ..............................................................................3</p><p>PrsentationLe patrimoine rural vernaculaire : du pass vers le futur Franco Sangiorgi ..............................................................................................4</p><p>Lhabitat rural vernaculaire et le paysage en EuropeFermes et paysages nerlandais : larchitecture vernaculaire du bas pays Ellen Van Olst ....................................................................6</p><p>Larchitecture industrielle de la valle du Llobregat en Espagne : un prcieux paysage culturel en transformation Joan Ganyet i Sol .............................8</p><p>Larchitecture vernaculaire dans lex-Rpublique Yougoslave de Macdoine Victoria Momeva-Altiparmakovska ..............................................................9 </p><p>Patrimoine rural vernaculaire et socit en France Brigitte Sabattini .....10</p><p>Les petits monuments sacrs, lments indispensables du paysage, non seulement en Rpublique Slovaque Pavlina Misikova ...............................12</p><p>Le paysage rural norvgien et son patrimoine architectural Even Gaukstad ..............................................................................................13</p><p>Le patrimoine vernaculaire en Roumanie Gheorghe Patrascu .................14</p><p>Architecture vernaculaire rurale du paysage maltais Ernest Vella ...........15</p><p>Nouvelles approches des fermes historiques Jeremy Lake ........................16</p><p>Croatie : lexemple du vieux village de Posavski Bregi Silvija Nikic ........17</p><p>Points de vues Ferme et paysage en Allemagne : une nouvelle vie pour les btiments ruraux Peter Epinatjeff ..............................................................................................18</p><p>Caractristiques de lhabitat vernaculaire dans la culture russe Marina Kuleshova et Tamara Semenova ..................................................20</p><p>Agriculture, terre et identit populaire en Italie Stella Agostini ................22</p><p>Le Projet de coopration transnationale du Rseau des paysages fermiers des les europennes Graham Drucker ......................................................24</p><p>Ailleurs dans le monde Infl uences vernaculaires europennes en Argentine Jorge Tomasi ...........25</p><p>Paysage rural dans le sud-est du Brsil : la rgion mtropolitaine de Campinas Maria Elena Ferreira Machado ...........................................26</p><p>Un exemple darchitecture vernaculaire au Prou : larchitecture europenne de Lima aux XIXe et XXe sicles Fanny Montesinos Sandoval ................27</p><p>Arquitectura Mestiza dans les Philippines espagnoles de lpoque coloniale Vincent Pinpin ...............................................................................................28</p><p>Le rle des organisations internationalesUNESCO Larchitecture rurale vernaculaire : un patrimoine mconnu et vulnrable Marielle Richon ....................................................................29</p><p>Conseil de lEurope Une lecture croise des Conventions de Grenade et de Florence : une alliance du patrimoine architectural et du paysage Maguelonne Djeant-Pons ...........................................................................30</p><p>ICOMOS Une Charte de larchitecture vernaculaire Marc de Caraffe ....31</p><p>diteurs responsables Robert PalmerDirecteur de la culture et du patrimoine naturel et culturel du Conseil de lEuropeDaniel ThrondDirecteur adjoint de la culture et du patrimoine culturel et naturel du Conseil de lEurope</p><p>Directeur de la publication Maguelonne Djeant-PonsChef de la Division du patrimoine culturel, du paysage et de lamnagement du territoire du Conseil de lEurope </p><p>avec la collaboration de Alison Carwell, Administratrice, Division du patrimoine culturel, du paysage et de lamnagement du territoire du Conseil de lEuropePascale Dor, Assistante, Division du patrimoine culturel, du paysage et de lamnagement du territoire du Conseil de lEurope</p><p>Conception et rdactionBarbara HowesSarah HaaseJoseph Carew</p><p>Conseillre spcialeStella Agostini, Institut dingnierie agraire, Universit dtudes de Milan, Italie</p><p>ImprimeurBietlot Gilly (Belgique)</p><p>Les textes peuvent tre reproduits librement, condition que toutes les rfrences soient mentionnes et quune copie soit envoye lditeur. Tous droits de reproduction des illustrations sont expressment rservs.</p><p>Les opinions exprimes dans cette publication nengagent que la responsabilit de leurs auteurs et ne re tent pas ncessairement les vues du Conseil de lEurope.</p><p> Couverture par Manus Curran (gmoods@eircom.net), Abbaye Saint Coleman, Inishbo n, Irlande</p><p>Ce numro a t imprim avec le soutien Ce numro a t imprim avec le soutien nancier du Ministre de lEducation et de nancier du Ministre de lEducation et de la Culture de la Hongrie et de lOf ce la Culture de la Hongrie et de lOf ce fdral de lenvironnement de la Suissefdral de lenvironnement de la Suisse</p><p>n o 1 2 0 0 8</p><p>Ma</p><p>rin</p><p>a K</p><p>ule</p><p>sho</p><p>va</p><p>Habitation vernaculaire au sud de la Russie</p><p>kg712953_Futuropa.indd 2 25/03/08 16:01:40</p></li><li><p>3F u t u r o p a no 1 / 2 0 0 8</p><p>CDans toute lEurope, les paysages ruraux sont aims pour leur beaut et leur diversit, et nombre dEuropens savourent les occasions de sjourner dans des rgions plus traditionnelles et prserves que leur cadre de vie habituel. De fait, le monde rural dans son ensemble constitue un lment inestimable de notre patrimoine, et cest travers larchitecture vernaculaire que sincarne et se perptue lidentit propre une rgion. Au-del de sa valeur esthtique, cette architecture offre un aperu unique et irremplaable de certains aspects du patrimoine immatriel : les rponses apportes aux conditions de vie locales, quil sagisse des techniques, des savoir-faire ou des modes dorganisation de la vie sociale. </p><p>Malgr son immense valeur, le patrimoine rural vernaculaire est menac sur plusieurs fronts. Lhomognisation conomique, culturelle et architecturale dun secteur agricole dsormais mondialis est pour beaucoup dans lvolution actuelle de lhabitat rural. Il est souvent plus commode, court terme, dopter pour des solutions modernes et sans caractre plutt que de rnover des btiments endommags ou den construire de nouveau dans le respect des traditions locales. Le dpeuplement des campagnes, lui aussi d en partie lindustrialisation de lagriculture, rend inutiles des btiments parfois abandonns des habitants qui nont pas conscience de leur valeur ou ne sen proccupent gure. </p><p>On comprendra, devant ces deux phnomnes, que la pire des menaces qui psent sur cette forme de patrimoine est en fait sa sous-estimation gnrale. Elle est longtemps reste le parent pauvre du patrimoine, peut-tre ignore au profi t de monuments plus prestigieux ou de rgions la beaut particulirement frappante. Les habitants quant eux, mme sils apprcient leur patrimoine bti, ne le reconnaissent pas toujours sa juste valeur car il leur est trop familier. Dans ce domaine, la Convention du paysage du Conseil de lEurope savre pionnire en matire de protection du patrimoine : elle souligne limportance de prendre en compte et de protger tous les types de paysages.</p><p>Lhabitat rural nest certainement pas une pice de muse. Il nest pas immuable, il nest pas une curiosit emballer dans du papier de soie. Pour le prserver, il faut la fois ladapter pleinement au quotidien des habitants daujourdhui et conserver les pratiques et les modes de vie locaux. Les btiments abandonns peuvent tre ramnags et trouver une nouvelle vie, en particulier pour exploiter le potentiel conomique que reprsente le tourisme rural. Larchitecture vernaculaire, de par sa nature, se compose rarement de sites isols : il est donc souhaitable de mettre en rseaux les sites ayant des points communs, aidant ainsi mobiliser les soutiens en faveur de leur prservation. Une telle politique offre en outre loccasion de mettre en commun les expriences. </p><p>La prsente dition de la revue Futuropa du Conseil de lEurope runit des articles rdigs par des experts de premier plan, dEurope et du reste du monde. Cest en attirant lattention sur cet aspect crucial de notre patrimoine et en encourageant la coopration tous les niveaux du local linternational que nous russirons ne pas perdre ce lien essentiel avec notre pass, mais au contraire le transmettre, intact et bien vivant, aux gnrations futures. </p><p>Gabriella Battaini-DragoniDirectrice Gnrale de lEducation, </p><p>de la Culture et du Patrimoine, de la Jeunesse et du Sport</p><p>du Conseil de lEurope</p><p>Lhabitat rural vernaculaire, un patrimoine dans notre paysage</p><p>Serv</p><p>ice </p><p>phot</p><p>o du</p><p> Con</p><p>seil </p><p>de l</p><p>Euro</p><p>pe</p><p>E d i t o r i a l</p><p>kg712953_Futuropa.indd 3 25/03/08 16:01:42</p></li><li><p>4 F u t u r o p a no 1 / 2 0 0 8</p><p>Le patrimoine rural vernaculaire : du pass vers le futurQuest-ce que le patrimoine en zone rurale ? Des lments darchitecture et de paysage tels quhabitations et units de production (tables, porcheries, silos ou granges), qui sont ns et ont volu au fi l du temps jusqu ce que la mcanisa-tion, fruit du dveloppement industriel, naltre de faon irrversible les relations entre les hommes et leur terre et ne fasse diminuer les besoins en main-duvre. Les localits rurales traditionnelles sont la meilleure synthse de laptitude des hommes modifi er lenvironnement leur avantage le plus rationnellement pos-sible ; cest de la structure de lagriculture que naissent les lments caractristiques du paysage. Divers facteurs dterminent la forme des btiments : limites imposes par les res-sources locales, productivit de la ferme elle-mme et constructions exiges par le systme de cultures. Lagencement dpend de considrations environne-mentales et sociales, dont le souci de scurit.Les matriaux, formes et volumes rcur-rents, toujours lis aux conditions loca-les, dfi nissent des styles darchitecture spcifi ques qui deviennent reprsentatifs du lieu.</p><p>Sagissant du climat, la structure cher-che tirer le meilleur parti possible des conditions atmosphriques locales ; par exemple, les faades orientes au sud sont grandes, avec de larges galeries, tan-dis que les murs orients au nord sont plus pais. Il nest pas rare que des fermes construi-tes il y a plus de mille ans aient t rno-ves et adaptes au cours des sicles pour rpondre lvolution des pratiques agri-coles ; une anomalie, si on les compare dautres btiments utilitaires dont la dure de vie concide avec lactivit qui les a engendrs.Si la communaut internationale sint-resse aujourdhui au patrimoine rural, cest cause de son tat gnral de dla-brement, dont les causes sont la fois conomiques, sociales et culturelles. Le systme de production, autrefois fond sur une rotation complexe des cultures, repose maintenant sur une monoculture qui laisse les champs nu pendant plus de sept mois. Le choix de la monoculture ou dune rotation simpli-fi e tous les deux ans a rendu inutiles les granges et les tables, et plus per-sonne na lusage des vieux btiments de </p><p>ferme et des demeures conues pour des dizaines dhabitants. LItalie compte plus de 5,5 millions de ces btiments ruraux, dont 1,5 million sont aujourdhui com-pltement labandon. L o, par le pass, les techniques et les matriaux taient strictement locaux, obissant une tradition spcifi que, les nouvelles technologies et lvolution des mthodes de construction ont introduit des styles et des lments totalement trangers lenvironnement local. Le neuf lemporte sur lancien et simpose dans le paysage environnant, avec un trs fort impact visuel car il ignore les typolo-gies, les structures et les techniques de construction locales. Le scnario qui en rsulte est rptitif : dimmenses han-gars prfabriqus dominent les ruines de vieilles fermes historiques. Les nouveaux btiments incarnent une architecture ne avec lindustrialisation, internationale et sans frontires, qui fait en gnral peu de cas des caractristiques locales.</p><p>Les btiments traditionnels ruraux sont la fois la cause et la consquence dun pay-sage donn. Le paysage agricole na rien dun paysage naturel : cr par lhomme, il reflte lvolution des politiques en matire dagriculture. Afi n dabaisser les cots de production, on modifi e radica-lement les limites des champs, boulever-sant un paysage qui se fait de plus en plus simplifi .Les prairies et les marcages sont suppri-ms ; laugmentation de la taille des par-celles ncessite dimmenses mouvements de terre. Les haies et les alignements vg-taux sont dtruits. Les btiments ruraux traditionnels sont tout ce qui reste dun paysage dsormais appauvri. Ainsi, la rhabilitation ne devrait pas por-ter que sur les btiments, mais aussi sur les lments vgtaux, et saccompagner de lide dune agriculture durable et res-pectueuse, clairement lencontre de lconomie de la dmesure qui constitue la tendance actuelle.Le patrimoine rural englobe btiments et paysage, et sa sauvegarde suppose de porter une attention particulire aux changements ncessaires pour valoriser les caractristiques locales. Cela demande une approche commune (agriculteurs, responsables politiques, etc.) qui est trs diffi cile mettre en uvre. </p><p>Tout btiment rural ayant conserv son identit traditionnelle fait partie dun </p><p>patrimoine culturel qui mrite dtre pr-serv. lvidence, il nest pas question de reconstruire un scnario historique contredisant les modes de production modernes. La richesse et la diversit du paysage traditionnel, prserves grce aux soins constants des paysans, exige-raient un norme engagement et un style de vie incompatible avec les tendances sociales actuelles.</p><p>La rhabilitation des btiments anciens et leur rutilisation des fi ns contempo-raines passent par une valuation appro-fondie des points suivants : le potentiel rel de rutilisation des </p><p>structures dans le nouveau contexte agricole. Les solutions proposes doi-vent dcouler dune tude attentive de lorganisation de lexploitation, de sa production et de ses dbouchs ;</p><p>Gio</p><p>va</p><p>nn</p><p>i C</p><p>asc</p><p>on</p><p>e</p><p>Ferme en Sicile, Etna en arrire-plan</p><p>Gio</p><p>va</p><p>nn</p><p>i C</p><p>asc</p><p>on</p><p>e</p><p>P r s e n t a t i o n</p><p>kg712953_Futuropa.indd 4 25/03/08 16:01:44</p></li><li><p>5F u t u r o p a no 1 / 2 0 0 8</p><p> la gestion des biens, qui devrait garantir des normes dentretien satisfaisantes aprs la rhabilitation.</p><p>Lentretien ncessaire dpend de lusage qui est fait du btiment : une srie de fonctions compatibles avec le fonction-nement de lexploitation devraient tre identifi es afi n de rendre la rhabilitation viable. Une liste des priorits devrait tre dfi nie, commenant par les fonctions </p><p>les plus simples (abriter des machines et des quipements) pour aller vers les plus complexes : stockage des produits agricoles, habitation, ferme pdagogique, gte rural, etc. </p><p>Tous les projets de rhabilitation recon-naissent la ncessit dune politique damnagement du territoire visant mettre en valeur les construc...</p></li></ul>