L’apprentissage de la trompette, du cornet et du ?· 1 L’apprentissage de la trompette, du cornet…

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    18-Jul-2018

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<ul><li><p> 1 </p><p>Lapprentissage de la trompette, du cornet et du bugle </p><p> Mthode raisonne </p><p> par </p><p>J.A. Monfort </p><p>(mise en ligne : fin 2014, dernire mise jour : 15 / 06 / 2018) </p><p>0. Remarques prliminaires 0.1. Lauteur Lauteur nest pas un professionnel (professeur, interprte), et encore moins un virtuose . Il nest quun particulier mlomane, passionn et autodidacte, qui a, de plus, commenc la pratique de cet instrument assez tardivement (14-15 ans). Les informations, suggestions ou conseils incorpors dans cette mthode rsultent de rflexions personnelles accumules pendant de nombreuses annes : expriences et pratiques personnelles, parfois interrompues, de ce magnifique instrument. Ces rflexions ont t mises en ordre en suivant une certaine dmarche, laquelle le profil professionnel de lauteur (conomiste et statisticien) nest sans doute pas tranger : cette dmarche procde la fois (a) dun esprit de mthode, (b) dun esprit de pertinence et (c) dun effort de prsentation pdagogique, qui ont t appliqus lapproche et lutilisation de cet instrument. 0.2. Esprit de la mthode La mthode propose se veut aussi tre une synthse de diverses connaissances : physique et acoustique, culture musicale et musicologie, lecture de diverses mthodes (cf Annexe 04, bibliographie sommaire), coute des grands interprtes (parmi les cuivres, mais aussi en dehors des cuivres), etc. LAnnexe 11, glossaire des termes techniques ou expressions spcifiques, rsume diverses questions pouvant se relier la trompette. Les connaissances ncessaires lexcution (ce que lon appelle la technique ) ont t systmatiquement recenss et mris : (a) leur rle respectif a t analys et test isolment ; (b) les intractions entre ces lments ont ensuite t tudies : combinaisons ou cumuls, simultanits, antriorits, impossibilits. Ces lments, tels quils sont rassembls ici, pourraient aussi permettre, le cas chant, de dresser un tableau mthodologique croisant : (a) les potentialits de linstrument. Il sagit de ses caractristiques mcaniques et acoustiques et des fonctionnalits ou possibilits associes : tuyau sonore (rsonateur), types de sons mis, tessiture maximale (sons pdales, ambitus usuel, registre suraigu), </p><p>http://jeanalain.monfort.free.fr/MRAT/JAM_04Bibliographie.pdfhttp://jeanalain.monfort.free.fr/MRAT/JAM_11Glossaire.pdfhttp://jeanalain.monfort.free.fr/MRAT/JAM_11Glossaire.pdfhttp://jeanalain.monfort.free.fr/MRAT/JAM_11Glossaire.pdf</p></li><li><p> 2 </p><p>spcificits mcaniques (embouchures, cylindres et pistons, coulisses, clef daccord, clefs deau, sourdines) ou acoustiques ; (b) les potentialits de linstrumentiste et les tches qui lui sont possibles, compte tenu de ses capacits intellectuelles, physiques, biologiques et physiologiques : ces potentialits proviennent de sa source dnergie (muscles du corps et des mains), du vecteur dnergie quil cre et entretient (air), des anches vibrantes constitues par les lvres (excitateur). [Note. Lambitus dune ligne musicale (partie dorchestre) dsigne ltendue de cette ligne, depuis sa note la plus basse jusqu sa note la plus leve : cest donc lintervalle maximum dune oeuvre que lartiste doit excuter. Paralllement, la tessiture dun instrument dsigne ltendue sonore que peut tre produite avec cet instrument, entre sa note la plus basse et sa note la plus leve. Ces deux notions peuvent tre mesures par le nombre de 1/2 tons, ou encore par la diffrence de frquences, entre les deux notes extrmes. Pour quune partie soit jouable avec un instrument donn, il faut que sa tessiture englobe lambitus de la partie excuter. Le registre musical grave dune trompette est born infrieurement par la note F1#, ie le Fa # situ au-dessous de la porte. Par contre, son registre aig nest limit suprieurement que par les capacits techniques de lartiste. En pratique, il est trs rare de jouer de faon satisfaisante dans loctave qui spare le contre-Ut C3 et le bi-contre-Ut C4 : tenter de jouer, avec une trompette, une partie compose pour un instrument dont la tessiture contient lintervalle C3-C4 est donc plus ou moins vou lchec] 0.3. Ordonnancement des tches Au dbut de lapprentissage, aussi bien que pendant un chauffement (cf infra), les tches raliser ne peuvent seffectuer dans nimporte quel ordre. On suggre de respecter les successions entre tches suivantes : (a) production du son. Le premier objectif de lapprentissage consiste produire une vibration des lvres (il sagit surtout de leur partie centrale). La qualit de cette vibration est donc trs importante : rgularit de ses battements (frquence stable et la bonne hauteur), volume ou dynamique sonore conforme ce qui est souhaitable (intensit stable). Par la suite, il sera possible de dvier de ce principe de base : exercices de souplesse, (de)crescendos, etc. Cest la respiration (exhalation) qui va jouer un rle de moteur , ie de crateur dnergie : son contrle est donc essentiel. Le problme de lattaque (linguale ou seulement respiratoire) des notes joues est, ce stade initial, secondaire. Cette premire phase correspond une notion-clef : la tenue des notes produites. En effet, une fois un son obtenu, il est ncessaire de le maintenir sa bonne hauteur (frquence, intensit et timbre stables) pendant un certain temps. Pour ce faire, divers exercices peuvent tre pratiqus : maintien de sons plats (contrle de la vibration et de sa frquence sonore), pratique des sons fils (de trs pianissimo ppp trs fortissimo fff, et inversement). On peut aussi diminuer un son fil jusqu' extinction du son (instant contrler) ; (b) balayage de la tessiture de linstrument. Le deuxime objectif de base consiste se dplacer par rapport une note donne, afin de parcourir une tendue sonore raisonnable avec la trompette (F1# - C3, voire jusqu E3). Ce qui importe, dans ce deuxime stade, cest de pouvoir passer sans difficult (heurts, dformations de note, retards, etc) dune note quelconque une note voisine (d1/2 ton ou d1 ton au-dessous ou au-dessus). </p></li><li><p> 3 </p><p>Par suite, les exercices bass sur les gammes (de tous genres : chromatiques, puis par tons entiers), qui consistent excuter en squence des degrs dont les hauteurs sont proches entre elles, permettront de monter ou de descendre plus aisment en tessiture (cf Raphael Mendez : scales, scales, and scales again ). Un procd consiste descendre ou monter progressivement des portions de gammes mdianes (par exemple de G2 C2), puis dtendre de plus en plus ces portions vers le grave et vers laigu (cf mouvement des vagues pendant les mares : les vagues se retirent ou avancent sur le rivage par mouvements successifs). Ainsi, une fois un degr d dune gamme atteint, ltape suivante consiste atteindre le degr d-1 (vers les graves), ou d+1 (vers les aigus). Dans cette catgorie, on peut inclure l'excution de trilles (1/2 ton ou 1 ton au-dessus ou au-dessous d'une note donne), qui incite pincer ou dpincer les lvres. Cette phase amorce ainsi un dbut deffort dendurance ; (c) flexibilit. Le balayage de la tessiture qui vient dtre indiqu favorise en mme temps lacquisition de la flexibilit, cest--dire du masque du visage (lvres et leur entourage) (cf infra), puisque ce masque (ces lvres) se dforme(nt) en fonction de la hauteur des notes. Le travail des gammes prcdent permet dj, non seulement de dvelopper la souplesse des muscles labiaux et pri-labiaux, mais aussi larticulation (digitale) des touches de pistons (apprentissage des doigts de base associs aux gammes). Ce qui est extensible jusque l, cest la longueur des gammes pratiques. Pour progresser, cette flexibilit sera renforce en excutant des intervalles plus tendus (1 ton 1/2 et davantage) que ceux pratiqus avec les simples gammes de ltape prcdente : cest lintrt des arpges (de tous genres : par tierces mineures, par tierces augmentes, harmoniques), puisque ceux-ci comportent des intervalles plus ou moins importants (tierces mineures et au-del). Les lvres vont alors excuter des efforts de flexibilit plus importants ; (d) endurance. Le fait de travailler (1) lmission du son, (2) la tessiture et (3) la flexibilit contribue ipso facto entraner la respiration et renforcer les muscles labiaux et pri-labiaux. Par suite, la tenue des notes ( la fois, justesse et dure), ainsi que les excutions prolonges, doivent tre facilites. En se rfrant une chelle scalaire S, on peut considrer que lendurance est dautant plus leve que lon joue longtemps (dures T), fortissimo (intensits I), des intervalles E importants (carts de frquences) et rapidement V (tempo lev). En rsum : </p><p>S = f (T+ , I+ , E+ , V+), o X+ signifie quune augmentation de X entrane une augmentation de S, soit S / X &gt; 0 ; (e) les deux types darticulation. Une fois acquis les fondements prcdents (production du son, dplacement dans les registres de linstrument, flexibilit et endurance), le progrs consistera travailler systmatiquement (1) larticulation digitale (enchanements des doigts des gammes ou des arpges) ainsi que (2) larticulation linguale (en excutant avec la langue divers effets de clapet, ordinairement appels coups de langue ). Cette tape du dveloppement technique doit aboutir une coordination parfaite entre ces deux types darticulation ; (f) vlocit. Le progrs suivant passe par une ralisation de plus en plus rapide des diffrentes techniques prcdentes. </p></li><li><p> 4 </p><p>La dmarche propose, comportant les successions indiques (respiration et production sonore S, parcours des registres R, flexibilit F, endurance E, articulations A et coordination C, vlocit V), doit entraner une volution souhaitable des progrs raliser : </p><p>Son - Registres - Flexibilit - Endurance - Articulations - Coordination - Vlocit Ce cheminement nest gure apparent dans les mthodes usuelles. Divers ouvrages le suggrent parfois, mais beaucoup dveloppent une pdagogie en entorse par rapport ce dveloppement. Or, le fait de ngliger lordonnancement prcdent ne constitue pas une stratgie de progrs optimale. Un maximum de rationalit a donc t systmatiquement recherch dans cette mthode. 0.4. Multiplicit pdagogique On observe que de nombreux procds ou techniques habituellement enseign(e)s de faon affirmative, voire premptoire, prtent souvent discussion ou interprtation, ou encore doivent tre soumis exprimentation individuelle. Un enseignement sadressant des dbutants (jeunes enfants) peut, sans doute, impliquer un contexte d autorit : simplicit pdagogique, tablissement de bonnes bases ( prise dhabitudes ), etc. Mais, tant donn quil nexiste pas de mthode denseignement unique, ni unanimement reconnue, et que des mthodes actuelles prconisent souvent des attitudes diffrentes pour rsoudre une mme difficult technique, il parat prfrable dindiquer diverses faons de traiter chaque problme technique : ltudiant pourra choisir les faons qui lui apporteront un maximum defficacit. [Remarque. Par exprimentation on entend tout mode de pratique de linstrument. Elle sassocie une curiosit dont la finalit est de connatre et de comprendre linstrument dans toutes ses fonctionnalits, y compris les moins apparentes. Il ne faut pas hsiter exprimenter autour de chacune des questions abordes dans cette mthode. Par exemple (cf 2.5.3. infra), le coup de langue peut tre pratiqu de diverses faons : au niveau du produit final (lour, piqu, staccato, marcato, etc) mais aussi au niveau de la technique darticulation (recherche dun minimum deffort, des meilleures positions de la langue dans la cavit buccale, etc)] Le soutien et lassistance dun professeur, lassiduit suivre divers conseils (enseignants, autres apprentis, amis), sont indispensables, au moins en dbut dapprentissage. Plus tard, divers avis extrieurs (entourage personnel, professionnels, etc) contribueront forger davantage lexprience individuelle : opinions sur la qualit du son, sur la prcision dattaque des notes, sur les liaisons, sur le style, etc. 0.5. Prvision de succs individuel Sil est impossible de prconiser une seule pdagogie, ou une seule faon de travailler (chauffement, techniques, exercices, oeuvres), il est encore moins possible de prvoir le niveau de succs ralisable en fonction des efforts et des objectifs personnels au cours du temps. Ce niveau dpend troitement des caractristiques individuelles : ces dernires jouent, en effet, un rle central dans le progrs technique de linstrumentiste. </p></li><li><p> 5 </p><p>Une bonne connaissance de la technique et de lart, ainsi que les capacits individuelles dont il peut faire preuve, ne suffisent pas toujours accder un niveau souhaitable ou souhait : exigences dun professeur, requis dune comptition, examen ou concours, autres ambitions personnelles. En effet, un travail assidu, explorant toutes les dimensions de linstrument et mettant en jeu toutes les capacits individuelles, ne conduit pas ncessairement des rsultats valables ou dun niveau professionnel (qualit du son, virtuosit , etc) : autrement dit, fixer un standard de qualit sa propre pratique instrumentale constitue un objectif qui nest pas ncessairement ralisable, sauf sentraner davantage ou changer de standard. On peut aimer raliser quelque chose sans y exceller, de mme que lon peut tre valable dans quelque chose sans aimer le faire. [Note. On observe gnralement une meilleure volution lorsque la pratique de linstrument est multidimensionnelle - toutes techniques, tous exercices, toutes oeuvres - car, par ce fait-mme, elle incite sexercer aussi, voire surtout, sur des questions plus difficiles. En effet, rsoudre une difficult donne suscite gnralement une amlioration dans la rsolution dautres difficults] 0.6. Mlodie et harmonie Une pratique (mme lmentaire) dun instrument de type harmonique (piano, orgue, clavecin, etc) apporte un grand avantage : elle permet de prendre conscience des diffrences entre instruments mlodiques et instruments harmoniques et contribue shabituer couter (dcomposer mentalement) les accords entendus, ou les diffrentes parties (simultanes) de lorchestre. Ainsi, les instruments claviers, ou certains instruments cordes, permettent, non seulement de plaquer des accords, mais aussi de superposer des notes de longueurs diffrentes (cf un piano quivaut un orchestre entier ). De plus, les formes harmoniques possdent une richesse musicale que lutilisateur dun instrument mlodique (vent, cordes non frappes, etc) ne peut apprcier pleinement avec ce dernier : aussi y aura-t-il avantage pratiquer, en parallle, un instrument de type harmonique (cf infra) (cf aussi tude de A. Sve, pour les instruments clefs ou trous, ou encore le chant dans linstrument appel flatterzunge ). </p></li><li><p> 6 </p><p>Version complte en format PDF tlchargeable (texte principal et annexes) Joindre lauteur : jean-alain.monfort at laposte.net </p><p>(recopier cette adresse dans la messagerie personnelle, et y remplacer at par @, sans espaces) </p><p> English version (downloadable PDF format) </p><p>Plan de la mthode Chapitre 01. Avant propos et prsupposs Chapitre 02. Anatomie et physiologie Chapitre 03. La respiration : un pralable fondamental Chapitre 04. Lchauffement des muscles Chapitre 05. Lent...</p></li></ul>

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