Le groupe dobservation du bb en attendant larrive du bb

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  • Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 57 (2009) 535541

    Atelier : observation du b

    Le groupe dobservation du bb. . . en atr thC. G

    a Lab s-Desb La is-De

    Rsum

    Les candidats une formation lobservation du bb selon la mthode dEsther Bick ont souvent comme reprsentation que le bb sera l,quils seront demble in situ avec lenfant et sa famille. Ainsi, trs peu imaginent le temps davant lobservation, le temps avant le bb, le tempsde recherche, le temps relationnel avec le ou les intermdiaires. . . ce temps dattente o lon se runit avant de trouver la famille et le bb. Dscette priode, la formation est dj engage puisque les participants vivent et prouvent lmergence du dsir denfant avec son lot de rsurgencespersonnellesformatrice, nlumire les e 2009 Else

    Mots cls : O

    Abstract

    The candsitu with theresearch, thebaby. At thipersonal reswill concentinterpersona 2009 Else

    Keywords: In

    Membreselon la moccult, laengageantserions de

    R. Sandobservatiest demblchaque par

    Auteur coAdresse e

    0222-9617/$doi:10.1016/jet de phnomnes groupaux. Prenant lexemple dun groupe de participants compos dune observatrice, de 11 auditrices et duneous centrerons ici notre intrt sur le dsir denfant voluant au fil des semaines et des mois. plusieurs voix, nous tenterons de mettre ennjeux intrapsychique, interpersonnels et groupaux en lien avec le dsir denfant dans un groupe de formation confront au berceau vide.vier Masson SAS. Tous droits rservs.

    bservation du bb ; Dsir denfant ; Attente

    idates for infant observation training by the Esther Bick method often have the idea that the baby will be there, that they will be inchild and his family from the start. Thus, very few imagine the time before the observation, the time before the baby, the time fortime for relations with the intermediaries. . . this waiting period where the group meets before coming together with the family and

    s stage, the training has already begun, since the participants live and test the emergence of desire for the child with their share ofurgences and group phenomena. Using the example of a group of participants made up of an observer, 11 auditors and a trainer, werate here on the desire for the child which evolves over the weeks and months. As several voices, we will try to clarify the intrapsychic,l and group issues linked with the desire for the child in a training group confronted by an empty cradle.vier Masson SAS. All rights reserved.

    fant observation; Desire of child; Waiting

    s dun groupe de formation lobservation du bbthode Esther Bick, nous avions sous-estim, voirepriode davant lobservation et pensions en nous

    dans cette formation, que le bb serait l, que nousmble in situ avec lenfant et sa famille.dri, formatrice : En effet, lorsquun groupeon se constitue, dans le fantasme du groupe, le bbe prsent. Lors des rencontres prliminaires avecticipant javais insist, en tant que formatrice, sur

    rrespondant.-mail : vero.taly@yahoo.fr (V. Taly).

    un temps dattente et de recherche de la famille dont la durepouvait tre variable. Toutefois, plus ce temps devient long,plus le groupe sera confront des sentiments diffrents, quivont de lespoir, la dception, la frustration, la colre, la dpression, voire mme, certains moments, un certaindsespoir.

    Cette communication nous a donn loccasion dexplorerensemble, formatrice et participants au groupe, ces sentimentsdiffrents pour essayer aussi de parvenir une premire labora-tion de ce temps dattente, cette grossesse groupale qui, commepar hasard, a eu la dure de neuf mois !

    V. Taly, participante au groupe de formation : Pour plu-sieurs dentre nous, lobservation du bb au travers de cette

    see front matter 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits rservs..neurenf.2009.06.004Infant observations group waiting foV. Taly a,b,, R. Sandri a,

    oratoire de psychologie clinique et de psychopathologie (LPCP EA-4056) Pariboratoire de psychologie clinique et de psychopathologie (LPCP EA-4056) Parb

    tendant larrive du bbe arrival of the babyrivel b

    cartes, 16, grande-rue-au-bois, 1030 Bruxelles, Belgiquescartes, 11, rue du Grand-Prieur, 75011 Paris, France

  • 536 V. Taly et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 57 (2009) 535541

    formation reprsente une exprience importante dans notreparcours professionnel, voire personnel ; dailleurs, nous inter-rogeant surhasard, il nces, certapu reprerprexiste eet des moisles rsurgesont fait rerits avec loffre une cmatriel sumres pouvMais latteavec le dsdimpuissaMais que sun groupeen fait peu

    lobserv la prise d le smin laprs-c

    Pourquo davant intermdiavient peserau sein dule dsir deattente vodu cycle men son seindes frustratel une made lillusioformation eau fil des sarchaquesprojectivesgroupe famgrossesse gpar les partde notre fo

    1. Le be

    1.1. Premi

    Le momtal. lin(IPP), le dila mthodeune observla famille

    par la formatrice, ce qui confre aux participantes des statutsdiffrents ; dailleurs, nous pouvons noter que certaines partici-

    voulaient tre auditrices tandis que dautres voulaient trervatrice. Les raisons invoques pour prfrer tre audi-u obnisat, aula mre adopdansdes

    obseuiviournesth, dedremce/otrati

    difftablbbatriGri

    rvatrvaca

    e joit etce qtitio

    aly,ec lent ouell

    ns av

    ar cee groles dositis de

    on ens peuonante qupui

    ons,hist

    se)nneltasmgrouls rs

    ait dule choix de cette formation qui ne stait pas fait auous est apparu que parmi les multiples raisons avan-ines taient moins avoues, notamment nous avonsla question du dsir denfant. Or ce dsir denfant

    n chacune dentre nous et lorsque au fil des semaines, nous nous sommes retrouves toujours sans bb,nces personnelles et les phnomnes groupaux sessentir au sein du groupe, avec parfois des simila-e groupe-famille. En effet, le groupe de participantesontenance lobservatrice permettant de traiter lebjectif, telles des surs, des tantes ou des grands-ant accueillir les moments de doute de la future mre.nte dun bb dans une famille vient aussi rsonnerir denfant de chacun et saccompagner de sentimentnce, de colre ou de rivalit fraternelle et maternelle.e passe-t-il lorsquil ny a pas encore de bb dansde formation lobservation du bb ? La littraturetat. De nombreux crits dcrivent quatre temps :

    ation et sa charge motionnelle ;e notes ;

    aire ;oup du sminaire.

    i ne pas rajouter le temps de lattente du bb, celuilobservation, le temps de recherche avec le ou les

    ires. . . Cest un temps, o le vcu face lattentediffremment chez chacune et imprimer sa marquegroupe au fil des semaines et il nous apparat quenfant y joue une place centrale. Par ailleurs, cetteque bien des gards le temps de la grossesse etenstruel de la femme en attente de porter lenfant. . . Labsence du bb observer est venue gnrertions et pour certaines lide dun mauvais groupetrice sche et strile, ce qui reprsenterait lenversn groupale. Malgr labsence du bb observer, last dj engage. Les participantes vivent et ressententemaines et des mois, des affects forts, des prouvs, des mouvements de projections et didentificationsqui rappellent la dyade mreenfant, la triade et leille largie. Nous reprenons ici lhistoire de notreroupale en nous appuyant sur les synthses rdigesicipantes, le tmoignage de lobservatrice et lanalysermatrice.

    rceau groupal . . . la constitution du groupe

    re rencontre, sminaire de juillet

    ent de la constitution dun groupe est fondamen-stitut de puriculture et de prinatalogie de Parisspositif de formation lobservation du bb selonEsther Bick runit une formatrice, 11 auditrices et

    atrice, qui est la seule se rendre au domicile deet observer le bb. Lobservatrice est dsigne

    panteslobsetrice odorgaun bbface vant tfaire Ainsi,contresera la t sfort peffet afranceleffonauditride frusCetteindiscunon un

    la formC.

    lobselieu deet cettnemen

    auditricompge.

    V. Trat avdenfaindividpouvovers pla scnmultiple dispinternesituaticonflitdes rs

    Cetlatentesentatipropreou pasnratioses fanscnemais i

    1 Extrservatrice peuvent aller des questions matriellesion et de vie familiale et donc de disponibilit pourx aspects plus personnels quant sa propre situationaternit ou la grand-parentalit. Lobservatrice pou-la fois llue mais aussi le mauvais objet, devant seter par le groupe, avec tout le jeu de lambivalence.notre groupe, le premier sminaire inaugure la ren-

    diffrentes participantes et la dsignation de celle quirvatrice. Ce moment de dsignation de lobservatricedune vive discussion, limpact motionnel a tchacune (. . .) la violence, la surprise, [avec] unsiant sur la pense, de la douleur et de la souf-la colre, quelque chose de lintime, de lordre deent du bb. . . 1. Demble, la diffrence de statut

    bservatrice a suscit des mouvements de rivalit eton qui ont pu sexprimer, circuler au sein du groupe.rence de statut renvoie galement une diffrencee davoir ou non un accs direct au bb, davoir ou avec le consentement et le soutien du groupe et dece.vel, observatrice : Lorsque jai su que je seraiice, une joie immense ma envahie, jtais sur monnces, quelques jours plus tard, le premier sminaire,

    e nave et enfantine laissait la place du question-des craintes face aux projections massives duneui esprait cette place, moi qui ne supporte pas lan, et la rivalit, je my trouvais compltement plon-

    participante au groupe de formation : Il nous appa-recul de quelques sminaires que la question du dsirccupe une place importante dans la fantasmatiquee et groupale des membres du groupe. En effet, nousancer lide que cest le groupe tout entier qui est tra-tte question (entre autres), puisque ce qui se joue surupale rsulte aussi de projections et didentificationsu groupe interne avec le groupe externe [1]. En effet,f groupal, en rassemblant des individus, les groupeschacun sont ainsi mis en prsence et sollicits par lagroupe, ils vont rsonner. Par consquent, certains

    vent venir se rejouer sur le groupe externe, par le jeuces simultanes.estion du dsir denfant peut apparatre de facon

    sque chaque participante est porteuse de ses repr-notamment concernant le bb, mais aussi de sa

    oire quant la maternit (maternit venir, actuelleainsi que des histoires filiales, familiales et transg-les. Ainsi, chaque membre du groupe est habit pares personnels et les fantasmes qui apparaissent sur la

    pale ne sont pas la somme des fantasmes individuels,ultent des liens entre eux et des identifications pro-

    compte rendu de sminaire crit par Mamou-Mani Claire.

  • V. Taly et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 57 (2009) 535541 537

    jectives qui vont avoir lieu et qui vont dynamiser les fantasmesdu groupe.

    Ainsi, avec leur dsir denfant, leurs fantasmes, leur histoireindividuelle, leurs motivations et leurs choix, les diffrentes par-ticipantes vaccueillir egroupe forressemblan

    2. Face au

    2.1. Premi

    C. Grivdintermden sentant qmoi qui aieen positiontemps que nce bb, alodes personnma capacittre en dem

    2.1.1. DeuV. Taly

    naire (juillsminaire (contact aveproches carlle est faicette formadeuxime sil manque u

    Je nlobservatrcertaines, aise et palattente et

    R. Sandconfrontendemble non ajouter,qui la contfaire face statut est asmme tempsuffisammever un bbdobservatiintermdianelles ou dle mettre efonction de

    2 Extrait du

    permet lobservateur dentrer en contact avec des futursparents, auxquels lintermdiaire aura prsent la demande delobservateur.

    Lobservateur et le groupe sont confronts cette fonction deui noserv

    nts l qumai

    emenun b

    euxi

    alyerch

    upe

    Troious s. Leer. Le cemet pcom

    nnelau gches. .ina etu dgres

    nt er eans l

    aismoindu de denom

    vatrpe edeurattenoncSants avtretiele grsphirevatrnt a

    r bb

    aits diennent former un groupe unique qui se destine n son sein les observations faites dun bb. . . ce

    me une sorte de berceau groupal qui a quelquesces avec le berceau familial .

    berceau vide. . .

    er trimestre de recherche et dattente

    el, observatrice : Vint ensuite le temps de rechercheiaires, studieuse et applique, je voulais faire bien toutue je ntais pas encore si prte me mettre en avant,toujours prfr lombre la lumire, il me fallait trede demande, ce travail devait me demander du temps,e me laissait pas le groupe qui dsirait si rapidementrs parler autour de moi de cette observation dabord es bonnes pour moi, ctait une facon de faconner oser demander, me projeter en situation de devoirande.

    xime rencontre, sminaire de septembre2et le groupe de formation : Entre le premier smi-et) o lobservatrice a t dsigne et le deuximeseptembre), deux mois plus tard, lobservatrice prendc trois intermdiaires. Deux dentre eux lui sontayant suivi ses propres grossesses, dailleurs le paral-

    t lorsque lobservatrice compare cette dmarche ettion une troisime grossesse . Lorsque arrive leminaire, le groupe dauditrices nest pas au complet,ne personne, et tout commence par :ai pas de famille, parole inaugurale deice adresse lattente du groupe, limpatience deelle-mme srement tant cette recherche parat peu

    sse par le pralable dintermdiaires . Les espoirs,les dsillusions sont rapportes par lobservatrice.ri, formatrice : Ces premiers mois dattente nous

    t un sentiment de solitude de lobservatrice quious annonce quelle na pas de famille et, pourrait-na pas encore, lintrieur delle-mme, un groupeient, qui la porte. Dans cette solitude, elle doit aussi

    ce personnage trange qui est lintermdiaire. Sonsez particulier, il se situe lextrieur du groupe et ens sa fonction est de permettre lobservateur dentrernt lintrieur dune famille pour pouvoir obser- qui va natre. Rappelons que, suivant la mthodeon selon E. Bick [2], lobservateur sadresse unire (qui peut faire partie de ses relations profession-u cercle de ses connaissances) pour lui demander den contact avec une famille qui attend un bb. Lalintermdiaire est donc trs importante puisquelle

    compte rendu de sminaire crit par Mamou-Mani Claire.

    tiers qde lobmome

    du bbsance,

    ttonnfait-on

    2.2. D

    V. Tde rechdu gro

    2.2.1. N

    bb. .retrouvsion dne percdentmotiomoinsdmartions .projetle vctions ainhreformultante dbb, msentirlchoment dont tlobserle groula lour(. . .) lsuft d

    R.contacles ensenti :latmo larrlobsersemblele futu

    3 Extrus fait vivre aussi toute la difficult de la demandeateur et la complexit de son identit. Cela met parobservateur dans une position trs semblable cellei existe dans le dsir des parents bien avant sa nais-s en mme temps nous confronte aussi au mmet, quon pourrait traduire avec la phrase : Commentb?

    me trimestre de recherche et dattente

    et le groupe de formation : Ce deuxime trimestree est jalonn par trois sminaires et la modification

    de participantes avec une auditrice en moins.

    sime rencontre, sminaire doctobre3ommes toujours dans lattente dune famille et dungroupe semble un instant otter et a du mal sees absences, les prsences dsorganisent la coh-groupe en construction. La lecture de la synthseas au groupe de retrouver le climat dchange pr-me si une discontinuit stait installe au niveau. Le malaise est perceptible, lobservatrice donne

    roupe dinformations sur le climat motionnel de ses, quelques auditrices discutent certaines formula-dquates ou maladroites quant la prsentation du

    nous percevons que ces critiques viennent accentuerchec. Nous pouvons noter ici que les manifesta-sives peuvent tre relies au fantasme de casse la constitution dun groupe [1]. Les difficults pourt prsenter la demande tiennent une place impor-change du sminaire. Comment dire quon veut unpas que pour soi, parler du lien au groupe pour ses expose personnellement , au fond nest-ce passir denfant qui se donne entendre, avec le senti-mander trop . Les interventions de [la formatrice]breuses lors de cette sance, pour essayer daider

    ice simpliquer, sengager auprs du groupe (. . .)n revanche reste assez silencieux, en empathie avecde la tche ressentie (. . .) que cela lair difcilete, teinte de frustration et dimpatience (. . .) il ne

    pas de vouloir un enfant pour quil soit l .dri, formatrice : Lobservatrice nous dcrit sesec quelques intermdiaires, mais son crit qui relatens est percu comme tant plus descriptif que res-oupe ressent le manque de dtails, les sensations etre qui pourrait contribuer ce partage motionnel.plan, nous pouvons percevoir, dans la relation entreice et le groupe, des lments de rivalit et denvie quimener lobservatrice vouloir se protger et protger.

    e compte rendu de sminaire crit par Favard Nolle.

  • 538 V. Taly et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 57 (2009) 535541

    Commence aussi apparatre sur la scne la notion de temps :nous nous rendons compte que plusieurs dimensions du tempsexistent dans notre groupe : il y a le temps de lobservatrice,celui des participants, celui de lintermdiaire, celui de la for-matrice et.Lobservatrdlaboratielle semblegroupe exppersonnel,que cette aganisation,sentimentaussi besoipar lobserque cette resommes dnest pas ement, cestlaquelle je d[3]. Cest atellement imsivement uvcu commfaire un va

    2.2.2. QuaR. San

    rendez-vouperdue, ellele lieu otlphone,

    Ce sentiparat bienva confronen disant qmire fami

    V. Talycontr unegroupe de stravail darencontre cune jeune flloignemLe groupece que celadautres famque va-t-onla rencontrtances du ppar son acenfant et ecette familldu dbut s

    4 Extraits d

    lobservatrice reprendre contact avec cette maman et tout sim-plement lui faire part de ce (. . .) manque de temps disponiblequi parat peu compatible avec lobservation .

    C. Grivel, observatrice : Ctait cinq mois aprs, tempste dte quois d

    quea difeptiviteeuil

    andil debmblee de

    Cinqalye ds fabser

    apprautreette lla d dessur

    ciensav

    ennela fade lale. Lces trvatrla pes plmen

    , isionyaures de de poatriobseen

    plusts st ra

    cept

    aits d. . ces temps peuvent tre diffrents les uns des autres.ice nous parle souvent de son besoin dun tempson subjectif : en identification avec le bb et la mre

    exprimer un besoin de prendre son temps . Lerime son souhait de respecter ce temps dlaboration comme un dlai incompressible , mais on ressentttente est aussi percue comme un lment de dsor-puisque le groupe doit se construire autour dun

    de manque et de vide. De plus, lintermdiaire an de temps et il doit tre soutenu dans sa recherchevateur. En tant que formatrice, je me rends comptecherche prendra peut-tre plus de temps, mais nousj dans un processus dobservation, mme si le bbncore l ! En effet, ce qui se construit progressive-aussi une fonction observante dans le groupe, onne, en tant que formatrice, beaucoup dimportanceussi la raison pour laquelle le travail de synthse est

    portant : il permet au groupe de construire progres-ne trame et une histoire partir dlments duun, qui vont permettre au groupe et au formateur de

    -et-vient vivant entre prsent, pass et futur. . .

    trime rencontre, sminaire de novembre4dri, formatrice : Lobservatrice, en se rendant aus avec la premire famille quelle va rencontrer, estna plus ses repres habituels, bien quelle connaisse

    elle devait se rendre. Elle demande de laide, par son mari. . .ment dtre perdue dans un lieu pourtant familier, medcrire ce sentiment dtranget auquel lobservationter lobservatrice. On pourrait rsumer ce sentimentue lobservatrice, face la rencontre avec cette pre-lle, ne sait plus qui elle est, ni o elle est.et le groupe de formation : Lobservatrice a ren-famille, le matriel de lobservation permet auexprimer. Les uns les autres ressentent, pensent : lessociation commence . La rverie de lobservatriceelle du groupe. Mais lorsque lobservatrice dcritemme avec un ventre discret. Le groupe [ragit] surent de la naissance : le bb ne sera l quen avril.manifeste, avril ! Va-t-on devoir attendre avril, est-nest pas long, pour certaines oui ! Ny a-t-il pasilles dont le terme de la grossesse serait plus proche,faire, penser dici avril ? . Puis, au fil du rcit de

    e avec cette famille, le groupe associe sur les rsis-re : la maison est dj pleine des bbs des autres,tivit dassistante maternelle, sa femme attend unn plus il y aurait un observateur (. . .) nous sentonse sloigner et il est moins question de limpatienceur le terme de la grossesse que de comment aider

    u compte rendu de sminaire crit par Delmouly Charlotte.

    dattenprsenje perctout cetoute l

    Dcpasserdun dmois.

    R. Sle deude ce belle sesolitud

    2.2.3.V. T

    certainse denotre oNousdunequi gute appelrogerinconssion, bickictaitlidegroupaauditrilobse (. . .)tions lmouve

    vatricesa mistion :memblarrivnous n

    tout mnotreespacebb,fragilipouvandoit ac

    5 Extre mes deux grossesses personnelles, une famille sei se donne moi. Il y a un dcalage entre ce quee cette famille, illusion dun bb parfait, vous aurezvous voudrez, et le regard du groupe, qui ressent

    ficult de cette maman.on, chec, ce ne sera pas cette famille, jessaie de autre chose, la formatrice parle plusieurs reprisesdifficile faire, je ne lentends quau bout de neuf

    ri, formatrice : Lobservatrice aura vraiment fairecette rencontre, de cette possibilit dobservation etdont elle ne fera pas la connaissance. Encore une fois,

    vivre une grande solitude, en identification avec lala mre et celle du bb.

    uime rencontre, sminaire de dcembre5et le groupe de formation : Nous pressentons uneception chez lobservatrice qui entame sa traver-milles (. . .) latmosphre salourdit et lavenir devation sassombrit. . . Cest le dsert des bbs ! .

    enons que lobservatrice a essuy un dsistementfamille, encore un faux espoir comme la femme

    es signes dune grossesse venir et qui est confron-sillusion. Pour ses recherches, lobservatrice faitintermdiaires, [ce qui] nous amne nous inter-

    la fonction de lintermdiaire, les ventuels motifsts qui viendrait entraver la ralisation de sa mis-oir nous trouver une famille conforme aux exigencess . Et si ctait la faute des intermdiaires et siute du partenaire ? Sans tre voque ouvertement,strilit commence planer dans la fantasmatiquea dtresse est perceptible au sein du groupe. Les

    entent de participer cette recherche pour soutenirice. Nous percevons aussi que dans notre discourslace des familles est mouvante, sujette aux projec-us vives , elles peuvent donc faire aussi lobjet dets agressifs. Mais nous en revenons notre obser-l est question pour [elle] dtre la hauteur de, de ne pas nous dcevoir. . . Reste une ques-ra-t-il un bb en 2008 ? . Auditrices, telles desune famille largie, nous restons dans lattente deun bb, un vnement qui nous chappe, dontuvons rien en dcider, reste accepter de ne pas

    ser, sans pour autant dmissionner. Un espoir quervatrice (. . .) ait pu sappuyer sur nous, sur cetcreux (. . .) pour repartir la conqute de notreassure que nous partageons sa solitude, que sesont aussi les ntres . Cet tat desprit du groupeppeler les travaux de Deutsch, pour qui la femmeer une certaine passivit, tre une matrice contenante

    u compte rendu de sminaire crit par Nicaise-Djordjevic Flore.

  • V. Taly et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 57 (2009) 535541 539

    et renoncer la toute-puissance phallique pour pouvoir tomberenceinte.

    R. Sandri, formatrice : En tant que formatrice, je ressens quelimpact de la perte de cette premire famille, de ce premier bba t trs fosemble viv

    Cela minattendu pdiffrents,lial, de cuintenses lor

    2.3. Troisi

    2.3.1. SixiV. Taly

    se modifiede cette sixlobservatrauprs desde rivalit ction de la ppeut nous asuscite poude place entas parl ddu groupeconduit u(. . .) CetteRires, silenbon groupecrainte duon avait ment, les uca ne me fa il ne sufLobservatavoir un enciation sur(. . .) [Lobbb [au gconcepts demme seullaquelle pepar lexigeun bb. Lautoriss eattaques. Cles diffrende lobservbb, maistiers dansdpassemechique de c

    6 Extrait du

    lobservatrice est exprime nouveau et renvoie au choix faitpar la formatrice, laquelle est la figure fondatrice du groupe etoccupant ce titre une place danctre fondateur avec son lot demouvements transfrentiels. Nous pouvons par l mme pointer

    tionchoand

    ercevortabparome

    tut dtimetent

    upent dossannt

    Septriv

    l de connlivre

    toucpar

    empsuiteriseralyes aire,che

    nnain

    u desans

    maant vie

    hezdmeuxetteffreuple. .(. .y a

    on s

    mpar uneaceir su

    ait durt pour tout le groupe qui, comme une famille largie,re un moment de partage autour de ce deuil .a fait penser au vcu dune famille lorsquun deuillonge chacun de ses membres dans des sentiments

    parfois des craintes dclatement du contenant fami-lpabilit, de dsespoir. Ces sentiments seront trss de la sance suivante.

    me trimestre de recherche et dattente

    me rencontre, sminaire de janvier6et le groupe de formation : Lenveloppe groupaleavec laccueil dune nouvelle auditrice au coursime rencontre. Plusieurs auditrices sidentifient

    ice dans la difficult tre entendue dans sa demandeintermdiaires. Les mouvements didentification etoexistent chez les participantes. Mais revient la ques-lace du groupe dans la dmarche. [Lobservatrice]pparatre seule dans ses dmarches ; cette impressionr certaines un sentiment dexclusion, de ne pas avoirtant que groupe dans ses dmarches : Est ce quee nous ? On existe. . . ! (. . .) Le poids des attentestelles quelles sont percues par [lobservatrice]

    n quiproquo. Et que diriez-vous dun bb dj n ? !annonce secoue les diffrents membres du groupe.ces, quelquun laisse chapper on nest pas un ; Le fantasme de casse se fait jour, ainsi que la

    n mouvement de dsolidarisation. Cest comme siun bb trop n ou pas assez n . Progressive-nes les autres [sexpriment] : jen ai marre , moiit plus rien ca ttonne. . . cest un cheminement t pas de vouloir un bb pour quil arrive . (. . .)rice serait telle une lle ou une bru qui peinerait fant. . . dailleurs un peu plus tard, il y aura une asso-la question de la strilit et galement de ladoptionservatrice] pouvant parler de dsir de donner unroupe]. Ce commentaire pouvant tre un cho aux

    dette de vie et de mandat transgnrationnel. Ainsie, lobservatrice porte en elle la prsence du groupe,ut tre vcue de facon oppressante ou dcourageantence davoir ce bb (. . .) un bb voir, . . . avoires mouvements dexaspration peuvent sexprimer,t contenus, ils peuvent aussi tre percus comme dese temps dattente est vcu de diffrentes facons parts membres. . . . Nous percevons langoisse trs forteatrice et de certaines auditrices de ne pas trouver degalement la fonction du groupe, qui joue le rle decette recherche et peut permettre lexpression et lent de limpact motionnel vers une laboration psy-ette preuve. La question de la rivalit vis--vis de

    compte rendu de sminaire crit par Taly Vronika.

    la quesdans le

    R. Svons pinconfportetains mson stades senna pasce mom

    du gromome

    de croivraime

    2.3.2.C. G

    le deuipas dne rienne me

    adouciacte dpar laintrio

    V. Tlune dsminases proqutolendemson liedtrecette dun enfet [la]cho crentessilenci(. . .) cpar ditout copasse.bb ilpire notre idavoi[l]a plrch

    7 Extrde la rivalit maternelle, quelle place a-t-elle occupeix de lobservatrice.ri, formatrice : Au cours de cette sance, nous pou-oir aussi combien la place de lobservatrice peut trele, puisque, dune part, elle ressent le besoin dtre

    le groupe mais, dautre part, elle recoit aussi, cer-nts, lagressivit et les attaques du groupe. En pluse privilgie parce quobservatrice unique suscitents de rivalit fraternelle chez chaque participant quiinvesti du rle dobservateur. En tant que formatrice,ma paru difficile, puisque je ressentais la souffranceet celle de lobservatrice. Mais, en mme temps, ceuloureux a marqu aussi, probablement, un momentce du groupe, puisquun berceau groupal commencaitse construire, pour accueillir ce futur bb [4].

    ime rencontre, sminaire de fvrier7el, observatrice : Il maura fallu du temps pour faireette famille et le groupe attend ce bb que je narriveer, sentiment de solitude, disolement, ma dfense :r que des lments factuels qui ne mimpliquent pas,

    hent pas plus que je ne le suis dj. Cet isolement seraune premire auditrice qui a pens un intermdiaire,athie qui me touche, je me sens moins seule, puis, cest tout le groupe qui se mobilise. Je peux enfinle groupe comme un objet suffisamment bon.et le groupe de formation : Nous apprenons queuditrices son retour chez elle, aprs le dernierfatigue et mue, [sest vu demander par un des] si le groupe avait trouv un bb observer [etpar labsence persistante de bb] a entrepris lede demander une femme enceinte proximit detravail. Il y a comme une propagation de la dtressebb, nous pouvons comprendre lcho sensible derche avec le dsir denfant et le dsir de donner. . .L interfrence entre [la] situation de formationpersonnelle est mise jour, tout en trouvant undautres auditrices. Lobservatrice dcrit ses diff-arches, comme autant de tentatives le groupe estet nous sentons un certain abattement nous gagnerattente dune famille et dun bb nous fait passerntes phases, espoirs et dceptions rpts, commedsirant un enfant qui narrive pas, et le temps qui.) Il y a comme un enjeu vital dans cette qute, sans le

    comme un vcu de vide, dailleurs une auditrice sou-enterre notre dsir daider [lobservatrice], . . .tience trouver ce bb observer et notre volontposition active (. . .) [cest] comme si nous prenions

    [de lobservatrice. Or la formatrice] nous amne r le deuil que toutes nous devons faire de ne pas

    compte rendu de sminaire crit par Schuller Jeanne-Marie.

  • 540 V. Taly et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 57 (2009) 535541

    tre lobservatrice, (. . .) [et d] avoir une reprsentation pluspositive de notre rle au sein du groupe. . . Plusieurs audi-trices proposent des contacts de personnes pouvant jouer le rledintermdiaires et le groupe lui apporte son appui, ce qui dis-sipe le senune vignettsagit duntante matelments quque sera lsminaire,de la sphravoir un palissue du snous pourrgroupale et

    R. Sandavoir une r lobserva berceau plintermdi comme un

    de conancEn tant

    sance unequelle a reCest le prnous fait d

    2.3.3. HuiV. Taly

    dans une ahypothsesaujourdhuplace de loplace est pcertaines dcomme la sfemme encfamilial quLobservatret par l mcomme un

    [et elle lutsatisfaire le

    C. Grivgroupe, bce quil medun moi grmaires et dune psych

    V. Talylobservatrfications fa

    8 Extrait du

    groupe. Le sminaire se poursuit et lobservatrice fait le rcit deses nouvelles rencontres avec les intermdiaires confis parquelques auditrices.

    Lobservatrice souligne quelle reprend appui sur le groupe,a re

    ire. [Lointe] ceit qudsinn du

    rvatrusse

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    ive.milltes pcrtis ayce qouvers, c

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    NeuSandant l

    allacontruche

    ait dutiment disolement. Le sminaire se termine pare clinique apporte par lune des participantes. . . ilbb en attente dadoption, accueilli par une assis-

    rnelle. Nous nous montrons trs intresses par leselle nous transmet sur cet enfant qui prgurent, ce

    observation de notre futur bb . Au cours de ce la fois, nous avons pu tre surprises par lirruptione intime sur la scne groupale, la fois il y a pu yrtage plus profond entre les participantes donnant minaire le sentiment dun moment fort partag queions rattacher quelque chose de lordre de lillusiono la contenance groupale ne faisait aucun doute [1].ri, formatrice : Le groupe semble commencer

    eprsentation plus positive de son rle par rapporttrice, ses motions et ses penses constituant lesychique du bb [5,6]. Paralllement, le rle deaire en tant que tiers, commence aussi tre percue vraie rencontre, permettant un vritable transferte .

    que formatrice, je suis frappe par le fait quen fin departicipante voque un bb en attente dadoption,

    ncontr dans le cadre de son activit professionnelle.emier bb qui apparat sur la scne groupale et quij penser notre futur bb.

    time rencontre, sminaire de mars8et le groupe de formation : Le groupe dmarre

    mbiance (. . .) assez lgre (. . .) Parmi les multiples quoi aurions-nous renonc pour tre lgres

    i ? Idalisation de la formation par certaines ? Labservatrice [pour dautres] ? En tout cas une autreossible . . . le fait dune implication concrte deans la recherche dintermdiaires (. . .) on peut voirollicitude du groupe (familial ou social) autour duneeinte. . . [Mais parfois] aussi lagacement du groupei supporte mal les plaintes de [cette dernire] .ice nous propose un autre regard sur nous-mmesme un autre angle de vue : elle vit parfois le groupebb insatisfait quelle narrive pas nourrir (. . .)terait] pour ne pas prouver sa tristesse de ne pasbb-groupe .el, observatrice : Je ressens les exigences dun

    b avide que je ne peux satisfaire. Le groupe dansrenvoie, me donne la sensation de la construction

    oupal o se trouveraient des lments archaques pri-autres plus labors, secondariss, le tout constituantqui se construit, et qui transiterait par moi.et le groupe de formation : Ce ressenti de

    ice traduit une partie des projections et des identi-ites sur sa personne par les diffrents membres du

    compte rendu de sminaire crit par Oreggia Christine.

    quellela premcelle-l[elle pquunenous dde sequestiolobseune fasuite dnue mdfenscinq fade pisse con

    groupebb,quprou su

    au seinR.

    quausoutende celimportgroupemome

    ce bbmesur

    quuneplus esurtou

    Lediffrersumgroupecontreun tatlemenlobsemre eavec lu

    2.3.4.R.

    en voyattentela renlacco

    9 Extrpris conance . Puis lobservatrice se remmorefamille rencontre, elle pensait alors, que ce serait

    a formatrice] parle dun deuil faire de cette famille,] la peur que cela puisse se reproduire (. . .) [ainsirtaine ambivalence (. . .) [puisque lobservatrice]elle se prpare certaines impossibilits, obligevestir pour se protger de la dception. . . . Cettedeuil faire de la premire famille rencontre par

    ice nous voque le deuil faire de la femme aprscouche, les apprhensions qui peuvent planer par laes tentatives de grossesse, et parfois une certaine rete-nnelle, un gel affectif vient prendre place de facon

    Nous notons que lobservatrice a t en contact aveces, sans quune rencontre puisse aboutir, ce fut autantour une ventuelle observation mais qui nont puser. . . Certaines auditrices soulignent que dautresant dbut au mme moment que nous, ont dj leurui nest pas sans rappeler le sentiment dinjusticent certaines femmes qui se comparent leurs amiese dsir denfant contrari trouve un cho avec le vcugroupe.ri, formatrice : Il me parat important de soulignerent o lobservatrice commence se sentir vraimentar le groupe et intrioriser la fonction contenante, elle peut aussi nous faire part dun sentiment trsuelle a vcu les mois prcdents. Elle a ressenti leme un bb avide et, probablement, a du se sentir par

    omme une future mre qui doit absolument apaiseride ! Nous pouvons aussi nous demander en quellebb avide ne correspond pas au fantasme du bbre porte pendant sa grossesse, un bb qui prend des de place dans son corps et dans son psychisme,derniers mois de grossesse ! [7]

    pe commence aussi raliser les deux temporalitsvcues par lobservatrice et le groupe, quon pourrait: temps plein pour lobservateur et temps vide pour leeffet, si le temps de lobservatrice est rempli de ren-e rveries, le groupe semble vivre la plupart du tempstente et dimpatience face au berceau vide. . . Parall-s la discussion, nous abordons ensemble le fait que

    ice sajuste au temps de la famille, tout comme lade sajuster au bb et parvenir un rythme commun

    vime rencontre, sminaire davril9ri, formatrice : Demble ce jour l tout le monde,

    observatrice rayonnante, avait compris que la longueit bientt se terminer. Elle allait nous parler dee avec un intermdiaire et une famille proche dement qui acceptera lobservation.

    compte rendu de sminaire crit par Rossigneux-Delage Pascale.

  • V. Taly et al. / Neuropsychiatrie de lenfance et de ladolescence 57 (2009) 535541 541

    Je me suis sentie moi-mme trs mue, ce jour l, pour ceprivilge de voir presque natre le bb de notre groupe. Envoyant lobservatrice porter son paquet de photocopies, jai eulimage dune maman souriante portant son bb dans les bras,prte le prsenter toute cette grande famille largie !

    V. Taly et le groupe de formation : Le groupe dmarrebien lheure avec un bon esprit de travail collectif. Je ressensdentre de jeu un dynamisme certain. [Lobservatrice] est toutejolie et parat plus pleine que les fois prcdentes ; ses jouessont bien colores dun beau rose comme la forme gironale (. . .)dessine sur le devant de sa jupe.prometteur ! (. . .) [La forma-trice] nous explique quelle na pas cette habitude, mais quellea eu envie de mettre [lobservatrice] en contact avec [une]intermdiaire (. . .) SUSPENS. . . dans le groupe. . . ESPOIR. . .Une femme enceinte a t pressentie par lintermdiaire. [Nousapprenons que] cette femme a mis du temps tre enceinte !Mouvement danxit ?, dimpatience ? Dans notre groupe ; onse lve, on mange, on fait tourner le gteau plusieurs fois. . .[Lobservatrice] nous transmet son anxit : javais la bouleau ventre en attendant leur rponse. Ils sont daccord pourlobservation ! [Lobservatrice] leur manifeste sa joie ; et nousaussi.

    3. Conclusion

    R. Sandri, formatrice : Comme nous avons pu le voir grce ce rcit dtaill, le groupe nest donc pas uniquement le rcep-tacle des identifications au bb et de sa famille, mais il estaussi acteur dune pice dont il ignore au dpart le scna-

    rio : dans ce sens, le groupe et lobservateur se crent aussi unbb. Le travail de groupe constitue un moteur de dcouverteet de connaissance : grce ce travail, peut souvrir un espacedans lequel chacun amne non seulement de nouvelles penses,mais galement des doutes et des questions. Au cours du smi-naire, nous avancons par hypothses chaque fois remettre endiscussion ; tout comme un bb qui volue, nous dcouvronsla complexit des vnements psychiques, la richesse de la viemotionnelle et parfois. . . nous avons limpression de mieuxcomprendre ce qui se passe lintrieur de nous [6].

    Remerciements

    Un grand merci lensemble des participantes du groupede formation de linstitut de puriculture et de prinatalogie deParis (20072010).

    Rfrences

    [1] Kas R. Les thories psychanalytiques du groupe. Paris: PUF; 1999.[2] Bick E. Notes on infant observation in psycho-analytic training. Int J Psy-

    choanal 1964;45:55866.[3] Sandri R. Le groupe dobservation : coute, rverie, transformation. In: Les

    liens dmerveillement. Toulouse: Ers; 1995.[4] Sandri R. O sont les bbs avant de natre ? J Psychanal Enfant

    2005;37:31730.[5] Sandri R. Les bbs pas encore ns. In: Observer un bb avec attention ?

    Ers; 2001.[6] Sandri R. Penser avec les bbs. Toulouse: Ers; 1998.[7] Sandri R. La maman et son bb : un regard. Csura Lyon, d.; 1991.

    Le groupe d'observation du bebe en attendant l'arrivee du bebeLe berceau groupal la constitution du groupePremire rencontre, seminaire de juillet

    Face au berceau videPremier trimestre de recherche et d'attenteDeuxime rencontre, seminaire de septembre2

    Deuxime trimestre de recherche et d'attenteTroisime rencontre, seminaire d'octobre3Quatrime rencontre, seminaire de novembre4Cinquime rencontre, seminaire de decembre5

    Troisime trimestre de recherche et d'attenteSixime rencontre, seminaire de janvier6Septime rencontre, seminaire de fevrier7Huitime rencontre, seminaire de mars8Neuvime rencontre, seminaire d'avril9

    ConclusionRemerciementsReferences