LivIANAC - ?· Il vouloit vous rendre heureux, ... On les a vu condamner à mort des gens qui n'étoient…

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    13-Sep-2018

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    1795

    Atiiiviire S 1e. 5 v

    P6.1 M2/te c.

    fi 04 a

    ogibiehimateutilt,

    LIBRAIRIE VICTOR LEMASLE,

    tressantes, pour l'an 6 de la Rpu-inique Franaise (1797 et 1798, an vul-gaire), par J. P. L Beyerl. A Paris, chez l'auteiir et Mlle Durand, 1708,

    parties en 1 vol in -18, RELIURE Kti-C1ENNE, 'MAROQUIN BOUGE, pet. dent. sur les plats, clos orn, dent. int, te. dores (b.

    120 fr. Bel exemplaire de cet almanach,rare et re-

    cherch.

    24822 ALMANACH. Etrennes aux amis du Dix-Huit, ou almanach peur l'an de grce 1798. Paris, Imp. des Thophilan-tropes, An V11, in-18, de,ini-rel. bradel brun, non. rog. (b. . 2O fr.

    Avec un beau et curieux frontispice grav: Mahomet-Thophilarztrope.

    24823 ALMANACH DES GENS DE BIEN, pour l'anne 1797. Paris, s. d., in-18, demi-rel., bradel rouge, non rog. (b. a.).

    12 fr. Avec frontispice grav : la Rpublique

    LE MME, rel. pl. percal. rouge. 12 fr.

    24824 ALMANACH DES GENS DE BIEN, covtt(ma11t de - anecdotes sur des per-sonnages qui se sont rendus fameux dans notre rvolution; un prcis histo-rique de l'anne 1796; la liste des membres de la Convention nationale, qui ont vot la mort, de Jouis XVI; le gnie, aventure extraordinaire; des pr-dictions pour tous les mois de l'anne, etc., etc.. Paris (1797), in-18, demi-rel. bradel rouge, 000 rogn (b. a.). 12 fr.

    Avec frontispice grav : Attaque du Camp de Grenelle par les Entants perdus de Drouet.

    2425 ALMANACH DES HONNTES GENS de 97, contenant un Tableau de l'Anarchie, suivi de, plusieurs histoires qui ne sont pas . des Contes, et de plu-sieurs Contes, qui sont des Histoires des diverses Prophties anciennes et mo-dernes, du Thermomtre du jour, de nouvelles de l'autre Monde, etc., etc., etc., par P. Salles. Paris, 1797, in-18, de,rni-rel. bradel rouge, non rogn (b. a.).

    12 fr. Avec curieux frontispiCe, grav.

    24826 ALMANACH DES GENS DE BIEN pour l'anne bissextile 1',"96. Contenant des observations histOriques sur le Ca-lendrier; tala prcis des vnements ar-rivs depuis le 6 septembre 1795, kW 20 fructidor an 3,' jusqu'au 28 octobre 1795, an 5 brumaire an 4'. Zphire, les girouettes et les vents, fable, etc... Pa- ris, s. d.. rel. pl. percal. rouge, non rog. (b. a.). 8 fr.

    24827 ALMANACH. Almanac royaliste pour (*anne 1795, troisime du rgne de Louis XVII. Ddi a Monsieur. R-gent de France, Mgr Comte d'Akois, Lieutenant-Gnral du Royaume, aux Armes Catholiques et Royales de la Vend,e et de la Bretagne, et tous Franais qui ont le dsir de combat

    QUAI MALAQUAIS, PAEIS

    sous leurs drapeaux. A Nantes, in 8 de 8 et 56 pag., 11,ir (b. a.). 55 fr.

    ALmANACU 11,111E imprime LondrcH et publi pat- le comte de Puisaye, conynant.

    des phmrides et des chansons royalites, des proclamations aux Vendens et le Les-tament de Louis XVI.

  • Artu,es Catholiques et Royales tue et de la Bretagne, et tous

    rranais qui ont le dsir de combat

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    PREF ACE.

    BRAVES BRETONS, bons Chrtiens, bons Sujets, bons Parents, bons Amis, vous ne pouvez pas tre Rpubli-cains Franois, car un Rpublicain Franeois n'cft rien de tout cela.

    Ecoutez-moi, je ne vous dirai que des vrits ; des -vrits dont vous tes tmoins. Je ne vous les dirai pas toutes, car il y auroit trop dire,

    Louis XVI aimoit fon peuple.. Lifez fon Tercament, fait au moment de mourir, dans un terris oui l'on ne veut tromper perfonne, Sr vous y apprendrez combien il vous aimoit.

    Il vouloit vous rendre heureux, bc c'eft pour y parvenir qu'il vous avoit ditde choifir parmi vous des hommes pour ai reprfenter vos befoins, & lui confeiller la meilleure

    _..niere d'y pourvoir.

    Eh ! bien, ce font ces mmes gens que vous lui avez en-. :noys, qui lui ont q um Trne, dont fa famille jouit oit de-puis tant de tides, &qui lui ont fait couper le cou comme un malfaiteur, parcequ'il a mieux aim fe livrer entre leurs mains, 'que d'ordonner fes foldats de tirer fur eux.

    Ce ne font pas les dputs de la Nobleffe, ni du clerg, qui ont commis ce crime inoui : ce font ceux du peuple de petits Avocats, de mifrables Procureurs, d'ignorons Mdecins, des gens que vous inprifiez & qui ne vivoient qu'en vous pillant.

    Ils ont cbmmenc crier contre des abus ; comme fi le monde pouvoit exifter fans abus ; comme fi un champ pouvoit toujours tre fans mauvaifes herbes. ils ont dit d'abord que ces abus tient parmi la NobleiTe & le Clerg, & qu'il ne falloir plus ni Nobleffe ni Clerg : comme fi l'on difoit qu'il ne faut plus de bled parcequ'il y a de niauvaifes herbes dans le bled. Enfi2,ite ils ont mati-ocr

    chail tous les bons prtres, tous ceux qui annulent piteux ttL guillotins ou mourir de faim, pie de rezior,c::::

    A 2,

  • Dieu. Mais ils ont conferv & favorif Ies nnav ais, ceux qui vivoient dans le libertinage, qui poufoient leurs conoubines, & qui applaudiffo-ient toutes leurs im-pits. Ils en ont fait de marne avec la Nobieffe : ils ont protg les mdians .& forc les bons s'enfuir : ils ont brl leurs chteaux, & Te font empars de leurs biens ils ont cruprifonne leurs femmes & leurs enfans, & puis ils leur ont fait un came de s'tre enfuis.

    Ils dtruifoient le Clerg & la Noblele pour aboliteplus facilement la Religion & la Monarchie. C'efl ce qu'ils o'fit fait bientt. lls ont pill les vat-es facrs, les calices, les reliquaires : ils ont brif les croix & les autels : ils ont fouett les religiieufes hofpitalieres. Ils ont vendu- les gides ; ils ont dfendu la meffe : -ils ont careff les Juifs,. parcequ'ils avoient crucifi jefies-Chriji : ils ont fupprim 1. priere, les ftes, les Dimanches mme. On les a vu condamner mort des gens qui n'toient coupables leurs yeux, que d'avoir fait le ligne de la croix.

    Ils ont dit & enfeign qu'il n'y avoit pas de Dieu. S'appercevant enfuite que le peupleavoit horreur de ce blafpfrme, ils ont pris une fille publique, ils en ont fait une Divinit qu'ils ont appelle la Raifon ; ils Pont mene en triomphe dans la cathdrale de Paris. L, -ils fe font pro-ternes devant elle en drifion de la religion, & ont rendu ,ainfi les Franois, des Payens & des Idolatres.

    Aprs avoir profcrit jufqu'au nom de Dieu, ils ont aflig le Roi dans fon Palais ; ils lui ont fait toutes fortes d'outrages ; ils l'ont dtrn, emprifonn; jug & condam4l mort pour avoir refuf conftamment' de figuier tout ce qu'ils venoient de faire contre la religion. Ils ont jette la Reine dans un cachot, &- l'ont fait enfuite conduire. au fupplice dans un tombereau, ainfi que la Prineafe betb, la plus vertueufe & la plus fainte de toutes les Fran-oifes, laquelle ils n'ont pu reprocher que d'avoir aim ibn frre & l fur, & de leur tre refte attache jurqu' fon dernier foupir.

    Pour vous endormir, ils vous promettoient . de vous rendre heureux. Mais pour fatisfairc leur rage contre, les ttes.couronns; ils leur ont dclar la guerre, & en

    )

    excitant contreous toutes les 'autres. natio,ns'i ils ont at-tir fur vous tous les flaux qui vous accablent.

    Ils ont mis en rquifition vos perfonnes, vos enfans,. vos maifons, vos chevaux, vos beftiaux. Ils ont 4gorg.: tous ceux ceux qui avoient du bien ;. ils vous ont forc de prendre du papiet la place de votie argent, & ils vous ont obligs de vendre vos bleds & vos denres au prix qu'ils avoient fix.

    Sous prtexte que tous les hommes font gaux, comme fi un homme ignorant, mchant. faible, ou mal-fait, valoit autant qu'un homme bon, lavant, , droit & vigou-reux, ils ont autorif vos valets vous faire la loi & Vous voler. Ils vous ont dit que vous tiez libres, tsc vous n'avez plus la libert de cultiver vos champs comme vous -le voulez, & vous ne lavez pas fi on vous laittera moiffonner & jouir du fruit de vos travaux. Pour la moindre faute, ils vous ont maffacr. Il n'y en a pas un de vous qui n'ait un voifin, un ami, un parent pleurer. Voil la Libert, PEg,eilite & le Bonheur qu'ils voua an-noncent depuis quatre ans.

    Vous tes pauvres ; les chofes les plus nceffaires 14 vie vous manquent ; vous les payez cinq. ou. fix fois..plus que fous votre bon R.oi, & vous ne pouvez pas mme les. avoir pour votre argent, tandis que vos Reprfentang gagnent 36 francs par jour, qui ne leur fuffifent pas pour le train qu'ils raclent.' Ils ont des carottes, des chevauxt des tables charges des viandes let plus dlicieufes, & des vins les plus exquis ; des maifons avili riches que celle do votre malheureux Roi ; des maitreffes couvertes de dia. mans. Con ment voudriez-vous que des gens que vous avez vus avoir peine de quoi vivre, pull nt nager dans cette opulence, lorfque le pain eft fi cher, s'ils ne s'toient en-grain-s de pillage ? ii lieu d'un Roi, vous en avez main-tenant huit cents, & les courts ans de ces huit cent Rois nourrir. Auffi la dpenfe de l'tat eft-elle vingt--fept kis plus confidrable que fous le bon Lotus

    Bretons, vos Reprfentans vous ont rendu bien mal-heureux ; mais vous l'tes cependant beaucoup moins que tous les autres, Franois, parcequ':Iyant eu te courage de,

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    vous dfendre, ils n'ont point of, ou plutt ils n'ont pu vous faire autant de mal. Aufli aujourd'hui ils cherchent vous tromper par des paroles de paix. Ils voudroient vous engager vous fparer, & leur donner vos armes, afin de vous enlever vos bleds, dont ils ont grand befoin. Ils voudroient que vous leur livraffiez vos chefs, pour vous carter enfuite plus aifment. Ce font des loups qui cherchent carter les bergers & les chiens pour dvorer le troupeau. S'ils avoient de bonnes intentions, que leur importeroit que vous ayez des armes & que vous loyez unis ? Pourquoi ne renvoyent-ils pas leurs troupes ? alors vous feriez tranquilles. Mais encore une fois, c'efl l vos bleds qu'ils en veulent. Ils favent que la France eft menace de famine. Si vous vous pi ivez de vos bleds, voue mourrez de faim, vous & vos enfans.

    Bretons, reftez unis, (sz: arms. Gardez vos bleds & vos chefs. Aimez Dieu, fervez-lc conilamment. N'coutez que les Prtres qui n'ont pas jur ; les autres font des apoilats. Demeurez fidles au Roi ; dfiez-vous de tous ceux qui parlent un autre langage. Dieu ne peut nous tromper. Aprs nous a,7oir prouvs pour nous pu-nir de nos pchs, il viendra notre fecours comme il nous l'a promis. Ceux qui mourront dans ces fentimens, cri dfendant leur Religion & leur Roi, font srs de mourir martyrs & d'aller droit au Ciel.

    Bretons, acceptez ce petit prfent. Au moyen de leurs dcades, vous ne favez plus comment vous vivez. C'eft pour vous que j'ai fait ce petit Alma nac Chrt'tien. Vous y trouverez des prieres courtes, niais ferventes, & il fervira vous rappeller vos malheurs & vos devoirs. Dieu vous ait dans fa fainte garde.

    ( 7 )

    LETTRE PASTORALE

    ;De Monfeigneur l'Elique de D O L, Ficaire Apeollque du Si. Sie,

    nos trs-chers Frres les Ecceeques, non-erments, de notre

    Diodje, & autres vnrables Prires attachs aux, Fondiens du St. Minifire pris l' Arme Catholique & Royale de .Bretagne, Salut &

    Bne;didion ei2 noire Seigneur.

    CE que la voix publique nous apprend, nies trs-chers Frbes, (le vos glorieux & pnibles travaux, ainfi que de votre zle, retrace nos yeux l'image confblante des ficles de l'Eglife naill'ante, o les premiers prdica-teurs de 1'Evangile victimes de l'envie & des fureurs de la Sinagogue, ne connoiffoient pas de plus grande confolation que celle d'tre jugs dignes de fouffrir perfcution pour le nom de jesus CHRIST. Riant gaudentes a con-peCiu confilii, isaiam digai habiti funt pro asmine jefus contumeliam l'ati. (Ad. AP- v- 5-)

    Comme eux vous avez facrifl vos biens, votre libert, votre vie mme pour la dfeuce de cette Religion Sainte, dont ils ont jett les premiers fondemens ; de cette Religion que nos Peres nous ont laiffe comme leur plus prcieux hritage, & qui s. 'ait pendant tant de sicles le bonheur & la gloire de la nation, qui nous l'a conferve & qui nous l'a tranfinife. Comme 'eux vous avez eu le courage de vous lever avec force contre cet efprit dci tnbres, qui fous le mafque trompeur de rforme & de philofophie s'eft rpandu fur toute la furface de la France ; & la frocit des tyrans qui ont of tremper leurs mains dans le fang du plus biffe & du meilleur des Rois, le nombre incalculable des vinimes qu'ils ont immoles leurs haines & 3. leurs vengeances ; la nature & la cruaut des fupplices qu'ils mettent est ufage n'ont fait qu'augmenter votre confiance & votre fermet. Vous vous tes environns de ce guerrier gnreux, de ce nouveau Judas IV.fachabe, que le zle de la maifon du Seigneur a arm contre les ennemis de la Reli-gion & du Tre,rfe, & que la pairie compte dj parmi fes hros & fes lib-rateurs. Vous avez brav comme lui les lmens, la rigueur des faifons, les cachots, les prifons, les chaffauts, la mort mme. Vous avez tout faerifi enfin pour gagner des aines jESUS-CHRIST & pour le fuivre. Ecce snos reliquimus smala & ficel ,fumus te. (Math. 19.) Votre rcompenfe eft

    filire dans la clefte patrie : c'eft l 'que Ir:sus-CHRIST vous attend pour vous rpartir cette couronne immortelle qu'un ffi grand courage vous a mrite. Vos qui reliquiffis 01,171 a Es' fecuti els me, centuplum accipietis vil on etertnam peidebitis. (Math. r 9.)

    De quelle confolation notre anse n'a-t-elle pas t reinplie, de quelle fainte joie n'avons-nous pas't combls au rcit qu'on nous a fait des pro-diges de votre zle, & des bndidions dont il a plu Dieu de couronner vos efforts l Mais d'un autre ct, quel fujet de douleurs & de regrets pour nous de n'avoir pu, comme nous le clfirons fi ardemment, voler votre fecours & partager vos travaux, Dieu nous efF tmoin que fi du fond de cette terre trangre, nous foupirons aprs le moment de voir finir notre exil, ce n'efl ni l'indigence laquelle nous fommes rduits, ni poir de rentrer clans nos biens, ni l'ambition d'occuper une place mir

    qui excite en nous cette extrme impatience ; mais le feul dfir de

    s

  • e.;

    ( 8 ),

    01.rs 'runir au troupeau que la Di-vine Providence nous a confi, de courir zprs tarot de brebis gares, qui malgr leur infidlit ne eerfeed pas de nous tre clercs ; de confoler par notre prfence ceux qui fouffrent pour la foi de jtoris-enRisr ; de folliciter pour eux fes graces & fes mifricordes,

    de nous immoler nous-mmes, s'il nous en trouvoit dignes, pour un troupeau chri auquel nous voudrions rendre la tranquillit, le bonheur & la pas): au prix de tout notre fang..

    Qisoique dans ce nombre il ne s'en tremve aucun qui ne nous infpire- le plus vif intert, ne vous diflimulerees pas, mes trs-chers Frres,

    en cil cependant qui ont des droits particuliers notre follicitude ; nous ajouterons mme notre reconnoiirance: Nous la devons ces t- tans intrpide, qui fi sauvent 8.: fi courageufment ont expof leur vie fous los...

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