MANUEL DE CONSTRUCTION DE BATIMENTS - ?· MANUEL DE CONSTRUCTION DE BATIMENTS. Réalisé par la cellule…

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    10-Sep-2018

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  • AGENCE BELGE DE DVELOPPEMENT

    MANUEL DE CONSTRUCTION DE BATIMENTS

  • Ralis par

    la cellule INFRASTRUCTURE du dpartement Expertise Sectorielle & Thmatique

    CTB

    Auteurs

    Philippe Pire et Benot Legrand

    Nos remerciements pour leurs apports divers :

    Didier Pocet, Robert Gambart, Anglique Habils, Frederik Van Herzeele, Laura Jacobs, Etienne Rodenbach, Marino Orban, Mat Vollemaere, Claude Croizer, Julie Leduc, Yves Dervaux, Yannick Thomas, Alexandra Charlier, Olivier Stoupy, Eric Gamache.

  • LES FONDEMENTS DE LA STRATGIE ................................................................................... 8

    1.1.UNE APPROCHE HOLISTIQUE ..................................................................................................... 8 1.2.QUANTIT VERSUS QUALIT ...................................................................................................... 8 1.3.ESTIMATIF : LE JUSTE PRIX ........................................................................................................ 9 1.4.RLES ET RESPONSABILITS ..................................................................................................... 9 1.5.DE LA CONCEPTION LA RALISATION, LES TAPES ...................................................................... 10

    MISE EN UVRE DE LA STRATGIE ................................................................................... 16

    2.1.AU STADE DE LA FORMULATION ................................................................................................ 16 2.2.AU NIVEAU OPRATIONNEL PAR PAYS ........................................................................................ 19 2.3.AU NIVEAU DES PROJETS ........................................................................................................ 23 2.4.AU NIVEAU DU SIGE BRUXELLES ........................................................................................... 24

    TUDE DES BESOINS ET DE FAISABILIT ............................................................................. 26

    1.1.PHASE DE DMARRAGE DU PROJET ........................................................................................... 26 1.2.LMENTS INTERVENANTS DANS LA CONCEPTION ARCHITECTURALE .................................................. 26

    RLE DU BUREAU DARCHITECTURE ................................................................................. 35

    2.1.EN FONCTION DU TYPE DE TRAVAUX .......................................................................................... 35 2.2.TYPES DE SERVICES ATTENDUS ................................................................................................ 36 2.3.PROCDURES DE PASSATION DE MARCH DE SERVICES ................................................................. 37

    MARCH DE TRAVAUX .................................................................................................... 40

    3.1.PROCDURES ..................................................................................................................... 40 3.2.OUVERTURE ET ANALYSE DES OFFRES DES ENTREPRISES ............................................................... 40

    SUIVI DE CHANTIER ........................................................................................................ 42

    4.1.JOURNAL DE CHANTIER .......................................................................................................... 42 4.2.JOURNAL DES PV DES RUNIONS HEBDOMADAIRES DE CHANTIER..................................................... 42 4.3.ESSAIS SUR LES MATRIAUX .................................................................................................... 43 4.4.RAPPORT MENSUEL DU BUREAU DARCHITECTURE ........................................................................ 43 4.5.TATS DAVANCEMENT .......................................................................................................... 44 4.6.RCEPTION PROVISOIRE ......................................................................................................... 44 4.7.RCEPTION DFINITIVE ........................................................................................................... 44 4.8.GARANTIE DCENNALE .......................................................................................................... 45

    BUREAU DE CONTRLE .................................................................................................. 45

  • AMI Appel manifestation dintrt

    AO Appel doffres

    APD Avant-projet dtaill

    APS Avant-projet sommaire

    AT/ATI Assistant Technique Assistant Technique International

    BC Bureau de contrle

    BE Lgislation belge

    BM Banque Mondiale

    BPU Bordereau des prix unitaires

    BQ Bordereau des quantits

    BQF Bordereau des quantits forfaitaires

    BQP Bordereau des quantits prsumes

    BTCS Brique en terre comprime stabilise

    CCAP Cahier des clauses administratives particulires

    CCTP Cahier des clauses techniques particulires (=CCCT)

    CCCT Cahier des charges des clauses techniques (=CCTP)

    CGC Cahier gnral des charges

    Contient les clauses contractuelles gnrales qui dterminent, sur le plan juridique, la nature, la porte et ltendue des engagements rciproques du pouvoir adjudicateur et de ladjudicataire pour lexcution des marchs publics. Il constitue, avec le cahier spcial des charges, le document de rfrence pour lexcution des marchs publics.

    CGCA Cahier gnral des clauses administratives

    CSC Cahier spcial des charges

    Document qui contient toutes les clauses contractuelles applicables un march dtermin, quil sagisse des clauses administratives ou techniques. Il complte le cahier gnral des charges (BE) et peut y droger dans une certaine mesure. Il comprend galement des dispositions lies la passation du march.

    CTB Coopration Technique Belge

    DAO Dossier dappel doffres (quivaut TS/CSC pour BE)

    DTF Dossier technique et financier

    EMIS Education Management Information System

    ER nergie renouvelable

    EST Dpartement dExpertise Sectorielle et Thmatique

    HIMO Haute intensit de main-duvre

    IS Instruction aux soumissionnaires

    ONG Organisation non gouvernementale

    PIC Programme indicatif de coopration

    PU Prix unitaires

    PV Panneaux photovoltaques

    SIG Systme dinformation gographique

    TdR Termes de rfrence

    UE Union Europenne

  • Objectif Ce document a pour finalit la prsentation de la stratgie gnrale de la Coopration belge en matire de construction de btiments publics et lexpos des moyens de sa mise en uvre. Il a galement pour objectif de guider les responsables de projets non spcialistes en la matire raliser des activits de construction.

    Structure La Partie 1 prsente la politique gnrale de la CTB et lapproche quil conviendrait dappliquer durant les diffrentes phases de tout projet comprenant des activits de construction, de la formulation la ralisation.

    La Partie 2 offre des outils concrets pour la mise en uvre de projets de construction de btiments. Elle inclut une mthodologie technique pour la ralisation de constructions et leur maintenance, base sur les leons apprises. Cette partie comprend :

    les mesures daccompagnement ncessaires un projet de construction ;

    le processus de recrutement dun bureau darchitecture (ou bureau dtudes associ un architecte) ;

    les procdures de slection dune entreprise apte raliser les ouvrages suivant les rgles de l'art et les standards de construction dcrits dans le Cahier spcial des charges ;

    lemploi de matriaux durables et sains, respectant l'environnement tant au niveau de leur production que de leur mise en uvre ;

    la prise en compte de critres environnementaux (efficience nergtique, utilisation dnergie renouvelable, gestion des dchets solides et liquides, technologies appropries) ;

    la conception de btiments tenant compte des usages spcifiques des femmes, des personnes mobilit rduite et des cultures ;

    les mesures visant une plus grande durabilit des ouvrages et loptimisation de leur usage.

    Les annexes reprennent des exemples de cahier de charges ou de termes de rfrence. Rpondant aux spcificits de leur contexte, notamment lgislatif, ils ne peuvent tre repris tels quels.

    Destinataires La Partie 1 est essentiellement destine aux acteurs impliqus dans la formulation dun projet comportant une composante infrastructure ainsi que les Reprsentations charges du suivi des projets.

    La partie 2 vise les responsables de projets, tous secteurs confondus, comportant une composante infrastructure et ne disposant pas dune assistance technique en construction.

  • Dans de nombreux pays en dveloppement, les infrastructures sociales sont parmi les rares quipements offerts la population. Elles sont lexpression physique de la prsence de lautorit publique au sein de la communaut quelles desservent. Elles se doivent la fois de rpondre des normes minimales de construction et dincarner lautorit dun tat soucieux dapporter le bien-tre sa population.

    Toute infrastructure sociale cole, centre de sant, march couvert a pour premier objectif dassurer protection et scurit ses occupants. Elle doit aussi rpondre aux besoins de la fonction pour laquelle elle est conue. Il sagit doptimiser les conditions de travail en veillant la circulation des biens et des personnes tout en tenant compte du contexte climatique, conomique, technique et matriel. ldifice dapporter les conditions optimales de confort ses usagers : temprature,

    lumire, renouvellement de lair, accs leau et lnergie, sans oublier le traitement des rejets induits liquides, solides et parfois gazeux. Mais il ne sagit pas pour autant de se limiter une approche purement fonctionnaliste, les rfrents culturels et esthtiques tant tout aussi importants un cadre de travail de qualit et la durabilit des ouvrages. En effet, ces aspects contribuent au sentiment dappropriation du btiment par la population, et donc sa durabilit. Ainsi le btiment public construire doit pouvoir sinscrire dans un rapport la modernit, lhistoire et la culture spcifique dans lequel il srige, et ce dans le respect de son environnement naturel et des diffrentes composantes de la socit quil est amen servir. La dimension du genre trouve donc ici aussi sa place.

    Aucun projet de construction de btiment de la CTB ne peut se limiter aux aspects purement techniques. Que du contraire, une rflexion approfondie et holistique doit tre entame le plus en amont possible, en adossant lexigence de qualit de la construction la prise en compte de lensemble des spcificits locales (site, climat, culture, conomie, capacits techniques de la main-duvre locale) ainsi que les demandes diverses des intervenants diffrents niveaux de pouvoir, personnel technique, socit civile et population desservie via un processus participatif. Au concepteur de traduire les intrts parfois contradictoires exprims en un projet cohrent porteur davenir et soucieux des prceptes du dveloppement durable dans lequel les dimensions sociale, conomique et environnementale sont respectes.

    Les interventions de la CTB visent-elles rpondre aux besoins les plus criants du plus grand nombre, quitte en rduire la qualit, ou fournir des interventions prennes quel quen soit le prix ? Vaste

    dbat qui occupe la coopration depuis de nombreuses annes. Il est vident quune rponse univoque ne peut tre formule, limportant tant de rpondre dabord aux besoins du terrain. On peut ainsi sattendre vouloir produire un grand nombre de facilits dans un pays, tel que le Burundi, o les besoins sont criants, et dinsister sur la qualit des ouvrages dans une rgion telle que les Territoires Palestiniens occups, o lurgence de constructions scolaires est moins vive et les capacits techniques meilleures.

    Quelques expriences malheureuses incitent la prudence. Alors que toute construction devrait tre conue pour au moins 30 ans, on a pu constater que certains ouvrages taient dans un tat dplorable quelques annes aprs leur rception. De telles drives sont inacceptables. Si donc le ratio cot/qualit doit tre adapt au contexte, il est un seuil minimum de qualit qui ne peut tre dpass.

    Cela implique rigueur et professionnalisme tout au long du processus de conception, de ralisation,

  • mais aussi de gestion et de maintenance des ouvrages.

    Cette exigence de qualit est la raison dtre du prsent document. Il a pour but dexposer les diffrentes mesures daccompagnement la ralisation dune infrastructure sociale digne de ce nom.

    Le budget estimatif dune infrastructure, quel que soit son type, se rvle parfois sous-valu tant au stade de lidentification que de la formulation, voire mme lors de lavant-projet dtaill (APD). La dfinition du budget appropri dun investissement, compte tenu de laccessibilit au site, du contexte gologique, climatique, des besoins, des techniques et matriaux mettre en uvre, est pourtant essentielle, les dpassements budgtaires tant difficiles matriser dans le cadre de lenveloppe dun projet de coopration rarement extensible.

    Souvent, cette sous-estimation au stade de lidentification sexplique par le fait que lenveloppe globale du futur projet/programme est prdfinie par des contraintes politiques, alors que les informations techniques ncessaires une estimation budgtaire srieuse ne sont pas encore connues. Sajoute cela le fait que les mesures daccompagnement cot des tudes et des missions de suivi et de contrle sont sous-estimes, voire oublies.

    Il appartient la formulation dadapter lampleur des rsultats atteindre lenveloppe totale disponible en prvoyant une rserve suffisante pour couvrir les imprvus. Il importe de disposer ce stade dune estimation la plus raliste possible des cots de construction dans la zone dintervention, didentifier clairement les demandes en les priorisant et dinclure lensemble des cots priphriques (tudes architecturales et techniques, suivi, contrle, inflation).

    Une sous-estimation des cots lors de la formulation peut avoir de multiples causes. Disposer dune tude de faisabilit ce stade sera ncessaire lorsquil sagit de construire une infrastructure clairement identifie, soit par exemple un barrage, ou une centrale hydrolectrique. De plus, dans les zones gologiques difficiles, des tudes de sols seront indispensables ds ce stade afin de chiffrer le cot des fondations et des terrassements qui peuvent savrer onreux pour ce type douvrage.

    Lestimation au stade dun APD se doit dtre rigoureuse et complte, et donc la plus raliste possible, avec une marge de tolrance de lordre de 10 %. Sa fiabilit dpend du niveau de dtail des tudes

    architecturales et de lexactitude de ltude de march des cots de construction. Son contrle par une entit indpendante peut s'avrer ncessaire dans les pays o l'expertise locale laisse dsirer.

    Une confusion sobserve parfois dans lusage de certains termes tels que matre douvrage, matre douvrage dlgu ou matre duvre1. De manire plus fondamentale, certaines interventions confondent le rle et la responsabilit entre les diffrentes parties impliques dans la ralisation dune infrastructure : autorit publique du pays partenaire, unit de gestion du projet, bureau dtude en

    charge de la conception des plans, bureau en charge du suivi quand cette mission n'est pas attribue au bureau dtude et bureau de contrle, lorsque ce dernier existe.

    Cest un bureau dtudes indpendant, en tant que matre duvre, quincombe la responsabilit de la conception des plans et parfois du suivi de chantier. Faire assumer ces deux tches par un mme bureau on parle alors d'une mission complte offre la garantie d'une continuit tant juridique que

    1 Voir la dfinition de ces termes dans lannexe 1 du document.

  • technique entre la phase de conception et celle de la mise en uvre. Dans certaines circonstances, il conviendra de faire assurer le suivi technique par un autre bureau, plus expriment que le premier ou disposant des ressources humaines adquates dans la zone dintervention. Cest au cas par cas quil faudra donc opter pour une mission complte ou partielle.

    Il ne revient donc pas lunit de gestion du projet ou lun de ces membres, quil sagisse dun ingnieur local ou dun assistant technique international, dassumer directement ces tches, le risque juridique tant trop important. lunit de gestion, en tant que matre douvrage (quand le projet travaille en rgie) ou matre douvrage dlgu (lorsquon travaille en cogestion), dassurer, au nom du ministre quelle appuie, la qualit des prestations de lensemble des prestataires de services et de travaux, de les conseiller et de les guider, voire d'introduire des innovations efficience nergtique, architecture passive, systme de traitement mais non de se substituer leurs responsabilits lgales. Et si donc, la CTB est responsable de la bonne excution des projets de coopration et d'apporter une plus-value technique, il ne lui appartient pas dendosser la responsabilit lgale des diffrentes phases de ralisation dune infrastructure.

    Dans certaines circonstances notamment dans le cadre dun vaste programme de construction par la taille, la complexit ou le nombre des ouvrages raliser il peut tre utile de sassurer des services dun bureau de contrle. Un tel bureau a la responsabilit de vrifier au nom du matre douvrage que le travail tant du/des bureau(x) dtudes que de(s) lentreprise(s) se fait suivant le respect des rgles de lart et des normes de construction de rfrence, y compris des normes de scurit sur chantier. Un regard professionnel extrieur dun bureau de contrle de renomme internationale sera particulirement utile certaines phases cls (approbation de lAPD, excution des fondations, finalisation du gros uvre, rception provisoire), dautant plus quand le projet de coopration ne dispose pas dune expertise internationale en son sein ou que le niveau technique des bureaux dtudes locaux est faible.

    Si la construction dune cole ou dun centre de sant est techniquement simple, la pertinence du choix de son implantation est souvent sous-estime. Il ne sagit pas simplement de ldifier l o un terrain est disponible, mais lendroit le plus judicieux permettant de rpondre au mieux aux besoins de la population desservie sans concurrence avec dautres quipements dj existants. Il importe donc dinscrire ce type dinvestissement dans une planification cohrente lchelle d'une rgion, voire du pays via une carte scolaire ou une carte sanitaire selon les cas base sur une analyse objective des besoins. Cet exercice requiert la collecte et lanalyse d'information travers une base de donnes (de type EMIS pour l'ducation), relie ou non un systme dinformation gographique (SIG). Un tel systme est complexe mettre en place et ncessite une mise jour rgulire. Il requiert la prsence dune expertise qualifie ainsi que des moyens de collecte et de traitement de linformation2. Son appropriation par le ministre de tutelle est donc imprative. Au-del de ces contraintes, il demeure le meilleur garant d'une planification rigoureuse et dune slection objective des sites d'intervention permettant de s'extraire de toute forme de pression, y compris politique. Aussi appartient-il aux agences de coopration, telle que la CTB, dinscrire leurs investissements dans le cadre dune telle planification, et de veiller, si ncessaire, le renforcer, quel que soit son niveau de sophistication.

    L'implantation d'ouvrages plus importants de type hpital de rfrence ou cole technique s'inscrit

    2 Des techniques d'enqutes laide de Smartphone sont aujourd'hui possibles sans ncessit d'emploi de GPS et de SIG sophistiqus. Pour plus d'information, contacter la cellule Infrastructure.

  • dans ce type de rseau. Leur faible nombre l'chelle du territoire facilite le choix du site. Ils doivent tre conus en fonction des besoins de la population de la zone quils desservent et des facilits de transport. Leur renomme influe galement sur le nombre de patients/lves quils attirent.

    Notons enfin que dans le cadre de la ralisation dautres types dinfrastructures centres denfouissement technique, barrages, puits gologiques profonds une tude dimpact environnemental et social sera ncessaire. Celle-ci doit permettre didentifier les risques potentiels lis la construction et lutilisation de ce type dquipement sur lenvironnement pollution des sols, y compris la nappe aquifre, de lair et des eaux de surface, impact sur la biodiversit mais galement sur la population environnante et de dfinir des mesures dattnuation, voire de compensation. Il importe de faire raliser ce type dtude par un bureau indpendant comptent dans les matires environnementale et socioconomique, puis de communiquer les rsultats un large public.

    La conception de tout btiment ncessite au pralable de lister avec le partenaire et le futur bnficiaire les diffrentes fonctions qu'il devra abriter, leurs besoins en terme d'espace et de facilits offrir, ainsi que les relations tisser entre elles proximit, change des flux des biens et des personnes, relation avec l'extrieur De ces diffrentes contraintes et de leur articulation spatiale devrait dboucher un organigramme des fonctions, sur la base duquel la conception architecturale pourra tre labore. Pour permettre au btiment de rpondre l'volution des besoins dans le temps, cet exercice doit s'inscrire dans une projection d'au moins 30 ans.

    C'est au terme de cet exercice qu'il sera possible de dfinir la surface totale requise, en tenant compte la fois des fonctions nobles demandes et des zones de circulation et de services ncessaires. Ces dernires sont souvent sous-estimes dans la programmation initiale faite par le bnficiaire. Ce processus devra permettre llaboration dun budget global tabli sur la base d'un cot par mtre carr dfini en fonction du niveau attendu des finitions suivant le type de fonction et le nombre dtages prvus (voir plus bas).

    Pour des ensembles complexes de type hpital de rfrence, cole technique ou btiment administratif d'un ministre, cet exercice s'inscrit dans le cadre de la rdaction d'un plan directeur, passage oblig avant l'laboration d'un avant-projet dtaill.

    Le choix du site appartient au matre douvrage et au futur bnficiaire. Il est par contre de la responsabilit de lunit de gestion du projet de vrifier la pertinence de ce choix en veillant ce que le terrain rponde une srie de critres : accessibilit, facilit de raccordement leau, llectricit et

    aux gouts, gologie (portance du sol) et topologie (dclivit et risque dinondation), tant entendu que les potentialits du site devront tre valorises par limplantation et la conception du projet, mais quil conviendra de veiller limiter limpact financier de ses contraintes tout en saccordant au pralable avec les partenaires sur la rpartition des cots. Le choix une fois arrt, il conviendra de vrifier la lgalit des actes de proprit et daccompagner tant financirement (charge supporte par le partenaire) que socialement les ventuelles expropriations.

    L'amplitude exacte des surfaces requises connue, il sera possible de dfinir limplantation du btiment futur au sein du site identifi. En fonction de la surface constructible disponible, de la typologie des btiments avoisinants et des ventuelles contraintes urbanistiques, le nombre d'tages requis sera

  • tabli en fonction des mtres carrs attendus. Cela aura bien videmment une implication budgtaire importante, tant entendu que la construction moyenne par mtre carr d'un btiment de plain-pied revient moins cher et est moins complique raliser qu'un btiment tages, et ce d'autant plus lorsqu'on se trouve dans une zone sismique. Cela sexplique par le dimensionnement plus important des fondations et de la structure ainsi que par les surfaces de circulation supplmentaires requises, quand il ne s'agit pas de prvoir des ascenseurs3.

    Il peut tre utile de revenir sur la notion de surface constructible d'un terrain. Il est en effet rare d'allouer la totalit d'une parcelle la construction, mme en ville. Il appartiendra de respecter ici les ratios et normes en vigueur, de tenir compte des besoins de circulation et des zones de parking ventuellement ncessaires, des zones de stockage et de traitement de dchets et des espaces tampons quils induisent, ainsi que des espaces ncessaires pour la collecte et l'vacuation des eaux de pluie, sans oublier les espaces rcratifs et de dtente, y compris les espaces verts ncessaires tant la prservation de la biodiversit et la recharge des aquifres qu'au bien-tre des occupants. Il importera ici d'viter d'implanter le btiment au milieu de la parcelle, mais doptimiser son organisation spatiale pour les diffrents usages tout en prvoyant d'ventuelles extensions futures.

    La conception de tout ouvrage appelle la prise en compte dune srie dlments tant techniques quhumains qui seront dtaills dans la deuxime partie du prsent document. Rappelons ce stade quil convient de concevoir une architecture qui rponde la fonction, aux besoins des usagers, lintgration du genre et la prservation de lenvironnement tout en refltant la culture dans laquelle le btiment sinscrit et son rapport la modernit. Lon observe dans certains pays une propension loutrecuidance, avec force de colonnades, frontons et autres porte--faux. Sil ne nous appartient pas de juger de lesthtique du rsultat final, il convient toutefois de rappeler que sobrit ne rime pas forcment avec laideur, mais bien avec conomie de moyens. Il revient par contre au projet dattirer lattention sur le rapport au temps et la durabilit de louvrage. Une rflexion devrait ds lors tre suscite au plus tt, tant avec le concepteur quavec le bnficiaire, sur lentretien et la maintenance du futur btiment. On pourra aussi insister sur lemploi de formes simples et de matriaux durables qui rduisent limpact des agressions futures du climat et des usagers et, donc, limiteront la maintenance.

    Il conviendra galement de rflchir ds ce stade la question de lnergie, du cycle de leau et de la prservation des ressources naturelles en gnral. Lefficience en matire dnergie, de consommation deau et de dveloppement dnergies renouvelables (ER) a en effet certaines implications sur la conception du btiment quil vaut mieux intgrer demble.

    charge du bureau dtudes dintgrer ces diffrents aspects dans un projet cohrent quil devra soumettre lensemble des parties prenantes afin de collecter leurs impressions. Il conviendrait, au stade de la soumission de lAPS, quun sminaire soit organis cet effet pour permettre chacun de comprendre les plans proposs (rares sont ceux aptes lire un plan architectural et den comprendre toutes les implications sans quelques explications). charge du concepteur dincorporer les remarques qui seront formules sans pour autant pervertir le concept architectural de base, et de soumettre une nouvelle version pour approbation. Une telle approche permet de rendre la phase de conception plus participative. Il convient donc de prvoir cet exercice dans les termes de rfrence du bureau via la soumission et la prsentation de 2 3 esquisses (si possible en 3D) afin de permettre un choix entre diverses options.

    3 Dans certains cas, le partenaire peut exprimer le dsir de concevoir un btiment avec des extensions verticales possibles par la construction ultrieure dtages. Option recevable, mais qui a une incidence certaine sur linvestissement initial sans garantie que cet investissement supplmentaire sera amorti un jour.

  • Bon nombre de pays disposent de normes de construction ou ont lhabitude de se rfrer des normes spcifiques (par exemple, les normes franaises en Afrique de lOuest). Il conviendra de les respecter, quitte en amliorer certains aspects, pour autant que lincidence financire soit grable et que la technicit soit adapte aux capacits locales et aux matriaux disponibles sur le march.

    De mme, certains pays disposent de plans type pour la construction de salles de classe ou de dispensaires. Si le concept dalignement appelle au respect de ces standards, cet alignement ne doit pourtant pas tre aveugle, le sens critique devant prvaloir. On pointera par exemple les mtres carrs attribus par lve. Sils sont en dessous des standards minimums pouvant assurer un enseignement de qualit, il conviendra dentamer un dialogue avec le partenaire afin de les revisiter.

    Cet alignement critique peut conduire revoir fondamentalement les plans standards, pour autant quune analyse objective puisse dmontrer lintrt dune telle refonte. Ltape dune construction pilote peut savrer ncessaire pour convaincre le ministre concern avant une approbation officielle des nouveaux plans et leur gnralisation. De telles approches ont forcment une implication importante en termes de temps, mais elles peuvent apporter une valeur ajoute certaine auprs du ministre concern.

    Le choix du bureau dtudes charg de la conception est important. Sil existe des bureaux de ce type dans la plupart des pays partenaires de la Coopration belge, peu disposent de relles comptences dans les domaines de la sant, de lducation ou de la justice. De mme, sil est possible de trouver des ingnieurs locaux comptents, il est rare de trouver des architectes dignes de ce nom. Une phase de slection base sur lexprience effective du bureau et de lquipe propose est ds lors cruciale.

    Il sera intressant pour les projets plus complexes de dvelopper un concours de projets permettant au pouvoir adjudicateur dacqurir une proposition de projet sur base dun choix effectu par un jury. Ce type de procdure ncessite une phase de prslection, la mise sur pied dun jury indpendant et, suivant les cas, la remise de prix aux 3 meilleures propositions, ce qui requiert temps et argent, mais qui, in fine, peut savrer fructueux.

    Un accompagnement technique et architectural durant la phase de conception savre souvent ncessaire, dautant plus que ces bureaux sont rarement au fait des matires relatives lefficience nergtique et de larchitecture passive en milieu tropical, semi-tropical ou aride. Cela peut tre assur par une assistance technique internationale au sein du projet, ou via une consultance perle.

    Quant aux procdures dattribution de marchs publics de travaux, elles utilisent souvent ladjudication comme mode de passation. Le prix est alors le seul critre dterminant de slection. Hlas, une plthore dexemples dmontre quen choisissant le moins disant, la qualit est rarement au rendez-vous. Les procdures de marchs publics permettent pourtant une slection base sur lexprience et la qualit.

    Quelques points dattention (voir aussi GL Procurement principes fondamentaux ) :

    Lgislation applicable :

    La lgislation dapplication est dfinie dans la Convention spcifique ou dans le DTF.

  • Planification optimale des marchs publics :

    Lapplication de la lgislation en matire de marchs publics vise maximiser le rapport qualit/prix des interventions. La lgislation imposant le respect de certains dlais (lors de la mise en concurrence notamment), il est ds lors ncessaire que la Direction du projet assure une planification optimale de ses achats en tenant compte des dlais dattribution du march afin de ne pas retarder ses activits.

    Interconnexion entre plusieurs marchs :

    Dans le cadre des marchs de travaux, il nest pas rare que ceux-ci prcdent un march de fournitures et dinstallation dquipements (ex. : un hpital ou un laboratoire de semences) et

    un march de services de formation.

    Dtermination du montant du march :

    Les marchs publics sont des contrats conclus titre onreux. La dtermination du prix est trs importante, tant pour lacheteur, qui doit payer un prix garantissant la bonne excution du contrat dans les conditions prvues par celui-ci, que pour le titulaire. En effet, la valeur dun march doit tre dtermine en tenant compte dune srie dlments. Le prix de base et le prix dfinitif seront souvent diffrents suivant les alas de la phase dexcution (sauf dans le cas dun prix unique forfaitaire et non rvisable) ainsi que la dtermination des postes prix unitaires (le pouvoir adjudicateur ne connat pas lavance les quantits mettre en uvre, par ex. : m de bton) et prix forfaitaires (les travaux dont les quantits peuvent tre

    dfinies avec prcision). Lorsque lexcution des marchs de travaux dure plusieurs mois, lutilisation dune clause de rvision des prix sera obligatoire ou facultative (variation des prix des matires premires et de la main-duvre). Lorsquils existent, des bordereaux de prix indicatifs seront utiliss (ou, avec prudence, les offres de prix pour des marchs similaires dans une priode donne). (Voir GL Procurement prospection ).

    Constitution de lots dans les marchs de travaux :

    La structuration du march en lots doit tenir compte de la taille et de la capacit effective des soumissionnaires potentiels et de la nature des travaux demands par rapport la structuration de loffre sur le march. Il faut aussi considrer la limitation du nombre de lots pouvant tre attribus un mme soumissionnaire. Le cas chant, il sera ncessaire de dfinir un critre de limitation de ce nombre maximum. La fixation de cette limitation est lie la capacit des soumissionnaires pouvoir excuter un plus ou moins grand nombre de lots.

    Apprciation des critres de qualification :

    Il est trs important de fixer des critres de qualification permettant de dterminer si les soumissionnaires remettant offres disposent des capacits techniques et financires ncessaires lexcution du march. Dans ce cas, ce ne sont que les offres des soumissionnaires qui remplissent ces critres de qualification qui seront admises. Il en ira de mme pour les critres dvaluation de loffre technique lorsque le prix nest pas lunique critre dattribution du march. (Voir GL Procurement tech.spec. ).

  • Accs des entreprises aux marchs publics :

    Certains prestataires de services ont besoin dune autorisation spcifique pour fournir dans leur pays le service concern (architectes, ingnieurs, etc.), ou des entreprises de travaux doivent fournir la preuve de linscription sur une liste officielle (agration des entrepreneurs de travaux, registre professionnel)

    Un suivi technique de chantier professionnel est un garant essentiel de la qualit des ouvrages. Des visites rgulires sont requises (au moins hebdomadaires). Elles sont impratives certains moments cls, soit par exemple pour vrifier le ferraillage avant la coule dune dalle de bton.

    Un contrle plus rapproch sera aussi ncessaire pour vrifier la qualit et la quantit des matriaux utiliss. Un contrle journalier est en effet utile pour vrifier la bonne excution des instructions donnes par lingnieur au quotidien. Hlas, il nest pas toujours possible de mettre disposition en permanence sur le chantier un technicien (appel dans certains pays dlgu pied duvre ) pour

    assurer cette tche. Une option valable est de faire appel un reprsentant des futurs bnficiaires prsents sur place, tel un instituteur dans le cas de lagrandissement dune cole. Cela a lavantage dimpliquer le bnficiaire ultime ds le dbut et de le mettre au fait des problmes rencontrs sur le chantier, ce qui pourrait savrer utile lors des oprations de maintenance ultrieures. Une telle approche implique un encadrement appropri : formation srieuse au pralable des futurs surveillants,

    collaboration troite et canaux de communication bien tablis avec lingnieur en charge du suivi hebdomadaire, instructions claires et prcises rappeles aux diffrentes tapes de la construction... et de rappeler quil nappartient pas au surveillant journalier de donner des injonctions lentreprise, seuls les reprsentants du matre duvre et du matre douvrage tant habilits le faire.

    ces 2 niveaux de suivi peuvent sajouter 2 autres : celui de lunit de gestion et celui du reprsentant

    du ministre. Il conviendra de coordonner ce suivi et dviter que des recommandations contradictoires ne soient fournies lentreprise. Cela passe notamment par lorganisation de runions de chantier mensuelles durant lesquelles les points litigieux sont tranchs avec production dun PV de runion la cl.

    Outre l'emploi correct des matriaux dcrits dans les cahiers des charges tant en termes de quantit que de qualit, leur condition de stockage, leur mise en uvre suivant les rgles de l'art, le respect des plans, la prsence sur chantier du personnel qualifi et non qualifi ainsi que les quipements prvus dans l'offre, il conviendra galement de s'assurer durant les visites du respect des normes de scurit minimales. Cet aspect est par trop souvent nglig dans la plupart des pays partenaires tant par les entreprises et les bureaux de suivi que les ministres techniques. Le port du casque et des chaussures renforces sont des mesures minimales rarement respectes, de mme que la pose d'une clture entourant le chantier afin d'viter la prsence de personnes extrieures aux travaux, dont les enfants. Il est de la responsabilit d'une agence de coopration de souligner l'importance de ces mesures et de les faire respecter.

    Notons enfin quil appartiendra au bureau dtudes en charge du suivi de rdiger les plans as built. Il sagit dune rvision des plans originaux intgrant lensemble des modifications ralises durant lexcution des travaux. Ce type de plans sera particulirement utile pour la maintenance des btiments importants.

  • Un projet de coopration peut rarement se limiter un investissement. Une composante portant sur le renforcement des capacits du ministre de tutelle savre en effet souvent ncessaire afin daider ce dernier mieux grer les tapes relatives la planification, la conception ou le suivi, ainsi que durant la phase de gestion et de maintenance des ouvrages, ce dernier volet tant par trop souvent nglig.

    Les Journes sectorielles organises au sige de la CTB en 2014 par les cellules Gouvernance et Infrastructure traiteront de la problmatique de maintenance en abordant la fois le volet institutionnel (responsabilit, redevabilit, mise disposition des fonds) que technique ( check list et manuel de

    procdure danalyse des problmes et des mthodes de rparation).

    Une stratgie soucieuse de la qualit des interventions telle que prne dans le prsent rapport implique une approche holistique faisant appel une expertise approprie plusieurs niveaux :

    partenaire institutionnel, unit de gestion du projet, bureaux dtudes locaux et entreprises. Il importera dvaluer les niveaux de comptences, les capacits dabsorption et, partir de l, de dfinir les renforts ncessaires en terme de ressources et de formation de ces diffrents intervenants. Cet aspect est un des points dachoppement majeur rgulirement rencontr avec les partenaires institutionnels lors de la formulation. Il devra tre abord sans ambigit pour tre affin durant la phase de dmarrage du projet par une tude plus pointue des besoins en formation.

    Une formulation a pour but dtablir la faisabilit des rsultats attendus dun projet dans le respect de

    lenveloppe budgtaire prtablie, de dfinir les ressources ncessaires pour y parvenir, les modalits dintervention, la dure du projet, le niveau d'intgration des thmes transversaux ainsi que les risques et les mesures dattnuation possibles.

    Lenjeu est de collecter les informations ncessaires pour affiner lestimation faite lors de lidentification de manire raliste, et ce, dans un dlai acceptable.

    Quand il sagit de construction ou de rhabilitation dun grand nombre dinfrastructures similaires coles ou centres de sant il sera judicieux de ne pas engager le projet sur un nombre dfini dinfrastructures raliser/rnover pour le budget global prvu. Sil est possible dtablir une estimation raliste dune construction neuve, des imprvus sont inluctables (fondations, remblais, cots supplmentaires dus lloignement ou linaccessibilit de lun ou lautre site, inflation, difficult de trouver de bonnes entreprises), a fortiori si des travaux de rhabilitation sont prvus, leur estimation tant beaucoup plus alatoire. Il conviendra donc de circonscrire la zone dintervention et de donner une fourchette de ralisations attendues plutt quun nombre prcis.

    Dans le cas de la rhabilitation/extension de sites comportant un ensemble de btiments, tels que des hpitaux de districts ou des coles techniques, il sera probablement impos la formulation de citer nommment les sites ligibles. La premire tape consistera dresser un tat des lieux exhaustif des btiments existants et de mesurer lampleur des rnovations/extensions raliser (cela peut tre fait

  • en marge de la mission de formulation par une quipe de consultants locaux). Il conviendra ensuite dtablir en concertation avec les diffrents niveaux du ministre de tutelle un ordre de priorit, soit entre les diffrents sites (ce qui est rarement accept), soit entre les besoins identifis au sein de chaque site, en tablissant les fonctions prioritaires remettre en tat, pourvoir ou agrandir.

    La souplesse devrait ainsi tre le matre mot afin de ne pas figer lamplitude des interventions entreprendre. Cette approche est sans doute contraire au dsir de mesurer par des chiffres prcis les rsultats attendus de lintervention, mais elle permettra au projet de faire face aux impondrables de faon pragmatique.

    Cette approche est plus difficilement envisageable pour un projet dont lobjectif est clairement circonscrit, soit un projet, tel quun barrage ou un centre denfouissement technique, dont la taille est

    prcisment dfinie et dont tous les lments sont ncessaires son bon fonctionnement. Latteinte du rsultat attendu ne pourra pas se faire sans que lensemble de ldifice et des facilits connexes ne soit construit. Face ce type de projets, il nest dautre solution que dexiger dans le cadre de la formulation une tude de faisabilit approfondie et donc longue. Celle-ci devra dboucher sur la rdaction dun budget rigoureux de louvrage raliser. Elle devrait tre suivie par une tude dimpact environnemental et social afin dinclure dans le cadre de lintervention les activits dattnuation et/ou de compensation pour faire face aux risques identifis.

    La construction dun ouvrage ou dun ensemble de btiments appelle lexcution dune srie dactions squences, de lidentification des besoins, leur planification, lexcution en passant par les diffrentes tudes. Pour ce faire, divers appels doffres seront ncessaires, suivant les modalits dexcution dfinies dans le DTF (celles du pays partenaire dans la plupart des cas). chaque tape, des retards sont possibles pour de multiples causes offres incompltes ou procdure infructueuse, retards dexcution sans oublier les dlais dapprobation tant de la partie nationale que de la CTB elle-mme. Il importera, lors de la formulation, dtablir le squenage de ces diffrentes tapes et leurs interrelations, leur dure thorique4 et les dlais dapprobation, et didentifier les risques de dlais, la somme devant constituer la dure de lintervention. Hlas, les partenaires ont parfois tendance sous-estimer le temps requis pour chaque tape et le risque de retard, ne pouvant se permettre de critiquer ouvertement le systme administratif dans lequel ils oprent. Aussi conviendra-t-il de sinformer auprs dautres acteurs, dont les autres agences de coopration, de la dure moyenne de projets similaires, laquelle il conviendra dajouter une marge de scurit. Pour les projets devant raliser un nombre consquent dinfrastructures, il sera parfois ncessaire de ngocier avec le partenaire certains amnagements dans lapplication de la lgislation afin de limiter les risques de retard. De tels accords sont envisageables pourvu quils soient clairement dcrits dans le DTF.

    La volont de raliser des btiments de qualit tant en termes de conception que de mise en uvre ncessite la mise disposition dune expertise de qualit. Au cours de la formulation, celle-ci doit tre value trois niveaux :

    les comptences techniques et la disponibilit au sein du ministre concern ;

    4 Lhypothse classique est de considrer que la premire activit relative aux constructions dmarre six mois aprs larrive des responsables du projet. La dure des tudes peut varier entre 3 mois (projet simple) et six mois pour un projet plus complexe. La dure de chantier varie (en dehors des risques saisonniers de type saison des pluies) entre 6 mois pour une cole de 6 classes sans tage un minimum de 12 mois pour un ensemble plus complexe, auquel il faut ajouter 1 an pour la rception dfinitive. Sajoutent cela les diffrentes priodes ncessaires aux marchs publics, qui suivant les pays, peuvent varier entre 3 et 9 mois par dossier.

  • les comptences des consultants en matire de conception et de suivi de chantier disponibles sur le march local et leur charge de travail ;

    les comptences et la disponibilit des entreprises de construction.

    Sajoute cela lanalyse de lorganisation mme du ministre, ses moyens logistiques et sa ractivit.

    Si le niveau de comptence des ingnieurs nationaux dans beaucoup de pays est satisfaisant, avec pour preuve la qualit du parc immobilier local, il ne permet toutefois pas toujours dapporter des solutions innovantes tant en matire architecturale que technique, en ce compris lemploi de matriaux appropris, lefficience nergtique, la prservation de lenvironnement, lintgration du genre, la promotion des nergies renouvelables Par ailleurs, une expertise ne doit pas se limiter stricto sensu aux aspects purement techniques. Le renforcement des comptences des institutions dans diverses matires (planification, conception, suivi et contrle, participation des communauts locales tant la prise de dcision qu la mise en uvre, gestion et maintenance des quipements) est souvent ncessaire.

    Afin de permettre la CTB doffrir une valeur ajoute relle au processus, limplication dune expertise internationale peut savrer utile. Elle peut prendre diverses formes : consultance perle, assistance

    technique partage entre plusieurs projets ou continue. Elle a pour premier but daccompagner et de faciliter lintervention, elle sera ensuite utile pour le renforcement des comptences des diffrents acteurs, notamment pour exercer un regard critique sur les pratiques en cours et favoriser linnovation. Elle peut ensuite apporter une expertise pointue dans certains domaines particuliers, mais certainement pas tous. Elle ne peut donc remplacer un appui ponctuel de consultants nationaux et internationaux dans des domaines prcis.

    Lutilit dune expertise internationale dans le domaine de larchitecture et lingnierie est conteste aujourdhui dans beaucoup de pays, les comptences nationales tant juges par les partenaires aptes et moins onreuses pour suivre de tels projets. Pourtant la qualit mdiocre encore trop souvent observe dans de nombreuses interventions de ce type incite la prudence.

    Lassistance internationale nest certes pas la panace, dautant quil devient de plus en plus difficile de trouver lexpertise adquate. Pourtant lappui dun regard extrieur indpendant, au fait des bonnes pratiques internationales peut faire la diffrence dans bien des cas, quitte la partager sur plusieurs interventions pour en rduire le cot et la soustraire au risque dune gestion de projet trop rapproche.

    Ceci plaide pour une vision plus globale du portefeuille des infrastructures au niveau des diffrents pays partenaires de la CTB. Il appartiendra alors au responsable de la formulation de prvoir le budget pour une assistance technique discontinue, partager avec dautres projets. Au sige et la Reprsentation dassurer alors la coordination. Ce point sera plus largement expos dans le chapitre suivant.

    Une alternative intressante la mise disposition dune expertise technique au niveau du projet explorer lors de la formulation est la matrise douvrage dlgue. Il est en effet envisageable de dlguer lensemble de la gestion des constructions prvues dun projet une agence dexcution publique ou semi-publique existante via un accord dexcution ou de financement. Cette dernire devra disposer de lexprience et des ressources humaines ncessaires la prise en charge de ce volet. Il peut sagir dune agence de coopration ou dune agence dexcution des travaux dintrt public de type AGETIP au Sngal ou ABUTIP au Burundi. De telles units de gestion ont gnralement t cres par la Banque mondiale dans le but de grer, au nom des ministres

  • techniques, de vastes programmes dinfrastructures. La condition sine qua non pour le recours ce type darrangement est de le prvoir dans le DTF, en citant nommment lagence choisie tout en motivant son choix. Pour plus dinformation, il conviendra de se rfrer au guide relatif aux accords dexcution et de financement.

    La Coopration belge est soucieuse de l'intgration des thmes transversaux dans ses interventions. La protection environnementale est inscrite en filigrane dans les diffrentes parties du prsent document : la limitation des impacts ngatifs sur l'environnement dans les phases de conception, de

    mise en uvre et d'utilisation des btiments est abondamment dcrite. On pensera galement, lors de la formulation, prvoir des activits visant la prise en compte des changements climatiques. Pour ce faire, on veillera l'intgration de mesures tant d'adaptation (comme, par exemple, la prise en compte des risques de prcipitation accrus dans le dimensionnement du systme de drainage et d'gouttage, la mise en valeur de zones de recharge des aquifres, ou des mesures limitant les risques d'augmentation des tempratures en milieu urbain) que d'attnuation (mesures visant au dveloppement d'une socit bas carbone ; cela passe notamment par la mise en valeur de

    l'efficience nergtique et la promotion des nergies renouvelables).

    On insistera aussi sur l'importance de veiller l'accessibilit des espaces publics aux personnes mobilit rduite ou une rflexion sur leur usage par les femmes dans le respect de la culture locale. Pensons, par exemple, l'intimit des toilettes ou des lieux de consultation dans les centres de sant.

    Il conviendra aussi d'attirer l'attention sur le respect des droits de l'enfant et la lutte contre le VIH-sida. Pour le premier, on veillera par exemple interdire l'emploi de mineurs sur le chantier. Pour le second, on favorisera des campagnes de sensibilisation du personnel de l'entreprise durant le chantier, ces derniers tant reconnus pour tre des vecteurs de propagation.

    Les risques lis au dpassement budgtaire, les retards tant dans la phase dtude que de mise en uvre ou la disponibilit de lexpertise sont rcurrents aux projets dinfrastructures. La corruption est une autre problmatique souvent cite. Cette dernire appelle une attention particulire qui na pas t dveloppe plus avant dans le prsent manuel. Des tudes et documentations sont disponibles auprs du point focal anticorruption de la CTB Bruxelles, ainsi quauprs de lorganisation U4 Anti-

    Corruption Resource Centre (www.U4.no) .

    La mise en place d'un rpertoire mettant en avant le volume financier court et moyen terme pour chacun des pays partenaires par la Reprsentation (avec copie au sige) permettra de jauger l'ampleur du portefeuille des constructions ne disposant pas d'une expertise technique en interne. Ce rpertoire devrait galement tre ventil suivant le nombre de projets de constructions (chantiers) mettre en uvre.

  • Son analyse pourrait se faire sur plusieurs niveaux pour chaque projet :

    1. dpenses totales et nombre de chantiers sur lanne en cours ;

    2. nombre de contrats engags et canevas des dpenses prvues jusqu' la fin de ces contrats ;

    3. nombre de chantiers et budgets prvus dans les DTF des projets en cours, mais non encore engags et prvisions dengagements ;

    4. nombre de chantiers et budgets dans les DTF des formulations ralises, mais dont les projets nont pas encore commenc. (Voir chronogramme dun chantier depuis lvaluation des besoins jusqu' la rception dfinitive en annexe n 11) ;

    5. estimation dun budget infrastructure sur la base des prvisions du PIC pour les projets non encore formuls.

    Sur la base de ces informations, il sera possible de dfinir les besoins en expertise suivant les niveaux budgtaires repris ci-dessous. Il conviendra, comme prcis plus bas, d'incorporer la dfinition de ces besoins l'analyse du contexte, savoir les comptences du (des) partenaire(s) institutionnel(s), des bureaux d'tudes et des entreprises ainsi que la complexit programmatique et les techniques mettre en uvre.

    1. Moins de 1.500.000 /an et moins de cinq projets de construction

    Ce niveau ne requiert pas d'assistance technique en interne, car celle-ci serait trop coteuse compte tenu du niveau d'investissement suivre. Il faudra ds lors penser en termes d'change dexpertise disponible dans le pays ou dans un pays limitrophe. Un AT Infrastructure pourra ainsi donner des avis ponctuels et rguliers un projet auquel il n'est pas directement li durant les phases cruciales (programme architectural, conception la phase APS et APD, rvision des termes techniques dun DAO, phase chantier).

    Ce type dchange ncessite que le projet bnficiaire de lexpertise prenne en charge les

    diffrents frais lis linput, voire mme le salaire de lexpert.

    2. Entre 1.500.000 et 5.000.000 /an et entre cinq et dix projets de construction

    Pour un tel volume, il appartient la Reprsentation dengager un Assistant technique en Infrastructure, dont les frais seraient partags entre plusieurs projets de coopration. Selon les possibilits du pays et de la complexit des activits de construction, il sera national ou international. L'analyse du contexte institutionnel aidera affiner ce choix en valuant dans quelle mesure cette assistance technique sera utile dans le dialogue politique sectoriel.

    Cet AT aurait la responsabilit technique des constructions et travaillerait pour tous les secteurs de concentration de la CTB pour le pays.

  • Les tches que devraient assurer lAT infrastructure sont les suivantes :

    organiser les activits de construction en concertation avec les responsables des projets ;

    veiller empcher toute forme de corruption ;

    apporter une valeur ajoute en termes de capitalisation, de rseaux, dinnovation, de notions defficience nergtique et d'nergie renouvelable ;

    renforcer les capacits au niveau des ministres pour appuyer la conception d'une stratgie de construction : dfinition dune mthodologie pour la conception de cartes sanitaire/scolaire/juridique, mise en place d'une politique de gestion quotidienne et de maintenance efficace et sa budgtisation ;

    dvelopper les capacits des diffrents partenaires ;

    permettre dallger les tches des techniciens de chaque domaine particulier (pdagogie, mdecine, juridique, sociologie, agronomie) qui peuvent consacrer plus de temps leurs disciplines respectives ;

    assurer un suivi et un contrle de la qualit des conceptions et des travaux de construction ;

    prospecter le march local pour identifier les bureaux darchitecture, dtude (ingnierie) et les entreprises de qualit. tablir un rpertoire des entreprises et bureaux dtudes locaux ;

    pour la Reprsentation, donner un appui pour les formulations de projets incluant un volet construction ;

    aider le projet vrifier si les budgets repris dans le DTF sont dactualit. Et si non, revoir avec le projet les priorits ;

    tablir avec le projet le programme architectural de construction entreprendre ;

    tablir les TdR pour contracter un bureau darchitecture ou dtudes pour chaque projet de construction ;

    analyser (parties techniques) les offres de bureaux darchitecture ou dtudes en collaboration avec le projet ;

    suivre les tudes de conception avec les bureaux darchitecture ou dtude et participer aux runions de restitution de lAPS ;

    rviser les parties techniques du DAO des travaux ;

    participer lanalyse administrative, technique, des quantits et prix des offres dentreprises et signer les PV dattribution ;

    assurer le suivi de chantier par lui-mme ou via une mission de contrle et assister au minimum bimensuellement aux runions de tous les chantiers ;

    participer aux rceptions provisoires et dfinitives des chantiers.

    En collaboration avec le dpartement EST de Bruxelles, la Reprsentation value ses besoins

  • et engage lexpert en infrastructure.

    Le projet reste responsable de la procdure de manire gnrale, mais est dcharg de la partie technique, il doit veiller :

    tablir les parties administratives des DAO/CSC ;

    la programmation architecturale avec lATI en infrastructure ;

    finaliser le DAO et lancer les AO dans les journaux de la place et sur les sites CTB et UE (le cas chant) ;

    organiser les comits douverture et les comits danalyse des offres des bureaux darchitecture, en tant que responsable de lanalyse des offres ;

    organiser la runion de restitution de lAPS laquelle participe lATI en infrastructure ;

    vrifier les parties administratives du DAO aux entreprises et lancer lAO ;

    organiser les comits douverture et les comits danalyse des offres des entreprises et rester responsable des analyses des offres ;

    assister aux runions de chantier ;

    participer aux rceptions provisoire et dfinitive et le plus souvent possible aux runions de chantier.

    3. Plus de 5.000.000 et plus de dix projets de construction

    Suivant le mme principe, il conviendra d'engager un AT (national de haut niveau ou international suivant le contexte) Infrastructure la Reprsentation. Il sera paul par une quipe dingnieurs nationaux, dont le nombre est dfinir suivant lloignement et lampleur des chantiers.

    Les tches (TdR) des ingnieurs nationaux consisteront notamment dans le suivi des chantiers, mais elles devront tre affines par lAT lui-mme.

    Compte tenu des spcificits locales, il conviendrait dengager un second AT Infrastructure au sein de la Reprsentation si le budget tend vers les dix millions. Dans ce cas, il importera de diviser de manire claire (pas de responsabilits partages) les activits soit par rgion, soit par secteur thmatique, suivant le volume des activits de construction.

    Le cot pour un AT international reprsente entre 3 et 10% d'un volume financier dinfrastructure annuel compris entre 1,5 et 5 millions deuros.

    Le financement de cette assistance technique devra tre imput sur les lignes budgtaires infrastructure de chaque projet en appliquant la rgle de la proportionnelle, une option plus raliste

    qu'un financement sur fonds propres, compte tenu de la ralit budgtaire de la CTB. Il conviendra de prvoir ce budget lors de la formulation. Celle-ci devrait ds lors dpasser le simple cadre du projet et tablir des passerelles entre les diffrentes interventions suivant les directives du sige et de la Reprsentation (voir ci-dessus).

  • Un accord entre projets, en concertation avec les partenaires, devra dfinir la rpartition du temps de travail de l'AT et ventuellement son financement, s'il n'tait pas prvu ds la formulation.

    Lorsque le projet engage localement un ingnieur en construction (sil est engag via un contrat de travail CTB, il peut tre dsign comme fonctionnaire dirigeant ; si lon passe par un contrat de

    services, il faudra prciser son mandat dans le cahier des charges), il importera didentifier et de dfinir clairement) son mandat dans les documents des marchs (tudes et travaux). Suite lanalyse du risque et au cas par cas, il pourra effectuer les dmarches suivantes :

    vrifier si les budgets repris dans le DTF sont dactualit et informer les responsables du projet de la situation ;

    tablir les TdR et le DAO pour contracter un bureau darchitecture ou dtude ;

    organiser et prparer les documents pour les comits douverture et les comits danalyse des offres des bureaux darchitecture ;

    tablir le PV douverture et danalyse des offres des bureaux darchitecture ;

    rviser les parties techniques du DAO des travaux ;

    organiser et prparer les documents pour les comits douverture et les comits danalyse des offres des entreprises ;

    en collaboration avec le bureau darchitecture, tablir les PV douverture et danalyse des offres dentreprises ;

    assurer le suivi des contrats de marchs de services du bureau darchitecture et du march de travaux de lentreprise ;

    tre responsable du suivi de chantier pour le projet et assister chaque semaine aux runions de chantiers ;

    vrifier les tats d'avancement en fonction du planning initial, les factures y relatives, et produire un rapport mensuel d'avancement ;

    proposer des solutions techniques adquates face aux problmes rencontrs sur le terrain ;

    tre responsable des rceptions provisoires et dfinitives des chantiers pour le projet.

    Comme dcrit ci-dessus, lAT Infrastructure de la Reprsentation prend en charge la partie technique des procdures de construction. Il peut, si besoin est, demander un soutien du dpartement EST et de LEA de Bruxelles pour les phases cruciales du projet telles que APS et APD.

    Le projet reste responsable de lensemble des parties administrative et financire du processus,

  • notamment : le programme architectural, le lancement des appels doffres, lanalyse des offres, la

    vrification des plans et les documents du DAO, la participation aux runions de chantier.

    En fonction des besoins et de ses disponibilits, la cellule Infrastructure du sige s'efforcera d'apporter son appui durant les diffrentes phases du processus de construction la demande du projet, de la Reprsentation ou du sige lui-mme. Cet appui vise essentiellement guider le projet dans lexcution de ses tches et vrifier la qualit des inputs raliss par les bureaux dtudes et les entreprises. Il sera hlas difficile ses membres de se substituer au projet et dassumer en son nom des tches spcifiques telles que la ralisation dun plan directeur ou la rdaction dun appel doffres, mais ils pourront contribuer lcriture du volet technique.

    Pour les pays o il ny a pas dexpertise en construction la Reprsentation, la cellule devrait tre plus prsente lors de certaines tapes comme llaboration des programmes architecturaux, les restitutions des APS et APD, et, de faon ponctuelle, durant le suivi des chantiers, y compris les rceptions provisoires.

  • Lors de la phase de dmarrage, lquipe de projet nouvellement constitue veillera visiter le ou les sites identifis et analyser le budget au regard du programme prvu ainsi que des standards de construction retenus. De plus, il vrifiera que les donnes du DTF sont toujours dactualit, quitte adapter les activits de construction envisages en fonction de nouveaux dsidratas du partenaire ou de lvolution du contexte.

    Une tude prospective auprs de quelques bureaux darchitecture, entreprises locales et fournisseurs de matriaux sera galement utile pour collecter divers renseignements tels que : les capacits de

    travail, le niveau de comptence via lanalyse des rfrences des acteurs, les cots de prestation (tudes et travaux) ainsi que des matriaux afin de dfinir une estimation du cot au mtre carr pour une rhabilitation lourde et pour une nouvelle construction selon les standards du projet. Sur base de ces informations et celles dautres sources (autres projets CTB, UE, BM, ONG), le projet vrifiera le prix par m pour les nouvelles constructions et pour les rhabilitations proposes dans le DTF. Cette prospection permettra galement dvaluer lintrt du secteur priv pour lexcution des futures interventions du projet.

    Lors dun tel exercice, le projet veillera au respect des principes de concurrence, de transparence et dgalit des soumissionnaires, en vitant de favoriser lun ou lautre acteur par la divulgation dinformations particulires ou par une distorsion ultrieure dun march en introduisant des caractristiques spcifiques un soumissionnaire potentiel dans le CSC.

    La programmation appelle une synergie entre l'organisation du btiment et la philosophie qui accompagnera son utilisation. Ainsi, par exemple, la conception d'une cole doit tre en phase avec la forme de pdagogie qui y sera applique.

    Les points dattention ce stade se porteront sur les points suivants :

    l'agencement entre les espaces et les fonctions qu'ils abriteront et les diffrents types de circulation (des personnes internes et externes et des biens) ;

    le confort des usagers temprature ambiante, niveau hydromtrique, acoustique, l'clairage naturel et artificiel en tenant compte la fois du code des bonnes pratiques et du mode de vie local, mais galement de limpact des matriaux choisis sur ces aspects (certains matriaux pouvant attnuer ou renforcer les problmes thermiques, dhumidit ou de production de poussires) ;

    les aspects lis la scurit : risques d'incendie (largeur de portes et couloirs en fonction du

    nombre d'usagers, issues de secours), de vol ou risques naturels (inondations, sisme, tornades) ;

    les contraintes topographiques (respect de la dclivit du terrain) et climatiques (orientation par rapport au soleil et aux vents dominants, protection solaire, aux pluies et aux vents, hydromtrie, exposition aux poussires, diffrences thermiques suivant les saisons et entre la nuit et le jour) influeront sur l'implantation du btiment, sa forme, son isolation, ses

  • quipements passifs (brise-soleil, chemine solaire, systmes de ventilation naturelle) ou actifs (air conditionn, chauffage, clairage artificiel) ;

    l'intgration de la dimension du genre. Elle inclut par exemple l'intgration des personnes mobilit rduite ou la place de la femme dans la socit (voir normes et documents divers sur le sujet) ;

    l'intgration typologique au contexte culturel local et la prise en compte des habitudes culturelles dans l'usage des espaces ;

    les contraintes lies la gestion et la maintenance (sensibilisation la problmatique, disponibilit technique et de moyens) ;

    les questions environnementales la fois lors du chantier et durant lutilisation du btiment :

    o la gestion des dchets, les risques drosion, de production de poussires, causs par le chantier ;

    o lorientation du btiment et son exposition, son accessibilit, la gestion de leau y compris les eaux uses, les matriaux utiliss (en privilgiant les matriaux locaux ou recycls lorsque cela est possible), la gestion des dchets, la prvention des pollutions ;

    o limpact tant sur la faune que sur la flore, la prservation de l'cosystme local, en ce compris les arbres remarquables prsents sur le site ;

    o les aspects lis aux changements climatiques devraient galement tre pris en compte ce stade (changement des rythmes hydrologiques, lots de chaleur) ;

    o les sources dnergie utilises, lefficacit nergtique du btiment et lutilisation des nergies renouvelables. (Pour aller plus loin dans ces deux derniers domaines, lire Development, a matter of energy. Promoting renewable solutions , CTB (2012),

    disponible sur www.btcctb.org, uniquement en anglais).

    Tant la programmation (nombre de pices, surface, fonctions pourvoir) que le choix du type d'quipement fournir doivent se faire en concertation avec le futur destinataire, tout en veillant un contrle professionnel externe avis, afin de se prmunir de certaines demandes excessives, inutiles, des sur/sous dimensionnement ou des oublis. Il sera intressant de demander aux utilisateurs du service leurs ides pour le bon fonctionnement architectural de leurs services, car ils sont parfois mieux aviss que leurs suprieurs hirarchiques.

    Il sera utile de vrifier lexistence de plans standards de btiments (cole primaire, dispensaire, hpital de district) au niveau du ministre et voir sils correspondent bien la demande et tiennent compte des normes dsires telles le confort thermique ou lefficience nergtique. Rappelons ici que s'il est question d'alignement avec la politique nationale et ses standards, cet alignement devra tre critique.

    Le programme architectural permettra aux bureaux dtudes soumissionnaires dapprcier ltendue des travaux mettre en uvre et donc les moyens quils devront mettre disposition pour excuter le contrat. Il est du reste plus ais de surestimer les travaux mettre en uvre, quitte en abaisser le volume lors de lAPS, que dtre contraint par la suite de rpondre de nouvelles demandes alors que le budget fait dfaut.

  • Le programme doit comprendre :

    la liste des services ncessaires : bureaux, blocs opratoires, classes, tribunaux, dortoirs,

    salles de runion, entrept darchives, secrtariat ;

    le nombre de personnes, de lits, dlves ou de spectateurs quaccueille chaque pice. Sur cette base calculer les sanitaires ncessaires ;

    lidentification des locaux devant inclure des quipements spcifiques (comme par exemple une salle de radiologie ou multimdia), la puissance lectrique ncessaire et lencombrement de la machine, le nombre de prises de courant pour le fonctionnement du service, les points deau ncessaires ;

    le nombre de m de construction souhait, par exemple : 9 m pour un bureau de secrtaire ;

    16 m pour celui dun directeur ; 1.5 m par lve pour les classes ; 4 m pour un lit

    dhospitalisation (auquel il faut ajouter les espaces de dgagement pour sortir et entrer dans la chambre avec le lit) ; 1 m par personne pour une salle daudience Les ministres

    disposent parfois de normes propres. Dans le cas contraire, il sera possible de se rfrer au NEUFERT (ditions aROOTS) ;

    le fonctionnement du btiment et les interactions entre les diffrents services comme par exemple :

    o pour un hpital, le pavillon de chirurgie doit tre proche du bloc

    opratoire, dans lequel il faut sparer la circulation du matriel propre de

    la salle, ou prvoir un service de consultation ambulatoire lentre de

    lhpital ;

    o pour un palais de justice, il conviendra de dfinir les zones accessibles

    au public et celles limites lactivit judiciaire. La pice de dtention

    des prisonniers sera ainsi scurise en tant place proximit de la

    salle daudience. Son accs ne croisera pas le flux du public ;

    o pour une cole, les sanitaires ne seront pas loigns de la cour de

    rcration et des salles de classes tout en tant positionns dans un

    endroit discret en dehors de laxe des vents dominants. Un point

    dattention sera port laccs des filles aux sanitaires ;

    o pour des infrastructures agricoles, la zone de schage de denres doit

    tre proche du btiment de stockage

    la circulation interne dans le btiment, qui reprsente au minimum 20 % de la surface utile ;

    les services connexes : incinrateur, cuisine, passage couvert entre btiments, accs aux

    personnes mobilit rduite, parking, amnagement des abords

    Diffrents lments propres au terrain doivent tre vrifis auprs de ladministration locale, le voisinage, le partenaire ou dautres organisations travaillant dans la localit. Elles interviendront directement dans la conception du projet. Il sagit de :

  • laccessibilit physique du terrain (route, chemin, train) et sa proximit par rapport au public cible, dune part, et au service suprieur de rfrence, dautre part (par exemple hpital de district, cole secondaire) ;

    lcosystme du terrain (prsence despces remarquables), la gologie (contraintes

    gotechniques telles que portance et stabilit) et la topographie (prsence de risques drosion ou dinondation) et les risques de surcots lis la nature du relief et du sous-sol. Pensons par exemple aux Wadi dans les zones dsertiques, ces lits de rivires assches durant la plupart de lanne peuvent se rvler dangereux en saison des pluies ;

    les contraintes pouvant influer sur limplantation des btiments, comme lensoleillement et lexposition aux vents dominants y compris les occultations possibles (ombrage, ou effet de goulot d aux btiments avoisinants ou la vgtation) et dventuelles nuisances olfactives ou sonores dues au voisinage. Il sagira ici de penser toutes les nuisances potentielles subies, mais galement celles qui seront mises par le btiment ;

    l'accessibilit l'eau courante, llectricit, la tlphonie (y compris internet) et au rseau d'gout (notamment dans le cas d'hpitaux). Suivant l'absence de lun ou de lautre, il faudra tenir compte du surcot pour pallier ce manquement, voire envisager un autre emplacement.

    Les titres de proprit devront tre galement vrifis. Lorsque ladministration choisit dutiliser un terrain appartenant un particulier, il conviendra de vrifier que les dmarches dexpropriation charge du partenaire soient correctement appliques pour que le propritaire ne soit pas ls. Les standards de la Banque mondiale sont cet gard une bonne base de rfrence quil conviendrait de mentionner dans le DTF. Enfin, il conviendra, dans les zones urbaines, de vrifier les plans de secteurs et doccupation des sols, quand ils existent, pour vrifier leur conformit avec la fonctionnalit du btiment envisag et sa typologie.

    La dfinition des standards et des options techniques de construction se fera au pralable ou lors des changes avec le bureau darchitecte et le partenaire durant la phase de conception. Ils portent sur une srie de points lists ici de faon non exhaustive.

    1. Lincidence du sol sur la structure du btiment

    Le type de sol aura une incidence importante sur le budget et le choix du type de fondation, voire la technique de construction, soit :

    sol dit normal - portance de 1 kg/cm : la structure du btiment sera lgre, ne devant supporter que les effets propres au btiment (poids, vent) ;

    sol dit argile gonflante (sol gnralement crevass en saison sche) : la structure doit, en plus des effets propres au btiment, supporter les effets du sol sur le btiment (gonflement et rtraction). Il faudra chercher en profondeur le bon sol pour y poser les fondations ;

    sol dit marcageux (gorg deau) : la structure sera alors conue sur pilotis afin daller chercher en profondeur un sol suffisamment rsistant pour poser les fondations. La mthodologie de construction est complique et plus onreuse, sans oublier les risques de sant publique dus la prsence ventuelle de nuisibles, comme les moustiques ;

    zone sismique : la structure doit, en plus des effets propres au btiment, supporter les effets du sol (tremblements, pousses multidirectionnelles) sur le btiment. Les fondations et la

  • structure doivent tre conues pour supporter de fortes pousses et donc tre surdimensionnes, les risques de dommages au btiment n'tant jamais nuls en cas de sisme de moyenne et forte amplitude5.

    2. La structure du btiment

    Le choix du type de structure se fait en collaboration avec le partenaire. On distingue :

    les fondations classiques filantes avec murs portants, et linteaux (en bois, mtalliques ou en bton) chaque passage de portes ou de fentres ;

    les fondations classiques isoles avec une ossature en bton et remplissage de maonnerie non portante. Ce type de structure est trs souvent utilis et normalement bien connu des bureaux darchitecture ou dingnierie locaux.

    Btiments tages : ils ont l'avantage de ne disposer que d'une toiture limite pour le nombre de m utile couvert et de ncessiter un terrain de surface rduite, mais les fondations et la structure seront plus importantes (poids propre, pousse du vent) que pour un btiment de rez-de-chausse.

    Il peut arriver que le partenaire demande de concevoir un btiment permettant daccueillir dans le futur de nouveaux tages. Ce type de conception pose question, car il demande un renforcement important des fondations et de la structure du btiment sans avoir la certitude que les tages suprieurs seront construits. Largent investi dans les fondations nest plus disponible pour dautres activits immdiates, telles que lamnagement du terrain ou une meilleure finition.

    Construction sur pilotis : ce type de construction permet une bonne ventilation naturelle, limite le risque dinondation et le passage en apparent des conduites deau et dlectricit sous la dalle, ce qui facilite la maintenance. De plus, en saison sche, elle permet des activits extrieures couvertes. Linconvnient majeur reste son cot.

    3. La composition des murs

    Ils peuvent tre faits de diffrents matriaux : brique cuite, parpaing (bloc de bton), bois, brique en

    terre comprime stabilise (BTCS) ou en adobe (terre faonne et simplement sche). En plus de la rsistance et de la maintenance, la composante environnementale a son importance dans le choix du matriau. La brique cuite demande bien souvent lapport de bois pour la cuisson (four souvent faible rendement exigeant beaucoup de bois). Le parpaing ncessite beaucoup de ciment. Les BTCS requirent quant elles une presse (manuelle ou hydraulique). Les briques en terre crue (autobloquantes ou non) presse manuelle sont les plus naturelles, mais demandent une conception et une mise en uvre particulires (protection renforce contre l'humidit avec toiture dbordante et soubassement). Avant dutiliser ce type de matriaux, il conviendra de s'enqurir de l'existence du savoir-faire au niveau local. La CTB a quelques expriences positives avec les BTCS, en RDC, au Burundi et au Rwanda. Des informations complmentaires sont disponibles auprs de la cellule

    5Rappel de quelques principes de base de construction en zone sismique (Norme franaise PS 92) : 1. Limplantation des btiments veille viter les buttes, une couche superficielle meuble, la proximit dune faille active ou dun couloir dboulement. 2. Les matriaux de construction doivent tre de bonne rsistance mcanique. On veillera particulirement la qualit des briques et des btons. 3. Les ossatures du type poteaux/poutres avec remplissage en briques sont proscrire, car plus vulnrables 4. Choisir des formes aussi simples, symtriques et rgulires que possible. Fractionner les formes complexes par des joints parasismiques. Les grands percements et porte faux sont proscrire. 5. Assurer une bonne continuit mcanique horizontale et verticale des armatures de bton. Veillez au double chanage et au contreventement afin dassurer une bonne solidarit entre tous les lments de la structure. 6. Les fondations superficielles doivent tre relies entre elles. 7. Baies et ouvertures doivent tre pourvues dun encadrement (bton arm, bois ou mtal).

  • Infrastructure au sige Bruxelles.

    4. Le type de toiture

    La toiture plate en bton arm ncessite une tanchit bitumineuse de type roofing coteuse, mais d'une bonne dure de vie (estime 40 ans), condition que le matriau soit de qualit, correctement plac et bien protg des UV et des vents violents (en plaant par exemple une couche de gravier comme ballast). Ce type de toiture offre un bon confort acoustique et thermique acceptable.

    La toiture pentue en tle est moins onreuse que la plate, mais offre linconvnient du bruit en cas de pluie et de la surchauffe (penser dans ce cas placer des faux plafonds bien ventils). On prfrera les bacs alu-zinc aux tles galvanises (dure de vie plus grande). Les toitures plus de deux pentes sont viter, car elles sont difficiles placer, fragiles au droit des raccords et ncessitent donc plus dentretien.

    Les charpentes peuvent tre en bois ou mtalliques. Loption mtallique est en gnral prfre pour sa durabilit, le bois ntant pas toujours bien sch. Mais il faudra veiller l'application correcte et uniforme d'une peinture antirouille (deux couches au moins) sur toutes les parties des profils.

    Pour prvenir linvasion de chauves-souris, lutilisation de tles translucides est intressante pour la lumire qu'elle apporte dans la soupente. On veillera alors ce que les tles galvanises recouvrent les tles translucides et non le contraire (sinon, la tle translucide au droit des joints noircit sous leffet de la chaleur du soleil). Une ventilation naturelle de la toiture est galement souhaite, veillant limiter l'accs des animaux nuisibles (rongeurs et insectes).

    Dans les pays chauds et pluvieux, une toiture largement dbordante sera prconise, car assurant une meilleure protection contre la pluie et le soleil des murs et fentres. Cette solution est obligatoire lorsque le mur est en BTCS, la terre crue ne supportant pas lexposition la pluie de longue dure. Dans tous les cas, une ventilation gnreuse de la toiture assurera une temprature plus agrable dans le btiment.

    Lutilisation de gouttires permet dviter les rosions aux bas des murs et de collecter leau dans des rservoirs en saison des pluies. Les rservoirs en bton sont prfrables ceux en plastique, car ils permettent de rduire l'acidit de leau de pluie (prvoir une fermeture tanche pour viter les larves de moustique).

    5. Les finitions

    Les menuiseries sont gnralement mtalliques ou en bois, selon la disponibilit de la matire premire et la qualification de la main-duvre locale. Pour viter la poussire dans des services techniques particuliers (type bloc opratoire, laboratoire) ou prestigieux, penser lutilisation de chssis en aluminium ou de type PVC qui sont plus onreux mais plus hermtiques.

    Plus les serrures de portes ou de fentres seront de qualit et de marques reconnues (attention ne pas mentionner de marque dans le cahier des charges), plus elles risquent dtre chres, mais elles demanderont moins de rparations. Penser utiliser des pattes cadenas pour les services qui le ncessitent (salles de classe, salles dhospitalisation, stockages, ateliers) ou des verrous simples et solides pour les portes de douches ou toilettes et pour les fentres. Pour les locaux sensibles, prvoir des grilles de scurit.

    Les revtements de sol peuvent tre de diffrents types : chape en ciment, peinture poxy sur chape, chapes bouchardes, granitos (petits morceaux de pierre incorpors dans le mortier qui est lui-mme ponc sur place), carrelage, parquet en bois, linolums, marbre les prix sont videmment fonction

  • de la qualit du revtement choisi.

    Les revtements de mur sont souvent des enduits peints (prvoir une peinture lhuile jusqu hauteur de porte, et leau pour la partie suprieure). Cette faon de procder demande une maintenance rgulire (repeindre tous les 3 5 ans). On peut penser la brique apparente ( condition qu'elle soit de qualit et que l'appareillage soit rgulier) ou un enduit ciment projet qui ne demandent aucun entretien. Pour les services techniques (laboratoire, bloc opratoire, cuisine), on prvoit gnralement des carreaux de faence.

    Les revtements de sols et de murs dun bloc opratoire exigent une hygine optimale. Les bactries ont trs peu de prise sur les carreaux de faence, mais saccrochent plus facilement dans les joints entre les carreaux. On veillera donc utiliser des carreaux de la plus grande taille possible. On peut penser galement lutilisation de peinture type poxy sur laquelle les microbes ne peuvent presque plus se fixer. Cette peinture est assez onreuse et doit tre remplace tous les 6 10 ans selon lusage.

    Les faux plafonds peuvent tre en bois, en bacs alu-zinc ou type plaque de pltre. Les bacs alu-zinc ne demandent pas de maintenance. En gnral, on les choisit pour les services administratifs, les services nacceptant pas de poussire ou les btiments de prestige. Prvoir une trappe de visite des charpentes et limiter l'accs des animaux dans le faux plafond en obstruant tous les accs (par exemple en utilisant des grillages) tout en assurant une bonne ventilation.

    Pour prvenir linvasion de termites, utiliser la menuiserie mtallique ou le bois trs dur (type rouge, Azob, Ekky, Afzlia source SKAT). On veillera lorigine de ces essences, en privilgiant lemploi de bois certifi. Dans tous les cas, on veillera peindre les parties en bois du btiment (portes, fentres, charpentes) avec un produit de protection antitermite ou antivermine en portant attention la toxicit de ces produits tant durant la mise en uvre qu lusage. Pour les portes dun bloc sanitaire, on peut prvoir des chambranles mtalliques et une porte en bois, mais il y aura un espace entre le sol et la porte dau moins 15 cm (pour viter laccs direct des termites).

    6. Installations sanitaires

    Linstallation sanitaire doit allier confort, coutume locale, hygine et maintenance. Ainsi, on songera des toilettes turques dans un hpital de brousse plutt qu des toilettes anglaises que lon rservera la direction dun ministre, par exemple. On vrifiera avec lutilisateur si la quantit et la pression deau sont suffisantes pour les besoins de ltablissement. Dans tous les cas, il conviendra de prvoir des quipements robustes, de marques reconnues (attention ne pas mentionner de marques dans le cahier des charges) sur le march et disposant de pices dtaches localement.

    Les portes des blocs sanitaires (douches et toilettes) tant soumises de forts taux dhumidit, il sera utile de protger au moins le bas avec une peinture de type goudron .

    En ce qui concerne les blocs toilettes, un systme simple dutilisation et facile entretenir en cas de mauvaise utilisation est privilgier. On prvoira, par exemple, un conduit (caniveau) sous la batterie de toilettes avec un regard daccs extrieur de chaque ct du btiment. La construction de latrines sches ou eau doit tre ralise minimum trente (30) mtres dun point deau potable. Les toilettes sches ont le mrite d'tre cologiques si elles sont correctement utilises. Si elles ne font pas modernes , elles sont le plus souvent les mieux adaptes aux us et coutumes des zones recules.

    Pour approfondir ce sujet : Sustainable Samtation Alliance: (www:Susana.org)

    7. Installations lectriques

    La composante scurit joue ici un rle crucial. Un Tableau gnral de basse tension (TGBT) pour

  • lensemble de ltablissement sera ncessaire. Ce tableau permet de recevoir le courant du fournisseur dlectricit et de le dispatcher dans ltablissement. Il comprend, entre autres, les diffrentiels et fusibles pour chaque circuit dans lenceinte de ltablissement, la mise la terre pour chaque circuit et un ventuel transformateur. Au niveau de chaque btiment, un coffret divisionnaire est prvoir avec les diffrentiels et fusibles do partent les circuits dalimentation. Il conviendra de sparer le circuit dalimentation des lampes et celui des prises de courant (maximum six lments par circuit), en disposant de circuits distincts pour les pices deau.

    Dans le btiment, les circuits dalimentation peuvent tre apparents ou encastrs. Le circuit encastr permet de cacher les fils lectriques et donc de les protger des usagers du btiment. Le circuit apparent permet de visualiser les fils et dintervenir plus facilement en cas de panne. Ltude du circuit lectrique dun tablissement doit se faire par un professionnel.

    Une attention sera porte l'clairage des zones extrieures, en tenant compte la fois du confort des usagers, des risques de vandalisme et de la scurit.

    8. Gestion des dchets solides et liquides

    La gestion des dchets solides est un aspect souvent nglig lors de la conception dun btiment. Quelques recommandations peuvent tre faites ce stade :

    mener une rflexion globale au niveau du site sur la gestion, le recyclage et le traitement des dchets en prvoyant, si ncessaire, un amnagement spcial cet effet incluant une fosse, une zone de compostage, voire un incinrateur. Ainsi, par exemple, des poubelles en dur (pour viter le vandalisme) seront prvues (bton, mtal ou autres) le long des espaces publics. Les futurs utilisateurs devront tre sensibiliss la question et tre accompagns dans la gestion des futurs quipements offerts ;

    dvelopper la gestion des excrtas en pensant leur traitement, voire leur valorisation via l'assainissement cologique et lemploi de toilettes sches (engrais agricole) ou le biomthane. Une attention particulire sera porte ce point en milieu hospitalier, en pensant au traitement de l'urine et des fces porteurs de germes ;

    le systme biogaz peut ainsi tre utilis pour des tablissements comme les coles avec internat, les hpitaux de grosse capacit, les projets agricoles ou les projets damnagement de quartiers (habitations). Les expriences pilotes de la GIZ au Rwanda, notamment, sont cet gard de bonnes sources d'inspiration. Le principe est de produire du gaz mthane partir de la fermentation des excrtas ou des dchets organiques. Une telle approche permet, par exemple, ltablissement de ne plus devoir acheter du combustible (bois) pour prparer les repas. Ce systme demande une maintenance importante. Avant de se lancer dans ce type de technologie, il faut tre sr de lexistence de la comptence dans le pays ou la sous-rgion ;

    les technologies actuelles offrent une large palette de systmes de traitement des eaux uses. Il conviendra de faire un choix en fonction du niveau de pollution, des comptences et moyens disponibles mais galement des surfaces utilisables et des conditions climatiques. Les eaux sortantes du systme ne sont jamais potables, mais peuvent tre utilises pour lirrigation ou le nettoyage. Moyennant un systme de pompe et de rservoir, elles peuvent aussi tre rutilises dans les endroits arides dans les chasses de toilettes (en milieu hospitalier, une chloration est indispensable).

    9. Production dnergie

    La production dnergie thermique solaire (production deau chaude) est de plus en plus utilise. Les

  • quipements sont bon march et le bien-tre des occupants du btiment est ainsi amlior avec des frais de gestion moindres.

    Lutilisation de panneaux solaires photovoltaques (PV) est une bonne alternative pour la production locale dlectricit dans les pays o lensoleillement est bon et llectricit chre. Un tel systme est d'abord envisager dans les zones non connectes au rseau lectrique, ou si celui-ci est dfectueux et irrgulier. Il est compos de PV, dun convertisseur de courant et de batteries (si le systme n'est pas raccord au rseau). Dans ce cas, il conviendra de choisir des batteries ne ncessitant pas d'entretien et ayant une dure de vie denviron 7 ans. Il conviendra de prvoir ds le dpart le financement du remplacement des batteries en fin de vie et leur recyclage. Le dimensionnement des panneaux et des batteries se calcule en additionnant la puissance que consomment tous les quipements lectriques du btiment (ou service). Ce systme reste un investissement onreux et il est rare que lon puisse raccorder lensemble des quipements dun tablissement aux batteries. Le positionnement des panneaux doit tre tudi soigneusement de manire ce que lensoleillement soit maximum, le nettoyage facile et la scurit garantie (risques de vol). Le systme fonctionne trs bien pour linstallation de radio VHF dans les centres de sant isols qui ne sont pas aliments en lectricit, pour lalimentation dune pompe eau immerge dans un puits ou un forage, pour lalimentation dune salle multimdia, pour lclairage dun btiment Il est trs difficilement utilisable pour des ateliers dcoles techniques ayant des quipements lourds du type tours et fraiseuses, ou pour le bloc opratoire dun hpital Ltude et linstallation de ces systmes doivent tre ralises par des professionnels.

    Lorsquil est reli au rseau (ce dernier servant alors de stockage), ce type de systme est promouvoir dans les pays disposant dune politique de feed-in tariffs 6.

    Si lemploi dun gnrateur est ncessaire, penser le placer dans un endroit o le bruit drange le moins, ou placer un mur acoustique.

    10. Autres lments prendre en compte

    Amnagements extrieurs

    Lorsque le site dimplantation est vaste, lamnagement extrieur par des jardins et des chemins internes donne un environnement de travail plus agrable, bien quils demandent de lentretien. Il est vident que dans un cadre harmonieux, le personnel sera plus enclin travailler, un malade gurira plus vite, un tudiant apprendra mieux et les usagers auront tendance mieux respecter le site. La plantation darbres aura des effets positifs plusieurs niveaux : ombrage, biodiversit, aspect visuel, rgulation du climat local

    Les passages couverts entre btiments (services) rendent lespace plus agrable, protgent des contraintes climatiques et donnent aux utilisateurs une qualit de vie professionnelle suprieure.

    Mobiliers

    Dans les rfectoires des coles, les tables et bancs sont souvent en bois. Or, ils demandent beaucoup dentretien et sont difficiles nettoyer. Il est possible de les prvoir en maonnerie et bton, moins esthtiques et offrant une moins grande flexibilit de fonctionnement, mais indestructibles et faciles dentretien. Si la fonction du local doit rester polyvalente, on pourra penser aux meubles avec armatures mtalliques (peinture au four) et panneaux en bois dur (style MDF).

    6 Voir la brochure Development, a matter of energy, promoting renewable solutions, CTB, 2012 pour plus dinformations

  • Dans les dortoirs dinternat, penser crer des logettes de maximum 4 6 enfants offrant

    une plus grande intimit et un meilleur confort de vie que de grands dortoirs communs.

    Amnagements hospitaliers

    La performance d'un hpital dpend largement de ses quipements. Ceux-ci ont de nombreuses contraintes qu'il faut intgrer dans la conception du btiment. Ils ncessitent donc une expertise pointue qu'il faudra intgrer ds la conception.

    Il conviendra de protger les murs des couloirs dun hpital contre les dommages dus au passage de lits dhospitalisation en prvoyant des lattes en bois ou mtalliques hauteur de

    la structure du lit et le renforcement des angles extrieurs des murs avec des cornires en L.

    Le service de radiologie dun hpital demande une protection de plomb (minimum 2 mm

    dpaisseur) au niveau des murs, portes, fentres et mme du plafond sil y a des tages au-dessus du bloc de radiologie.

    Pour les hospitalisations, penser ce que les ouvrants de fentres ne viennent pas buter contre les lits dhospitalisation. Pour ce faire, prvoir, soit des fentres une hauteur suffisante, soit des ouvrants extrieurs, soit des fentres lamelles.

    Une fois la programmation, les orientations stratgiques et les standards de construction dtermins, il sera possible daffiner le cot du btiment futur. Les normes de construction pourront en effet tre ramenes un cot par mtre carr, qui pourra tre multipli par les diffrentes fonctions suivant leur niveau de finition. Il sera alors possible de limiter le budget global auprs de concepteur, quitte revenir sur certains choix stratgiques avec le partenaire si lenveloppe globale est dpasse.

    Les constructions de petite envergure (moins de 15.000 par tablissement) et de faible standard,

    telles que les aires de schages, les stocks agricoles, les latrines, les serres agricoles, les tables ne ncessitent pas lapport dun bureau darchitecture. Le ministre doit tre en mesure de fournir les plans requis. Il sera alors possible de faire excuter ces travaux par une petite entreprise locale, voire de faire appel aux bnficiaires ultimes pour entreprendre les travaux avec lappui du projet.

    Le projet peut alors acheter les matriaux en suivant la lgislation locale et raliser le projet suivant la mthode HIMO (haute intensit de main-duvre). Le projet est alors responsable du suivi des travaux et du respect de la qualit. Suivant les cas, il sera opportun dengager spcifiquement un technicien pour le suivi rapproch des travaux. Il pourra apporter son expertise durant la phase dtudes, lorsque celle-ci incombe aussi la population bnficiaire. Il pourra galement engager du personnel qualifi (tcherons) pour lexcution de certaines tches.

    Pour la construction ou la rhabilitation de btiments publics denvergure (coles, hpitaux, tribunaux, ministres, laboratoires, commissariats de police, chteaux deau, barrages), il est indispensable de

  • travailler avec un bureau darchitecture.

    Certains projets doivent raliser des facilits identiques sur plusieurs sites (coles primaires, dispensaires, salles communes, bureaux communaux). Une tude pralable dtaille des plans standards couple une analyse des particularits de chacun des sites permettra de rduire les cots tout en optimisant la qualit.

    Lintrt dun bureau dtudes est dabord de faire appel son expertise tant en matire de conception que de suivi de chantier afin daccrotre le niveau de qualit global, de lui faire assumer ensuite la responsabilit juridique de ces deux tches.

    Le bureau darchitecture local connat en gnral bien la situation du pays ou de la rgion. Il devrait ds lors tre mme de choisir le type darchitecture et de matriaux mettre en uvre en fonction du climat, de la nature du sol, des coutumes, des disponibilits locales des matriaux Bien entendu, le projet contribue aussi aux choix architecturaux par rapport la fonctionnalit des btiments, leur disposition sur le site, le respect de lenvironnement ou lintgration du genre. Il sera galement utile pour introduire certains aspects innovants, tant en termes de conception (comme larchitecture passive) que de techniques de construction (comme lemploi de technologies appropries de type BTCS).

    Dans le cas dinfrastructures de petite ou moyenne envergure, telles que des dispensaires, des hpitaux ruraux ou des coles primaires, les capacits des bureaux darchitecture nationaux sont gnralement suffisantes. Il conviendra cependant dattirer leur attention sur des aspects particuliers, comme la promotion de technologies passives permettant un meilleur confort thermique des usagers sans recours llectricit. Le guide de la CTB de promotion de ces aspects (voir le guide Development a matter of energy) sera un premier support utile leur fournir. Mais des supports complmentaires seront sans doute ncessaires pour les assister dans cette voie.

    Dans le cas de constructions en zones risque (sismique, sol instable...) ou dinfrastructures denvergure (hpital de rfrence ou cour suprme de justice nationale), les bureaux darchitecture nationaux ne disposeront pas ncessairement des comptences requises. Il conviendra de bien valuer alors leurs capacits, la conception de ce type douvrage ncessitant une expertise particulire. Diffrents supports pourront tre envisags suivant le niveau de renforcement ncessaire :

    appui de la cellule Infrastructure du sige, appui perl dun bureau dtudes rgional ou international pour les phases cls de la construction (programme architectural, concours, avant-projet sommaire, DAO et supervision), prsence permanente dune expertise internationale.

    Le contrat avec un bureau darchitecture inclura lensemble des tudes devant conduire la bonne excution de louvrage : tude des sols, relev topographique, implantation, conception architecturale

    gnrale et dtaille des btiments, calculs de stabilit, conception sanitaire et lectrique, techniques spciales. Les tudes relatives des quipements particuliers (laboratoire, quipements mdicaux) devront faire lobjet dtudes distinctes. Les termes de rfrence du bureau incluront galement la rdaction du DAO/CSC, des documents dappel doffres aux entreprises et de la note dvaluation pour le choix de lentreprise. Dans le cas dune mission complte, la phase de suivi et de rception de chantier sera incluse, y compris le secrtariat de suivi (rdaction des PV de runions de chantier, du courrier de suivi tant vis--vis de lentreprise que du matre douvrage). Le bureau assumera alors une responsabilit globale de la construction vis--vis du pouvoir adjudicateur, ce qui facilite le dbat en

  • cas de litige.

    Les responsables du projet ont pour tche de veiller ce que les rgles contractuelles soient respectes par le bureau darchitecture. Ils ont galement la responsabilit de prendre en compte les avis du bureau darchitecture concernant les tats davancement des travaux. Si les avis semblent dmesurs, le mieux est de prendre contact avec la cellule Infrastructure du sige pour vrification.

    Du fait de sa responsabilit tout au long du processus, le bureau est une charnire fondamentale du projet de construction. Le prsent document prconise que le DAO/CSC fixe un pourcentage du cot des travaux raliser pour les honoraires du bureau darchitecture. Le choix du bureau se base alors sur lanalyse de la partie technique des offres. Ceci permet de juger de la qualit des prestations proposes par le soumissionnaire et de choisir le bureau qui offre le plus de prestations.

    Un exemple de barme dhonoraires des bureaux darchitecture figure en annexe 5.

    Cette mthode nest pas accepte par toutes les lgislations. Lorsque lanalyse est base autant sur la partie technique que financire (offre du soumissionnaire), il faut garder lesprit que loffre du moins disant impliquera probablement la prestation la moins aboutie, avec un risque majeur pour la qualit ultime du travail. La prpondrance devrait donc tre accorde lvaluation technique de loffre.

    La rdaction des termes de rfrence se fera dans le respect de la lgislation et des procdures en vigueur et dapplication pour le projet. Les possibilits peuvent largement diffrer dun pays un autre.

    Lannexe 3 du prsent document dcrit de faon prcise les lments intgrer dans les TdR dun

    bureau dtudes. En gnral, elles comprennent les lments repris ci-dessous.

    De plus en plus, les lgislations nationales de passation de marchs de services imposent ltape de la manifestation dintrt ou appel candidatures, avant linvitation soumissionner sur base du CSC/DAO. Mis part le cas du concours, cette tape napporte rien dans le cadre du recrutement dun bureau darchitecture, mais elle allonge le dlai de la procdure.

    Rserv aux btiments de prestige et denvergure (cour suprme de justice, muse, cinma, hpital de rfrence national) et rarement utilis dans le cadre des projets de la CTB, ce procd a lavantage de permettre de juger la qualit des bureaux sur la base dun avant-projet spcifique la programmation et au site du projet. Cette procdure est plus longue et plus onreuse, mais offre lavantage dobliger les bureaux donner le meilleur deux-mmes afin dtre slectionns. Ce type de procdure implique :

    un appel candidatures et la constitution dune liste restreinte de bureaux (sur la base de critres de slection) ;

    la constitution dun jury dau moins 5 personnes, dont une indpendante (extrieure au projet et au ministre de tutelle) ;

  • la remise dun prix aux 3 premiers nomins, couvrant au moins les frais lis au concours.

    Le dossier de services comprend plusieurs parties explicites dans les annexes. Il permet, dune part, au pouvoir adjudicateur (projet) de dcrire les tches quil demandera au soumissionnaire remportant le march (voir lexemple de termes de rfrence en annexe) et, dautre part, aux soumissionnaires de prendre connaissance de linformation ncessaire la rdaction de offre.

    Les termes de rfrence seront les plus complets possibles, et prciseront toutes les tches attendues de faon explicite (par exemple un relev topographique ou un nombre prcis de sondages de sol) ainsi que le niveau de qualit attendu (tant au niveau des prestations du bureau que de la construction). Une visite sera entre autres exige. Le document dfinira galement les collaborations ventuelles attendues lorsque des consultances externes, voire internationales sont prvues ainsi que lors de linclusion dun bureau de contrle indpendant.

    Aprs approbation des TdR par lentit de contrle dfinie dans le DTF, le projet pourra lancer le march en le publiant dans les journaux officiels (obligatoire), les journaux locaux grand tirage et ventuellement des journaux professionnels ou techniques, ainsi que sur le site Web de la CTB et sur le site OCDE suivant les seuils des marchs publics en vigueur comme repris dans le tableau ci-joint (voir galement GL Procurement Publicity ).

    Tableau T1 : Niveau de publicit en fonction du seuil des marchs

    Seuils en euros Niveau de publicit Dlai minimum

    Plus de 22.000 Site Web de la CTB 7 jours

    Plus de 67.000 Publicit nationale Procdure ouverte : 36 jours

    Procdure restreinte : 15 jours

    pour la rception des dossiers de

    candidature, et 15 jours pour la

    rception des offres

    Plus de 150.000 Publicit OCDE/DAC 60 jours

    ou 90 jours (si march de plus

    de 60 millions )

    Plus de 200.000 (ou

    5.000.000 pour les

    marchs de travaux)

    Publicit europenne - JOUE

    Procdure ouverte : 52 jours

    Procdure restreinte : 37 jours

    pour la rception des dossiers

    de candidature, et 15 jours pour

    la rception des offres

    Une demande dclaircissement de la part dun soumissionnaire est toujours possible, il conviendra de prvoir une date butoir pour les demandes (par exemple dix jours avant louverture des offres). Tout complment dinformation devra tre accessible via les mmes canaux que le dossier initial, voire

  • communiqu lensemble des bureaux ayant manifest leur intrt.

    Il est important de consulter la lgislation applicable en la matire. La lgislation peut tre dtaille en ce qui concerne le droulement de la sance douverture des offres.

    Lors de la rception des offres, il est conseill de les numroter (sur les enveloppes directement) et dtablir une liste de rception (signe par le secrtaire) reprenant le numro, la date et lheure de rception de chacune des offres.

    Si la procdure choisie le requiert, il faut procder une ouverture publique des offres permettant tout le monde de connatre le nombre et le nom des soumissionnaires (transparence), sans oublier de faire circuler une liste de prsence.

    Lanalyse se fait en fonction de ce qui est demand dans le DAO/CSC (voir annexes). Il sagit de vrifier le volet administratif, savoir non seulement la prsence des documents demands, mais galement le contenu. Il peut tre utile de vrifier physiquement et parfois directement avec danciens pouvoirs adjudicateurs (projets) certains lments de loffre, par exemple les constructions ralises (rfrences) ou les quipements disponibles (informatique, thodolite)

    Selon la lgislation en vigueur, lanalyse (ou ses conclusions) doit tre publie dans les journaux de la place.

    Une fois lanalyse technique complte et la pondration tablie, les offres financires des prestataires qui rpondent aux critres d'acceptation (valuation minimale) sont ouvertes. Aprs vrification des quantits et des prix unitaires, le march est attribu au soumissionnaire le moins disant suivant le prorata prtabli entre partie financire et partie technique (selon la procdure et suivant les rgles en vigueur).

    Ltablissement dun APS est une tape charnire dans le processus de construction. Le bureau darchitecture prpare les plans gnraux, les dfinitions, les coupes et faades sur la base du programme architectural et des exigences demandes par le pouvoir adjudicateur (projet) dans le DAO/CSC (march de services prestations intellectuelles pour un bureau darchitecture).

    Cette tape permet de vrifier si le budget est suffisant et sil faut ajuster les priorits ou non. Dans le cas dun rajustement, il est toujours prfrable dagir sur le volume dactivit plutt que sur la qualit ou lesthtique. LAPS doit faire l'objet dune runion de restitution (et dun PV sign par tous) avec les bnficiaires et les parties prenantes du projet.

    Il conviendra de prvoir dans le CSC du bureau dtudes la fourniture de 2 3 propositions sur la base des ractions des partenaires impliqus dans le projet. Pour sassurer de la bonne comprhension des propositions (la lecture de plans nest pas chose vidente pour certains), il pourra tre demand que larchitecte fasse une prsentation orale et mette disposition des plans en perspective, voire une maquette (tout ceci doit figurer dans les TdR du DAO/CSC).

    Suite lacceptation de lAPS, le bureau darchitecture ralise lAPD. Aprs lapprobation de ce dernier par le matre douvrage, il finalise le DAO/CSC pour le march de travaux, dont le contenu est dtaill dans les annexes. Ce dossier comprend les pices crites dont les spcifications techniques (exemple en annexe 7), les quantitatifs (voir exemple en annexes 8, 9 & 10) et graphiques qui

  • permettront lentreprise de remettre son offre, puis de mettre en uvre les constructions. Ce document explicite galement la manire dont les offres vont tre values.

    Afin dviter tout malentendu, il conviendra de demander aux soumissionnaires de signer un document stipulant quils ont bien pris connaissance des plans, des mtrs, de la situation in situ (visite de site viter l'organisation d'une journe de visite commune tous les soumissionnaires pour viter les changes entre eux) et quils nont pas de remarques particulires.

    Loffre de lentreprise comprend diffrentes parties, dont une partie administrative, une partie technique (y compris un planning des travaux) et une partie financire.

    Les quantits de travaux effectuer peuvent tre calcules forfaitairement (QF) ou de manire prsume (QP). Dans le premier cas, la quantit est fixe, le pouvoir adjudicateur (projet) sait ce que vont lui coter les tches en dbut de chantier et ce, de manire dfinitive, du moins si aucune clause de rvision des prix n'est prvue. Dans le second cas, les quantits de travail sont prsumes et remesures soit chaque tat d'avancement pour paiement intermdiaire, soit la rception provisoire. Le paiement lentreprise se base sur la quantit rellement ralise. La quantit pour chaque tche peut tre suprieure ou infrieure la quantit prvue initialement dans le DAO. Dans ce second cas, le pouvoir adjudicateur (projet) ne connat le cot des travaux qu la fin du chantier.

    En gnral, le pouvoir adjudicateur (projet) prfre les QF pour viter des dpassements de budget.

    Dans les deux cas, il faut vrifier si la lgislation applicable autorise laugmentation ou la diminution du montant de base du march de travaux (exprim en %) et de combien. Si elle lautorise, il faut prvoir dans le DAO/CSC une clause permettant soit une extension, soit une diminution des travaux.

    En gnral, le DAO/CSC est vendu pour permettre le recouvrement du cot du dossier (reproduction de plans, CD-ROM, pices crites). Il peut tre vendu par le projet un prix (mentionn dans la lettre dinvitation ou dans lavis de march) fix dun commun accord avec le partenaire et selon la lgislation applicable.

    Le projet lance le march en le publiant dans les journaux officiels (obligatoire) et les journaux locaux (ventuellement des journaux professionnels ou techniques), ainsi que sur le site Web de la CTB et sur le site OCDE (voir tableau T1).

    Une demande dclaircissement de la part dun soumissionnaire tant toujours possible, il conviendra de prvoir une date butoir pour ces demandes (par exemple dix jours avant louverture des offres). Le projet se renseigne auprs du bureau darchitecture et rpond ce soumissionnaire en faisant copie tous les entrepreneurs qui ont achet le dossier (la procdure de rponse aux soumissionnaires doit tre incorpore dans le DAO/CSC). Le pouvoir adjudicateur (projet) peut galement rassembler toutes les questions-rponses et les publier sur le site de la CTB.

    Selon la loi des marchs publics dapplication et le mode de passation de march (en gnral, il s'agit d'appels doffres ouverts), la constitution dun comit danalyse des offres est ncessaire ainsi que, le cas chant, celle dun autre comit pour louverture des offres.

  • Les deux comits (principalement celui danalyse) pourront tre composs des responsables du projet et dun reprsentant du partenaire, mais galement du bnficiaire ainsi que de personnes de la socit civile intresses par lactivit de construction.

    On veillera consulter la lgislation dapplication dans le cadre du march de travaux. Celle-ci peut dtailler le droulement de la sance douverture des offres. Lors de la rception des offres, il est conseill de les numroter (sur les enveloppes directement) et dtablir une liste de rception (signe par le secrtaire) reprenant le numro, la date et lheure de rception de chacune des offres.

    Louverture se fait en sance publique, en fonction de la procdure choisie et de ce qui a t demand dans le DAO/CSC. Le comit lit le montant de loffre et vrifie sommairement la prsence des documents administratifs demands. Le comit douverture rdige un PV douverture qui est sign par tous les membres du comit et de prfrence galement par les soumissionnaires prsents.

    En fonction de ce qui a t demand dans le DAO/CSC, le comit danalyse vrifie :

    Lligibilit du soumissionnaire (les causes ventuelles dexclusion). Sil nest pas ligible, son offre est rejete.

    Sil est ligible :

    La capacit du soumissionnaire doit au minimum rpondre aux exigences formules dans le DAO/CSC. Les CV du personnel mis disposition pour le chantier (chef de chantier et autres) sont analyser srieusement, car le travail se ralisera avec eux. Il est parfois utile de vrifier physiquement et peut-tre directement avec un ancien client certains lments de loffre, par exemple les constructions ralises (rfrence) ou les quipements disponibles (camions, gnrateurs, btonnires). Si elle ne rpond pas aux exigences demandes, loffre est rejete.

    Si elle rpond aux exigences :

    La partie financire, les prix unitaires en chiffres doivent correspondre ceux crits en lettres (en cas de divergence, le montant en lettres fait foi), les multiplications (Quantit * PU) et la somme totale.

    Afin de rendre les offres comparables, les soumissionnaires ne peuvent en aucun cas modifier les quantits de travail du document de base de lappel doffres. Sils constatent des anomalies dans le DAO/CSC, ils peuvent le signaler dans un document distinct de la soumission.

    Ce travail peut tre fortement allg en utilisant le fichier Excel dcrit dans les annexes.

    Pour tous les critres dattribution repris dans le DAO/CSC, une motivation doit figurer dans le PV dattribution/rapport dvaluation.

    Le soumissionnaire rpondant favorablement aux critres de slection et disposant de loffre financire la plus basse ou conomiquement la plus intressante (selon la procdure choisie) remporte le march. Il faut consulter la lgislation dapplication pour savoir exactement comment attribuer le march : ceci peut se faire, entre autres, par la simple notification au soumissionnaire gagnant ou par

    la signature dun contrat.

    Selon la lgislation en vigueur, lanalyse (ou ses conclusions) doit tre publie dans les journaux de la place.

  • Les documents de suivi de chantier ncessaires sont :

    le journal de chantier ;

    le journal des PV des runions hebdomadaires ;

    le planning des travaux labor par lentreprise ;

    les essais sur les matriaux ;

    le DAO y compris les pices graphiques ;

    le rapport mensuel du bureau darchitecture ;

    les tats davancement ;

    la rception provisoire ;

    la rception dfinitive ;

    les plans as built, les travaux une fois raliss.

    Tous ces documents doivent tre tout moment disponibles sur chantier et, si ncessaire, en plusieurs exemplaires (plans, cahier des charges, planning).

    Il est capital que le projet simplique totalement dans le suivi de chantier pour imposer un niveau de qualit tant au bureau darchitecture qu lentreprise.

    Le bureau darchitecture en charge du suivi doit prvoir un surveillant permanent sur le chantier (personnel qui doit tre demand dans le DAO/CSC et dans les TdR du bureau darchitecture) ;

    lentreprise met de son ct en place son quipe pour lexcution des travaux.

    Il est mis disposition et rempli tous les jours par lentreprise. Ce journal comprend une feuille A4 par jour et contient les informations suivantes : nom du chantier, date, conditions atmosphriques, le

    personnel prsent ce jour, les approvisionnements du jour, les travaux en cours et les remarques ventuelles du bureau darchitecture, du projet, du bnficiaire ou de lentrepreneur lui-mme.

    Chaque feuille est signe par le chef de chantier et le surveillant permanent du bureau darchitecture. chaque visite du bureau darchitecture, du projet, du partenaire ou du bnficiaire, le visiteur doit noter dans le journal les remarques concernant sa visite et signer le journal.

    Le bureau darchitecture organise une runion de chantier hebdomadaire laquelle participent lingnieur et le surveillant permanent du bureau darchitecture, le bnficiaire, le projet (le directeur, le codirecteur et/ou lingnieur du projet), le responsable de chantier de lentreprise et ses chefs (conducteurs) de chantier. Au moins une fois par mois, larchitecte (chef de mission), la direction du projet et le directeur de lentreprise doivent participer la runion. la fin de chaque runion, un PV in situ est tabli et sign par toutes les parties, avec une copie pour le bnficiaire, une pour le chantier,

  • une pour lentreprise, une pour le bureau darchitecture et loriginal pour le projet.

    Le PV comprend au minimum les parties suivantes : nom du chantier, date, numro du PV, les

    personnes prsentes, les travaux raliss au cours de la semaine prcdente, le respect des prvisions de la semaine prcdente, les approbations des chantillons (matriaux, huisseries, quipement), les travaux prvisionnels pour la semaine venir, les remarques et conseils, la signature de tous les participants la runion.

    Cette runion permet, dune part, de visualiser les avances et la qualit des travaux, de signifier lentreprise ses manquements et imperfections et, dautre part, de planifier avec le bnficiaire et l'entreprise les activits du chantier.

    Tous les matriaux et quipements doivent tre prsents la runion avant leur placement/installation. En cas de discussion ou de dsaccord sur les tches raliser ou les quipements utiliser, les parties se rfrent toujours au cahier des charges et aux pices graphiques du chantier.

    Parfois, il apparat que certaines tches ne sont pas comptabilises dans le DAO (pas prvisibles en dbut dtude). Dans ce cas, des travaux supplmentaires sont octroys lentreprise. Le cot de ces travaux doit se calculer sur la base des prix unitaires que lentreprise a remis dans son offre de base (une clause sur les travaux supplmentaires doit figurer dans le contrat dentreprise). Laccord pour les modifications de travaux donnant lieu des travaux supplmentaires doit faire lobjet dun document sign par les responsables du projet, le bureau darchitecture et lentreprise avant le lancement des travaux. Il faut tenir compte du fait que, selon la lgislation en vigueur et les rgles dictes par le donateur, le montant total des avenants ne peut dpasser un certain ratio du montant initial (entre 10 et 20 %), moins qu'une clause particulire ait t introduite dans le document d'appel d'offres en

    conformit avec la lgislation en vigueur.

    En dbut de chantier, lentreprise effectue des analyses sur les matriaux de faon dterminer les compositions de btons, de mortier En cours de chantier, le surveillant permanent du bureau darchitecture ainsi que le pouvoir adjudicateur (projet) peuvent demander de faire des tests sur les btons ou tout autre matriau utilis sur le chantier (par exemple, les aciers ou carreaux faence anticorrosifs pour laboratoires). Lentreprise doit avoir sur le chantier des prouvettes en suffisance pour permettre les essais. Si les rsultats des essais sont infrieurs aux exigences demandes dans le DAO/CSC, lentreprise doit recommencer les parties de travail concernes par la mauvaise qualit des matriaux. Larchitecte et son quipe dingnieurs informent le projet sur la fiabilit des laboratoires de travaux publics et, il faudra le cas chant, trouver une alternative pour vrifier les matriaux. On peut prvoir dutiliser un laboratoire dun pays limitrophe, voire mme en Belgique, ou dacheter le matriel ncessaire et de demander au bureau darchitecture de se charger des essais (un calibrage est alors ncessaire). Dans les deux cas, il faut prvoir les frais dans le DAO/CSC.

    Tous les matriaux ou quipements mis en uvre sur le chantier doivent faire lobjet dune approbation pralable du bureau darchitecture et du pouvoir adjudicateur (projet).

    Chaque fin de mois, un rapport sur ltat davancement des travaux est livr par le bureau darchitecture au pouvoir adjudicateur (projet). Ceci doit tre prvu dans les TdR du bureau darchitecture.

    Ce rapport comprend : une partie administrative (nom du chantier de lentrepreneur, date de dbut et

  • de fin, montant, dlai contractuel), un tableau rcapitulatif par semaine indiquant le personnel dencadrement et le nombre douvriers sur le chantier, un tableau reprenant les travaux excuts sur le mois, un commentaire sur ltat davancement et la qualit des travaux excuts sur le mois, en ce compris les propositions pour rattraper un ventuel retard, et ventuellement des photos ou dautres lments jugs ncessaires.

    En gnral, en fin de mois, lentreprise tablit sa facture sur la base dun tat davancement des travaux, qui est vrifi et contresign par le chef de mission (larchitecte) du bureau darchitecture (peut tre diffrent selon les modalits prvues dans le DAO/CSC). Le projet effectue sa propre vrification et procde au paiement ou donne sa non-objection l'autorit comptente pour effectuer ledit paiement. Il sagit dune partie capitale dans le suivi de chantier, car cest ici quon a le plus de poids sur lentreprise. Lors des runions de chantier, on signifie lentreprise ses manquements et imperfections. Si lentreprise ne modifie pas les travaux qui ne sont pas bien excuts, on enlve ces parties de ltat davancement des travaux et lentreprise nest pas paye pour les parties concernes.

    Le bureau darchitecture (sur demande de lentreprise) organise la rception provisoire qui se tient la fin du chantier quand les travaux sont termins et que le chantier est nettoy correctement. la fin de la runion de rception, un PV in situ est tabli et sign par toutes les parties. Chaque partie reoit une copie et loriginal est conserv par le projet. Cette rception permet aussi de signaler les manquements et imperfections de lentreprise, de cder officiellement le(s) btiment(s) au bnficiaire pour utilisation. Le dernier paiement de lentreprise se fait lorsque toutes les remarques notifies sur le PV de rception provisoire sont leves. La leve des remarques est sanctionne par un courrier du bnficiaire stipulant quelles ont bien t leves par lentreprise. Le bureau darchitecture recevra son dernier paiement aprs la leve des remarques et lorsquil aura remis son rapport final de chantier et les plans de recollement (plans as built soit les travaux rellement raliss) du chantier.

    Une caution de 5 10 % (selon la lgislation dapplication) du montant du march est conserve

    durant une anne aprs la rception dfinitive du chantier. Cette caution est distinguer de la garantie de bonne fin, explique au point suivant.

    Le bureau darchitecture organise ( la demande de lentreprise) la rception dfinitive (qui a lieu un an aprs la rception provisoire). Cette rception permet de constater ltat des btiments aprs un an de fonctionnement. Un PV de rception dfinitive est tabli, indiquant lentreprise les ventuels dfauts apparus suite une mauvaise mise en uvre ou une mauvaise qualit des matriaux utiliss (microfissures dans les murs ou sols, gouttires tordues sous leffet du soleil...). Lentreprise na aucune responsabilit quant aux dgradations dues lutilisation du btiment telles que la salet, les vitres brises, les robinets et lampes casss, les huisseries dgrades

    Le PV est sign par toutes les parties qui reoivent chacune une copie, loriginal tant conserv par le projet.

    La garantie bancaire de bonne fin de 5 10 % du montant du march est libre lorsque les

    remarques signales lors de la visite de rception dfinitive sont leves (ce qui est sanctionn galement par une lettre du bnficiaire).

  • Le bureau darchitecture et lentrepreneur restent responsables de la partie structure du btiment pendant une priode de dix ans. Cette garantie nest pas souvent applicable dans les pays dans lesquels la CTB intervient, mais figure normalement dans les textes de loi.

    L'objectif dune mission de contrle est de prvenir les alas techniques susceptibles d'entraner des sinistres et de vrifier le respect des rgles de l'art en matire de construction. Il peut sagir dun contrat li un projet spcifique ou dun march ouvert pluriannuel couvrant lensemble des activits de construction de la CTB dans un pays, devant permettre l'adjudicataire de rpondre aux demandes diverses des diffrents projets de coopration.

    L'adjudicataire aura pour tche, en tant que bureau de contrle (BC) agr, de faire toutes les vrifications ncessaires, et ce, en toute indpendance par rapport la matrise duvre (bureau dtudes et d'architecture) et de lentreprise, et en coordination avec le fonctionnaire dirigeant de chaque prestation contrle.

    Le BC offrira la matrise d'ouvrage un service impartial, devant lui garantir la qualit et la conformit des ouvrages. Ce type de mission couvre en gnral deux types de contrle :

    type L (lgal) : contrle de la solidit des ouvrages, de la viabilit, des fondations, de l'ossature, des clos et couverts, des quipements qui font indissociablement corps avec les ouvrages ;

    type S (scurit des personnes) : contrle des conditions de scurit des constructions acheves, y compris des risques de sisme.

    Lensemble des tches dune mission classique de contrle couvre les tches suivantes : i) la rvision

    des plans et documents d'tude d'architecture et d'ingnierie, y compris la vrification des notes de calculs ; ii) l'analyse des dossiers d'appels d'offres ; iii) l'analyse des documents raliss par

    l'entreprise dans la phase d'tudes et de prparation du chantier ; iv) un contrle sur chantier lors de

    certaines phases cruciales de la construction et de l'quipement des ouvrages ; v) le contrle de

    scurit des futurs usagers ; vi) la rdaction de rapport chacune des tapes, ainsi qu'un rapport final

    de contrle technique.

    Pour ce faire, la mission de contrle comprendra toutes les activits utiles assurer les contrles de type L et S et ce, le plus en amont possible des phases du projet de construction. Elle inclut, de manire non limitative, les prestations suivantes :

    l'analyse de l'ensemble des pices crites du dossier ;

    l'examen des plans et documents d'excution, des ouvrages et des conditions dans lesquelles les travaux seront/ont t excuts ;

    le relev d'chantillons sur chantier et leur analyse par des laboratoires certifis ;

    la formulation d'avis sur les dispositions techniques du projet et sur les conditions dans lesquelles les parties prenantes au dossier effectuent les vrifications techniques qui leur incombent ;

    suivant une demande prcise, l'assistance la rception des ouvrages, la participation des runions de coordination, la contribution la rsolution des problmes.

  • A 1 Dfinition de termes

    A 2 Recommandations pour le lancement dun march de services dun bureau darchitecture

    A 3 Exemple de TdR pour lvaluation des propositions dun concours darchitecture

    A 4 Barme des honoraires darchitecte de lordre des architectes belge

    A 5 Exemple de TdR dun bureau darchitecture (sans appel manifestation dintrt ni concours)

    A 6 Exemple de spcifications techniques dun cahier des charges de construction

    A 7 Exemple de bordereau de prix unitaires (BPU)

    A 8 Exemple de bordereau de quantits forfaitaires

    A 9 BPU et quantitatif sur Excel remettre aux entreprises

    A 10 Exemple de chronogramme des tapes dun projet de construction

    NOTE IMPORTANTE :

    Les documents prsents en annexe rentrent dans un cadre purement informatif. Ils ne peuvent en aucun cas tre considrs comme des documents de rfrence applicables lensemble des constructions de la CTB. Il sagit en effet de documents rsultant dun contexte spcifique, le Burundi en loccurrence. Il appartient chaque projet de rdiger ses appels doffres, y compris les CSC, en fonction de la lgislation en vigueur, des normes et standards de construction applicables dans le pays dans lequel il opre, ainsi que des technologies et matriaux choisis pour raliser louvrage et des rgles de lart propres leur mise en uvre.

    titre dinformation, la cellule marchs publics (LEA) travaille la constitution dune base de donnes de contrats type et de modles de CSC propres chaque pays.

  • CTBAGENCE BELGEDE DVELOPPEMENT

    RUE HAUTE 1471000 BRUXELLEST +32 (0)2 505 37 00 F +32 (0)2 502 98 62 INFO@BTCCTB.ORG WWW.BTCCTB.ORG

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