Optimiser l’intubation; Optimize intubation;

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  • Ranimation (2013) 23:S94-S97DOI 10.1007/s13546-013-0757-9

    SESSION ORALE / ORAL SESSION MDECIN

    SO133Proxygnation par oxygnothrapie humidifie et rchauffe haut dbit pour intubation en ranimation, tude piloteK. Guernon1, D. Carpentier1, G. Beduneau1, F. Tamion1, J.B. Michot2, V. Royon3, A. Marchalot1, P.L. Declercq4, S. Gelinotte4, M. Le Besnerais5, M.L. Thibault3, M. Bubenheim6, C. Girault1, G. Bonmarchand11Service de ranimation mdicale, CHU de Rouen, Rouen, France2Service de ranimation polyvalente, CHI dElbeufLouviersValDeReuil, Elbeuf, France3Ple ranimationanesthsieSamu, CHU de Rouen, Rouen, France4Service de ranimation polyvalente, centre hospitalier de Dieppe, Dieppe, France5Service de mdecine interne, CHU de Rouen, Rouen, France6Service de biostatistiques, CHU de Rouen, Rouen, France

    Introduction : Lintubation orotrachale (IOT) en ranimation expose une morbimortalit leve [1]. Loptimisation de la proxygnation est un point fondamental dans la scurisation de ce geste. Une technique innovante, loxygnothrapie humidifie rchauffe haut dbit, dj utilise dans notre service dans ce contexte, semble prometteuse. Notre travail visait objectiver lamlioration apporte par lOHD dans la proxygnation pour IOT.

    Patients et mthodes : Nous avons ralis dans notre centre une tude rtrospective observationnelle de faisabilit partir de donnes recueillies prospectivement, de janvier 2012 octobre 2012. Pour tous les patients devant bnficier dune IOT sous OHD, une feuille de recueil de donnes prtablie tait remplie. Le paramtre principal valu tait lvolution de la SpO2 au cours de la procdure. Les donnes secondaires taient les variations hmodynamiques, la faisabilit et lintrt de la technique. Enfin nous avons compar la proxygnation par OHD chez les patients hypoxmiques avec un chantillon historique pour lequel la proxygnation avait t effectue par ventilation non invasive (VNI).

    Rsultats : Parmi les 27 patients inclus, la SpO2 augmentait de faon significative +4 % (p < 0,0004) et ce quel que soit la mthode doxygnothrapie utilise avant la proxygnation. Ce bnfice tait conserv au cours du temps jusqu la fin de la procdure. Il ny avait pas de complication notable. Lintrt et la faisabilit taient jugs trs favorablement. Enfin la comparaison des 13 patients intubs pour dtresse respiratoire avec 39 patients dans le groupe VNI ne permettait pas de trancher en faveur de lune ou lautre des techniques.

    Conclusion : Notre tude montre que la proxygnation par OHD pour lintubation en ranimation peut tre une technique simple, efficace en terme doxygnation et scuritaire en terme de procdure avec une trs bonne faisabilit. Ceci peut tre expliqu par la possibilit de contrler la FiO2, un effet PEP mme modeste et la possibilit de laisser les canules nasales en place pendant toute la dure de

    la procdure et ainsi de poursuivre un apport doxygne a minima. Nos rsultats suggrent galement que lOHD peut tre aussi efficace pour la proxygnation que la VNI dont lintrt est fortement suggr dans la littrature [2].

    Rfrences 1. Jaber S, Amraoui J, Lefrant JY, et al (2006) Clinical practice and

    risk factors for immediate complications of endotracheal intubation in the intensive care unit: a prospective, multiplecenter study. Crit Care Med 34:235561

    2. Baillard C, Fosse JP, Sebbane M, et al (2006) Noninvasive ventilation improves preoxygenation before intubation of hypoxic patients. Am J Respir Crit Care Med 174:1717

    SO134Proxygnation et intubation des patients SDRA avec loxygnothrapie nasale haut dbitK. Ben Ahmed, R. Miguel Montanes, J. Messika, S. Gaudry, D. Roux, S. JeanBaptiste, C. Leclaire, D. Dreyfuss, J.D. RicardService de ranimation mdicochirurgicale, CHU LouisMourier, Colombes, France

    Introduction : Lintubation en ranimation est une procdure risque de complications, au premier rang desquelles figure lhypoxmie svre, potentiellement fatale. Ce risque est encore plus lev quand les patients sont dj profondment hypoxmiques comme au cours du SDRA. Dans ces situations, la proxygnation conventionnelle, qui vise prvenir les dsaturations au dcours de lintubation, est insuffisante. Nous avons dj montr que lutilisation de loxygnothrapie haut dbit utilise pour assurer la proxygnation des patients en insuffisance respiratoire aigu tait suprieure la mthode conventionnelle, et diminuait lincidence des hypoxmies svres pendant lintubation. Dans le prsent travail, nous avons tudi leffet de loxygnothrapie haut dbit pour proxygner les patients prsentant un SDRA ncessitant intubation et ventilation mcanique invasive.

    Patients et mthodes : tude prospective de cohorte. Tous les patients prsentant un SDRA et intubs dans notre service ont t inclus. Les critres de SDRA associaient une dtresse respiratoire aigu (frquence respiratoire > 25/min), la ncessit du recours lintubation et la ventilation mcanique invasive ; un rapport PaO2/FiO2 < 200 ; une atteinte radiologique dau moins 3 quadrants, et une tiologie compatible. Conformment aux pratiques dans notre service, les patients taient sous oxygnothrapie haut dbit avant lintubation, avec les paramtres suivants : Fisher & Paykel MR850 en position ventilation invasive ; FiO2 : 100 % ; dbit : 60 L/min. Le protocole dintubation comportait une induction en squence rapide et la poursuite de loxygnothrapie haut dbit. galement selon nos pratiques, un gaz du sang tait prlev avant lintubation

    Optimiser lintubationOptimize intubation

    SRLF et SpringerVerlag France 2013

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    ainsi quentre 30 et 60 min aprs le branchement du patient au respirateur. Les rsultats sont exprims en mdiane et 2575 percentiles, sauf indication particulire.

    Rsultats : Nous prsentons ici les rsultats prliminaires portant sur 36 patients.

    ge 54 [4571]IGS2 47,5 [3757]Nbre de quadrants atteints 3 [34]PaO2/FiO2 printubation 82 [62113]SpO2 juste avant laryngoscopie 97 [88100]SpO2 au branchement au respirateur 92 [8298]SpO2 la plus basse pendant lintubation 88 [7895]SpO2 < 80 % n, (%) 11 (30 %)Nbre de laryngoscopie 1 [12]Trouble du rythme, n 1Arrt cardiorespiratoire, n 0Mise en DV au cours du sjour, n 11Recours lECMO ; n 2

    Conclusion : Dans cette population de SDRA trs svre ; lutilisation de loxygnothrapie haut dbit au cours de lintubation a permis la ralisation de ce geste haut risque sans incident majeur. Cette technique offre lavantage de garder le mme dispositif doxygnation depuis ladmission du patient en ranimation jusqu son intubation, permettant ladministration doxygne rchauff et humidifi haut dbit pendant la laryngoscopie.

    SO135Intubation en ranimation par les internes avec un vidolaryngoscope : tude comparative avec un laryngoscope standardA. Bailly, J.B. Lascarrou, M. Lemarie, G. Colin, K. Bachoumas, J.C. Lacherade, L. Martin Lefevre, M. Fiancette, I. Vinatier, C. Lebert, A. Yehia, M. HenryLagarrigue, J. ReignierRanimation, CHD de la Vende, La RochesurYon, France

    Introduction : En ranimation, les conditions dintubation non optimales sont responsables dune frquence accrue dintubation difficile et de complications parfois svres dans plus dun quart des cas. Paralllement, ce geste technique est frquemment ralis par des oprateurs en cours dapprentissage. La mise sur le march rcente des vidolaryngoscopes (VL) qui permet une intubation par laryngoscopie sous contrle vido reprsente possiblement une solution. En effet, ces VL permettraient une scurit accrue au cours du geste grce une vision glottique amliore et une supervision constante du mdecin senior. Le but de cette tude prliminaire tait de comparer la proportion dintubations orotrachales (IOT) russies la premire laryngoscopie via un vidolaryngoscope (VL) comparativement un groupe contrle par laryngoscope standard (LS).

    Patients et mthodes : Cette tude prospective de type avantaprs a t conduite entre mai 2012 et novembre 2012. Une fiche spcifique a t remplie de manire prospective lors de chaque IOT par un interne : laide du laryngoscope VL entre mai et aot 2012 puis laide dun LS entre aot et novembre 2012. Les donnes ont t analyses laide du logiciel Statview avec un test de Fisher pour les variables nominales et un test de Student pour les variables quantitatives avec p < 0,05 significatif.

    Rsultats

    Groupe VLn = 23

    Groupe LSn = 40

    p

    DESC Urgence 10 24 0,55DESAR 7 9DES autre 6 7Exprience :

    Nombre de semestres 4 2 5 1 0,01Nombre laryngoscopie dans le service

    4 4 6 3 0,14

    chec de 1re laryngoscopie n (%) 0 11 (27,5) 0,005Aide du senior supervisant :

    Compression cricode 1 0Conseil oral 3 2Seconde exposition 0 10

    Utilisation matriel intubation difficile

    0 Mandrin long : 3Airtraq : 2

    Dsaturation lors de la procdure n (%)

    3 (13) 14 (35) 0,08

    Score de Cormack 1 0 2 1 0,06

    Discussion : Notre tude met en vidence une diminution significative du nombre dchec de premire laryngoscopie dans le groupe VL comparativement au groupe LS. Paralllement, il semble que le VL amliore la vision glottique permettant une exposition amliore (Score de Cormack). Nanmoins, ce travail prliminaire comporte des limites videntes : effectif faible, tude avantaprs, absence de recueil de certaines caractristiques des patients (critres dintubation difficiles).

    Conclusion : Il semble que le vidolaryngoscope permette damliorer les conditions dintubation en ranimation par des internes. Ce travail prliminaire ne permet pas dextrapoler ces rsultats des oprateurs expriments et ncessite une tude randomise de confirmation avec un effectif plus important.

    Bibliographie 1. Jaber S, Amraoui J, Lefrant JY, et al (2006) Clinical practice and

    risk factors for immediate complications of endotracheal intubation in the intensive care unit: a prospective, multiplecenter study. Jaber S et al. Crit Care Med 34:9 235561

    SO136Enqute nationale sur lintubation difficile dans les services de ranimation franaisA. Turbelin1, A. Duwat1, S. Petiot1, V. Hubert2, R. Deransy1, H. Dupont31Dpartement danesthsie et ranimation, CHU dAmiens, hpital Nord, Amiens, France2Dpartement danesthsie et ranimation, CHU dAmiens, hpital Sud, Amiens, France3Service de ranimation polyvalente, CHU dAmiens, hpital Nord, Amiens, France

    Introduction : En ranimation, la matrise des techniques alternatives en cas dintubation difficile est imprative au vu de son incidence leve [1] et de linstabilit des patients. Nous avons ralis une enqute nationale des connaissances thoriques et de lexprience pratique des ranimateurs concernant lintubation difficile, ainsi que de leur formation et du matriel disponible au sein des services.

  • S96 Ranimation (2013) 23:S94-S97

    Matriels et mthodes : Un questionnaire anonyme comportant 40 questions choix multiples a t envoy par courrier lectronique aux praticiens exerant dans les services de ranimation en France.

    Rsultats : 508 ranimateurs ont particip lenqute. 97 % des praticiens dclarent avoir un rangement ddi au matriel dintubation difficile : le mandrin long bquill est prsent dans 96 % des cas, le Fastrach dans 82 % et un kit de cricothyrodotomie dans 75 %. Concernant lexprience sur mannequin, 105 praticiens (20 %) ont ralis plus de 5 intubations avec mandrin long bquill et 112 (23 %) ont pos au moins 5 Fastrach sur mannequin. 28 % dclarent navoir aucune exprience pratique du Fastrach sur mannequin. De mme, sur lensemble de leur formation (initiale et continue), 44 ranimateurs (8,5 %) ont ralis au moins cinq cricothyrodotomies sur mannequin, et 33 (6,5 %) se sont entrans au moins cinq fois loxygnation transtrachale. Ils sont respectivement 269 (53 %) et 322 (63 %) navoir jamais essay ces gestes sur mannequin. Concernant lexprience pratique sur patient, 421 ranimateurs (83 %) ont pos moins de 10 Fastrach, 257 praticiens (51 %) ont ralis moins de 10 intubations sous fibroscopie et la cricothyrodotomie na jamais t pratique par 331 (65 %). En cas dintubation en situation durgence hors arrt cardiaque, 29 % nutilisent pas dinduction en squence rapide systmatique. De mme, les techniques de proxygnation choisies sont incorrectes dans 35 % des cas. 209 ranimateurs (42 %) jugent leur formation sur lintubation difficile inexistante ou non adapte et 443 (87 %) souhaiteraient participer des simulations hautefidlit sur mannequin.

    Conclusion : Ce travail constitue, notre connaissance, la premire enqute nationale franaise concernant la prise en charge de lintubation difficile en ranimation. Les rsultats de notre tude montrent que la formation initiale ou continue des ranimateurs franais sur la gestion des voies ariennes est insuffisante. Le respect de protocoles standardiss et valids [2], qui permettent de scuriser lintubation en ranimation, doit tre enseign. Ces protocoles incluent notamment la recherche systmatique de critres dintubation et de ventilation difficile, la ralisation dune proxygnation correcte, une induction en squence rapide et la confirmation immdiate de la position endotrachale de la sonde dintubation par la capnographie. Lapprentissage sur simulateur hautefidlit est vivement souhait par les praticiens franais et doit tre dvelopp : cette mthode pdagogique permet en effet de rduire lcart existant entre le haut degr de comptence clinique requis et le faible niveau dexposition, tout en amliorant le travail en quipe, lapprentissage des algorithmes recommands et la gestion des facteurs humains.

    Rfrences 1. Simpson GD, Ross MJ, McKeown DW, Ray DC (2012) Tracheal

    intubation in the critically ill: a multicentre national study of practice and complications. Br J Anaesth 108:7929

    2. Jaber S, Jung B, Corne P, et al (2010) An intervention to decrease complications related to endotracheal intubation in the intensive care unit: a prospective, multiplecenter study. Intensive Care Med 36:24855

    SO137Intubation orotrachale difficile en zone de guerre : tude pidmiologique descriptive sur deux thtres doprations extrieures (Kaboul et NDjamena)A. Jarrassier1, P. Pasquier1, C. Lions2, A. Vichard3, P. Ramiara4, S. Duron Martinaud5, S. Mrat11Dpartement danesthsie et ranimation, HIA Bgin, SaintMand, France

    2Dpartement danesthsie et ranimation, HIA Desgenettes, Lyon, France3Dpartement danesthsie et ranimation, HIA Legouest, Metz, France4Dpartement danesthsie et ranimation, HIA SainteAnne, Toulon, France5pidmiologie, Cespa, Marseille, France

    Introduction : La survenue dune intubation orotrachale (IOT) difficile voire impossible, prvue ou imprvue, tant en anesthsie dans le cadre de lurgence ou dune chirurgie rgle, quen ranimation devant une dfaillance vitale, reprsente un vritable problme pour loprateur compte tenu des risques et consquences qui en dcoulent. Lpidmiologie de lintubation difficile (ID) en milieu militaire, et notamment sur les thtres doprations dextrieures (OPEX), est mal connue. En prciser les caractristiques permettrait dadapter les moyens techniques disposition en OPEX. Notre tude a pour objectif de dcrire les pratiques de lIOT lHpital mdicochirurgical de KaIA (Kaboul, Afghanistan) et au Groupement mdicochirurgical de NDjamena (Tchad) : taux dID, caractristiques des patients, circonstances de sur...