prendre la mesure de l'espace

  • Published on
    10-Mar-2016

  • View
    218

  • Download
    4

Embed Size (px)

DESCRIPTION

Rapport entre la pratique du designer produit et l'espace au travers de trois expriences successives. L'objet comme jalon, mdiateur et vhicule.

Transcript

  • Paysageprendre la mesure de lespace

  • Sommaire

    Jalons,piquets et potelets ...de la mesure de lespace par lobjet...........................................................................................................P4-P11

    Le petit poucetLobjet comme mdia entre le corps et lespace...................................................................................P12-P23

    Coupe de franceLobjet comme vhicule dune exprience de lespace.......................................................................P24-P43

  • 3Conclusion.......................................................................................................................................................................P44-P45

  • 4

  • 5Jalons,piquets et potelets ...de la mesure de lespace par lobjet.

    Piquets, jonchets, potelets jalonnent lepsace, ryth-ment le paysage quil soient urbains ou ruraux. Dune main plus grand quune hauteur de table, comptez 85cm pour les irrductibles de la mtrique, ils ne sont certes pas partout. Mais leur proportion se retrouve assez aisment tout de mme. Si bien quelle constitue un repre dchelle dans un espace. Ces piquets rappellent lantique jalon qui permit aux gyptiens de btir les pyramides (du moins den faire le trac au sol). Comme si en signi-fiant son espace, en le marquant, lhomme le mettait sa mesure. Le premier geste dun designer confron-t au paysage pourat donc tre celui de planter ses piquets pour le mettre sa mesure.

  • 6

  • 7

  • 8

  • 9On pourrat, comme cela, partir de ces chelles de rfrences marquer lchelle dun lieu.Il est des lieux, des paysage voulus hors de proportion. Soit parceque lhomme ou la nature a fait blockbuster, quil ou elle a fait super production et grand spectacle. Soit parceque le peintre ou le photographe en a profit pour forcer le trait. On pourrat juste montrer que lhomme est l, quil existe dans sa forme premire.

  • 10

    et puis, on pourrat hsiter soudainement. Se rendre compte que lon nest pas sr de ses calculs perspectifs. Mais que du coup, son piquet, pourrat transformer lchelle dun paysage.

  • 11

  • 12

  • 13

    Le petit poucetLobjet comme mdia entre le corps et lespace.

    Quel pourrait-tre le geste dun designer pour mesurer lespace? Vous souvenez-vous de ce pouce dont nous usions autre-fois? Non pas dans la bouche, mais en cours de dessin. Il reporte les proportions. Le pouce est un jalon du corps. Il est encore rfrence de mesure, lie une chelle manipu-lable. Comment pourrat-il me dire la distance qui spare mon corps de lespace qui lentoure. Il me faut ici demander de laide un ami peintre et mathmaticien : Lon Alberti. Et rcuprer les piquets voqus prcdemment.

  • 14

    Lon Alberti dit la chose suivante : il faut se reprsenter la vision com-me une pyramide (1) dont le sommet est loeil et dont la base est lensemble de ce que nous voyons. Un tableau, cest comme une de ces pyramides vue de dessus. La ligne dhorizon est donc hauteur de loeil de celui qui regarde et le point de fuite matrialise la position de ce spectateur. Pour proportionner les distances, alberti utilise un systme de dallage. Cest un report de la distance qui spare le spectateur du tableau. Sur la figure 10a, le segment [OT] matrialise cette distance. Il lui permet en reportant les distances latrales dobtenir des droites parrallles au plan qui reportent cette dis-tance [OT] comme autant de cadres successifs au tableau. Pour ce qui nous concerne, notre pouce constitue lentre du tableau. la distance qui spare notre regard de notre pouce est fixe 50 cm(fig1). Mesure somme toute pratique. Monte lchelle 1/10e, fig(2) cette perspective va nous permettre de dessiner un piquet tout les 50cm. Nous reportons ensuite ces hauteurs sur une rgles com-me suit (fig 3).

    (1)Alberti Lon baptista,De pictura,

  • 15

    fig1fig2

    fig3

  • 16

    Nous avons ainsi une chelle des distances qui nous sparent de lespace qui nous entoure. Nous pouvons la reporter sur notre pouce.Elle se lie en faisant correspondre le sommet du pouce et celui du piquet vis. A la base du piquet, correspond la graduation indiquant la distance entre notre corps et cet objet.

  • 17

  • 18

  • 19

  • 20

    On pourrai transformer cette exp-rience en artefact, com-me une espce dobjet primitif . Il revendique la fois un rapport matrialiste entre le corps et lespace, en proximit avec une forme danimisme et une pense rationnelle et humaniste. La triangulation qui sert de base de calcul fait ici office de signe de graduation.

  • 21

    Cartes inuits dune partie du Groenland oriental, en bois flott, recueillie par Gustav Holm en 1884.

  • 22

    De ce viseur manipula-ble, on pourrat reprendre le trac pour donner une mesure lespace urbain. Correspondant diff-rentes tailles dhumain, et de 50cm de diamtre,(la longueur de focale que nous avions utilise pour faire les mesures prcdentes,) les grandes colones sont des percep-tographes fixes accom-pagns par des potelets de 85cm.Ces derniers compltent le dispositif darpentage et de dlimitation de lespace.

  • 23

    A chaque taille humaine correspond, en fonction des calculs une taille et un rythme diffrent de la graduation qui vient introduire une variabi-lit rythmique des dif-frentes colonnes.

  • 24

    Coupe de franceLobjet comme vhicule dune exprience de lespace

    De la vitre du train, jai vu la france en coupe. Le rail de lyon paris tranche le pays dun axe nord-sud. Certes incomplet, le paysage est comme une lamelle quon aurait regard comme depuis un appareillage de vision mont sur une coulisse. Le train qui lempreinte est un macroscope, un outil de dissection du paysage. Riv face face dans le wagon-bar, un de-mi-crme, chre la place, josculte la lamelle de bas en haut puis de haut en bas. Aller-retour dans la jour-ne. Photographie de manire insatifaisante, la coupe de france pourrait certainement tre plus nette. 2 choses. La mesure de lespace ainsi prise pourrait tre confie des gographes. Il faudrait trouver un stratagme pour avoir de meilleurs rsultats. Un pro-tocole mettre en place. Il est du ressort du domaine scientifique.

  • 25

  • 26

  • 27

    On pourrait envisager certains scnarios dutilisation du train dans une lecture rcrative du paysage. Il arrive frquemment que le voyageur ait lenvie de savoir quel est lhistoire de cet imposant couvent crois sans doute au dessus de la bourgogne, cet lgant silo grain quelques kilomtres plus loin.Nous pourrions imaginer la vitre dune rame com-me une surface sensible sur laquelle nous aurions la possibilit de pointer des lments du paysage sur lesquels nous voudrions avoir une information. Il serait galement intressant que nous puissions associer une information personnelle lun de ces lments. Dposer une impression ou complter la notisse qui les accompagne. Dans ltat davancement actuel de la tech-nologie, on pourrat relier ce lexique du paysage vu du train un systme tlphone portable ou rcep-teur ddi/ tiquette RFID .

  • 28

    La considration pour lexprience paysagre que le train procure est traite de manire insa-tisfaisante. Cet espace pourrait-il tre perma-ble lespace qui lenvi-ronne. Quel forme don-ner cette permabilit? Comment le paysage vu du train peut il marquer son espace intrieur? Le paysage vu du train, cest une bande. Alors, il faut lexprimenter comme telle, dans sa forme ma-trielle pour crer un vocabulaire paysager. Il faut exprimenter la bande. Enrouler, strati-fier, plier, replier, com-pacter,...

  • 29

  • 30

  • 31

  • 32

  • 33

  • 34

  • 35

  • 36

  • 37

  • 38

  • 39

  • 40

  • 41

  • 42

  • 43

  • 44

    Conclusion Le designer entretient son rapport de mesure , dexprience de lespace par lobjet. Cet objet peut tre Jalon, repre dans lespace marqueur du teritoire. Il peut tre manipulable et ser alors de mdia entre le corps humain de lutilisa-teur et lespace. Il peut enfin tre vhicule dune exprience de lespace. Il devient alors lui-mme espace parcequil nous contient. Un espace qui traverse lespace qui lenglobe. Ce faisant il le marque. Je pense quil peut avoir la modestie dtre marqu en retour. Lobjet serait ainsi le lieu dun change entre chelle physique de lhomme, perception du sujet et environnement.

  • 45

  • 46