Prévalence des diagnostics posés secondairement dans une unité de réadaptation précoce : un nouveau défi ?

  • Published on
    30-Dec-2016

  • View
    215

  • Download
    3

Embed Size (px)

Transcript

  • iol rorganisation du service en 2 secteurs porteurs et contacts , puis un 3e

    indemnes (soins et rducation) lorsque des sorties ont permis la reprise desadmissions ; rorganisation gographique du plateau technique et des plannings derducation ; isolement strict en chambre des patients porteurs (personnel ddi,rducation en chambre. . .) ; tous les patients prsents cette date considrs contact ont eu unprlvement rectal hebdomadaire, puis bimensuel partir du 01/08/11, jusquleur sortie mme si prlvements ngatifs ; ont bnfici des mesures en vigueurpour portage de BMR.Resultats.Quarante-quatre patients ont t concerns dont 4 porteurs : un seuldpist auprs des contacts et un 4e accept en connaissance. Retour situationnormale en octobre avec sortie du dernier patient porteur (26/09/2011) au prix de :543 prlvements rectaux ; 388 journes indisponibles ; 382 soignantssupplmentaires (151 IDE ; 231 AS) ; 11 runions de crise ; allongement desdures de sjour en raison des difficults de sortie mme chez les patientsngativs ; perte de 15 admissions sur lanne ; cot psychologique lev.Conclusion. La lutte contre de telles pidmies dans un service de MPR estdifficile et ncessite une grande rigueur, qui entrane un isolement mal vcu parles patients, une perte de chance dans la rducation, un cot financier lev. Ilfaut se prparer une rorganisation des soins en MPR pour les prochaines quine manqueront pas de survenir.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2012.07.752

    CO38-006-f

    Prevalence des diagnostics poses secondairement dans uneunite de readaptation precoce : un nouveau defi ?M. Iakova *, A. Vouilloz, F. Luthi

    Departement de lappareil locomoteur, clinique romande de readaptation

    SUVA Care, avenue Grand Champsec 90, 1950 Sion, Suisse

    *Auteur correspondant.Adresse e-mail : maria.iakova@crr-suva.ch.

    Mots cles : Diagnostics second-look ; Reeducation

    Objectif . La radaptation prcoce aprs une phase hospitalire aigu est enplein dveloppement. En effet, lvolution des systmes de sant tend vers unerduction importante des dures de sjours et vers un transfert plus prcoce depatients plus lourds. Lobjectif de cette tude est de mesurer la prvalence dediagnostics en lien avec la pathologie ayant motiv le transfert, maisdiagnostiqus seulement en radaptation ( second-look ).Materiel/Methodes. Patients hospitaliss conscutivement dans une unit deradaptation prcoce. tude dobservation rtrospective sur un an partir dudossier mdical lectronique du patient. Rcolte des diagnostics poss aprs letransfert, des investigations et des modifications de traitement.Resultats. Pendant la dure dtude, 103 patients ont t pris en charge la suitedun polytraumatisme, dune prothse (hanche/genou/paule), dune amputationdu membre infrieur ou dune brlure. Chez 21 patients (20,4 %), 18 hommes, 3femmes, ge moyen 38 ans, 37 nouveauxdiagnostics ont t poss. Douze atteintesmusculosquelettiques ont t retenues. Dans 25 cas une lsion neurologique a tdcouverte. Chez 8 patients, plus dun diagnostic a t port. Dans 86 % des cas, lediagnostic tait orient par la clinique, dans 14 % le diagnostic tait pos larvision du dossier radiologique. Vingt-neuf investigations complmentaires ontt ncessaires. Un traitement orthopdique et/ou pharmacologique ainsi quuneadaptation du protocole de rducation ont t ncessaires.Discussion. Chez 1 patient sur 5, un diagnostic second look a t pos danscette unit. Les atteintes neurologiques sont 2 fois plus reprsentes que cellesde lappareil locomoteur. Presque tous les diagnostics concernent despolytraumatiss (95 %). Ces diagnostics ncessitent de nombreuses investi-gations ainsi que des adaptations thrapeutiques. notre connaissance, il sagitde la premire tude dans ce domaine mene dans un service de radaptation.Lvolution des systmes de sant caractrise par une rduction des dures desjour pourrait contribuer renforcer cette problmatique. Il pourrait galementsagir dun nouveau dfi pour les services de radaptation en termesdorganisation et de relation avec les services de soins aigus.

    Protocoles, Qualite des soins (II) / Revue dEpidemhttp://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2012.07.753CO38-007-f

    Ateliers de groupe dans le cadre de contratsdautoreeducation guidee dans la paresiespastique. Experience 20092012C. Gault-Colas *, A. Behnegar, C. Hennegrave, E. Lamour, S. Joudoux,

    T. Santiago, J.-M. Gracies

    Service de medecine physique et de readaptation, hopital Albert-Chenevier,

    groupe hospitalier Henri-Mondor, 40, rue de Mesly, 94010 Creteil, France

    *Auteur correspondant.Adresse e-mail : caroline.colas@ach.aphp.fr.

    Mots cles : Paresie spastique ; Contrat ; Autoreeducation guidee ; Atelier ;

    Groupe

    Introduction. Les Contrats dautorducation guide (CAG) dans la parsiespastique (aprs AVC, traumatisme crnien ou mdullaire, tumeur dusystme nerveux, SEP) impliquent un travail personnel domicile, quotidien,tabli avec le rducateur, dont lobjectif explicite est la progressionfonctionnelle. Le patient sengage effectuer le travail prescrit et remettreau rducateur chaque rencontre un registre crit des exercices raliss.Nous avons concu des ateliers de groupe pour amliorer lobservance etlefficacit des contrats.Patients et methodes. Tous les patients partiques en CAG taient invits participer. Chaque atelier est une sance dautorducation en groupe dune heure(45 patients superviss par 34 thrapeutes, kinsithrapeutes, ergothrapeutes,mdecins, infirmires dducation thrapeutique, STAPS. . .). Les conjoints,aidant familial, sont encourags participer. Deux types dateliers hebdomadairessont proposs, un pour le membre infrieur et un pour le membre suprieur. Lespostures dtirement et exercices dentranement suivent les fiches du guidedautorducation spcifiquement rdig pour les CAG [1]. Chaque tirement estrexpliqu au patient, appliqu durant 3 minutes (vs 1015 min au domicile).Chaque entranement moteur est une srie de mouvements alternatifs rapides sur30 secondes, damplitude maximale et vitesse maximale. Chaque posturedtirement est alterne avec lentranement moteur correspondant, pour rduirela rsistance dun antagoniste slectionn. Chaque patient est guid, rassur,encourag par le thrapeute. Un questionnaire a t donn aux patients pourvaluer le ressenti des sances, du travail de groupe et leurs effets.Resultats. Nous avons ralis 69 ateliers en 3 ans, 37 ddis au membreinfrieur, 32 au membre suprieur, avec 95 patients. Ceux-ci sontmajoritairement satisfaits (94 %), souhaitent revenir, comprennent la ncessitdun travail qualitativement et quantitativement rigoureux. Ils notent unemeilleure intervention des aidants domicile. Pour lquipe, la slection degroupes homognes de patients (pathologie, ge, compliance) amliore ladynamique.Conclusion. Les ateliers dautorducation guide, temps de travail encommun, rgulier, accompagn, semblent un complment utile aux CAG,favorisant observance et motivation du patient, qualit et quantit de travail. Ledveloppement dateliers par les thrapeutes en ville augmenterait loffre auxpatients.

    Rfrence[1] Gracies JM, Bayle N, Gault-Colas C, Blondel R. Contrat dAutoreeduca-

    tion Guidee. Imprimeries APHP; 2011.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2012.07.754

    English version

    CO38-001-e

    Care pathways in physical and rehabilitation medicineA. Yelnik a,*, F. Le Moine b, G. de Korvin c, P.-A. Joseph d

    a UMR 8194, service de MPR, groupe hospitalier Saint-Louis-Lariboisie`re-

    F.-Widal, universite Paris Diderot, APHP, 200, rue Faubourg-Saint-Denis,

    75010 Paris, Franceb FEDMER, centre Helio-Marin, UGECAM Paca et Corsec SYFMERdCOFEMER, groupe hospitalier Pellegrin, CHU

    *Corresponding author.E-mail address: alain.yelnik@lrb.aphp.fr.

    ogie et de Sante Publique 55S (2012) e297e303 e299

Recommended

View more >