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    29-Nov-2014

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<ul><li> 1. Revue lectroniquede Psychologie SocialeLa Revue lectronique de Psychologie Sociale se veut une revue de vulgarisation scientifique de lapsychologie sociale en langue franaise. Elle se donne pour objectif de rendre les savoirs scientifiquescomprhensibles et accessibles pour un large public sans pour autant renoncer la rigueur scientifique.La Revue lectronique de Psychologie Sociale (RePS) est une revue dite par lAssociation francophone dePsychologie Sociale (AfPS) disponible ladresse .numro 2 2008 ditorial par Franois rIC Pourquoi les individus aident-ils moins autrui lorsquils sontnombreux ? par Peggy CHEKroun Dis-moi ce que tu perois et je te dirai ce que tu fais : les effets de laperception sur le comportement et les performances par Clmentine BrY Leffet Barnum par Serge CICCoTTI Que signifie loptimisme en psychologie sociale ? par Bndicte AGoSTInI La communication engageante parFabien GIrAnDoLA et robert-Vincent JouLE Lanalyse de mdiation en psychologie sociale exprimentale :une introduction non technique par olivier KLEIn, Cynthie mArCHAL et nicolas VAn DEr LInDEn Consignes PAGE 1 Revue lectronique de Psychologie Sociale, 2007, N1, pp. 1-10 </li> <li> 2. ISSN 1961-9030 Photographie de couverture prise par Hugo* le 29 janvier 2007 La Revue lectronique de Psychologie Sociale est soumise une licence Creative Commons : lensemble de la revue ( lexception des illustrations de margot) peut tre librement diffus et utilis sans demande auprs de lditeur condition que les auteurs et la revue soient cits et quaucune modification ne soit apporte au texte original. Pour toute autre utilisation, un accord exprs de lditeur, pralable et crit, est ncessaire.PAGE 2 Revue lectronique de Psychologie Sociale, 2007, N1, pp. 1-10 </li> <li> 3. Lettre ditoriale Olivier Codou, Fabrice Gabarrot, David Vaidis Nous sommes heureux de vous prsenter le deuxime numro de la RePS. Il est pour une jeune revue gnralement plus difficile de sortir un deuxime numro quun premier numro. Cest chose faite). Nous tenons vous remercier pour laccueil que vous avez fait la revue : vos contributions sont nombreuses et votre enthousiasme prsent. Dans ce second numro, Franois Ric, professeur lUniversit de Poitiers, nous a fait le plaisir daccepter notre invitation et de partager son point de vue sur la discipline. Une nouvelle fois, notre revue explore, grce ce second numro, un large panel dobjets dtude de notre discipline. dans un premier article, Peggy Chekroun, de lUniversit Paris Ouest, Nanterre-la Dfense nous parlera de leffet spectateur. Ensuite, Clmentine Bry (Universit Paris Ouest, Nanterre-la Dfense) partagera avec nous son enthousiasme pour les recherches rcentes concernant lactivation automatique du comportement. Serge Cicotti, le dsormais clbre auteur du livre 150 Petites Expriences en Psychologie, consacre son article, quant lui, leffet Barnum. Ce sera au tour de Bndicte Agostini, de lUniversit de Nice-Sofia-Antipolis, de nous parler doptimisme, et de sa conceptualisation en psychologie sociale. Pour la suite, Fabien Girandola et Robert-Vincent Joule, que lon ne prsente plus, nous parlerons des dernires avances en matire de communication engageante. En fin de numro, vous trouverez un article mthodologique, rdig par Olivier Klein, Nicolas Van der Linden et Cynthie Marchal (de lUniversit Libre de Bruxelles, qui vous permettra de mettre un pied dans les analyses statistiques que nous employons en psychologie puisquil traite, de faon trs pdagogique, du principe de lanalyse de mdiation. Nous sommes galement trs heureux daccueillir parmi lquipe de rdaction un illustrateur professionnel qui a grandement contribu au visuel de ce numro. Revue lectronique de Psychologie Sociale, 2008, N2 </li> <li> 4. Enfin, afin de vous tenir en haleine pour la sortie du troisime numro,prvu en dcembre, nous pouvons ds prsent vous annoncer quilsagira dun numro thmatique dirig par Nadine Chaurand et MarkusBrauer et qui traitera de la dviance dun point de vue psychosocial.Nous esprons que la RePS comblera vos attentes et rpondra au moinsen partie aux questions que vous vous posez sur la discipline. Noustenons par ailleurs vous rappeler que vous pouvez poser des questions,faire des remarques ou remercier les auteurs des diffrents articles surle forum prvu cet effet que vous pourrez trouver cette adresse :http://www.psychologie-sociale.org/forum/viewforum.php?f=22.En vous souhaitant bonne lecture.Le comit ditorial.URS Revue lectronique de Psychologie Sociale, 2008, N2 </li> <li> 5. ditorial #2 Franois Ric Pour chacun de ses numros, la Revue lectronique de Psychologie Sociale (RePS) souhaite offrir la possibilit un enseignant- chercheur ou un chercheur en psychologie sociale dexprimer son point de vue sur la discipline actuelle et venir. Quil sagisse dun billet dhumeur, dune dclaration passionnelle, ou tout simplement de rflexions partager, nous souhaitons que cet espace puisse servir la discipline. Franois Ric est actuellement Professeur de psychologie sociale lUniversit de Poitiers. La Revue lectronique de Psychologie Sociale est ma connaissance la premire revue francophone se donnant pour objectif de rendre la psychologie sociale ses thories, ses mthodes, techniques et les rsultats de ses recherches accessible au grand public. Lapparition de cette revue dans le paysage franais (et francophone) est une trs bonne nouvelle. Tout dabord, ceux qui, tort, pensaient la psychologie sociale en mauvaise sant il suffit pour se convaincre du contraire de regarder hors de nos frontires et de notre sous- discipline , elle tmoigne de la passion quelle suscite, des espoirs quon peut placer en celle-ci, au final de son dynamisme. Ensuite, il ne sagit pas simplement dune revue supplmentaire. En sorientant spcifiquement vers le grand public dans un but dinformation sur, et de diffusion de, la recherche psycho-sociale, la RePS vient combler un vide qui a longtemps t nglig entre les chercheurs et le grand public. on se plaint effectivement parfois du faible niveau de pntration de nos travaux dans la socit franaise alors que ceux-ci sont en mesure dapporter de nombreuses rponses des problmes sociaux centraux. Il existe de multiples raisons cet tat de fait et J.-L. Beauvois a dj fort justement voqu, dans lditorial du prcdent numro, les rapports complexes que la psychologie sociale entretient avec le sens commun. Je crois aussi que nous devons faire amende honorable et considrer une autre cause laquelle la rePS est susceptible de pallier : notre propre opacit. Il est vrai que les mdia font la part belle aux psychiatres, psychanalystes et sociologues, plus rarementPAGE 3 Revue lectronique de Psychologie Sociale, 2008, N2, pp. 3-7 </li> <li> 6. aux psychologues sociaux. mais, ces derniers cherchent-ils vraiment prendre la parole pour donner leur point de vue ? rpondent-ils lorsquon les sollicite ? Il me semble que de nombreux chercheurs en psychologie sociale prfrent lombre de leur laboratoire une exposition au grand jour tant que celle-ci nest pas absolument ncessaire. Je ne mtendrai pas sur les multiples raisons qui peuvent contribuer cela. Toutefois, en labsence dune telle exposition, linformation psycho-sociale existe peu pour le grand public. Sil veut la connatre, il doit venir la chercher. or, celui qui sest dj frott la recherche en psychologie sociale pourra aisment imaginer les difficults rencontres par le profane pour sy retrouver dans ce fatras informationnel. o trouver des comptes-rendus de recherche pertinents ? Comment savoir si une recherche est digne dintrt, si ses rsultats sont fiables ? Linformation tendanciellement psychologique et/ sociologique (psychosociologique ?) sature lensemble des mdia. une personne intresse par une question donne doit par consquent procder un tri. Comment ? Par dfinition, le profane ne dispose pas des connaissances thoriques et mthodologiques ncessaires non seulement lvaluation dune recherche scientifique, au moins dans ce domaine, mais aussi la localisation de cette information. une premire possibilit, probablement la moins coteuse sur le plan cognitif consiste utiliser linformation la plus saillante, ou la plus accessible. Cette stratgie, au moins dans le domaine qui nous occupe, mne rarement la rponse la plus exacte. Elle relve souvent dune psychologie sans fondement thorique clair, faible sur le plan mthodologique, mais loquace un autre moyen heuristique consiste se fier au support de publication : o la recherche a-t-elle t publie ? or, la grande majorit des revues spcialises dans le domaine telles que le Journal of Personality and Social Psychology, le Personality and Social Psychology Bulletin, ou encore le Journal of Experimental Social Psychology (pour ne citer que trois des revues parmi les plus prestigieuses a priori les plus fiables de la discipline) demeurent totalement inconnues du grand public. Qui plus est, mme en disposant de lensemble des publications du secteur, il faudrait encore un bon niveau de culture du domaine pour valuer les diffrents types de revues, apprcier leurs classifications. Le fait quune recherche soit publie ne garantit pas sa qualit et sa fiabilit, savoir o elle a t publie est une donne importante, pour peu quon connaisse (ou reconnaisse il existe lheure actuelle au sein de beaucoup de disciplines scientifiques des dbats concernant lvaluation des recherches et de leur support) les classifications des supports de publication. Le premier critre est lexistence dun systme dvaluation par les pairs. Dans laffirmative, on sait que larticle a t valu par gnralement deux ou trois experts du champ (et anonymes) qui ont donn leur feu vert pour la publication de larticle. Le second critre concerne le niveau dexpertise de ces pairs. Il est beaucoup plus difficile valuer mais, partir de la composition du comit de lecture dune revue, on peut se faire une ide gnrale du degr dexpertise des experts dans un champ donn (le comit de lecture est en principe sollicit pour un bon nombre dexpertises) et donc de la revue. Le troisime critre consiste dans la slectivit de la revue value par le taux dacceptation des articles dans la revue. Plus la revue est slective, plus on peut penser que les experts sont stricts et donc que les manuscrits accepts sont de bonne qualit. Enfin, reste un indicateur qui fait actuellement lobjet de nombreux dbats et qui concerne limpact de la revue dans le champ de recherche. Ce facteur dimpact est valu globalement par le nombre de fois o un article publi dans une revue a t cit par une autre recherche publie. Ces critres nePAGE 4 Revue lectronique de Psychologie Sociale, 2008, N2, pp. 3-7 </li> <li> 7. sont videmment pas indpendants, il existe une forte corrlation entre le niveau dexpertise des experts, la slectivit de la revue et le facteur dimpact de cette revue. Les revues dites les plus prestigieuses sont celles dont le niveau est le plus lev sur lensemble des critres dans le champ. A titre dexemple, les revues majeures de la discipline rejettent, sur la base des rapports dexperts, approximativement 80% des manuscrits, pourtant rdigs par des chercheurs confirms on pourra objecter quon a lu un article dcrivant des rsultats pas aussi importants, ou des expriences pas aussi bien conues quon serait en droit de sy attendre eu gard aux standards dune revue. Cest vrai, nous en avons tous fait lexprience. Il ne faut toutefois pas jeter le bb avec leau du bain et ramener pour cette raison, comme on lentend parfois ici ou l, tous les supports de publication au mme rang. Ces accidents constituent des exceptions, certes regrettables, en aucun cas la rgle Imaginons donc que notre profane ait souhait obtenir de linformation sur une question donne, quil se soit donn du mal pour trouver lensemble des recherches publies sur le domaine, quil ait pu dterminer a priori les recherches les plus fiables, donc lire en priorit. Survient alors un autre problme. Limmense majorit de ces revues sont en anglais. Lusage dune langue parle par lensemble des membres dans une communaut scientifique plurilingue est une ncessit. Sans cela, comment changer des informations avec nos collgues Polonais, Allemands, Italiens, Indiens ou russes? Parler six langues ?! Bien entendu, en tant que francophone, on pourra toujours regretter que langlais se soit impos. on pourra aussi considrer quil sagit l dune preuve supplmentaire de limprialisme nord-amricain. on pourrait aussi voquer des facteurs historiques dans le dveloppement de la discipline qui justifient cet usage et la place que les nord-Amricains ont pris dans celle-ci. Quoi quil en soit, cette tendance lusage de la langue anglaise va grandissante, et pas seulement en psychologie sociale. Il y a une bonne raison cela : un travail de recherche est fait pour tre lu par le plus grand nombre. Par consquent, sil a le choix ou...</li></ul>