RACCOLTA DI SCRITTI DEDICATI A ORSOLINA MONTEVECCHI I || Hymnes de Sévère et sur Sévère

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<ul><li><p>Hymnes de Svre et sur SvreAuthor(s): Enzo LucchesiSource: Aegyptus, Anno 88, RACCOLTA DI SCRITTI DEDICATI A ORSOLINA MONTEVECCHI I(2008), pp. 165-197Published by: Vita e Pensiero Pubblicazioni dellUniversit Cattolica del Sacro CuoreStable URL: http://www.jstor.org/stable/41217512 .Accessed: 14/06/2014 16:39</p><p>Your use of the JSTOR archive indicates your acceptance of the Terms &amp; Conditions of Use, available at .http://www.jstor.org/page/info/about/policies/terms.jsp</p><p> .JSTOR is a not-for-profit service that helps scholars, researchers, and students discover, use, and build upon a wide range ofcontent in a trusted digital archive. We use information technology and tools to increase productivity and facilitate new formsof scholarship. 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Lucchesi, La version copte de l'homlie LX de Svre d'Antioche, Aegyptus 84 (2004), pp. 207-216, en part. Appendice II, "Une hymne de Svre d'Antioche sur le Centurion dans un papyrus grec de Vienne", pp. 215-216. On compltera notre bibliographie par le renvoi tardif au Repertorium der griechischen christlichen Papyri de K. Aland et H.-U. Rosenbaum, II/l (Patristische Texte und Studien, 42), Berlin - New York 1 995, pp. 569-57 1 , o ce papyrus de Vienne porte le sigle KV 87, ainsi qu'aux Christliche Texte (1989 - August 1996) de C. Rmer, Arch. Pap. 43 ( 1 997), p. 1 1 8, sub 1 0. De son ct et indpendamment de nous, Fr. Petit a identifi cette mme hymne sur le Centurion dans son ouvrage Svre d'Antioche. Fragments grecs tirs des chanes sur les derniers livres de l 'Octateuque et sur les Rgnes (Traditio Exegetica Graeca, 1 4), Lovanii 2006, p. XXVIII, note 54. Dans le commentaire ad 2 Reg. 23, 15-17, Fr. Petit, ibid., nr. 35, pp. 120-123, a non moins mritoirement identifi une autre hymne de Svre sur les Martyrs, correspondant au nr. 171 de Brooks (cit note suiv.), Pair. Orient., pp. 631[219]-632[220] du t. VIL Je suis d'autant plus heureux de rendre hommage l'minente ditrice belge des chanes exgtiques, que Svre d'Antioche nous rapproche ainsi notre insu, aprs qu'une autre passion commune, Philon d'Alexandrie, eut donn lieu, dans le pass, de multiples et fructueux changes pistolaires, qu'il nous plat de remmorer. Ces dcouvertes inattendues d'hymnes grecques de Svre sont bien mises en valeur par L. Van Rompay, Severus, Patriarch ofAntioch (512-538), in the Greek, Syriac, and Coptic Traditions, J. Canad. Soc. Syr. St. 8 (2008), pp. 3-22, ici 6 et notes 22-26 correspondantes. L'tude que nous venons de citer est une synthse remarquable, qui servira dsormais de rfrence, de la tradition plurilinge de Svre. </p><p>(2) d. et trad. E.W. Brooks, James ofEdessa. The Hymns of Severus ofAntioch and Others, Pair. Orient., VI et VII, Paris 1909 et 191 1, nrr. 39, 69 et 148: les index des deux volumes en pagination continue sont relgus la fin du fase. 1 du t. XIV (1920) de la Pair. Orient.. On sait que la collection des hymnes de Svre, dsigne primitivement par le terme 'Avxicpcova, mais connue surtout sous le nom 'Octoechus (qui voque les huit tons selon lesquels les hymnes taient ranges pour tre chantes dans la liturgie), est irrmdiablement perdue dans l'original grec, l'exception des fragments signals par Petit et nous-mme, d'autant plus prcieux qu'ils sont rares. Le recueil syriaque, qui remdie cette perte, ne comprend pas moins de 365 hymnes, dont 295 sont nommment attribus Svre, qui en avait donc compos la plus grande partie. Sur les tons musicaux dans l'hymnographie grecque, cf. C. Grassien-Yang, Le </p><p>o U 2 co </p><p>I c </p><p>1 es O 'Cd </p><p>'S #&gt; "S </p><p>I 'S o 'R cd </p><p>Oh </p><p>S a ex </p><p>S </p><p>oo o o </p><p>This content downloaded from 195.34.79.223 on Sat, 14 Jun 2014 16:40:00 PMAll use subject to JSTOR Terms and Conditions</p><p>http://www.jstor.org/page/info/about/policies/terms.jsp</p></li><li><p>166 ENZO LUCCHESI </p><p>C'est un fragment grec d'une autre hymne de Svre que nous vou- drions aujourd'hui porter la connaissance des papyrologues. </p><p>Ce fragment de parchemin a t dcouvert sur le site archologique de Qasr Ibfm, en Nubie gyptienne, durant l'expdition de 1963-1964 par Y Egypt Exploration Society, mais a t publi seulement en 1992 avec d'autres fragments liturgiques (3). </p><p>P. Vindob. G 40064 et les attestations papyrologiques du ton musical dans les hymnes chrtiennes byzantines, in B. Palme (Hrsg.), Akten des 23. internationalen Papyrologen-kongresses, Wien, 22.-28. Juli 2001 (Pap. Vind., 1), Wien 2007, pp. 249-254. </p><p>(3) W.H.C. Frend, G. Dragas, S. Kontoyiannis, Some Further Greek Liturgical Fragments from Q'asr brim, Jb. Ant. Chr. 35 (1992), pp. 119-134 et pli. 1-4. Derniers tre publis, ceux-ci faisaient partie d'un lot de fragments grecs dcouverts sur le mme site, dont la publication est due principalement au Prof. Frend dans une srie d'articles (nous citons ici les ditions de fragments strictement liturgiques): W.H.C. Frend, I. A. Muirhead, The Greek Manuscripts from the Cathedral of Q'asr brim, Le Muson 89 (1976), pp. 43-49; W.H.C. Frend, Greek Liturgical Documents from Q'asr Ibrim in Nubia, Atti del IX Congresso di archeologia cristiana, II, Citt del Vaticano 1978, pp. 295-306; Id., Some Greek Liturgical Fragments from Q 'asr Ibrim in Nubia, Studia Patristica XV (Texte Unters. Gesch. altchr. Lit., 128), Berlin 1984, pp. 545-553 (avec 1 planche); Id., A Eucharistie Sequence from Q'asr Ibrim, Jb. Ant. Chr. 30 ( 1 987), pp. 90-98 et pli. 1 -2. Pour les fragments relatifs aux anaphores, voir la rdition de J. Hammerstaedt, Griechische Anaphorenfragmente aus gypten und Nubien (Pap. Col., 28), Opladen 1999, pp. 102-137, qui amliore considrablement l'dition princeps; voir aussi du mme, Papierfragmente der Markusliturgie aus byzantinischer Zeit in Qasr Ibrim, ZPE 104 (1994), pp. 287-291. Ces fragments en parchemin ou en papier, gisant ple-mle avec d'autres fragments en vieux-nubien (et en moindre proportion en copte et en arabe), taient les pauvres restes de livres liturgiques ayant, selon toute probabilit, appartenu la bibliothque de la cathdrale-forteresse de Qasr Ibfm. Le Prof. Frend, n'ayant pas toujours russi - et pour cause - leur trouver un modle copte, en conclut un peu htivement que: This in itself suggests a liturgy, Monophysite certainly, but no slavishly [c'est nous qui soulignons] beholden to Coptic models. This is further indicated by the manuscript discoveries made in the other important ecclesiastical site in northern Nubia, Q'asr Ibrim, Some Greek ..., cit., p. 546; et encore: The texts shows that the Nubians did not copy slavishly [c'est nous qui soulignons] existing Monophysite liturgies, Some Further ..., cit., p. 134. C'est une illusion d'optique, qui tient avant tout la carence de documents, et mon sentiment profond est que des modles coptes, ou plutt grecs, ont d exister quelque part en Egypte, et que la perte de ces modles est seule responsable, qui nous empche d'apprcier leur juste valeur les liens troits qui unissaient la liturgie nubienne avec celle de l'glise mre. Ici comme ailleurs, c'est la transmission dfectueuse des sources qui fausse la perspective (on pourrait dire que notre documentation pche par dfaut et non par manque). A fortiori, nous nous dissocions des rflexions du Prof. Frend dans Byzantinoslavica XXVIII (sic pour XXIX) (1968), pp. 319- 326, qui fait de la Nubie un avant-poste de l'influence culturelle byzantine! Or il se pourrait que de nouvelles trouvailles ou l'identification de fragments dj mis au jour modifient radicalement ce point de vue. En somme, le dernier mot n'est pas dit, et je souscris pour finir l'assertion plus prudente du mme Prof. Frend: Even at present Nubian liturgy remain obscure, qui ouvre la notice "Nubian Liturgy" de la Coptic Encyclopedia cite dans l'excursus ci-aprs, auquel </p><p>This content downloaded from 195.34.79.223 on Sat, 14 Jun 2014 16:40:00 PMAll use subject to JSTOR Terms and Conditions</p><p>http://www.jstor.org/page/info/about/policies/terms.jsp</p></li><li><p>HYMNES DE SVRE ET SUR SVRE ' 67 </p><p>II s'agit du fragment Q.I. 1964, 6a, prsent comme "Fragment of Hymns (?) relating to the Birth of Jesus" (4). Le texte du verso (ou prsu- m tel) correspond textuellement une hymne de Svre sur la Nativit, plus exactement l'hymne 5 selon la numrotation de Brooks (5). Pour le texte du recto, sur lequel nous nous promettons de revenir (6), nous n'avons trouv d'quivalent dans aucune des hymnes de Svre conser- ves en version syriaque, non plus du reste que pour les autres fragments dits sous la rubrique d'Hymnes la Vierge ("Hymns to the Virgin") (7). </p><p>nous renvoyons le lecteur pour la question pineuse de la langue liturgique sur les bords du Nil entre Egypte et Ethiopie. Sur le lieu et les circonstances de la dcouverte de Qasr Ibrim, cf. J.M. Plumley, Qasr Ibrim 1963-1964, JEA 50 (1964), pp. 3-5 avec 2 planches, et W.H.C. Frend, The Qasr Ibrim Expedition (Dec. 1963-Febr. 1964), Akten des VII. internationalen Congresses fr christliche Archologie (St. ant. crist., 27), Citt del Vaticano 1969, I, pp. 531-538, et II, pli. CCLVIII-CCLXIII. Pour un premier aperu sommaire des manuscrits retrouvs dans les ruines de l'glise cathdrale et aux alentours, caractre essentiellement ecclsiastique, cf. J.M. Plumley, The Christian Periodai Qasr Ibrim. Some notes on the MSS Finds, in K. Michalowski (d.), Nubia. Rcentes recherches, Varsovie 1975, pp. 101-107 (avec planches). Pour le Textual Record, cf. W. Y. Adams, Qasr Ibrim. The Late Mediaeval Period, Egypt Exploration Society, Excavation Memoir, 59, London 1996, pp. 213-243. Sur Qasr Ibrim (Primis en grec, Phrim en copte), environ 235 km au sud d'Assouan, cf. aussi The Coptic Encyclopedia, VII, New York 1 99 1 , pp. 2036-2038 (W. Y. Adams). </p><p>(4) Some Further ..., cit., pp. 122-123 et pl. Id. Nous prsumons que ce fragment est le mme que celui qui est dsign dans les articles antrieurs du Prof. Frend tantt comme A hymn or homily based on a birth Narrative of Jesus, tantt comme A homily (?) based on a Birth-narrative of Jesus, tantt comme small fragments of Birth Narrative. </p><p>(5) Op. cit., VI, pp. 48-49. (6) II pourrait bien s'agir de deux hymnes diffrentes, eu gard aux mots rubriques des </p><p>lignes 5-6, prcds d'un trait de sparation. (7) Au point A, pp. 1 19-126. Parmi les "Liturgical Fragments", au point B, pp. 126-131, les </p><p>trois fragments regroups sous le numro d'inventaire Q.I. 1964, 4/12 (pp. 127-128 et pl. 3a/f) et qualifis de "Prayer relating to the Censing" ont reu un traitement beaucoup plus adquat de la part de J. Hammerstaedt, Griechische ..., cit., qui a bien vu que les fragments 1/2 et 4 n'en forment qu'un. Ce n'est donc pas, comme le croient Frend et alii, d'une prire pour l'encensement de l'autel qu'il est question, mais plus prcisment, suivant Hammerstaed, d'"Interzessionen der Markos/Kyrillos-anaphora" (pp. 127-134): cette prcision a permis ce dernier, non seulement de rtablir les vrais recto et verso, inverss par les premiers diteurs (la prire pro itinerantibus prcdant normalement dans tous les rites qui la comportent, y compris l'lvation de l'encens, celle pro offerentibus, dans laquelle le prtre demande Dieu d'agrer les offrandes), mais de proposer de meilleures lectures et restitutions grce aux nombreux parallles textuels reprs. Nous ferons seulement remarquer, pour le (vrai) verso (prire pour les oblations) du fr. 1/2+4 (Hammerstaedt, Griechische ..., cit., p. 130), qu' la ligne 6 la lecture M,o[yiuov], propose par Hammerstaedt en apparat critique et correspondant voepv ou oyiKv dans d'autres textes parallles, est plus que certaine, car ce mot, associ GixJiaaiTpiov et (7i)oi)pdviov, se </p><p>This content downloaded from 195.34.79.223 on Sat, 14 Jun 2014 16:40:00 PMAll use subject to JSTOR Terms and Conditions</p><p>http://www.jstor.org/page/info/about/policies/terms.jsp</p></li><li><p>168 ENZO LUCCHESI </p><p>Pour qu'on puisse mieux se rendre compte des correspondances lit- trales, nous reproduisons la traduction anglaise de la version syriaque </p><p>retrouve, pour une prire quivalente, en copte mme, entre autres dans le Missale de R. Tuki, Rome 1763, Sde partie, p. 80, et dans le Pontificale du mme Tuki, Rome 1761, p. 346, Accipe eas (se. oblationes) super altare tuum sanctum, intellectuale (exxoriMON), caeleste in odorem suavitatis (cf. ph. 5, 2). De mme, pour le (vrai) recto (prire pour la monte des eaux) du fragment 3 (Hammerstaedt, Griechische ..., cit., pp. 1 29- 1 30), on peut ajouter aux Paralleltexte de la p. 1 33 le nr. 29 de P.E. Kahle, Bala 'izah. Coptic Texts from Deir el-Bala 'izah in Upper Egypt, I, London 1 954, p. 406 (myvikaZpv v fjuiv xv axcpavov too evioruTo ttj xp^^xOTriTO go'&gt;), ainsi que la prire correspondant au nr. 16 ap. H. Junker, W. Schubart, Ein griechisch-koptisches Kirchengebet, ZS 40 (1902/3), p. 25 (eutaSyriGov v rpiv ktL); tandis que pour le (vrai) verso du mme fragment (Hammerstaedt, Griechische ..., cit., p. 131), si la ligne 1 d'autres lectures sont possibles (par exemple ogicotoctod au lieu de yicoidioD, etc., ce qui n'a pas grande importance en soi), nous suggrons de lire au dbut de la ligne 2 [to dca ou rccuca] 'ko(vvo)i), qui serait le nom du patriarche en exercice ou ventuellement de l'vque du lieu: cette lecture, si elle tait avre, constituerait une donne prcieuse et inespre pour la datation des documents de Qasr Ibrim, encore qu'il pourrait y avoir hsitation entre plusieurs patriarches du nom de Jean, sans parler de mtropolites locaux. En tout tat de cause, si l'installation d'un vque et l'rection d'une cathdrale dans la forteresse remontent au VIIe sicle, le support en papier des trois fragments au moins discuts ici, fait qu'ils ne peuvent tre antrieurs l'importation de cette matire dans la rgion (Hammerstaedt, Papierfragmente..., cit., p. 287, conjecture le Xe-XP sicle: die vermutlich aus dem 10. oder 11. Jh. stammenden Fragmente, mais le XIIe sicle parat prfrable, auquel cas Jean V [1 147-1 167] se trouverait tre le patriarche nomm, ce qui conciderait plus ou moins avec la rsidence de l'parque de Faras Qasr Ibrim, qui devient alors de facto le sige principal); d'autre part, la restitution de ce qui suit Gi)VT[npG)v G')VTTp]f]Gov t]uv [orTv] est d'autant plus vraisemblable qu'elle correspond mot pour mot la prire copte pour l'vque du nr. 30...</p></li></ul>