Structuration Sectorielle Et Contribution Des Pme ... ?· Structuration sectorielle et contribution…

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    11-Sep-2018

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<ul><li><p> Structuration Sectorielle Et Contribution Des Pme </p><p>Algeriennes Au Commerce Exterieur </p><p> M</p><p>me Sultana DAOUD </p><p>Matre de confrences HDR </p><p>Prsidente de la Cellule de Valorisation des Rsultats de la Recherche </p><p>Universit des sciences et de la technologie -Oran - Algrie </p></li><li><p>Structuration sectorielle et contribution des PME au commerce extrieur ..Sultana DAOUD </p><p> 2 </p><p>De nos jours, les PME sont estimes en tant quentreprises aux </p><p>qualits diverses : adaptabilit, flexibilit, crativit. Ce changement, </p><p>montre quen plus du mobile conomique, la socit aspire un </p><p>renouveau des valeurs personnelles1. L'argumentation de la taille rduite </p><p>pour innocenter un comportement non exportateur, dissimule de manire </p><p>errone des cibles et des comportements qui ne sont pas caractristiques </p><p> lexportation. Aussi, largument des conomies dchelle est discutable </p><p>ou du moins ncessite une certaine prudence. Lvolution des changes </p><p>internationaux rvle un nouveau cadre de rfrence des conomies et </p><p>des entreprises. Il se distingue par des activits pour lesquelles la PME </p><p>peut participer activement et dautres activits o les chances de russite </p><p>des PME sont limites. </p><p>Les conditions propres de lAlgrie et de son histoire </p><p>conomique, rvlent que cest une conomie compltement tatise et </p><p>o la grande entreprise publique occupait une place importante dans la </p><p>stratgie de dveloppement. Dans ce contexte politique et conomique, le </p><p>secteur des petites et moyennes entreprises sest constitu en fonction de </p><p>stratgies, de logiques et de conceptions diverses, et mme opposs. </p><p>Nous nous proposons de saisir et rendre compte des effets des </p><p>programmes dinvestissements publics en Algrie sur lvolution des </p><p>PME, particulirement leur structuration sectorielle et leur intgration </p><p>aux changes extrieurs. </p><p>Pour mieux cerner lobjet tudi, nous nous basons sur les </p><p>thories explicatives des PME. Nous cherchons travers les programmes </p><p>dinvestissements publics comprendre comment le gouvernement tente </p><p>dinciter ce type dentreprises se positionner sectoriellement et </p><p>dpasser les frontires du pays. </p><p>1. La problmatique de dveloppement et structuration sectorielle </p><p>des PME </p><p>Au cours de cette priode de transition, la relance de lconomie </p><p>algrienne par la promotion de la PME revt un caractre de plus en plus </p><p>dcisif. Par le pass, ctait une conomie entirement tatise et o la </p><p>grande entreprise publique occupait une place importante dans la </p><p>stratgie de dveloppement, Le secteur de la PME2 constitu </p><p> 1 O. TORRES, Les PME un expos pour comprendre, un essai pour rflchir, Dominos </p><p>Flammarion, 1999, p.13 2 Pour des raisons de commodit, nous parlerons de petite et moyenne entreprise (PME) </p><p>pris comme terme gnrique pour lensemble TPE-PME-PMI.] </p></li><li><p>Structuration sectorielle et contribution des PME au commerce extrieur ..Sultana DAOUD </p><p> 3 </p><p>majoritairement dentreprises prives. Il a t longtemps peru de </p><p>manire ngative. Il a t considr douteux, non transparent. Le fort </p><p>pourcentage plus de 96% des recettes des hydrocarbures dans les </p><p>ressources d'exportation est un indicateur rvlateur la fois de </p><p>l'importance des recettes ptrolires dans le financement de l'conomie et </p><p>du faible engagement linternational des entreprises en gnrale (figure </p><p>n1). </p><p>Figure 1Structure des exportations par groupe dutilisation </p><p>Source : Statistiques du commerce extrieur de lAlgrie, Direction Gnrale des </p><p>Douanes, 2010 </p><p>Par ailleurs, le Premier Recensement Economique de 2011 publi </p><p>par lOffice National des Statistiques en janvier 2012, rvle que la </p><p>rpartition des entits conomiques par grand secteur dactivit indique </p><p>distinctement la primaut du secteur commercial avec un total de 528 328 </p><p>entits soit 55,1% de la totalit des entits. Plus de 84% de lactivit se </p><p>focalise sur le commerce de dtail. Le commerce de gros et celui </p><p>dautomobiles et de motocycles se partagent le reste. </p><p>Le secteur des services occupe le deuxime rang avec 325 442 </p><p>entits, soit : le transport 26%, la restauration 18,7%, les autres services </p><p>personnels 15,2%, les tlcommunications (y compris les taxiphones) </p><p>10,2%, les activits juridiques et comptables 5,4%, les activits pour la </p><p>sant humaines (mdecins privs, chirurgiens privs, dentistes, .) </p><p>5,3%. </p><p>Ces statistiques expriment la caractristique de lconomie </p><p>nationale qui senfonce de plus en plus dans le tertiaire, puisque, le </p><p>0</p><p>20</p><p>40</p><p>60</p><p>80</p><p>100</p><p>120</p><p>199</p><p>2</p><p>199</p><p>3</p><p>199</p><p>4</p><p>199</p><p>5</p><p>199</p><p>6</p><p>199</p><p>7</p><p>199</p><p>8</p><p>199</p><p>9</p><p>200</p><p>0</p><p>200</p><p>1</p><p>200</p><p>2</p><p>200</p><p>3</p><p>200</p><p>4</p><p>200</p><p>5</p><p>200</p><p>6</p><p>200</p><p>7</p><p>200</p><p>8</p><p>200</p><p>9</p><p>201</p><p>0</p><p>% </p><p>Annes </p><p>Structure des exportations par groupes d'utilisation Alimentation</p><p>Enrgie etlubrifiants</p><p>Produits bruts</p><p>Demi-produits</p><p>Biensd'quipementsagricoles</p><p>Biensd'quipementsindustriels</p><p>Biens deconsommation</p></li><li><p>Structuration sectorielle et contribution des PME au commerce extrieur ..Sultana DAOUD </p><p> 4 </p><p>nombre dentits conomiques activant dans le secteur tertiaire est de 853 </p><p>770 entits, soit 89,0% de la globalit des entits conomiques. </p><p>En outre, le nombre dentits industrielles recenses est de 97 202 </p><p>soit 10,1% de lensemble. Les industries agro-alimentaires 23,4%, la </p><p>fabrication de produits mtalliques 22,7%, lhabillement 10,5%, le bois </p><p>et la fabrication darticles en bois et en lige 2,1%, le textile 1,3%, la </p><p>rparation et linstallation de machines et dquipement 1,6%. </p><p>Par ailleurs, les entits recenses activant dans le secteur de la </p><p>construction atteignent 8 746, soit 0,9% de la totalit des entits </p><p>conomiques. </p><p>Le dbut de la dcennie 2000 a t marqu par les efforts fournis par les </p><p>pouvoirs publics, pour promouvoir les PME et dynamiser les </p><p>exportations hors hydrocarbures. Cette volont est confirme par le </p><p>nouveau rle de lEtat facilitateur et accompagnateur de linitiative </p><p>prive et par les moyens mis en uvre pour atteindre des objectifs </p><p>qualitatifs. Ainsi, un cadre lgislatif et rglementaire propice la relance </p><p>de linvestissement, Ordonnance (2001) est mis en place Il prcise toutes </p><p>les garanties attribues aux investisseurs en mettant en place un dispositif </p><p>dincitation qui change selon la localisation et la nature de </p><p>linvestissement. En effet, pour soutenir le dveloppement des PME, </p><p>plusieurs structures ont t mises en place dont des missions diffrent on </p><p>peut les regrouper comme suit : </p><p>* Des structures ayant pour mission dtablir la stratgie de </p><p>dveloppement de linvestissement, de mettre en uvre la politique </p><p>nationale de dveloppement de la PME et dallger les dmarches </p><p>administratives relatives au lancement des projets dinvestissement </p><p>travers un guichet unique dcentralis au niveau local </p><p>* Des structures en tant que source dinformations ; </p><p>daccompagnement, dencadrement, dappui et dorientation pour les </p><p>entreprises. </p><p>* Des structures pourvoyeuses de fonds de garantie </p><p>* Des structures ayant pour mission lanimation et </p><p>laccompagnement des oprations du commerce extrieur, nous </p><p>distinguons : lOffice algrien de promotion du commerce extrieur </p><p>(PROMEX), la Compagnie algrienne dassurance et de garantie des </p><p>exportations (CAGEX), les Chambres de commerce et de lindustrie et la </p><p>Socit algrienne des foires et des expositions (SAFEX). </p><p>Ces structures dappui aux PME bnficient dun rseau travers </p><p>le territoire national dont lobjectif est de renforcer ce type dentreprises. </p><p>Mais en ralit, leur pluralit et leur dispersion concourent rendre le </p></li><li><p>Structuration sectorielle et contribution des PME au commerce extrieur ..Sultana DAOUD </p><p> 5 </p><p>dispositif public dappui ces entreprises non performantes. Il est </p><p>ncessaire que les mesures politiques sous-jacentes doivent opter pour </p><p>une approche holistique, base sur la vision de la chane de valeur, du </p><p>processus dinternationalisation et viser les PME dans leur individualit, </p><p>de leur offrir un soutien personnalis qui consiste par exemple la </p><p>recherche dune coopration transfrontalire, Commission europenne </p><p>(2003, p.59). </p><p>2. La pertinence des thories dinternationalisation dans un contexte </p><p>de PME </p><p> La globalisation gnre toutes varits de consquences pour </p><p>linternationalisation des firmes, surtout pour les stratgies de croissance </p><p>des PME. Plusieurs approches thoriques se sont dveloppes pour </p><p>analyser le processus dinternationalisation des PME. Nous nous </p><p>intressons aux trois approches thoriques les plus importantes : </p><p>21. Lapproche bhavioriste </p><p> Les bases de la majorit des travaux sur linternationalisation ont </p><p>leurs origines dans la thorie bhavioriste ou comportementale de </p><p>la firme. Lide dacquisition de connaissances et dexprience est au </p><p>centre de cette approche qui prtend que le changement des </p><p>comportements de lindividu ou de la firme dcoule dun cumul </p><p>dexprience. </p><p>Linternationalisation est vue comme un processus progressif, </p><p>caractris par un apprentissage. Il est compos de plusieurs tapes qui </p><p>sont des passages obligatoires pour la firme. En raison dun manque de </p><p>connaissances et de lincertitude relative la dcision </p><p>dinternationalisation, lentreprise augmente sa prsence sur les marchs </p><p>trangers de manire graduelle (Ageron et Huault, 2002). Les travaux </p><p>conus sur les fondements de cette approche peuvent tre rassembls en </p><p>deux modles : </p><p>Le modle dUppsala (U- modle) dvelopp au dbut par </p><p>Johanson et Wiedershein-Paul (1975) puis par Johanson et Vahlne </p><p>(1977) ; </p><p>Le modle Innovation (I- modle) fond surtout par Bilkey et </p><p>Tesat (1977). </p><p>Ces travaux supposent les hypothses suivantes : </p><p>- La pr-condition de limplantation de lentreprise sur le march domestique ; </p><p>- Linternationalisation est le rsultat dun enchanement de dcisions incrmentales ; </p></li><li><p>Structuration sectorielle et contribution des PME au commerce extrieur ..Sultana DAOUD </p><p> 6 </p><p>- Le terme international renvoi un comportement de la socit vis--vis de lactivit ltranger ou laccomplissement rel des </p><p>activits ltranger. </p><p>En se fondant sur lhistoire de quatre entreprises sudoises, le </p><p>modle empirique de Johanson et Wiedershein-Paul (1975), prvoit trois </p><p>tapes conscutives dinternationalisation : aprs ltape pralable du </p><p>dveloppement du march national, la firme dbute par lexportation, </p><p>ensuite la cration dune unit commerciale ltranger et finalement la </p><p>cration dune unit de production. </p><p>Lentreprise commence par se dvelopper sur le march </p><p>domestique. Elle accrot sa prsence sur des marchs rapprochs sur le </p><p>plan gographique et/ou psychologique, pour viter de prendre le risque. </p><p>En voluant vers des stratgies prometteuses, lui permettant le </p><p>dveloppement de ses activits, la firme accumule lexprience, ce qui </p><p>lincitera sengager sur de nouveaux marchs, plus loigns de son </p><p>march domestique. Cest ce processus dapprentissage cumulatif, qui va </p><p>fortifier son engagement sur la scne internationale, en commenant </p><p>premirement, par la mise en place des filiales commerciales, ensuite des </p><p>filiales de production. </p><p>Le modle Innovation (I- modle) dvelopp par Bilkey et Tesat </p><p>(1977) conceptualise la dcision dinternationalisation en tant que </p><p>processus dinnovation pour la firme. Chaque phase du processus </p><p>sinscrit en sparation avec lautre et exprime une innovation quil sagit </p><p>de diriger convenablement (Cavusgil, 1980). </p><p>Cette approche recle des apports et des limites que nous pouvons </p><p>rsumer comme suit : </p><p>LU- modle est intgralement pertinent, hormis la pr-condition </p><p>avance, celle de limplantation sur le march domestique. </p><p>Effectivement, ltape 1 du modle ne concide pas souvent avec la </p><p>ralit des entreprises. Une firme qui dcide de sengager </p><p>linternational nest pas tenue obligatoirement se dvelopper sur le </p><p>march national. Ce qui tmoigne de la faiblesse de cette approche </p><p>envisager des cas des firmes nes globales qui sinternationalisent ds </p><p>leur naissance (Torrs, 2004). </p><p>En outre, lU- modle ne considre pas le scnario de ds- </p><p>internationalisation (Bigler et Nyffeler, 2006), et pourtant de nombreux </p><p>travaux montent quune entreprise peut tre entran se ds-</p><p>internationaliser et par le fait revenir une tape de dveloppement </p><p>antrieure, il sagit de ltape 2, sans tre aprs, capable de rattraper son </p><p>niveau de dveloppement international prcdent. </p></li><li><p>Structuration sectorielle et contribution des PME au commerce extrieur ..Sultana DAOUD </p><p> 7 </p><p>De plus, cest un modle principalement descriptif, qui na pas </p><p>russi expliquer les conditions du passage dun stade du processus </p><p>lautre diffremment, que par un cumul dexpriences. Ce qui ne permet </p><p>pas de concevoir convenablement lchec parce que linternationalisation </p><p>sexprime de fait, en tant quengagement quasi automatique vers une </p><p>tape suprme : la firme multi-nationale (Ageron et Huault, 2002), </p><p>(Pantin, 2006). </p><p>Enfin, Il ne prend pas en considration la dimension </p><p>entrepreneuriale dans le processus dinternationalisation (Etrillard, 2004). </p><p>Il considre lexportation en tant quactivit autonome du portefeuille </p><p>dactivits de lentreprise (Ageron et Huault, 2002). </p><p>Par ailleurs, la stratgie quun tel modle suppose est de nature surtout </p><p>ractive, or lengagement de plusieurs entreprises sur le march </p><p>international (l'absence de ltape 1) admet une attitude plutt proactive. </p><p>22. Lapproche par les ressources </p><p>Tout en sinscrivant dans le raisonnement dun processus par </p><p>tapes, lapproche des ressources essaye de saisir pourquoi une entreprise </p><p>passe dune tape une autre. juste titre, dans son analyse, Penrose </p><p>(1959) dfinit lentreprise comme un ensemble de ressources productives </p><p>et les comptences dont jouisse lquipe dirigeante jouent un rle dcisif </p><p>dans le processus de croissance de la firme. Plus tard, cette analyse sera </p><p>affirme par Hamel et Prahalad (1990). Ces derniers soulignent que les </p><p> comptences cls de la firme, au niveau stratgique comme au niveau </p><p>oprationnel, doivent tre vues comme des ressources critiques . La </p><p>firme peu se garantir un vrai avantage concurrentiel grce la </p><p>mobilisation et la combinaison de pareilles ressources. </p><p>Lapproche par les ressources permet incontestablement de </p><p>dvelopper la rflexion sur le processus dinternationalisation et </p><p>dclairer le passage dune tape de dveloppement une autre : </p><p>l'accroissement ou par contre linaction du processus, et mme le retour </p><p>une tape antrieure. Sa complmentarit lapproche bhavioriste </p><p>est formelle. </p><p>23. Lapproche par les rseaux </p><p>Lapproche des rseaux trouve ses fondements dans lcole </p><p>dUppsala, en raction aux jugements mis envers la thorie des </p><p>tapes , surtout en ce qui concerne la non prise en considration des </p><p>interfrences de la firme avec son environnement. Les lacunes </p><p>apprhendes dans les deux premires approches thoriques, ont permis </p><p>aux auteurs de rflchir cette troisime approche, qui jugeait-on, </p><p>parvenait satisfaire les carences explicatives enregistres auparavant. </p></li><li><p>Structuration sectorielle et contribution des PME au commerce extrieur ..Sultana DAOUD </p><p> 8 </p><p>Cette approche peroit linternationalisation en tant que processus </p><p>de connaissance du march quune firme parvient se procurer par le </p><p>biais des relations quelle noue avec des acteurs inconnus (Khayat, </p><p>2004). En fait, le concept rseau, signifie lensemble des relations </p><p>dchange que la firme peut dvelopper avec dautres agents </p><p>conomiques, et aussi les relations prives de la totalit des acteurs de la </p><p>firme. Ainsi, l...</p></li></ul>