SYNTHESE ECOCONSTRUCTION GRAND SUD EST

  • Published on
    10-Mar-2016

  • View
    214

  • Download
    0

DESCRIPTION

SYNTHESE ECOCONSTRUCTION GRAND SUD EST

Transcript

  • Besson Raphal. Economiste-Urbaniste (Agence INterland, Lyon, Paris, Bangalore). Doctorant (Universit Joseph Fourier, Grenoble, UMR PACTE). Jean-Louis Masson. Economiste. (Stratgie et Territoires, Lyon).

    Etude interrgionale Innovation, enjeux transverses et comptitivit des

    territoires dans le Grand Sud-Est : Lco-construction dans le Grand Sud-

    Est franais. Synthse

    Dlgation interministrielle l'amnagement et la comptitivit des territoires (DIACT).

    Missions d'tude et de dveloppement des cooprations interrgionales et europennes Grand Sud-Est

    (MEDCIE).

    Mars 2008

  • 2

    L tude a t ralise au cours de lanne 2008. Elle nexamine que quelques projets et ne doit en aucun cas

    tre considre comme un catalogue exhaustif dactions menes dans le champ de lco-construction du Grand

    Sud-Est franais.

  • 3

    I CONTEXTE ET OBJECTIFS DE LETUDE

    La MEDCIE1 Grand Sud-Est est un dispositif de coopration entre la DIACT et les SGAR2 des rgions Rhne-Alpes, ProvenceAlpesCte dAzur (PACA), Corse, Languedoc-Roussillon et Auvergne, pour la ralisation dtudes sur des thmes dont lampleur dpasse le territoire dune seule rgion. En 2006, a t ralise une tude sur la convergence des comptences entre les ples de comptitivit du Grand Sud Est par le bureau dtudes La Belle Ide. En 2007 est demande une tude Innovation, enjeux transverses et comptitivit des territoires dans le Grand Sud-Est , afin de prciser le rapport au territoire de la coopration entre plusieurs ples de comptitivit et structures de recherche autour de thmes "transverses". Dans ce cadre, il est dcid danalyser l'accroche territoriale des projets partir de lapprofondissement dun exemple, particulier et significatif denjeu "transverse", l'"co-construction"3. Ltude a t termine dbut 2008.

    Cette tude est ralise par trois bureaux dtudes : La Belle Ide, Stratgie et Territoires et INterland.

    II LES TERRITOIRES IDENTIFIES

    Cette tude a t loccasion danalyser au sein des rgions Rhne-Alpes, PACA, Languedoc Roussillon et Corse4, le rle des entreprises, des ples de comptitivit et des autres acteurs technologiques (laboratoires, centres denseignement suprieur et centres de recherche, agences de dveloppement conomique, clusters, etc.) ainsi que des acteurs institutionnels (services de lEtat, collectivits territoriales, chambres consulaires etc.) autour de lenjeu co-construction, afin de dceler les principaux goulots dtranglement du secteur, mais aussi les visions de lavenir et les projets souhaits ou ports par les acteurs. Des sous-systmes territoriaux cohrents ont ainsi pu tre identifis5 :

    1 Mission d'tude et de dveloppement des cooprations interrgionales et europennes. 2 Secrtariat Gnral pour les Affaires Rgionales. 3 Lco-construction apparat avant tout comme une formule ouverte, large et transverse, qui se prte une autodfinition de linterlocuteur concern. Sans prtendre donner la dfinition de lco-construction, il nous semble souhaitable de proposer une dfinition substantielle du concept dco-construction, du moins celle que nous proposons de retenir comme cadre de rfrence dans notre analyse, savoir : La recherche dun btiment faiblement consommateur dnergie (voir producteur) si possible renouvelable et ayant des performances environnementales internes et externes suffisantes, le tout des cots acceptables pour le march . 4 Plus dune quarantaine dentretiens ont t raliss auprs dacteurs considrs comme cls pour le dveloppement de lco-construction. 5 Nous entendons par la notion de sous systmes territoriaux , des territoires infra rgionaux sur lesquels il existe un minimum de polarisation dacteurs conomiques, scientifiques et institutionnels, autour de lenjeu de lco-construction.

  • 4

    - Des sous-systmes territoriaux lis un fort positionnement dagglomration sur les enjeux de lco-construction : les agglomrations de Grenoble, Lyon, Chambry, Montpellier et Perpignan ont t analyses.

    - Des sous-systmes territoriaux lis lmergence et au dveloppement de ples de comptence6 : le

    cas du Nord-Isre et des Monts du Lyonnais.

    III LES ENJEUX SOCIAUX-ECONOMIQUES DE LECO-CONSTRUCTION

    Ce travail de diagnostic territorial a permis de dgager les nombreux enjeux socio-conomiques de lco-construction, qui sont aujourdhui considrables : entre volution rapide des mentalits, carrefour technologique et mutation des marchs, larticulation des diffrentes chelles territoriales, dun systme dacteurs complexe et de multiples aspects, aussi bien environnementaux, conomiques, que sociaux. Face tous ces enjeux, un travail de clarification a t engag entre dune part les enjeux go dpendants de lco-construction, cest dire territorialiss et relevant du niveau local, rgional ou interrgional ; et dautre part les enjeux non go dpendants , cest dire enjeux caractriss par leur dimension a-spatiale ou du moins relevant dun niveau global plus large. Les enjeux non go-dpendants Un certain nombre de caractristiques propres au secteur du BTP constituent des obstacles lamlioration de la performance environnementale et nergtique des btiments :

    - La longvit naturelle des constructions rend difficile lincorporation massive et rapide dinnovations technologiques sur le parc immobilier, do un dcalage defficacit nergtique entre les technologies les plus efficaces sur le plan nergtique un moment donn et celles qui sont effectivement utilises.

    - Le caractre peu visible et lisible de lintrt dintgrer les nouvelles technologies dans ldification dun

    nouveau btiment. Pour les acheteurs matres douvrage potentiels, ayant un projet forcment spcifique, qui examinent ce quoffre le march, il nest pas facile de comprendre le niveau de

    6 Dans notre conception, la notion de ple de comptence est une notion large qui comprend les ples de comptitivit, les clusters, les SPL et les ples dexcellence. Il sagit dun regroupement de savoirs, de savoir-faire et de connaissances autour de lco-construction.

  • 5

    performance de produits peu normaliss comme ceux du btiment, en particulier lorsquil sagit dune performance invisible comme lefficacit nergtique.

    - Des processus constructifs segments / squencs / cloisonns . Une difficult structurelle du

    secteur du btiment rsulte de la disjonction entre les diffrents mtiers. Or dans le domaine de lco-construction, la complexit et la nouveaut des techniques et des matriaux mis en oeuvre, exigent que les oprateurs du secteur de la construction travaillent davantage en amont, sous la forme de partenariats, afin de dvelopper une approche transversale et ainsi gnrer de lintelligence collective.

    - La proportion importante de btiments rsidentiels ou commerciaux en location, qui nincite gure les

    propritaires / investisseurs non occupants consentir des investissements supplmentaires pour lefficacit nergtique.

    - Des cots dinvestissement levs : les btiments sont des produits dont la construction ou lachat

    ncessite un montant lev en dpense dinvestissement. Or amliorer lefficacit nergtique des btiments et leur compatibilit avec lenvironnement reprsente en moyenne une augmentation du cot dinvestissement de 5 15 %. Parmi les freins la prise en compte de la qualit environnementale, le surinvestissement est le plus souvent voqu par les matres douvrage (promoteurs privs et organismes de logements sociaux, ces derniers se heurtant une autre difficult : les prix plafonds pour la construction.

    - La prdominance dun grand nombre de petites entreprises dans le secteur du BTP rend difficile

    lintgration des nouvelles technologies. Dautres enjeux non go-dpendants ont t identifis :

    - La limitation des crdits du ministre de la recherche et des organes centraux de financement

    (notamment dans le financement doprations dco-quartiers ou linverse dans la recherche fondamentale).

    - Les rglementations internes des banques et des assurances qui pnalisent dune certaine manire les

    innovations dans le domaine de la construction durable. Le systme bancaire dans ses calculs de solvabilit du mnage emprunteur nintgre pas les conomies dnergie qui dcoulent de lintgration de nouvelles technologies. Sagissant des crateurs dentreprises ou des innovateurs dans ce domaine, faute de normalisation et donc de certification, les compagnies dassurance refusent dassurer la garantie dcennale du constructeur.

  • 6

    - Les rfrentiels de lducation nationale qui doivent voluer afin dintgrer les exigences techniques de

    lco-construction.

    - Lvaluation de la performance nergtique des btiments : sans mise en place systmatique dindicateurs de performance dans les phases amont (conception et construction) comme dans les phases aval (livraison et exploitation) il est presque impossible damliorer en continu les mthodes et les pratiques en ayant la possibilit de tirer les leons de lexprience. Linnovation en matire constructive ici, peut tre plus encore quailleurs, se faisant par un enrichissement dessais / erreurs des acteurs (forts nombreux et disparates) de lacte constructif.

    Les enjeux go-dpendants

    - Dpendante dun appareil de formation dont la visibilit, la lisibilit et bien sr laccessibilit dpendent elles mmes de la carte des implantations scolaires et universitaires, la formation des professionnels est trop peu dveloppe que ce soit en amont (architectes, bureaux dtudes, conomiste de la construction) pour clairer la matrise douvrage dans ses choix ou en aval pour la ralisation (entreprises de construction et architectes/bureaux dtudes matres duvre), et ce, mme dans le quart sud-est pourtant relativement privilgi. Cette situation parat dautant plus regrettable que les volutions ncessaires nont pas encore eu vraiment lieu, et quun dispositif de formation renouvel serait de nature modifier profondment limage de marque des mtiers du BTP aujourdhui dvaloriss, en particulier auprs de la jeunesse.

    - La sensibilisation, linformation des utilisateurs : il est certain que les fruits escompts de

    linvestissement ne pourront tre recueillis que si lusage qui en est fait est conforme aux conditions demploi prvues. Or limpact du dispositif dinformation dpend bien sr de sa proximit des publics concerns.

    - La certification / la labellisation : Certains labels trangers ne sont pas reconnus en France, les

    matriaux qui en bnficient sont donc exclus de la construction. Par ailleurs, la lenteur et/ou le cot des avis techniques dlivrs par les organismes certificateurs, constitue un frein pour la diffusion de ces nouveaux matriaux. Cet tat de fait tend cantonner certaines innovations constructives de lco-construction dans la marginalit.

    - La diffusion de linnovation technologique : lco-construction apparat moins comme un enjeu de R&D,

    que de transfert de technologie des innovations en direction des PME et activits artisanales. Ce

  • 7

    transfert est lui aussi soumis des conditions de proximit (psycho-sociologiques, organisationnelles mais aussi gographiques.

    - Le dveloppement des produits et techniques innovants et conomiquement viables dans le domaine de

    lnergie et des matriaux : Un certain nombre dvolutions technologiques, mais aussi de verrous scientifiques sont rsoudre dans le domaine de lco-construction. Le recours aux matriaux cologiques et naturels ne fait donc pas limpasse sur linnovation technologique.

    - Le dveloppement des ressources locales et des savoir-faire qui leur sont lis, par une mise en culture

    de surfaces significatives (paille, chanvre, bois) et la cration dunits de transformation des distances ne pnalisant pas le prix de revient.

    - Lengagement de la matrise douvrage (public ou prive), elle aussi situe gographiquement, qui

    apparat comme dterminante dans la mise en place de la qualit environnementale des btiments.

    IV ORIENTATIONS STRATEGIQUES Sil est vrai quaucun instrument stratgique ne constitue en lui-mme une panace, lanalyse mene sur les

    territoires du Grand Sud-Est permet de dgager un certain nombre de recommandations. A cet gard, deux

    orientations majeures semblent se dgager :

    - Structurer et faire davantage converger la recherche fondamentale et applique sur les enjeux technologiques de lco-construction. En ce sens, certaines dmarches de cooprations interrgionales entre ples de comptences et centres de ressources, semblent devoir tre soutenues et dveloppes.

    - Structurer progressivement loffre de formation initiale et continue en adquation avec les besoins de

    lensemble des corps de mtiers intervenant dans le domaine de lco-construction. Lanalyse mene sur les territoires du Grand Sud-Est (et valide par les membre du Comit de pilotage) en premire phase, a permis de dgager dautres orientations stratgiques territorialises et synthtises dans le tableau ci-dessous :

  • 8

    Enjeux stratgiques identifis Pistes dactions associes Le dveloppement des produits et des techniques innovantes et conomiquement viables dans le domaine de lnergie et des matriaux

    Dvelopper les dmarches de coopration sectorielle co-construction entre ples de comptitivit

    La diffusion de linnovation technologique dans le domaine de lco-construction auprs des PME

    Dvelopper les dmarches de coopration sectorielle co-construction entre ples de comptence7

    Dvelopper les dmarches de coopration entre les centres de ressources rgionaux spcialiss dans lco-construction

    Accompagner les dmarches damnagement dco-parcs thmatiss co-construction

    Soutenir les dmarches de dveloppement linternational

    La formation Structurer loffre de formation autour du dveloppement des nouvelles technologies de lnergie et des enjeux environnementaux de la construction

    La sensibilisation / information aux problmatiques de lco-construction

    Soutenir et accompagner les projets d co-quartiers

    Soutenir et accompagner lorganisation de manifestations et dvnements sur la construction durable

    La rnovation du parc existant

    Soutenir et accompagner les dmarches damlioration de la performance nergtique du parc existant

    Le dveloppement des ressources locales et des savoirs faire qui leur sont lis

    Dvelopper les filires bois / paille / chanvre

    Lobjectif pour la seconde phase dtude a consist slectionner, parmi les pistes proposes par le

    rapport, un certain nombre dactions et den prciser le dtail, les conditions de ralisation et les soutiens possibles.

    Les conclusions du rapport ont formul un certain nombre de propositions qui se situent dans le cadre de l'animation d'un "rseau des rseaux" du Grand Sud-Est qui regroupera l'effort d'animation et de mise en relation des acteurs locaux entrepris dans chacune des rgions : la prise en compte de la dimension interrgionale permet d'obtenir des conomies d'chelle et de prendre en compte la spcificit de l'"espace Grand Sud-Est" (climat mditerranen et de montagne). Une action parat possible dans deux directions :

  • 9

    1. Mettre en place un pilotage interrgional pour les formations spcialises

    Les difficults trouver des artisans forms aux technologies de l'co-construction constituent, sans doute, le premier obstacle au dveloppement de l'co-construction. C'est dire l'importance de l'effort de formation qui doit tre entrepris. L'essentiel de l'action est mener au niveau local, dans chaque bassin d'emploi et chaque bassin de vie, mais le Grand Sud-Est est la bonne chelle pour mettre en place les complmentarits et formations spcialises "pointues" qui demandent un domaine plus large.

    Tout d'abord, il est ncessaire de raliser une cartographie permettant de visualiser rapidement les comptences spcifiques de chaque territoire donnant l'occasion de clarifier le systme d'acteurs existant et de renforcer les cooprations entre acteurs voisins.

    A plus long terme, dans le cadre d'un renforcement de l'offre de comptence, il est possible de s'appuyer sur un programme d'action dj mis au point entre plusieurs ples de comptitivit : le programme d'action national Emploi, comptences, formation, "Nouvelles technologies de l'nergie" (NTE) qui regroupe quatre ples de comptitivit (dont trois dans le Grand Sud-Est) et le cluster Rhne-Alpes co-nergies a entrepris une tude nationale des besoins en comptence pour les diffrentes nouvelles filires de l'nergie.

    Il faudrait proposer aux acteurs de ce programme commun plusieurs ples de comptitivit de prolonger leur rflexion par quelques perspectives sur l'co-construction (partie des NTE) dans le Grand Sud-Est. Le programme interrgional expliciterait les comptences ncessaires dans cet espace en complment des formations existantes localement.

    Les trois ples de comptitivit du Grand Sud-Est : Tennerdis (Rhne-Alpes), Cap Energie (PACA) et Derbi (Languedoc-Roussillon) sont associs ce programme et seraient donc bien placs pour le prolonger par une programmation spcifique. 2. Vers un centre de ressources virtuel ?

    La cration d'une nouvelle structure et de nouveaux locaux pour soutenir les initiatives nouvelles dans le domaine de l'co-construction n'est pas raliste, et peut tre mme pas souhaitable.

    7 Le ple de comptence est une notion large comprenant les ples de comptitivit, les clusters, les SPL et les ples dexcellence. Il sagit dun regroupement de savoirs, de savoir-faire et de connaissances autour de lco-construction.

  • 10

    A cet gard, l'exprience du centre de ressources EnviroBote qui fonctionne pour les rgions Rhne-Alpes et PACA peut servir de modle qui pourrait tre tendu aux autres rgions du Grand Sud-Est : Auvergne, Corse et Languedoc-Roussillon.

    Le fonctionnement de ce centre de ressources parat en effet particulirement adapt la structuration des changes entre professionnels de l'co-construction dans une dynamique interrgionale. Le centre de ressources fonctionne sur un principe coopratif de partage des savoirs, des savoir-faire et des expriences. Le principe est de donner ce que l'on sait et d'apprendre du savoir des autres en partageant ses connaissances, ses comptences et ses outils, travers une interface numrique.

    La localisation de ce centre, compte tenu du caractre numris de ses informations, serait indiffrente gographiquement parlant et devrait viser le ou les lieux (mise en rseau de centres de documentation dj existants) les plus efficients (capacit et volont de s'impliquer dans la dmarche). Il ne faut pas se cacher qu'un tel dispositif implique la satisfaction de plusieurs conditions :

    - Volont de coopration forte des partenaires dans l'change d'informations malgr la concurrence latente qui peut exister entre eux certains gards.

    - Cot financier du fonctionnement du systme puisqu'il faut solliciter rgulirement les partenaires pour

    le recueil des donnes dont ils disposent sur les expriences pratiques ou autres faits susceptibles d'alimenter une banque de donnes, les interroger suivant un questionnaire ad hoc pour permettre l'tablissement de fiches d'information normalises, rdiger et valider les fiches, puis les mettre en ligne et, au fil du temps, les mettre jour.

    Le dispositif EnviroBote en place depuis 2005 donne satisfaction grce la motivation et la volont de

    cooprer des partenaires professionnels, politiques et administratifs impliqus ainsi qu'au travail de l'quipe d'une demi-douzaine de personnes qui le fait fonctionner au quotidien.

    Son extension l'ensemble du quart Sud-Est ncessiterait l'adhsion et la mobilisation durable des homologues des entits oeuvrant dj au sein d'EnviroBote ainsi qu'un complment budgtaire pour faire face l'augmentation de la charge de travail.

    Ces deux actions : programme de formation spcialise et extension du centre de ressources EnviroBote

    sur tout le Grand Sud-Est permettent de soutenir et de valoriser les efforts entrepris dans les cinq rgions.