Teveth 5771

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    07-Mar-2016

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Des ychouot grandes ou petites, des vnements tonnants, inattendus ou impressionnantsRessentez-les en les lisant, gotez-les en faisant un don. Car vivre une proximit nest pas comparable la lire.

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  • LA FORCE DE LATSDAKA

    TEVETH 5771 8

  • TABLE DES MATIERES Chers lecteurs,Que se cache-t-il lendroit le plus profond de vous-

    mmes ?

    Cette question a des rponses diffrentes des moments diffrents de notre vie. Parfois, il sy cache de la joie, parfois de la douleur, de lamour, de lamiti ou de ltonnement. Souvent, on y trouve aussi de la peine, de la dception, de la peur, de la solitude, cet endroit profond quon narrive pas toujours couter.

    Et en ce point profond se trouve lessence, la substance de notre personne. Il y a l la foi. Elle a toutes sortes denveloppes, toutes sortes demballages. Mais il est l, ce point profond. Il est l sans aucun doute.

    Lorsque nous lisons ce bulletin de Koupat Hair, ce point profond grandit, senflamme et emplit notre personne dune chaleur rconfortante. Il se sent proche de D., li Lui.

    Car quy lit-on, dans ces bulletins La force de la tsdaka, sinon le lien qui nous unit notre Pre cleste ?

    Lorsque des Juifs donnent leur cur, D. le leur rend par des marques daffection, par une rvlation, par une lumire bienfaisante et non dissimule.

    Cela concerne chacun de nous. Cette rvlation de la Prsence divine se fait pour nous aussi. Cette affection nous entoure et nous enveloppe, nous aussi. Car nous aussi, nous appartenons Koupat Hair. Nous aussi, nous sommes des frres. Ces histoires sont un message direct pour nous : venez vous aussi, rapprochez-vous.

    En cette poque de dangers de toutes sortes, nous esprons tous bnficier dun peu plus de proximit D. Car tous les malheurs narrivent que lorsque nous sommes loin de Lui.

    Voici la proximit, dans ce bulletin. L voici.

    Donnez votre cur, donnez-Lui votre cur. Car D. est proche si nous sommes proches. D. est l si nous sommes l, si notre cur est l.

    Des ychouot grandes ou petites, des vnements tonnants, inattendus ou impressionnants Ressentez-les en les lisant, gotez-les en faisant un don. Car vivre une proximit nest pas comparable la lire.

    Levez les yeux et faites un don, et vous goterez laffection, le lien, la proximit

    Koupat Hair

    Koupat HairLa principale Caisse de Tsdaka dIsral

    0800-525-523

    p. 3

    Les tfilines de Rabbnou Tam

    p. 6

    3,900 $ dans un porte-monnaie violet

    p. 9

    Cinq voyageuses et aucune chance

    p. 12

    Un problme de tension

    p. 16

    La tranquillit ou les souffrances

    p. 20

    Une situation inextricable ?

    page 2 La force de la tsdaka TEVETH 5771

  • Le taxi roule rapidement en se frayant un chemin parmi les voitures. En cette fin de soire, Jrusalem se prpare au sommeil. Les marchands lavent grande eau leur stand au march, les gens garent leur voiture sur le ct et rentrent chez eux. Cest la nuit.

    Il est arabe, ce chauffeur . Cette pense traverse rapidement lesprit de Rav Yehouda Deitch, lun des deux passagers. Il regarde au-dessus de la fentre, lendroit o une plaque porte gnralement le nom du chauffeur. La plaque rglementaire est absente. Aucun drapeau sur le taxi, aucun signe identifica-teur. Le chauffeur bavarde sur son portable avec un accent guttural prononc. Pas de doute.

    Il tait difficile de sen rendre compte au premier coup dil. Ses cheveux blancs sont coups trs court, il est ras de prs

    Il ne dit rien. Rav Yitzhak Mir Sternbuch, qui en-seigne avec lui la ychiva Darkei Torah, discute du sujet brlant qui les proccupe. Une lourde respon-sabilit leur a t impose et ils se rendent pr-sent en taxi chez une autorit pour lui faire part de leurs doutes. Rav Yehouda, fils du Gaon Rabbi M. Deitch (Rav du quartier de Ramat Chlomo Jru-salem), se plonge dans la conversation. Il dtourne son esprit du chauffeur arabe, de ce qui se passe chez lui, de ce quil a fait ce jour-l, et se concentre pleinement sur le sujet en question. Les deux Rabbanim ressen-tent bien la respon-sabilit qui pse sur eux.

    Ils se rendent chez le Gaon Rabbi Naftali Nussbaum pour discuter du sujet, pour demander son avis et, ils lesprent, pour rsoudre la question. Ils savent quils disposent de peu de temps. Plus le sujet est important et dcisif, plus le temps dont on dispose est concentr

    Attendez-nous jusqu ce que nous redescendions, et nous vous prendrons pour le retour, dit Rav Sternbuch au chauffeur. Nous en avons pour dix minutes, un quart dheure. Laissez le compteur al-lum . Le chauffeur hoche la tte et gare son vhi-cule. Il sort une cannette de Coca-Cola de sa boite gants et se cale confortablement sur son sige.

    Les deux hommes montent. Rav Nussbaum les re-oit aimablement. Malgr le peu de temps dont ils disposent, ils exposent le sujet en question, lanaly-sent de toutes part, expliquent les diffrentes pos-sibilits.

    Ils nentendent absolument pas le chauffeur qui klaxonne sans arrt au bas de limmeuble, jusqu ce quil perde patience.

    Les tfilines de Rabbnou Tam

    page 3 La force de la tsdaka TEVETH 5771

  • Au bout dune heure et quart, ils descendent le front pliss, les mains traant des cercles en lair. Les premiers signes de la joie qui accompagne la rsolution des doutes apparaissent sur leur visage.

    O est notre taxi ? Rav Sternbuch regarde de tous cts. La petite rue est vide, pas un taxi en vue. Ils se tournent droite, gauche. Non, pas de taxi. Un coup dil leur montre leur en explique la raison.

    Comment allons-nous le payer ? Il va croire que nous avons fait exprs ! sexclame Rav Sternbuch. Je ne me rappelle pas avoir vu sa plaque portant son nom.

    Ctait un chauffeur arabe, rpond Rav Deitch, alors quune pense floue sobstine tenter de pas-ser le seuil de sa conscience. Il tait arabe, cest cer-tain. Et il ny avait pas de nom sur le ct du taxi, ni de drapeau

    Soudain, il se prend la tte entre les mains et laisse chap-

    per un gmissement. Mes tfilines ! Mes tfilines de Rabbnou Tam sont rests dans le taxi !

    Que faire ???

    Tu te souviens dun signe qui nous permettrait de reconnatre la voiture ?

    Non, aucun.

    Il ny a rien ajouter. Un chauffeur priv qui nap-partient pas une compagnie de taxis, et qui est arabe... Aucun espoir de retrouver les tfilines.

    Jai besoin de mes tfilines demain matin ! mur-mure Rav Deitch. Mes tfilines de Rabbnou Tam Je les ai mises la fin de la prire depuis le jour de mon mariage, sans manquer un jour. Ce nest pas seulement largent quelles cotent, ce nest pas seu-lement ce quelles reprsentent pour moi. Cest de penser quun chauffeur arabe va les jeter nimporte o ! Oh lala !

    Rav Sternbuch na pas de mots pour le consoler.

    Il est dj onze heures et demie, soupire Rav Deitch dans lobscurit. Les chances de retrouver le chauffeur sont nulles. Mais le Gardien dIsral ne

    dort pas Le Crateur sait o se trouvent mes tfilines. Il sait comment me les rendre, si jen ai le mrite.

    Cest vrai. Mais des miracles a-t-on le droit de prier pour des miracles ?

    Je donne 180 chkels Koupat Hair. Cest le minimum deffort per-

    sonnel que je peux faire, et le seul pos-sible dans cette situation. D. verra

    peut-tre ma peine

    Il sengage donner cette somme si

    ses tfilines sont retrou-ves la nuit

    mme.

    Cette nuit ?

    Oui ! Y a-t-il quelque chose de trop difficile pour D. ? Cette

    nuit ! Il faut que je les mette demain matin !

    Ils se sparent tristement, sans entretenir trop

    page 4 La force de la tsdaka TEVETH 5771

  • despoir. Les miracles, cela fait trs plaisir lorsquils arrivent, mais il ne faut pas les attendre. Ah ! Que sont devenues les tfilines prsent ? Le chauffeur les a-t-il jetes nimporte o ? Cela leur fait mal au cur dy penser.

    Deux heures plus tard

    Deux heures plus tard, le beau-frre de Rav Yehou-da Deitch sort de la synagogue Or Hatsafoun de Jrusalem pour rentrer chez lui. A une heure et de-mie du matin, il marche lentement, rflchissant encore au passage quil venait dtudier ce soir-l.

    Un taxi sarrte brusquement ct de lui.

    Eh ! Vous l-bas ! Hol ! Un visage en colre appa-rait travers la fentre.

    Alors, vous mavez dit dattendre et vous tes partis comme a ! Attendez, je retrouverai votre copain-l! Il paiera la course jusquau dernier sou !

    Il reste debout sur le trottoir, interdit.

    Quest-ce que vous dites ? Je nai pas pris de taxi ! rpond-il.

    Si ! Cest vous ! Cest vous qui mavez pris avec votre ami, et il ne ma pas pay ! Quest-ce quil croit ? Je vais le retrouver, et il paiera tout ! Rappelez-vous de ce que je viens de dire ! Je vous ai attendus presque une heure comme un imbcile. Quest-ce que vous croyez ? Et vous, prenez ce truc-l ! Ma voiture, cest pas un dpt.

    Il jette en sa direction un paquet noir. Le beau-frre de Rav Deitch fait un bon en arrire et se sauve, per-suad que lArabe au volant lui a lanc un objet pi-g. Le taxi sloigne rapidement. Il reste distance et observe lobjet par terre, attendant dentendre lexplosion. Mais lexplosion ne se produit pas. Il sap-proche prudemment et reste ptrifi en voyant un sac de tfilines en velours bleu.

    Il soulve le sac et lembrasse. Il le prend avec lui et se dirige vers sa maison, interloqu par lincident. Pour qui lArabe la-t-il pris ? Existe-t-il quelquun qui lui ressemble ce point ? Peut-tre que pour un Arabe, tous les Juifs se ressemblent, comme pour nous, tous les Chinois se ressemblent ? Alors, pour-quoi sest-il arrt justement ct de lui ?

    Arriv chez lui, il examine nouveau le sac pour

    tenter de trouver un signe quelconque. Il remarque

    les lettres brodes sur le tissu : youd, aleph, mem,

    tsadik, daleth.

    Comment ? Quelle chance y a-t-il pour quil existe

    un autre homme dont le nom a prcisment ces

    initiales ?

    Il a un beau-frre qui sappelle : Yehouda Ary

    Marim Tsvi Deitch . Un homme ayant quatre pr-

    noms, dont voici les initiales Cela ne peut tre

    quelq

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