Toxicité pulmonaire du nifurtoïnol

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    30-Dec-2016

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<ul><li><p>Rsums des communications scientifiques</p><p> 2006 SPLF, tous droits rservs 1S105</p><p>Aff</p><p>ich</p><p>es s</p><p>cien</p><p>tifi</p><p>qu</p><p>es</p><p>301Macropolykystoses pulmonaires et syndrome de Gougerot SjgrenV. Hammerer, G. Pauli, S. Wasmer, M. Jeung, J.-J. Braun, F. De Blay</p><p>Nous rapportons le cas dune femme de 71 ans non fumeuse prsentantune macropolykystose pulmonaire dcouverte de faon fortuite sur uneradiographie du thorax effectue loccasion dune douleur thoracique.La patiente prsente un syndrome sec entrant dans le cadre dun syn-drome de Gougerot Sjgren (SGJ) cliniquement parlant et prouv histo-logiquement sur une biopsie des glandes salivaires accessoires (grade IVde la classification de Chisholm et Mason). La recherche danticorpsantinuclaires est positive et notamment la recherche danti - SS A etanti - SS B. Les preuves fonctionnelles respiratoires sont normales, letest du tranfert du CO est abaiss 54 % de la valeur thorique. Lescanner thoracique met en vidence des macrokystes pulmonaires multi-ples bilatraux associs des zones de fibrose et des plages en verredpoli.Nous navons pas retenu dautres tiologies que le SGJ cette macropo-lykystose pulmonaire en raison de laspect scannographique et delabsence dautres anomalies cliniques et biologiques. Les atteintes pul-monaires des SGJ sont classiquement des pneumopathies interstitiellesdiffuses avec une alvolite prdominance lymphocytaire ou des pseu-dolymphomes. Les macropolykystoses pulmonaires associes un SGJont t rarement t dcrites (3 cas) avec un cas de rgression des kystessous corticothrapie.</p><p>302Un liomyome mtastatique bninM. Hamoudi1, J. Gavard2, L. Chevalier3, M. Delaunay1</p><p>Le liomyome bnin mtastatique est une tumeur pulmonaire rare. Sapathognie est inconnue et dvolution lente. Nous rapportons le casdune femme de 41 ans admise pour dyspne et opacits nodulaires bila-trales. Pas dantcdent sauf un fibrome utrin opr. Lexamen clini-que est normal. LIDR tuberculinique est ngative. le bilan biologiqueet spiro-graphique est normal. La biopsie tage est non concluante etrefus de la biopsie pulmonaire. Elle est revue dix ans plus tard pour dys-pne rcidivante. Puis diminution du nombre des nodules et augmenta-tion de la taille de quelques-uns. La biopsie transparitale permet lediagnostic de Liomyome mtastatique bnin, la recherche des rcep-teurs hormonaux est ngative. Aucun traitement na t prconis hor-mis la surveillance.Le muscle lisse pulmonaire peut tre le sige de liomyome bninmtastatique. Cette localisation est rare (82 cas) et exige un point dedpart leiomyomateux utrin chez la femme en activit gnitale. Sontiopathognie nest pas bien connue. Sa dissmination est intra vascu-laire. Elle se traduit par une dyspne, douleur thoracique ou asympto-matique. Lhistologie confirme le diagnostic. Lvolution est lente,bnigne. Parfois dgnrescence leiomyo-sarcomateuse. La rgressionpeut tre favorise par la mnopause. Le traitement comprend lexrsedes tumeurs compressives mdiastinale, castration, Le traitement hor-monal (GnRH) ou abstention avec surveillance dans les formes mineuresdo notre illustration.</p><p>303Poumon rhumatode (por) : manifestation pulmonaire revelatrice dune polyarthrite rhumatode (PR)S. Diallo1, B.F. Sissoko1, Y. Toloba1, O. Mbaye1, B. Keta1,P. Dembel1, I. Ciss2</p><p>Les manifestations pulmonaires (fibrose diffuse infiltrative) sont rares,mais bien connues dans la PR ; sobservent surtout chez les hommesaprs 50 ans. Nous rapportons un cas de fibrose pulmonaire rvlateurdune PR. Homme de 47 ans, non-fumeur, qui a prsent il y a 2 ansune toux chronique, dyspne progressive, une altration de ltat gn-ral, rles crpitants aux 2 champs pulmonaires. La radiographie pulmo-naire a montr des opacits arrondies diffuses simulant une tuberculose.Le patient est mis sous traitement anti-tuberculeux sans succs. La2e anne, apparition des signes de PR : raideur et douleur articulaire,dformation et dviation des doigts, nodosits sous-cutanes, VS accl-re, facteur rhumatode fortement positif, hypergammaglobulinemie,VEMS 27 % et le scanner (thorax) a not une fibrose diffuse infiltra-tive. Le diagnostic de PoR a t retenu et une corticothrapie au longcourt instaure.Conclusion : Devant toute atteinte fibreuse pulmonaire, la dmarchediagnostique devrait comporter la recherche dune maladie systmique la fois par lexamen clinique et par les investigations biologiques appro-pries.</p><p>304Toxicit pulmonaire du nifurtonolP. Ravez, M. Mignolet, M. Azad Andish</p><p>La toxicit pulmonaire de la nitrofurantone (Furadantine) est bienconnue ; celle du nifurtonol (Urfadyn), un de ses drivs, lhydroxy-methylnitrofurantone, est peu documente.Observation : Une patiente de 67 ans, diabtique, obse consultepour hmoptysies. Elle est traite au long cours pour infections urinairesrcidivantes par nifurtonol. Des rles crpitants sont audibles dans lesdeux champs. Limagerie thoracique rvle des opacits bilatrales enverre dpoli. Le titre danticorps antinuclaires (Hep-2) slve 1 280.Les biopsies parenchymateuses endoscopiques voquent une pneumopa-thie desquamative. Les lymphocytes du lavage alvolaire sont en majo-rit des cellules T avec prdominance de la sous-population CD8,rapport CD4/CD8 invers et expression renforce des marqueurs dacti-vation. Larrt simple de lantiseptique permet une quasi-normalisationradiologique en quelques semaines et une diminution progressive desanticorps antinuclaires.Conclusion : Le nifurtonol peut induire chez une mme patientedivers tableaux toxiques : hmoptysies, autoimmunit, alvolite lym-phocytaire, pneumopathie desquamative, rversibles sans traitementcomplmentaire son arrt.</p></li></ul>