Aristote. traité de l'âme - clan9

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    15-Apr-2017

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<ul><li><p>ARISTOTE, LE TRAIT DE L'MEPERI PSYCHE</p><p>http://docteurangelique.free.fr 2004Les uvres compltes de saint Thomas d'Aquin</p><p>LIVRE I: L'ME....................................................................................................................... 2Chapitre 1: La mthode dans ltude de lme............................................................................... 2</p><p>Chapitre : Les doctrines sur lme................................................................................................... 4</p><p>Chapitre : L'me se meut-elle elle-mme?.......................................................................................7</p><p>Chapitre : Lme-harmonie et lme-nombre se mouvant elle-mme? .....................................10</p><p>Chapitre 5: Lme-nombre, suite. Lme prsente en toutes choses? Lunit de lme. .........13</p><p>LIVRE II: L'ME, LES SENS ET LES SENSATIONS.......................................................16Chapitre 1: Ce qu'est l'me.............................................................................................................16</p><p>Chapitre 2: Explication de la dfinition de lme. ....................................................................... 18</p><p>Chapitre 3: Les facults des vivants. ............................................................................................. 20</p><p>Chapitre 4: La facult vgtative ou nutritive.............................................................................. 21</p><p>Chapitre 5: La facult sensitive. .................................................................................................... 23</p><p>Chapitre 6: Les objets des sens. ..................................................................................................... 25</p><p>Chapitre 7: Le sens de la vue et son objet......................................................................................25</p><p>Chapitre 8: Le sens de loue et son objet...................................................................................... 27</p><p>Chapitre 9: Le sens de lodorat et son objet.................................................................................. 30</p><p>Chapitre 8: Le sens du got et son objet........................................................................................31</p><p>Chapitre 11: Le sens du toucher et son objet. .............................................................................. 32</p><p>Chapitre 12: Les sensations et leur fonctionnement. ...................................................................34</p><p>LIVRE III: LES FACULTS NOTIQUES......................................................................... 35Chapitre 1: Sixime sens; Le sens commun...................................................................................35</p><p>Chapitre 2: Le sens commun et ses deux autres fonctions. ......................................................... 36</p><p>Chapitre 3: La Pense, la perception, l'imagination.....................................................................39</p><p>Chapitre 4: Lintellect passible. .....................................................................................................41</p><p>Chapitre 5: Lintellect agent. ......................................................................................................... 43</p><p>Chapitre 6: Les actes de l'intelligence............................................................................................43</p><p>Chapitre 7: Lintellect pratique. ....................................................................................................44</p><p>Chapitre 8: Intelligence, sensation et imagination........................................................................45</p><p>Chapitre 9: La facult motrice........................................................................................................46</p><p>Chapitre 10: La cause du mouvement............................................................................................47</p><p>Chapitre 11: Suite.............................................................................................................................48</p></li><li><p>Chapitre 12: Rle sens dans la survie.............................................................................................49</p><p>Chapitre 13: La composition du corps vivant. Le toucher. .........................................................50</p><p>LIVRE I: L'ME</p><p>Chapitre 1: La mthode dans ltude de lme.Les connaissances de tout genre sont pour nous belles et admirables; pourtant, uneconnaissance peut tre prfrable une autre pour deux raisons: </p><p>1 son exactitude;</p><p>2 la valeur et la supriorit de son objet. </p><p>Selon ces deux motifs, ltude de lme est situer raisonnablement au premier rang. De plus,la connaissance de lme apporte une grande contribution ltude de la vrit tout entire etsurtout la science de la nature, car lme est, pour rsumer, le principe des animaux. </p><p>Notre tude aura deux parties: </p><p>1 Connatre la nature et la substance de l'me.</p><p>2 Connatre les proprits qui sy rattachent, et dont les unes semblent tre desdterminations propres de lme elle-mme, tandis que les autres appartiennent aussi, mais parelle, lanimal.</p><p>Mais il est des plus difficiles que dacqurir une connaissance assure au sujet de lme. Cetterecherche, en effet, se trouvant commune beaucoup dautres objets (jentends la recherchede la substance et de lessence), on pourrait peut-tre penser quil nexiste quune seulemthode, applicable tous les objets dont nous voulons connatre la substance (comme cestle cas de la dmonstration, pour les proprits drives), de sorte que cest cette mthode quilfaudrait rechercher; si, dun autre ct, il nexiste pas de mthode unique et commune pourrsoudre la question de lessence, notre tche devient encore plus difficile, car il faudradterminer, pour chaque cas, quel est le procd employer. Et mme sil tait vident que ceprocd consiste en une certaine dmonstration, ou en une division, ou mme en une autremthode, il resterait encore bien des problmes et des incertitudes pour savoir de quellesdonnes devrait partir notre investigation: car les principes sont diffrents pour des chosesdiffrentes, comme, par exemple, dans le cas des nombres et des surfaces.</p><p>Sans doute, est-il dabord ncessaire de dterminer quel genre lme appartient et ce quelleest: je veux dire, si elle est une chose individuelle et une substance a, ou une qualit, ou unequantit, ou encore quelque autre des catgories que nous avons distingues.</p><p>Il faut dterminer, en outre, si elle est au nombre des tres en puissance ou si elle nest pasplutt une entlchie, car la diffrence nest pas sans importance.</p><p>On doit aussi examiner si lme est partageable ou sans parties, et si toutes les mes e sont demme espce ou sil nen est rien, et, dans ce cas, si elles diffrent entre elles par lespce oupar le genre: car les discussions et les investigations actuelles sur lme semblent porterseulement sur lme humaine.</p><p>Dautre part, nous devons nous garder de passer sous silence la question de savoir si ladfinition de lme est une, comme celle de lanimal, ou si elle est diffrente pour chaqueespce dme, comme pour le cheval, le chien, lhomme, le dieu; et, dans ce cas, lanimal en</p></li><li><p>gnral ou bien nest rien, ou bien est postrieur. La mme question se pose dailleurs pourtout autre prdicat commun que lon affirmerait.</p><p>De plus, en admettant quil nexiste pas une pluralit dmes, mais seulement une pluralit departies, faut-il examiner dabord lme entire ou ses parties? Il est difficile aussi dedterminer lesquelles de ces parties sont naturellement distinctes les unes de autres, et sil fautcommencer notre recherche par les parties ou par leurs fonctions: si, par exemple cest parlacte de lintellect ou lintellect, par lacte de sentir ou la facult sensitive, et ainsi de suite.</p><p>Et si les fonctions doivent nous retenir en premier lieu, on pourrait se demander si ltude deleurs opposs ne devrait pas encore les prcder, par exemple le sensible avant la facultsensitive, et lintelligible avant lintellect.</p><p>Et il semble bien que, non seulement la connaissance de lessence soit utile pour tudier lescauses des proprits des substances (comme, dans les Mathmatiques, la connaissance de cequest le droit et la courbe, ou de ce quest la ligne et la surface, pour savoir combien dedroits les angles du triangle sont gaux), mais encore, inversement, que la connaissance desproprits contribue, pour une grande part, la connaissance de lessence; cest, en effet,quand nous pourrons rendre compte, en accord avec lexprience de toutes les propritsdune substance, ou de la plu part, que nous serons le plus mme de donner une dfinition decette substance. Car le principe de toute dmonstration, cest lessence, de sorte que lesdfinitions qui nentranent pas la connaissance des proprits, ou qui ne facilitent mme pasune conjecture leur sujet, il est clair quelles sont toutes dialectiques et vides.</p><p>Une difficult se prsente aussi propos des affections de lme: sont-elles toutes communes ltre qui possde lme ou bien y en a-t-il aussi quel quune qui soit propre lme elle-mme? Le dterminer est indispensable, mais difficile. Il apparat que, dans la plupart des cas,il nest aucune affection que lme puisse, sans le corps, subir ou exercer: telle la colre,laudace, lapptit et, en gnral, la sensation. Sil est pourtant une opration qui semble parexcellence propre lme, cest lacte de penser; mais si cet acte est, lui aussi, une espcedimagination ou quil ne puisse exister indpendamment de limagination, il ne pourra pasdavantage exister sans un corps.</p><p>Si donc il y a quelquune des fonctions ou des affections de lme qui lui soit vritablementpropre lme pourra possder une existence spare du corps par contre, sil ny en a aucunequi lui soit propre, lme ne sera pas spare, mais il en sera delle comme du droit, qui, entant que droit a beaucoup dattributs, par exemple celui dtre tangent une sphre dairain enun point, alors que pourtant le droit ltat spar ne peut la toucher ainsi: il est, en effet,insparable puisquil est toujours donn avec un corps. Or il semble bien que toutes lesaffections de lme soient donnes avec un corps: le courage, la douceur, la crainte, la piti,laudace, et, encore, la joie, ainsi que lamour et la haine; car en mme temps que seproduisent ces dterminations, le corps prouve une modification. Ce qui le montre en fait,cest que, parfois, des causes daffections fortes et frappantes surviennent en nous, sansentraner ni irritation, ni crainte, tandis que, dautres fois, des causes lgres et faiblementperues suffisent provoquer des mouvements, quand le corps est dj surexcit et se trouvedans un tat comparable la colre. Mais voici une preuve plus claire encore en labsence detoute cause de crainte, on peut prouver les motions de la peur. Sil en est ainsi, il est videntque les affections sont des formes engages dans la matire.</p><p>Il en rsulte que, dans leurs dfinitions, on doit tenir compte de cet tat de choses on dfinira,par exemple, la colre un mouvement de tel corps, ou de telle partie, ou de telle facult,produit par telle cause, pour telle fin.</p><p>Et cest pourquoi, ds lors, ltude de lme relve du physicien, soit quil sagisse de lmetout entire, soit quil sagisse de lme telle que nous la dcrivons. Le physicien et le</p></li><li><p>dialecticien dfini raient ainsi diffremment chacune de ces affections, ce quest, par exemple,la colre: pour le dernier, cest le dsir de rendre loffense, ou quelque chose de ce genre; pourle premier, cest lbullition du sang qui entoure le coeur, ou bien lbullition du chaud. Lunrend compte de la matire, et lautre, de la forme et de la notion: car la notion est la forme dela chose, mais il est ncessaire quelle se ralise dans telle matire, si on veut quelle soit.Cest ainsi que la notion de la maison est la suivante elle est un abri protecteur contre ladestruction cause par les vents, les pluies et les chaleurs. Mais tel la dcrira comme despierres, des briques et des poutres, tel autre encore dira quelle est la forme ralise dans cesmatriaux en vue de telle fin. Qui donc de ceux-ci est le physicien? Est-ce celui qui sintresse la matire et qui ignore la forme, ou celui qui sintresse la forme seule? Nest-ce pasplutt celui qui tient compte de lune et de lautre? Et que dire de chacun des deux autres? Neserait-ce pas quil ny a personne pour traiter les dterminations de la matire qui ne sont passparables, pas mme-en les considrant seulement en tant que sparables, mais que cest duphysicien que relvent toutes les activits. et passivits appartenant un corps de telle naturedtermine et une matire de telle sorte? Quant aux proprits des corps qui ne sont pasconsidres comme leur appartenant de cette faon, cest un autre que le physicien qui lestudiera: pour certaines, ce sera lartisan, le cas chant, le charpentier ou le mdecin, parexemple; pour dautres, qui, sans tre sparables, ne sont pas considres comme desdterminations dun corps dune nature dtermine mais proviennent dune abstraction ce serale mathmaticien; pour celles enfin qui sont considres comme ayant une existenceentirement spare, ce sera le mtaphysicien.</p><p>Mais reprenons notre discours. Comme nous le disions, les affections de lme sontinsparables de la matire physique des animaux; par suite cest en tant que telles quelles leurappartiennent, le courage et la crainte, par exemple, et non pas la faon de la ligne et de lasurface.</p><p>Chapitre : Les doctrines sur lme.</p><p>Puisque nous tudions lme, il est ncessaire, en mme temps que de poser des problmesque nous aurons rsoudre par la suite, de recueillir les opinions de nos devanciers qui ontprofess quelque doctrine son sujet, afin de tirer profit de ce quelles auront de juste, etdviter ce qui ne lest pas.</p><p>Le point de dpart de notre investigation, cest dexposer les caractres qui, de lavis gnral,appartiennent minemment lme en vertu de sa nature. Or lanim diffre de linanim,semble-t-il, par deux caractres principaux: le mouvement et la sensation.</p><p>Et ce sont aussi, approximativement, ces deux conceptions que nous ont transmises nosprdcesseurs au sujet de lme.</p><p>Certains dentre eux, en effet, disent que lme est par excellence et primordialement lemoteur. Et, dans la pense que ce qui nest pas m soi-mme est incapable de mouvoir uneautre chose, ils ont cru que lme appartient la classe des choses en mouvement.</p><p>De l vient que DMOCRITE assure que lme est une sorte de feu et de chaleur. Ses figuresou atomes sont, en effet, infinis, et ceux qui ont la forme sphrique, il les appelle feu et me;ils peuvent tre compars ce quon nomme les poussires de lair, qui apparaissent dans lesrayons solaires travers les fentres. De ces figures luniverselle rserve sminale constitue,selon lui, les lments de la nature entire (Mme thorie chez LEUCIPPE.) Et ceux dentreces atomes qui revtent la forme sphrique sont identifis avec lme, parce que les figures de</p></li><li><p>ce genre sont les plus aptes . pntrer travers toutes choses et mouvoir...</p></li></ul>