Guide recommandations diagnostic energetique menawatt algerie dz v3

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    17-Jan-2015

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Guide recommandations diagnostic nergtique MENAWATT Algrie DZ

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<ul><li> 1. Diagnostic de Performance Energtique GUIDE RECOMMANDATIONSMars 2009</li></ul><p> 2. SommairePrsentation1Introduction2Notions lmentaires et recommandations pour tablir un diagnostic de performance nergtique91. Comportement thermique densemble du btiment 1.1. Bases de la thermique 1.2. Toiture 1.3. Les baies : fentres et contrevents (volets) 1.4. Planchers bas 1.5. Murs 1.6. Ventilation et aration 1.7. Confort dt 2. Equipements de chauffage et deau chaude sanitaire 2.1. Systmes de chauffage 2.2. Systmes dEau Chaude Sanitaire (ECS)Recommandations et cots dinvestissement Enveloppe Chauffage et ECS Ventilation10 14 21 25 28 30 32 34 35 35 37 39 40 45 48Cas pratiques49Lexique60Quelques caractristiques thermiques65Aides67Bibliographie68 3. PrsentationCe guide sadresse aux diagnostiqueurs qui tablissent des Diagnostics de Performance Energtique. Ses objectifs sont de les sensibiliser cette mission et de les aider formuler des recommandations pertinentes. Ce nest pas un guide de prescription ni de formation. Le diagnostic de performance nergtique na pas pour vocation de prescrire des solutions mais dattirer lattention sur les travaux effectuer et de reprer ce qui pourrait conduire des contre-performances. Ceci vaut surtout pour les constructions anciennes o la prudence est recommande puisquon dispose dune bonne connaissance des mises en uvre contre-performantes et des matriaux incompatibles. Le diagnostiqueur, conscient de ses limites, ne doit pas hsiter orienter lusager vers un spcialiste, le cas chant. Ce guide ne concerne que les logements en chauffage individuel (maisons et appartements). Il vient en complment du guide dinspection , dcrivant la procdure didentification du btiment. Les objectifs du prsent guide sont dindiquer les travaux : qui permettent de raliser des conomies dnergie, tout en amliorant le confort et en tenant compte de la durabilit de ldifice qui pourraient conduire des contre-performances en alertant des dangers de certaines mises en uvre Les recommandations proposes concernent lacquisition dune rsidence principale.GUIDE RECOMMANDATIONS DPE PRSENTATION1 4. Introduction Le diagnostiqueur doit aborder son travail avec mthode et dans un tat desprit bien particulier. La dmarche doit tre rigoureuse. Mais une approche trop thorique par des calculs pourrait lamener au-del du comportement propre des occupants des conclusions dcales par rapport au comportement thermique rel du logement tudi. Ceci est particulirement vrai pour les constructions anciennes. Cette introduction prsente donc quelques rgles suivre et les prcautions prendre lors dun diagnostic de performance nergtique.Les 7 prceptes dun bon diagnostic de performance nergtique dun btiment -DPE1Identifier le mode constructif du btiment selon son poque de construction.2Connatre son fonctionnement thermique densemble, avec ses dispositions actives et passives.3Avoir une approche bioclimatique du btiment pour bien interprter les consommations constates.4tudier conjointement son comportement thermique dhiver et son confort thermique dt.5Considrer que les dispositions les plus conomes en nergie sont souvent passives.6Ne pas crer de ponts thermiques dans les constructions anciennes qui nen prsentent pas.7Ne prconiser que des amliorations qui ne risquent pas de provoquer de dsordres.Un bon diagnostic commence ainsi par lidentification de tous les composants qui contribuent au comportement thermique du btiment ; il analyse aussi les diffrentes liaisons entre eux car il sagit dun systme dans lequel les interactions rciproques sont aussi importantes que les composants eux-mmes (voir cartouche rafrachissement nocturne dt). Le diagnostic se poursuit par le calcul des faiblesses mais aussi des qualits thermiques de la construction. Il se termine par la hirarchisation des amliorations les plus adaptes pour compenser ses faiblesses mais aussi pour prserver ses qualits thermiques initiales. Chacun de ces prceptes est maintenant comment.2GUIDE RECOMMANDATIONS DPE INTRODUCTION 5. 1Identifier le mode constructif du btiment selon son poque de constructionLe diagnostic sera ncessairement conduit diffremment selon le mode constructif utilis. Ce guide en prsente les caractristiques principales. Mais pour classer la grande diversit des modes constructifs selon les poques, il faut parler de la priode transitoire qui a vu de profondes mutations dans les faons de construire :La fin du 19 me sicle et le dbut du 20 me constituent une priode charnire dans lvolution des modes constructifs des btiments dhabitation.CONSTRUCTIONS ANCIENNESPRIODE CHARNIRE1974Ce changement sest effectu durant cette priode qui va de la fin de larchitecture haussmannienne (aprs 1870) jusqu lapparition dune production de plus en plus industrialise qui commence entre les deux guerres mondiales (1914/1918 et 1939/1945). partir de 1974 sest impose la premire rglementation thermique pour les btiments dhabitation.Les vnements importants qui ont marqu les pratiques constructives de cette priode transitoire sont : la grande grve de 1840 des ouvriers charpentiers, grve qui a amorc lapparition et le dveloppement des planchers en fer, plus lgers, ncessitant des maonneries moins paisses (donc apportant moins dinertie thermique) et permettant une mise en uvre plus rapide, la disparition des savoir-faire aprs lhcatombe humaine de la premire guerre mondiale, en particulier de celle des artisans de la construction (matrise des dtails constructifs, assemblages et dimensionnement de matriaux pour obtenir une meilleure performance et une plus longue conservation), lapparition de nouveaux matriaux de construction manufacturs plus facilement mis en uvre (planchers en bton arm, structures poteaux-poutres, parpaings en terre cuite ou en bton) ; certaines de ces techniques constructives pr industrielles prsentent de grandes faiblesses (comme les btons de mchefer trs sensibles lhumidit), les contraintes durbanisme dues au prix et la rarfaction des terrains de construction, qui ne permettaient plus de construire en tenant compte de lenvironnement proche (orientations selon : lensoleillement, les vents dominants, etc.), la demande massive de logements due au dveloppement conomique.Du point de vue thermique il sagit dune mutation trs importante : dune architecture qui sappliquait prendre en compte lenvironnement climatique, on est pass une architecture plus assujettie des contraintes durbanisme trop souvent ignorantes des caractristiques climatiques locales, avec de nouveaux matriaux de construction qui rpondaient essentiellement aux fonctions de structure et de fermeture.GUIDE RECOMMANDATIONS DPE INTRODUCTION3 6. Les diffrences entranes par cette volution peuvent tre rsumes dans le tableau suivant : TABLEAU FAISANT APPARATRE LES PRINCIPALES DIFFRENCES ARCHITECTURALES ET CONSTRUCTIVES, DU POINT DE VUE THERMIQUE, ENTRE CONSTRUCTIONS ANCIENNES ET CONSTRUCTIONS MODERNES:CONSTRUCTIONS ANCIENNESPRIODE CHARNIRE1974Des modes constructifs labors au cours des sicles avec des matriaux locaux.La recherche dune implantation prenant en compte la course du soleil, les vents et les pluies dominantes.Des apports climatiques potentiels souvent ngligs (implantation alatoire, ouvertures rparties sans toujours tenir compte de l'ensoleillement (l'urbanisme du chemin de grue).Une distribution raisonne en plan des pices selon leur destination, avec des espaces tampons nombreux selon les types dactivits.Des plans types dappartement gnraliss et assembls pour former des volumes indpendamment de lenvironnement proche.La forme et lemplacement des pices qui taient dfinis par les fonctions de ces pices (par exemple pices de nuit ct cour).Une banalisation dans lutilisation nocturne ou diurne des pices sans tenir compte des zones de bruits extrieurs.Lutilisation de matriaux trs sensibles lhumidit (maonneries de pierres, pltre, charpenteries de bois, mortiers la chaux arienne) mais de bonne stabilit dimensionnelle.Des matriaux de structure manufacturs, le plus souvent insensibles lhumidit, mais sensible aux dilatations thermiques.Des maonneries porteuses lourdes ayant une forte inertie thermique, rparties entre faades et refends intrieurs.Des parois porteuses de facture identique et de moindre paisseur (parpaings identiques, prfabrication de panneaux, banches, coffrages glissants, etc.).Des parois adaptes leur fonction et trs diffrencies selon leurs rles respectifs (par exemple en pierre de taille pour un rle de reprsentation en faade sur rue et en pans de bois sur cour).Des parois horizontales et verticales plutt monolithes et standardises pour une construction donne.Un dimensionnement des murs bien ajust leur rle structurel, par exemple des maonneries avec amaigrissements successifs selon les tages en proportion des charges des planchers.Une standardisation des modes constructifs qui ne diffrencie plus les parois porteuses selon les faades ou les tages.Des planchers en bois relativement isolants lorsquils sont complets avec plafonds en pltre sur lattis (coefficient U souvent infrieurs 1).Des planchers sous forme de dalles pleines sur corps creux permettant des vols de chaleur entre les tages.Des matriaux de remplissage de ces planchers trs performants comme rgulateurs hygrothermiques (pltras, sables, scories de hauts fourneaux, etc.).Des matriaux secondaires avec une seule fonction de finition (par exemple plaques de pltre manufactures de faible paisseur et de forte densit, qui nont plus le rle de rgulateur hygrothermique).Labsence de ponts thermiques en faade: les murs extrieurs sont thermiquement homognes, mme si leurs coefficients U apparaissent comme mdiocres par rapport aux performances demandes.Des systmes constructifs industrialiss avec dimportants ponts thermiques (prfabrication lourde avant les annes 1980).Des barrires lhumidit du sol souvent redondantes et organises de nombreuses manires (nature des pierres des maonneries de fondation, couches de bitume, espaces tampons permettant lvacuation de lhumidit (caves et vides sanitaires).4Des systmes constructifs conus en fonction de contraintes conomiques et industrielles imposes par lessor dmographique.Protections plus simples par films ou enduits dgradables sur les fondations enterres.GUIDE RECOMMANDATIONS DPE INTRODUCTION 7. 2Reconnatre son fonctionnement thermique densemble, avec ses dispositions actives et passivesIl sagit de comprendre les consommations mesures et relles du logement en analysant son comportement thermique dans son environnement plutt que chercher justifier un calcul thorique par le comportement des occupants. Identifier et caractriser les quipements qui participent au chauffage en hiver : Ceux qui stockent lnergie Ceux qui assurent la production de chaleur Ceux qui distribuent cette chaleur Ceux qui diffusent cette chaleur (selon le mode de chauffage ces fonctions peuvent tre confondues). Il sagit alors de sassurer si ces quipements fonctionnent bien et sont bien adapts.Rechercher les dispositions passives favorables un bon fonctionnement thermique, par exemple : La prsence de chemines dans le volume chauff et sur plusieurs niveaux Lorientation de murs et fentres / capteurs solaires, selon la course du soleil et les masques environnants Murs capteurs, matriaux avec une grande inertie thermique La prsence de volumes tampons autour des pices chauffes (vides sanitaires, appentis, combles) Lisolation des combles,Reprer les dispositions qui contribuent au confort dt : Le confort dt est en gnral obtenu avec : une bonne inertie (cest souvent le cas avec les constructions anciennes), des protections solaires sur les ouvertures exposes au soleil, des espaces tampon bien ventils, la couleur des murs extrieurs ensoleills, la possibilit dune bonne ventilation nocturne (voir le dveloppement de cet exemple au suivant). Lensemble de ces dispositions et dispositifs fonctionne avec de nombreuses interactions quil faut identifier.3Avoir une approche bioclimatique du btiment pour interprter les consommations constatesArchitecture bioclimatique, littralement qui vit avec le climat . Aux sicles prcdents, les conditions de vie souvent difficiles ont forc les constructeurs utiliser au mieux lenvironnement et les caractristiques climatiques locales : La rvolution industrielle, avec des moyens nouveaux et une nergie plus abondante, sest dveloppe avec dautres proccupations. Avec la ncessit de construire rapidement un grand nombre de logements, le confort thermique se rduisait souvent un simple problme disolation thermique et de puissance de chauffage installer. Le diagnostic peut faire apparatre une diffrence sensible entre les consommations relles dnergie et les estimations thoriques dconomies. Avant dinvoquer les habitudes des occupants, il faut comprendre le comportement bioclimatique du btiment.GUIDE RECOMMANDATIONS DPE INTRODUCTION5 8. 4tudier conjointement son comportement thermique dhiver et son confort thermique dtAprs avoir repr les lments qui participent la qualit thermique dhiver et ceux qui contribuent au confort thermique dt, il sagit didentifier ceux dentre eux qui ont un double rle. Voici lexemple du rafrachissement nocturne dt, pour illustrer le comportement systmique dun btiment. il sagit demmagasiner la fracheur apporte par la chute de temprature en fin de nuit, aprs que les corps terrestres aient rayonn leur chaleur vers la vote cleste. Ceci afin de la rediffuser dans lhabitation durant la journe. Trois actions sont ncessaires pour cela : Faire circuler lair extrieur dans lhabitation, pendant la nuit Pour cela il faut : de grandes surfaces ouvrantes pour la pntration et la sortie de lair frais, un tirage thermique tabli entre deux faades de lhabitation, une circulation intrieure qui permette cet air frais dirriguer le plus grand volume possible, des protections anti-effraction pour les ouvertures exposes, des protections la pluie pour les ouvertures au vent.Accumuler la fracheur par convection, pendant la nuit Pour cela il faut : des murs avec des surfaces dchanges importantes (bonne rpartition de la masse utile), des murs avec des matriaux ayant une forte capacit thermique, des revtements de murs qui ne prsentent pas de rsistance thermique superficielle. Diffuser cette fracheur par rayonnement, durant la journe Pour cela il faut : de grandes surfaces de rayonnement, un revtement des parois ayant un fort coefficient dmissive, un renouvellement dair matris, des protections solaires extrieures pour les parties vitres.Il est vident que si une seule de ces dispositions est altre, cest toute la fonction de rafrachissement nocturne qui est rduite ; il sagit dun vritable systme dans lequel sont impliqus de nombreux composants de la construction. Mais une grande partie des lments qui permettent ce fonctionnement va aussi contribuer un bon comportement thermique dhiver: pour prendre un exemple, la mise en place dune isolation thermique intrieure mme partielle, peut supprimer lintrt dun tel dispositif; elle aura aussi une rpercussion sur la rgulation des...</p>

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